Fiesta et psychédélisme nocture à Québec

En fin de semaine passée, Québec accueillait la cinquième édition des Nuits psychédéliques, un festival qui présente, oh surprise, le meilleur de la musique psych québécoise. Retour sur l’une des trois soirées qui nous prouve que le rock est encore vivant!

J’arrive à Québec vendredi plutôt que jeudi et je regrette amèrement d’avoir manqué le show des Martyrs de marde qui était semble-t-il excellent. Ce sera pour une prochaine fois.

Je me présente donc à la Méduse, complexe artistique multidisciplinaire incontournable de la Basse-Ville, pour la soirée Illumination, qui présente sur une même scène Lemongrab, Technicolor Blood, Wizaard, Paul Jacobs, Vulvets et Ponctuation. Gros line-lup!

Lemongrab ouvre la soirée devant une salle encore assez éparse et je me demande vite pourquoi. Je ne connaissais pas le band, mais je suis rapidement surpris par leur fougue et les robes vintages des deux chanteuses du groupe. Ça rappelle quasiment les 5 6 7 8’s de Kill Bill ou le côté slacker cool des Sex Bob-Omb de Scott Pilgrim. La soirée commence sur les chapeaux de roue avec du gros calibre dans tout les cas et la messe punk-rock, souvent rétro, peut difficilement mieux augurer.

Par la suite, c’est le quatuor montréalais Technicolor Blood qui prend la relève. Plus près d’un genre de The Smiths post-punk, le groupe détonne un peu avec Lemongrab, dans une énergie plus grise et brute. Ça reste loin d’être mauvais, mais comme à quelques autres occasions durant la soirée, je me dis que l’ordre des bands aurait pu être modifié pour mieux mettre en valeur les talents de chacun. Reste qu’on a droit à quelques beaux solos et quelques découvertes, considérant que le band n’a que deux chansons disponibles en écoute sur son Bandcamp actuellement.

C’est ensuite Wizaard qui prend le contrôle des speakers de la Méduse pour nous offrir un rock bien funky et rempli de claviers. Encore une fois, le show est un peu weird, placé juste après Technicolor Blood, alors que Wizaard se démarque normalement par une énergie plus colorée. Là ce sont les guitares moins puissantes qui finissent toutefois par ressortir et donner l’impression que le show tombe un peu à plat par moments. Dommage, parce que du côté de la présentation et de l’exécution, c’est vraiment loin d’être mauvais.

Le groupe qui suivra sera d’ailleurs aux antipodes. On m’avait toujours présenté Paul Jacobs comme un monstre d’énergie, un vrai rockeur à la Iggy Pop et je ne l’avais pas encore constaté par moi-même. Je dois dire que les gens étaient loin de m’avoir menti: c’est un show presque plus éreintant pour le public que pour la bande qui se présente à nous. Je lance les premiers moshpits de la soirée, alors que Jacobs s’égosille sur scène en se lançant un peu partout avec une belle fougue. Sur scène, c’est pas parfait, mais c’est justement le côté parfois brouillon qui finit vraiment par faire le charme du show le plus psychédélique de la soirée so far. C’est une présentation qui, dans son style, finit par être quasi-parfaite dans son genre tellement elle remplit bien son mandat. Je tripe solide et je vous passe maintenant la balle: allez voir Paul Jacobs sans faute! S/o en terminant à son guitariste avec la strap de guitare la plus courte que j’ai jamais vue. C’était beau!

Encore une fois, l’énergie en dents de scie va venir sévir pour la suite. Ça devait honnêtement être un peu intimidant pour les Vulvets de passer après ça. Les filles relèvent toutefois assez bien le défi, mais leur proposition plus rétro et un peu plus calme s’impose moins bien et on commence à entendre un peu plus les discussions de fond de salle. Dommage parce que les filles testaient des nouvelles versions de certaines de leurs vieilles chansons, dans une formule plus grungy qui est loin de me déplaire.

Dernier, mais non le moindre, Ponctuation vient conclure la soirée québécoise. Le band originaire de Québec s’offre à un public conquis d’avance. Moi-même grand fan du dernier album, Mon herbier du monde entier, lancé plus tôt cette année, je me sens bien servi puisque la plupart des chansons en sont directement tirées. Le groupe joue bien, avec énergie, et se laisse de la place pour des chansons parfois quelque peu jamées, ce que j’apprécie bien vu le talent de ses membres. Vient finalement le moment du rappel, qui se termine sur Météo, titre que je réclamais à grands cris déplaisants depuis le tout début du show. Je ressors bien satisfait de cette seconde soirée du festival, avant d’aller m’attaquer à une bien étrange soirée psytrance à La Cuisine…

Le lendemain, c’est le moment de la troisième et dernière soirée du festival, qui présente son volet stoner, toujours à la Méduse. Les mottés en tout genre s’y sont donné rendez-vous et les punks côtoient les métalleux du dimanche entre quelques hippies chevelus. Un beau rendez-vous pour les divers publics qui peuvent être attirés par le genre. Les artistes sur le line-up? Godhead Lizard, The Death Wheelers, Milanku, Monobrow et Grand Morne. Je quitte avant la fin pour aller mixer à La Cuisine, mais j’ai le temps de voir le show de Godhead Lizard qui est assez intéressant. Loin d’être la proposition la plus originale en terme de stoner, la musique du groupe reste fort honnête et l’exécution sans trop de fausses notes. Le chanteur énergique vient nous offrir quelques poses très rock et le guitariste de belles nuances entre un rock planant et des solos plus abrupts. C’est visiblement un bon band pour commencer la soirée, surtout vu qu’ils sont originaires de la Vieille Capitale.

Que retenir des Nuits psychédéliques? Que le Québec rock encore, de un, et pis qu’il y a encore moyen de trouver des beaux petits festivals conviviaux dans la province. Alors que tous les festivals tendent à devenir plus gros, plus professionnels et à essayer de signer les plus gros noms possible, au risque d’avoir la même maudite prog que le reste des festivals, les Nuits visent plutôt la qualité; un mandat bien précis, se démarquant même de Distorsion qui vise pourtant la même proposition musicale. Belle job d’enrobage visuel, aussi, avec des projections en direct faites par Louis-Robert Bouchard qui sont honnêtement assez fantastiques et viennent vraiment servir la musique dans une formule bien complémentaire. Shout out donc à cette petite organisation qui, on l’espère, saura continuer à tirer son épingle du jeu à l’avenir.

Le buffet : VICTIME et n’importe quelle bouffe consommée par les machines

Chaque lundi au matin, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

On nous demande souvent si la personne qui s’occupe du buffet est Robot ou humain. Ou bien pas. En fait c’est juste un titre de toune de VICTIME. Rien à voir avec la réalité. Franchement. Un robot ne pourrait pas faire une liste aussi bien tricotée et variée que la nôt110010011101001010001101.

Mathieu Bérubé nous offre une nouvelle chanson de riche poésie, premier single d’un album qui sera réalisé par Antoine Corriveau. Pas besoin de faire partie de l’âge d’or pour l’écouter.

Elles arrivent de robes roses vêtues, l’air désinvolte, mais elles demeurent redoutables. Vulvets sort un nouveau single, La garçonne, qui montre le western spaghetti et le surf-rock au féminin. Cowgirls before call-girls.

Toutes les images du nouveau clip de Tambour sont tellement belles qu’on en vient à oublier pourquoi don’ c’est que c’est qu’il a un nom de percussion, mais que c’est de la musique de piano.

Parlant de musique de piano, le chouchou de tous, Jean-Michel Blais, est de retour avec ce qui est ou non un cover de la toune Roses de Outkast. La réponse pourrait vous surprendre (c’est: Non).

On avait la French Touch, mais là on peut commencer à parler de QConnection (lire « Cul-ssé-connekchionne ») avec une nouvelle frappe de masse signée Floes et Ghostly Kisses. C’est peut-être pas autant adéquat pour les discothèques de la Grande Allée, mais ça a le mérite d’être cohérent dans son essence.

Au cas où vous l’auriez manqué dans nos pages, The Barr Brothers ont sorti un album récemment. Y’a un nouveau clip pour l’accompagner ici.

C’est correct de dire que Migos aurait dû faire la mi-temps du Superbowl, mais ça ne te rend pas exempt de t’intéresser au Black History Month. Explore donc un peu le folklore haïtien, aussi. Sa version revisitée par Mélissa Laveaux sur son album Radio Siwèl, par ‘zemp.

Si vous vous êtes déjà demandé comment sonnerait la version cowboy d’un hook d’inspiration Alex Nevsky, vous pouvez remercier Siméon et sa réponse inespérée dans la pièce Le Jour se lève.

Les aventures de Noé à Osheaga 2017

Cette année, Feu à volonté n’a pas reçu d’invitation média de la part de l’équipe d’Osheaga. Suspectant que c’est parce que nous sommes trop drôles, Mathieu a décidé d’y aller quand même, mais sans payer, en se lançant le défi de trouver une façon différente chaque jour pour accéder au site. Son récit vous est ici livré.

Les attentes sont élevées.
Les attentes sont élevées.

J’arrive sur le site d’Osheaga en cette première journée à 6 h 30 du matin. En effet, pour réussir à avoir ma première passe, j’ai décidé de travailler comme technicien pour Evenko et de participer au montage des installations de commanditaires pendant deux jours. Un total de 17 h de job réparties en moins de 24 h me permettra d’obtenir une passe all access pour la soirée du vendredi. On pourra pas dire que je me suis pas donné, comme en témoignent les 12 ampoules que j’aurai plus tard sur les pieds et la tendinite que j’ai développée.

Finissant mon shift à midi pile, je prends le temps de me changer pour aller m’installer à l’avance sur le faux gazon brûlant près de la Scène des Arbres, aka la scène avec le moins d’arbres. Au passage, je prends également quelques photos d’installations qui tiennent de façon louche et sur lesquelles j’ai parfois moi-même travaillé. Vous ne les verrez toutefois jamais puisqu’elles étaient sur mon cellulaire. (Vous allez comprendre pourquoi plus bas, continuez la lecture! #suspense)

À 13 h, c’est à Vulvets d’ouvrir officiellement mon premier Osheaga. Vêtues de leurs habituelles robes colorées, les filles se présentent avec un grand sourire devant le public encore intimiste. La palme du meilleur suit revient cette fois à Dorothée, parce que j’aime bien les flamands roses, qui sont en parfaite harmonie, à ce moment-là, avec la température encore estivale de Montréal. Bien en énergie, le quatuor nous présente un show sans anicroche, parfait pour bien amorcer le tout.

Je me déplace ensuite tranquillement pas vite vers la Scène Verte où était normalement programmé BadBadNotGood pour 14 h 45. En y allant, je fais une pause sur la Scène de l’Île, le temps d’anticiper avec plaisir le bout où je devrai tanguer sur la brosse pour aller voir un show.

Je me rends ensuite sur le terrain gazonné de ma destination et profite de la prestation de Blaenavon, un jeune band anglais qui doit ben triper sur New Order, pour faire une sieste. Oubliez pas que je suis magané d’avoir fait un 9 h AM – 1 H AM et 7 h AM – midi de job… En tout cas, moi je m’en souviens!

Et c’est à ce moment que le déluge survient. Une pluie magistrale, de type 43 sur l’échelle de Richter, vient arroser allègrement le site d’Osheaga et son public légèrement vêtu. Alors que tous tentent tant bien que mal de se protéger de l’averse, moi je me sors une Four Loko de mon sac de technicien et je marche tranquillement dans les allées pour aller me bencher sur un divan gonflable tout en criant non-stop «Osheaga tabarnak». Oui, je suis déjà un peu affecté à ce moment de la journée. Finalement, des gens viennent me jaser et prendre des photos, signe que je suis un excellent remplacement aux shows qui sont annulés les uns après les autres.

Heureux de ne pas être mort noyé, où écrasé durant la chute d’une quelconque installation instable comme le gars dans la vidéo ci-dessus, je retourne à la Scène Verte, où BadBadNotGood rejoue en remplacement de De La Soul, qui a laissé tomber Montréal.

Seule déception: avoir manqué Noname à cause de la météo. Sinon, trois minutes après le début du show des quatre Torontois, la pluie reprend. Pas chanceux, les jazzmen: ils avaient eu droit au même traitement lors de leur show extérieur à OUMF en 2015. Ne se laissant pas impressionner, le drummer décide de continuer le show tout seul, en jouant des rythmes et en invitant le monde à chanter par-dessus. On aura droit à Thunderstruck pis Seven Nation Army, deux chansons très jazz, vous en conviendrez. Les gars reprennent finalement le show pour quelques minutes de soleil à mon plus grand bonheur. Reste qu’au final, je donne un A pour l’effort, mais pas pour la qualité du show. Dommage!

Je me retourne et Sampha prend d’assaut la scène d’en face, audacieusement vêtu d’un genre d’imper à bretelles/sac. Je suis pas sûr de tout comprendre, mais je suis pas très deep dans le #modegame non plus, faut dire. Sa musique reste toutefois plus accessible que son linge, et il nous présente le contenu de son excellent album Process dans une formule assez statique et mellow. Pas mon show préféré, mais reste que le gars est solide dans ces interprétations.

Encore une fois, je n’ai qu’à me revirer de bord pour pogner le prochain show, et c’est en l’occurrence celui de Car Seat Headrest qui débute. Voulant visiblement que les gens le comparent encore plus à Rivers Cuomo de Weezer, Will Toledo porte pour l’occasion des grosses barniques, du linge preppy et un toupet qui ferait rougir d’envie n’importe quel jeune emo. Très fort.

Sinon, côté musical, les gars font dans l’assez épique, ouvrant le show sur Vincent, version allongée avec plus de solos. Je reste pas mal bouche bée pendant les 40 minutes du show, où ne seront d’ailleurs jouées que six tounes tellement les gars se gâtent. Pourquoi faire un pacing de show à l’avance quand tes tounes durent toutes 7-8 minutes, hein! Le résultat final est pas mal un de mes shows préférés de 2017.

Étant maintenant avec pas mal de chums de d’autres médias qui se sacrent assez ouvertement de Milky Chance, on décide d’aller manger et de visiter la section VIP, aka l’autre caliss de bout du monde. Après une marche d’une dizaine de minutes, on arrive dans un bar sec – potentiellement le seul endroit pas mouillé sur le Circuit Gilles-Villeneuve –, et je mange une poutine avec des tater tots à la place des frites. #osheagras2017

Le temps de finir de me mettre chaud à faible coût, il faut déjà repartir pour aller pogner la fin de MGMT. Je vais me placer habilement dans la zone VIP près de la scène de la Montagne. La terrasse, qui accueillera Justice plus tard, semble être un bon endroit pour sniffer du Ritalin en mâchant du mush, si j’en crois les dires de deux dudes assis à côté de moi.

On finit par jaser un peu en écoutant les trois tounes de Oracular Spectacular connues du band, laissant de côté tout ce qu’il a fait d’autre depuis et à quoi personne ne semble jamais s’être intéressé. Pas grave, tu peux rider sur un méchant bon bout de temps avec une toune comme Kids.

Il est rendu 20 h 30, il pleut toujours et Justice monte sur scène. Pis là, le fun commence après une journée correcte, tout au plus. Les deux gars se placent entre un mur d’amplis Marshall qui flashent et jouent quasiment dos au public, probablement pour se protéger les yeux de l’orgie d’éclairage qui les accompagne et éviter de se faire rôtir comme un délicieux poulet Piri Piri par les projecteurs.

Remixant eux-mêmes leurs chansons, mais dans une formule live, le duo français a juste l’air vraiment de deux rockeurs bad-ass en coat de cuir, ce qu’ils sont visiblement devenus à coup de tounes toutes plus grasses et violentes les unes que les autres. Le rappel sera d’ailleurs constitué de Chorus, un moment très fort de musique.

Pour bien finir ma soirée, quoi de mieux qu’un show de Lorde. Moment confession ici: je tripe vraiment beaucoup beaucoup et sans ironie sur la musique de la fille. Faque je suis vraiment heureux de pouvoir assister à son show en sol montréalais, surtout de la bien située terrasse VIP Virgin Mobile, à laquelle j’ai accédé en déclarant être Marc-André Mongrain de Sors-tu.ca; un habile stratagème que je compte répéter de plus en plus souvent.

La Néo-Zélandaise commence avec un bunch de tracks de son premier album, que je chante avec un peu trop de plaisir, et un cover de Magnets, sa chanson avec Disclosure. Je danse pas mal sur tout ce qui se passe, mais à ce moment-là je sais plus trop si c’est parce que c’est bon ou si c’est à cause des trois Monster que je viens de boire en moins de 15 minutes pour rester réveiller.

Elle sera accompagnée de danseurs, et éventuellement de Tove Lo et même de Martha Wainwright, qui viendra ne pas dire un criss de mot pendant un cover de sa chanson Bloody Mother Fucking Asshole. Le public semble emporté par la prestation, que je quitte finalement avant la fin pour éviter d’attendre une heure et demie en file pour me rendre jusqu’au métro. Je raterai donc Green Light, ce qui anéantira un peu ma fin de soirée. Pis once again: aucune ironie ici. Les gens ont jamais l’air trop sûrs quand je dis aimer Lorde dans la vie…

Après avoir finalement dormi comme un très gros bébé, selon les dires de ma blonde, je me prépare pour ma journée de samedi comme le pire des cons. Ne voyant pas de pluie dehors, je décide en effet de me rendre à Osheaga en vélo. Il commencera à pleuvoir après seulement 8 minutes de pédalage et je reste dans Villeray, je vous laisse donc imaginer l’ampleur de mon imbécillité notoire. Mon cellulaire y laissera d’ailleurs sa peau par ma faute. Dieu ait son âme.

Vais-je intégrer Le Couleur?
Vais-je intégrer Le Couleur?
Le public semble vouloir en tout cas.
Le public semble vouloir en tout cas.

C’est donc bien humide, mais au très gros soleil, sorti seulement à mon arrivée sur l’île Sainte-Hélène, que je vais voir Le Couleur, sans toutefois participer au show. C’est d’ailleurs à eux que je dois mon entrée gratuite du jour, alors que j’ai réussi à me tailler une place sur leur guestlist pour la journée. Donc, pour éviter tout conflit éthique, je dirai seulement de leur show que je suis bien heureux de les voir performer avec un gros système de son professionnel et que la participation de Paul Hammer de Savoir Adore a quelques chansons est très efficace.

Je me déplace ensuite pour voir Heat et je commence enfin à apprécier mon Osheaga. Je m’assois stratégiquement loin du stage, mais près des fontaines d’eau de l’entrée, me rafraîchissant ainsi un peu tout en chillant sur une trame sonore parfaite pour ce faire. Les gars sont en forme, Susil Sharma s’assure d’être aimé du public et moi, je mange plein de jerky de bœuf donnés gratis à une tente pas loin. Qu’est-ce que tu peux vouloir de plus pour passer un bel après-midi, hein? De la bière, oui. Mais comme elle est fucking 9 $, je reste sobre.

De retour à la Scène de la Vallée, je vais voir le show de Beach Slang. Le public assiste ici d’ailleurs à un festival d’incongruités qui me fait sentir bien à ma place. Le fun commence en effet quand James Alex achète une demi-bière tablette 20 $ à un dude du public entre 2 tounes.

On aura ensuite droit à 4 fois l’intro de Smooth de Santana pis Rob Thomas (une inspiration pour le groupe), à pas mal d’interventions pas rapport, pis à un correct cover de Where Is My Mind des Pixies. Un show assez bien rempli, mettons. Pis qui confirme aussi que la bière est vraiment hors de prix à Osheaga. 

N’ayant plus de cellulaire, je me retrouve aussi sans horaire et je commence à avoir un peu de misère à me souvenir des bands que je veux voir. En entendant les premières notes du show de Peter Peter en face, je me souviens toutefois que je veux sacrer mon camp ailleurs, et je tombe finalement sur le show de River Tiber à la scène qui flotte.

Si les douches ne semblent pas trop catcher pourquoi trois hipsters torontois avec des guitares ont pris possession de leur QG, la partie réellement mélomane du public pogne agréablement de quoi. Le chant R&B de Tommy Paxton-Beesley est encore plus efficace en live que sur album et on espère au final qu’il déménage à Montréal, comme il affirme l’envisager.

Je quitte un peu avant la fin pour ne pas manquer Temples. À ce moment-là, vu la chaleur, je décide d’adopter un look d’inspiration hippie: je déboutonne ma chemise et je noue autour de ma tête un bandana, qui m’a été donné gratis par une compagnie de pot plus tôt dans la journée. Quatre personnes me demanderont si je vends de la drogue dans les quinze minutes suivantes. Le côté psych efficace de Temples doit d’ailleurs aider le phénomène. J’imagine que, ben gelé, tu dois comprendre pas mal d’affaires de leur musique, contrairement à quand ils parlent avec un insane accent anglais. Moi, je fais plutôt une sieste dans le faux gazon, again.

Je passe ensuite l’heure suivante à tenter, comme la veille, de m’infiltrer dans les VIP, où chillent pas mal tous mes amis, et je décide d’arrêter et de faire du jogging quand un dude veut caller la sécurité. Ma petite course de santé m’amène finalement au show du très dad-rock Liam Gallagher. Malgré la température de 28 000 degrés Celsius, le gars porte un coupe-vent sur scène, et on craint qu’il ne parte après 20 minutes comme il l’avait fait deux jours avant à Lollapalooza. Finalement, il ne le fait pas, mais ça reste assez plate comme prestation, surtout que le tout se conclura sur Wonderwall, qui reste quant à moi la toune la moins intéressante de tout le mouvement Madchester.

Plus efficace, Danny Brown enchaîne sur la Scène Verte. Avec un dj qui a l’air gelé comme une balle et un suit qui ressemble à un pyjama de Godzilla, le rappeur frappe fort. Tellement fort que je me fais éventuellement crisser à terre par le dude de la sécurité qui voulait me sortir plus tôt au VIP parce qu’il est trop sur le party. On se réconciliera finalement à force de crier «pussy» et «molly» sans arrêt. Je suis sûr que si Jésus avait utilisé cette technique-là, dans le temps, il serait jamais mort crucifié. Au final, je pense que c’est ce show aura été celui avec la crowd la plus intense et la plus motivée du festival.

Commençant à être affamé, je décide de visiter la section bouffe non-VIP du site et de me prendre une poutine. Grave erreur: 9 $ plus tard, je me retrouve avec un poutine au mozzarella râpé à saveur de sel. Une chance que je peux aller voler du beef jerky non-stop pas loin pour le reste de la journée!

Ce sera d’ailleurs ce que je ferai durant l’excellente performance des légendaires Broken Social Scene sur la Scène de la Montagne. Avec la formation originale au grand complet, y compris Emily Haines, le band fait plaisir à voir. On passe surtout par des nouvelles tracks, mais Texico Bitches me met ben de bonne humeur, plus que les filles devant moi qui passeront l’entièreté du show à se photographier duckfaces et underboobs et sirotant des bouteilles de vodka format mini-bar.

Dans ce show-là, tout est trop gros: plein de guitares, des cuivres partout. C’est rendu tellement too much que tu peux juste trouver ça beau à entendre comme prestation! On aura finalement droit, pour mon plus grand plaisir, à une prolongation de 15 minutes du show, Tory Lanez ayant visiblement de la misère à partir en face.

Et question de continuer dans l’épique et la qualité, je me rends au show de Father John Misty tout de suite après pour avoir une bonne place. Je dois par contre endurer le show d’Arkells en face, qui n’arrête pas de chanter des tounes qui parlent de pluie. Pour une fois qu’on a du soleil, tsé…

Josh Tillman embarque finalement sur scène, commençant directement sur Pure Comedy, et ça me prendra juste trois minutes avant de me mettre à pleurer un petit peu parce que c’est beau. Très théâtral dans ses interprétations, Tillman fait l’inverse de ce qu’il fait d’habitude et ne perd pas une seule seconde à parler au public.

Il faudra attendre qu’il se coupe avec son pied de micro, pour qu’il ne s’adresse à nous. Ce sera pour nous dire qu’il est déçu de ne pas pratiquer un style musical qui lui permet de s’étaler plein de sang dans la face, avant de tenter de s’étaler plein de sang dans la face, sans succès. Finalement, probablement à cause des appels incessants de l’autre con à Max Kerman, la pluie re-kick-in pendant Nancy From Now On, juste pour ajouter au côté dramatique de la chose. Le show se termine finalement après douze chansons, quatre pieds de micro remplacés et sur I Love You Honeybear, moment où je me remettrai d’ailleurs à pleurer un ti-peu. #mâlealpha

Pis vu qu’après ça, tout a l’air un peu plate, comme sur lendemain de MDMA, je reste pas trop longtemps à Nicolas Jaar et je décide d’aller faire dodo. Je profiterai quand même de ma marche vers le métro pour crier en mongol Resistance de Muse, qui joue en background. Une belle fin de soirée!

Demi-finales des Francouvertes 2017, soir 1 : Jésus est ressuscité

On était de retour au Cabaret Lion d’Or, hier soir, pour la première de trois soirées consécutives de demi-finales aux Francouvertes. Contrairement aux quarts de finale de La Voix qui commençaient hier, le fils de Patrick Bourgeois n’était pas là, mais sinon, tout était parfait.

Benoît Paradis Trio/Photo: Élise Jetté
Benoit Paradis Trio/Photo: Élise Jetté

C’est Benoit Paradis et les deux autres membres de son trio qui ouvrent le bal. «Il est ressuscité, guys», dit-il d’entrée de jeu, soulignant ainsi le lundi saint avec brio. «C’est un plaisir de revenir ici et de ne pas participer, ajoute-t-il. Il y a rien de mieux!» Avec Benoit Coulombe à la contrebasse et Chantal Morin au piano, il envoie quelques pièces de son plus récent album T’as-tu toute?, qu’on a bien aimé en 2015.

Nous sommes tous frappés par sa manière d’être juché sur une chaise, ce qui nous fait craindre qu’il sacre le camp sur nous. Et on a un gros faible pour sa nouvelle toune «cassée» pour l’occasion et dans laquelle on peut entendre le savoureux jeu de mots suivant: «c’est juste une micro-peine d’amour». Écrivez-nous si vous comprenez pas la joke de vocabulaire. On va vous l’expliquer.

MCC/Photo: Élise Jetté
MCC/Photo: Élise Jetté

MCC est la première à affronter les nouveaux juges des demi-finales. On remarque un peu plus de concision dans les interventions de Marie-Claudel Chénard lorsqu’elle s’adresse au public. Sinon, elle livre encore ses pièces avec la même énergie que lors des préliminaires. Elle nous raconte à nouveau l’histoire derrière la chanson MOCO. Peut-être aurions-nous pu avoir l’histoire derrière une autre chanson pour un peu de variété.

Sinon, l’aspect épuré de la proposition avec un seul musicien accompagnateur (absent sur deux pièces), Jean-Philippe Levac, est intéressant pour démontrer la puissance d’une seule femme, mais on sent parfois le manque d’enrobage.

Les Louanges/Photo: Élise Jetté
Les Louanges/Photo: Élise Jetté

C’est la troupe de Vincent Roberge qui s’élance ensuite avec un aplomb encore plus tangible que lors des préliminaires. Les Louanges, c’est quelque chose de bien unique à travers les possibilités qui nous sont offertes parmi les neuf groupes toujours dans la course. On avait déjà beaucoup apprécié la prestation du groupe lors des préliminaires, mais on a l’impression que le band a su gagner en maturité en quatre semaines (bravo!).

Vincent et son humour décapant assurent l’aspect charisme de l’ensemble. Il nous parle entre autres de ses nouveaux adeptes africains à cause du côté religieux du nom du band: «Un like sur deux nous vient du Congo», dira-t-il. Il nous invite aussi à jouer au jeu des sept différences en comparant cette prestation à la précédente. Mentionnons également un fait impossible à nier: la véritable place de sa chemise est probablement dans un musée.

Une assurance encore plus percutante de la part de Roberge réussit à nous convaincre dès la première toune. C’est peut-être parce que sa maman, au premier rang, réussit à donner le tempo de chaque toune en tapant des mains. En tout cas, nous on a remarqué qu’elle connaissait toutes les paroles des chansons. Une bonne mère!

Vulvets/Photo: Élise Jetté
Vulvets/Photo: Élise Jetté

Puis Vulvets entre finalement en scène. Au premier rang du TOP 21 après la première ronde, les quatre filles semblent nerveuses dès le début de la prestation qui, elle, est plutôt similaire à celle des préliminaires. Le fun qu’on avait perçu lors des préliminaires s’est un peu essoufflé, probablement à cause du stress encore une fois.

Sinon, l’énergie garage est bien tangible et intéressante dans l’amalgame de styles des Francouvertes. Les voix des filles qui se perdent dans le gros son est probablement la plus grosse lacune de la perfo qui est toutefois très égale, sans erreur marquante. On cheers encore pour elles afin qu’elles se rendent en finale!

LE TOP 3 QUI IRAIT EN FINALE S’IL N’Y AVAIT PAS DEUX AUTRES SOIRÉES DE DEMI-FINALES:

1- Les Louanges

2- Vulvets

3- MCC

Francouvertes 2017 soir 3 : les tympans bien sollicités

C’était la soirée du rock hier soir. C’était aussi rock qu’une pub de Budweiser sauf que les filles étaient habillées. Vulvets et Valery Vaughn ont d’ailleurs travaillé nos tympans jusqu’au sommet du palmarès actuel. Retour sur une soirée où je n’aurais pas amené ma grand-mère.

Violett Pi/Photo: Maxime Plantady
Violett Pi/Photo: Maxime Plantady

«Je serai tout seul à la guitare, je sais pas si c’est une bonne chose», nous dit d’abord l’Ex de la soirée, Violett Pi. Il joue Hors de la portée des humains et Bulbe avant de s’adresser à la foule à nouveau: «Est ce que vous êtes comme moi? Vous buvez pour oublier que vous existez!?» C’est deep.

Violett Pi/Photo: Maxime Plantady
Violett Pi/Photo: Maxime Plantady

Il y va ensuite de sa nouvelle chanson à «casser» sur le public pour la première fois. Il parle d’une certaine Annie qui est probablement sa soeur, mais ça reste à confirmer. C’est beau sans bon sens. Karl et son chandail Earth Sucks quittent la scène pour laisser la place au premier band: Bermudes.

Bermudes/Photo: Maxime Plantady
Bermudes/Photo: Maxime Plantady

Le premier EP du groupe, paru en avril dernier, laissait entendre un rock accessible et entraînant. C’est également ce qui se ressent sur scène après quelques pièces. Les voix sont néanmoins occultées de façon récurrente, ce qui occasionne certaines difficultés à bien saisir les propos. La symbiose entre les quatre acolytes est quelquefois bien palpable et, à d’autres moments, chaque musicien semble jouer pour soi, malgré les arrangements intéressants à l’origine.

Bermudes/Photo: Maxime Plantady
Bermudes/Photo: Maxime Plantady

«On a fait un show durant Coup de coeur francophone le soir où Donald Trump à été élu», nous dit Louis-Jean, le chanteur. Il nous invite ensuite à entendre la chanson composée à la suite de cette expérience traumatisante: Tout rentrait dans l’ordre. On pourrait considérer cette chanson comme l’un des sérieux points positifs à la victoire de l’homme orange. Soulignons les enchaînements très réussis entre les pièces, permettant de ne jamais perdre le niveau d’intensité.

Vulvets/Photo: Maxime Plantady
Vulvets/Photo: Maxime Plantady

Vulvets entre sur scènes: quatre personnages très groundés, profondément «dedans». Elles félicitent Bermudes et anticipent l’arrivée de Valery Vaugh en disant que c’est «consanguin comme soirée… Vous viendrez nous voir pour les explications!»

Leur rock garage un brin rétro est extrêmement bien rodé. Alors que l’une des guitaristes, Marie-Claire, était de la partie en solo l’an dernier, toutes les autres comparses féminines sont issues d’autres projets musicaux ayant déjà résonné sur la scène musicale émergente. Aucune d’entre elles n’a l’air de se demander ce qu’elle fait là et encore mieux, elles semblent donner un cours d’audace et de confiance en soi à tous ceux et celles qui en auraient besoin.

Vulvets/Photo: Maxime Plantady
Vulvets/Photo: Maxime Plantady

Malgré le fait qu’elles soient toutes munies d’un micro, c’est quand la drummeuse hurle en drummant sur Fatale que tout le monde dans la salle prend son trou: elle a gagné.

Les filles terminent en remerciant les Francouvertes de les faire jouer sur une scène où il y a des bouteilles d’eau pour les artistes durant la perfo. Et elles envoient une toune plus smooth pour «faire revenir à la mode les plains» en disant au monde de se coller. Même la boule disco se fait aller.

Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady
Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady

Et c’est quand Valery Vaughn monte finalement sur scène qu’on découvre que, oui, c’est possible de faire trembler les murs même si tu joues en duo. Une basse et des pédales à effets d’un côté et un drum de l’autre, on se laisse prendre au jeu du gros bruit rapidement avec Vincent Huard et Victor Tremblay.

Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady
Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady

Animés par une énergie de p’tits gars qui n’en reviennent pas vraiment d’être là, ils enchaînent leurs morceaux fuzz rock aux textes minimalistes: «C’est triste ici, fais-moi danser toute la nuit.» Digne fils de Mara Tremblay, le drummeur nous montre qu’il est possible pour une pomme de tomber près du pommier, mais de faire les choses à sa manière. Même s’il a collaboré à certaines chansons de sa mère, côté inspiration, on est loin du Printemps des amants.

Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady
Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady

Dans la première rangée, salutation à tous ceux qui ont essayé l’expérience sensorielle de se faire envoyer des dreadlocks dans la face (il y avait un mini dancefloor très énergique).

Concluons en mentionnant le gros kick de Méllissa Larivière, l’animatrice, pour les deux drummeurs masculins de la soirée. Mettez-vous beaux les drummeurs des prochaines semaines!

Après la troisième soirée des préliminaires, voici le classement:

Francouvertes 2017 : 10 questions absurdes à Vulvets

La 21e édition des Francouvertes se poursuit ce soir. Chaque lundi, durant sept semaines, trois candidats participeront au concours d’auteurs-compositeurs-interprètes-francophones (il y existe sûrement un titre plus court pour qualifier ces gens). Les 9 groupes favoris obtiendront leur place en demi-finale où ils pourront essayer d’obtenir le Saint Graal, La coupe de feu: UNE PLACE SUR LA SCÈNE DU CLUB SODA POUR LA FINALE. Ce sont les juges de l’industrie ET le public qui votent! Feu à volonté vous présente chaque lundi vos trois candidats du jour. Cette semaine, Bermudes, Vulvets et Valery Vaughn tenteront de mettre la main sur le trophée (c’est pas vrai, y’a pas de trophée).

Vulvets/Photo: Matt Smilenot
Vulvets/Photo: Matt Smilenot

1 Si votre band était une pizza, il y aurait quoi dessus?

Toute garnie, extra viande. Ou une pizzaghetti.

2 Si vous vous faites huer le soir de votre show des préliminaires, vous réagissez comment?

C’est tu vraiment déjà arrivé dans le cadre des Francouvertes?

Mais si ça arrive, on va juste continuer à jouer, car c’est pas mal plus rock de même.

Haters gonna hate, qu’ils disent.

3 Vous vous rapprochez le plus de quel Backstreet Boys?

Quatre filles qui chantent c’est pas mal plus Spice Girls que Backstreet Boys. On a essayé de faire ce test sur BuzzFeed pis c’était pas concluant. Donc on s’est dit qu’on aurait probablement été les filles trop cool qui chillaient dans le backstage avec eux pendant leur north-american tour de 1997… pis qui tripaient ben plus sur Nirvana, mais qui profitaient de leurs bières gratisses.

4 Tous les membres de votre groupe deviennent soudainement sourds-muets la veille de votre show des préliminaires, vous faites quoi comme show?

On fait dur, on va pleurer en petite boule dans un coin pis on va essayer de se faire remplacer par les clones qu’on a récemment créés, mais pas entièrement entraînés vocalement. On promet pas qu’elles vont chanter mieux que nous.

5 En 2003, Jean-François de Star Académie chantait J’vais changer l’monde avec une chanson. Laquelle de vos tounes se rapproche le plus de changer le monde?

On n’a pas encore la chanson, mais on va clairement faire une campagne de sociofinancement pour aller l’enregistrer à Nashville.

6 On a beaucoup parlé des artistes importants décédés en 2016. Lequel feriez-vous revenir à la vie pour vous accompagner sur scène?

Sharon Jones, Bowie et Jean-Jacques Perrey.

7 Si vous passiez à La Voix au lieu d’aller aux Francouvertes, quelle serait l’histoire sentimentale que Charles Lafortune raconterait à votre sujet pour attendrir les matantes?

On a enregistré et fait des pratiques avec un bébé présent au local (avec des super cutes écouteurs pour pas la rendre sourde). On aimerait l’endoctriner dans la secte du rock pour s’assurer que la prochaine génération de petites filles rockent encore plus que nous et prennent le contrôle du monde à coup de riffs de guitare qui vont susciter des émotions jamais vécues jusqu’à ce jour et qui vont faire pleurer de bonheur les spectateurs de La Voix.

8 Entre Philippe Brach et Rosie Valland, les deux porte-paroles, avec lequel voudriez-vous faire le party? Ça serait quel genre de party?

Brach. On se ferait une nice tisane psychédélique pis on dessinerait dans son livre à colorier. Rosie, tu peux venir hanger avec nous aussi si ça te tente.

9 Quelle chanson de la francophonie mettriez-vous sur la playlist de Donald Trump pour qu’il se calme les nerfs?

Agadou de Patrick Zabé.

10 Si on va dans vos Favoris sur votre ordi, c’est quoi le premier site? Insérez un print screen de la page.

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Vulvets, en prestation aux Francouvertes. Lundi 6 mars 20h, au Lion d’Or.