Profiter des quatre premières parties de Rouge Pompier au Club Soda

Trop souvent considérées à tort comme bouche-trous en début de spectacle, les premières parties sont souvent sous-estimées et boudées. Étant donné que quatre artistes s’occupaient d’ouvrir le spectacle de Rouge Pompier samedi soir au Club Soda, j’ai décidé de couvrir uniquement ces quatre artistes. Désolé, Rouge Pompier, mais il faut donner la chance à tout le monde… et il y avait 3 heures de premières parties!

Fini la vieille Molson Canadian en cette soirée au Club Soda, la bière de la microbrasserie les 2 Frères est à l’honneur. Pas le duo musical frisé, mais bien les brasseurs de malt originaires de Terrebonne. Bonne idée des organisateurs de la soirée, Slam Disques, d’offrir de la bière de qualité à un prix concurrentiel.

D’entrée de jeu, c’est le chansonnier rockeur Frank Custeau qui accueille les spectateurs qui entrent au compte-goutte. Il faut dire qu’il est encore très tôt lorsque son set finit, 19h43 pour être plus précis. Une performance assez tranquille en comparaison avec la suite de la soirée.

Frank Custeau pas mal flou / Photo: Mathieu Aubry

La transition avec Fuck Toute, le groupe suivant, est assez brutale et violente. Fuck Toute, c’est du grindcore, hardcore punk qui déménage en calvaire. On est très loin de 2Frères. J’ai tellement le goût de casser des bouteilles et de trasher dans la crowd. Heureusement, je me retiens.

Fuck Toute et un beau sac banane / Photo: Mathieu Aubry

Fidèle à son habitude, François Gagnon, le chanteur, se pitche au sol afin de gueuler ses tripes. Ça nous donne encore une fois le goût de tout casser. Choix judicieux de sa part de porter un sac banane aux couleurs du drapeau à damier de gagnant. Sac banane qui se retrouvera assez rapidement dans la foule.

Mention spéciale aux pièces Cul et Cul 2.

Fuck Toute / Photo: Mathieu Aubry

Signe que la soirée est encore jeune: la foule reste étrangement tranquille. Faut dire que la bière de la microbrasserie des 2 Frères se déguste comparativement à la Molson Canadian, qu’on doit caler pour oublier son goût. Ceci expliquant probablement l’absence de gens trop saouls dans la foule.

Le groupe Lubik prend le relais après Fuck Toute. Le groupe abitibien nous souligne qu’il neigeait dans leur coin de pays lorsqu’ils sont partis le matin même. L’absence de neige à Montréal est possiblement l’une des raisons qui explique pourquoi le chanteur, Alexandre Picard semble si heureux d’être dans la métropole. Quand je dis heureux, c’est qu’il est vraiment trop heureux

Le chanteur de Lubik, un homme heureux / Photo: Mathieu Aubry

En plus de sa bonhomie, le chanteur a un petit look à la Fred Durst lorsqu’il s’accroupit près de la scène. La musique de Lubik est beaucoup plus rock et calme que Fuck Toute.

Le Fred Durst québécois? / Photo: Mathieu Aubry

La ligne mélodique de la formation de La Sarre donne le goût de danser et, à voir la réceptivité de la foule, ça marche. À l’image de la pièce Laisse-toé aller.

Moment cocasse lorsque le chanteur descend dans la foule afin de nous remercier de notre présence au spectacle. Ce ne sera pas la seule visite dans la foule. Gabriel, un valeureux volontaire aura la chance de sauter dans la foule en bodysurfing, le tout vêtu d’un chandail du band, un peu trop serré pour lui.

Body surfing durant Lubik / Photo: Mathieu Aubry

Alexandre Picard est un excellent showman qui sait contrôler la foule et la faire interagir. C’est d’ailleurs lors de cette performance que la foule commence à se dégourdir et à trasher. Le chanteur conclura d’ailleurs en nous rappelant à quel point il est bien sur la scène du Club Soda: «Je suis vraiment dedans.» Espérons qu’il ait su garder cette énergie pour les huit heures de route entre Montréal et La Sarre.

La soirée des premières parties se conclut avec le spectacle/lancement du nouvel album d’Oktoplut. Décidément, l’enchaînement des premières parties n’a rien de linéaire musicalement et c’est pour le mieux. Les deux membres d’Oktoplut sont reclus dans le coin gauche de la scène, côté cour pour les passionnés de théâtre.

Oktoplut / Photo: Mathieu Aubry

Les lumières blanches dans la salle font place à une ambiance sombre où les stroboscopes lumineux sont à l’honneur. Un léger parallèle avec le groupe Death From Above 1979 pourrait être tracé quoique le son d’Oktoplut est plus introspectif. Le groupe alterne entre des pièces très rock, voire punk et d’autres plus stoner.

Oktoplut / Photo: Mathieu Aubry

Aucun trash durant leur performance, la foule écoutant avec attention le matériel du second album du groupe, Le démon normal. Seul bémol: la baisse de rythme de certaines pièces qui est un peu en contradiction avec l’énergie des autres premières parties.

Pour ceux qui s’interrogent sur la prestation de Rouge Pompier, on peut vous dire qu’ils ont joué sur une scène placée au centre de la salle. Le spectacle était le clou de la tournée Chevy Chase, entamée un an plus tôt au même Club Soda. Mais on n’était pas là pour le confirmer.

Le buffet : Jean-Michel Blais et CFCF dans les cascades

Chaque lundi mardi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

CFCFBLAIS

Le pianiste Jean-Michel Blais et le producteur CFCF annoncent la sortie du EP collaboratif Cascades qui sortira le 15 mars chez Arts & Crafts. Un album complet verra le jour le 14 avril.

Un nouveau clip pour Valaire qui part en tournée au Québec et en Europe. Ils feront aussi leur rentrée montréalaise le 1er mars au Club Soda.

Folk-pop de douceur infinie avec le premier EP d’Émile Poulin, épaulé par les frères Levac (Pandaléon).

Quelques jours après la sortie de l’album Chasser ses démons, le duo La Carabine dévoile un clip pour Billy The Kid.

Dear Denizen, qu’on a rencontré la semaine passée, vous offre une toune de love, Mary Love.

Un an après Fog Dreams, Millimetrik présente le EP Sour Mash qui sortira le 27 février. Il est en écoute sur le site du Voir.

The Great Novel présente un extrait de Skins, album coréalisé avec Dany Placard, à paraître le 3 mars chez Costume Records.

Vous pouvez méditer sur ce nouveau clip de Ghostly Kisses réalisé par Matt Charland.

Emma de Men I Trust, dévoile une aventure solo sous le nom de Bernache.

Leif Vollebekk présente un nouvel extrait de Twin Solitude à paraître la semaine prochaine.

Rouge Pompier vous offre Oudepelaille… en pyjama.

Un nouveau clip réalisé par Emmanuel Ethier pour Catherine Durand.

 

Le buffet : Gab Paquet sur sa carpette léopard

Chaque lundi au matin, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

leo-copie

Le crooner des temps moderne, Gab Paquet, nous offre un clip sensuel qui redéfinit le rétro. Santa Barbara, c’est le clip que tu dois regarder aujourd’hui.

Un nouveau vidéoclip pour l’extrait Justeçayinque de KNLO, tiré de l’album Long Jeu à paraître le 21 octobre.

Galaxie sort un vidéoclip pour Robot Lynx, tirée de Zulu. Des images en négatifs et des blocs de couleur. De quoi te réveiller si ton lundi est difficile.

Peter Henry Phillips propose un clip-film réalisé par Philippe Grenier pour The Wind.

Pour souligner la 9e saison des Appendices, Grosse Boîte annonce la sortie d’un nouvel album numérique contenant 9 chansons en 12 minutes! Une écoute simple et efficace! Ils vendent également un nouveau t-shirt TROP POREUX très cool. Un bon achat…

Le gagnant du Polaris 2016, Kaytranada propose un clip influencé «par l’esthétique des black sitcoms du début des années 1990» pour You’re The One, en duo avec la chanteuse californienne Syd.

Zagata présente un premier extrait extrêmement convainquant avec Kill Me One More Time, premier extrait du EP Backseat, à paraître le 25 octobre. Le son synth-wave est doublé d’une esthétique 100% années 1980 dans le clip filmé entièrement en format VHS (Video 8). Un genre de Peter Peter à qui on aurait fait faire un voyage d’inspiration en 1982.

Barrdo, c’est Pierre Alexandre (Lac Estion, Fuudge) qui présente maintenant son projet solo, Apologie des états seconds. À découvrir ici:

Après un premier album homonyme (2013), Marcie revient avec Montréal est en cendres, un EP de quatre chansons mélancoliques coréalilsé par Dany Placard et Louis-Philippe Gingras qui sera disponible vendredi. Le lancement aura lieu le 26 octobre au Matahari Loft à Montréal.

Vincent Appelby présente Le hibou, premier extrait de son album En éveil qui sortira le 14 octobre sous l’étiquette Indica. Un lancement est prévu le 18 octobre au reso-bar Le Cactus à Montréal.

Le groupe folk Cheshire Carr lance Remember When, premier extrait de Odds and Ends, album à paraître le 4 novembre.

Caravane présente le clip de Bleu Sang, réalisé par Didier Charette. L’album Fuego, réalisé par Guillaume Beauregard, est disponible depuis vendredi.

Donald Pilon est la vedette de VHS, nouveau clip de Rouge Pompier.

Betty Bonifassi présente un nouveau clip pour No More My Lawrd. Inspirée d’un fait vécu, la vidéo dépeint l’industrie des usines de vêtements où les conditions de travail sont souvent inhumaines.


Et on a pu voir Laurence Leboeuf dans deux clips cette semaine. La jeune actrice a dévoilé sa tignasse blonde dans le nouveau clip de Le Matos pour No Tomorrow et dans le sensuel duo qu’elle forme avec Kevin Parent pour Honey I’m Home.

Les aventures d’Aubre et Aubry au FME : JOUR 1

C’était hier la première journée du traditionnel rendez-vous musical automnal en Abitibi où ont été dépêchés une trâlée de journalistes, incluant pas mal de monde de Feu à volonté.

Olivier et Élise ayant d’autres obligations, c’est sur Mathieu Aubre et son simili-homonyme et nouveau membre de l’équipe Mathieu Aubry qu’est tombée la tâche de vous rapporter aussi professionnellement que possible les événements de la fin de semaine.

La journée commence tôt, genre très tôt. L’autobus réservé aux médias partant de Montréal à 7h, on se lève tôt et on s’occupe de la meilleure façon qui soit: des drinks à 9 heure du matin et des bandes-dessinées, gracieuseté d’Olivier.

Un artiste à l'oeuvre. Crédit: Antoine Bordeleau.
Un artiste à l’oeuvre. Crédit: Antoine Bordeleau.

Aussi très agréable à noter comme divertissement: une télévision nous retransmet en direct les images filmées par une caméra judicieusement placée devant l’autobus. Les pauses se multiplient, dont un dîner très allongé qui se termine pour nous en partie de frisbee dans un stationnement de station-service, et le trajet se conclut finalement vers 17h15 avec notre arrivée au centre d’accueil du festival à Rouyn-Noranda.

On se met déjà aussi dans le bain du festival avec de la musique un peu partout, y compris dans des endroit incongrus.

lavabo
Un lavabo musical. Crédit: Aubry

Une navette nous amène ensuite à notre chambre d’hôtel, située non loin du site principal.

Aubre: Je découvre notre chambre de motel avec beaucoup de plaisir en me brûlant avec l’eau de la douche aux réglages sensibles.

IMG_0165
Heureux de savoir que si j’avais vraiment brûlé, j’aurais été protégé par un équipement à la fine pointe de la technologie. Crédit: Aubre

Maintenant propre et frais, je transfère vers la 7e rue, lieu de festivités principal du FME où l’on retrouve plusieurs scènes et un dj booth que j’aurai le plaisir de visiter dans les prochains jours. Je traîne un peu avec l’équipe du site ecoutedonc.ca et j’en profite pour rencontrer pas mal l’industrie musicale québécoise au grand complet dans le public. Je continue comme ça jusqu’au début du show de Québec Redneck Bluegrass Project.

Aubry: À 20h, le groupe est en charge d’ouvrir le festival. La foule semble particulièrement apprécier l’énergie du quatuor bluegrass, qui ne se fait pas prier pour tenter de faire lever le party. Le chanteur du groupe, Jean-Philippe Tremblay, AKA «JP le pad», s’occupe de nous rappeler que la soirée est jeune et qu’elle risque de s’éterniser. «Tu m’as pas l’air du monde qui travaille demain», claironne-t-il à tue-tête. Les festivaliers semblent visiblement avoir pris congé demain à les entendre lui répondre. Et lui de rajouter visiblement heureux: «On es tu ben, colasse» et d’entreprendre Tsé quand ça va ben. La table est mise pour les quatre prochain jours.

red
QRBP. Crédit: Aubry

Aubre: Après quelques chansons de QRBP, je décide de me déplacer vers l’Agora des arts, salle aménagée dans une église, question de voir la performance de Charlotte Cardin. Je ne suis visiblement pas le seul à avoir eu cette idée parce que je me ramasse dans une file avec une trentaine de représentants des médias à attendre que la salle se vide un peu de sa capacité maximale.

Aubry: Marie-Pierre Arthur et Galaxie sont les artistes suivants à fouler la scène extérieure. 10 musiciens, 2 drums, une percussion. Ça déménage pour cette deuxième et dernière collaboration scénique entre eux, la première remontant aux Francofolies, cet été.

galaxie
MPA + Galaxie. Crédit: Aubry

Savant mélange de rock et de pop. Le son lourd et garage des musiciens de Galaxie ajoute une sonorité qui met les textes et la voix de Marie-Pierre Arthur en valeur. Une chimie naturelle semble opérer entre les artistes. Sans oublier les voix libidinales des choristes. Même Michelle Blanc se prête à la danse dans le parterre.

wifi
Ça brasse au FME. Crédit: Aubry

Aubre: À 23h, Rouge Pompier monte sur la Scène lounge Hydro-Québec, minuscule stage extérieur placé sur la 7e. Aubry me fait d’ailleurs remarquer son look vaguement olympique.

rio
On est loin de Rio. Crédit: Aubry

On atteint assez rapidement un public vraiment trop nombreux pour l’espace réservé vu que le show est gratuit et il devient rapidement impossible d’essayer de partir un pit viable. Je le sais pour l’avoir tenté à deux reprises… Finalement, seul le traditionnel circle pit triomphe, mais pour moins de deux minutes et je finis seul à courir en cercle autour d’une genre de très grosse table tournante. Pas le meilleur show pour le groupe, que j’ai déjà vu 4 fois cette été, mais tout de même bien amusant.

rp
Jessy est en forme. Crédit: Aubry

Aubry: Entre les spectacles, Aubre en profite pour se rafraîchir le gosier.

vin
Le Bacchus des temps modernes. Crédit: Aubry

Après tous ces spectacles extérieurs, direction le Petit théâtre du vieux Noranda  pour le doublé Black Legary et We are Wolves. Le plafond de slinky de la salle nous subjugue et nous ramène en enfance. Toutefois, impossible de les attraper. Demain, courte échelle afin d’en décrocher un et de jouer.

slinky
Slinky. Crédit: Aubry

Aubre: Juste avant l’arrivée des loups, on a droit à une performance d’un groupe assez méconnu: Black Legary. C’est en fait un trio formé de deux acolytes de Patrick Watson et du musicien derrière le projet Blood and Glass. Le résultat: un trio batterie et deux basses qui fait un savant mélange de rock et d’influences un peu jazzy par moment. Sans être incroyable et novatrice, leur musique est tout de même bien exécutée et fait passer le temps en attendant le trio montréalais que tous voulaient voir. Sauf moi, qui, malheureusement exténué par le reste de la journée, est parti se coucher comme un con. Je vous laisse donc avec Aubry pour la suite du programme.

Aubry: We are Wolves s’occupe de conclure la soirée en arrivant sur scène vers 1h15, masqué. Après tout, le règlement P-6 a été invalidé par la Cour Supérieure du Québec.

waw
Notre projet d’Halloween. Crédit: Aubry

Puisant à travers tous ses albums sans exceptions (Non-Stop je te plie en deux (1 chanson), Total Magique (4), Invisible Violence (5), La Mort Pop Club (3)), le trio punk électro nous gâte. En prime, deux chansons du prochain album à sortir le 30 septembre prochain (Wicked Games et Wrong) en plus du cover de Black Sabbath, Paranoid. Ça trashait, le son était bon. Un autre spectacle à la hauteur pour We are Wolves.

setlist
Une setlist de champions. Photo: Aubry

Évidemment, après cette première journée et étant donné que les bars sont fermés, une poutine chez Morasse s’impose avant le dodo pour bien récupérer en prévision du lendemain.

DesBouleaux Fest : toujours plus de foin

Sixième édition du festival mélangeant habilement musique loud et hip-hop avec un volet humour et premier rendez-vous avec Saint-Augustin pour moi. J’en suis revenu avec un mal de cou prononcé, des coups de soleil et ben du foin dans mes bagages. Retour sur deux jours assez trash merci au festival le plus convivial au nord du Rio Grande.

13662172_1041513045945413_4642914818512941241_o_co

On va commencer par le commencement: j’avais prévu me rendre à Mirabel en vélo. Une petite trotte de 40km ne me fait pas peur, même avec une tente et quelques bagages à traîner. Mais si vous avez bonne mémoire, vous vous souviendrez peut-être de ma fabuleuse capacité à transformer une ride de bike tranquille en monumental flop. Au final, le pneu arrière du vélo que j’avais emprunté à une amie pour l’occasion a explosé après 5 minutes, en résultant un changement de plan soudain et un attrait particulier pour le train de banlieue. Et c’est là que la légendaire convivialité du festival entre en ligne de compte: les organisateurs m’ont sauvé d’une ride de taxi à 40 $ en venant généreusement me chercher à la gare de Ste-Thérèse. Des amours. Mon festival commence donc déjà sur une note positive et en plus, je suis logé chez un autre membre de l’équipe, fier propriétaire d’une piscine froide, mais hautement efficace.

Arrivé au site juste avant le début des spectacles, je prends le temps de m’ouvrir une bonne petite Pabst, question d’être ben en forme pour accueillir le seul band étranger de l’édition: Well Planed Attack, un quatuor pop-punk très early 00’s, venu directement de l’Italie. À noter que juste avant leur entrée sur scène, le festival présentait aussi une compétition de skate sur le site. Assez cool comme idée.

Je passe ensuite une bonne partie de la soirée à me promener sur le site du festival, installé sur un terrain de baseball près de l’aréna de la place durant les performances loud de Sawyer Path, Bigger Than All, Our Darkest Days et finalement plus old-school rock des Trimpes. Ça me permet de visiter un peu les nombreux kiosques de merch ainsi que les quelques foodtrucks sur le site et de rencontrer l’intégralité de la très sympathique équipe d’organisation. Je remarque aussi au passage le fameux mur de bottes de foin installé directement devant la scène, mais on y reviendra plus tard.

Je retourne finalement me trouver une place de choix pour le clou de la soirée: Exterio. Ouin… Ça sonne encore comme dans le temps, Exterio. Au final, je reste assez froid devant la performance, mais je dois quand même reconnaître que les gars sont tight en maudit dans leur affaire et que le public tripe vraiment sur la performance. On m’en reparlera à plusieurs reprises le lendemain, pour ceux qui auront été assez en forme pour s’en souvenir.

Perso, pour me sauver du traditionnel hangover matinal, je me force plutôt à me lever assez tôt le samedi matin dans le but d’aller me payer un bon déjeuner. À 8h30, la ville semble complètement endormie, encore victime de l’ouragan kitsch de la veille et je ne croise littéralement personne sur le kilomètre qui sépare ma tente du site du festival. Finalement, l’ensemble de Saint-Augustin semblait donc s’être donné rendez-vous à la Belle Province, haut lieu de gastronomie matinale. Les locaux, plus âgés, ne semblent pas tous triper sur le bruit dégagé par le DesBouleaux. Tant pis, les festivaliers, eux, ont bien du plaisir.

C’est nu chest et non-crémé (#quelcon) que je vais m’installer près de la scène, une petite heure plus tard, pour lire tranquillement en attendant le début des shows vers 11h30. Il fait chaud et la journée s’annonce bien remplie, mais les festivaliers tardent tout de même à arriver et c’est donc devant un public assez épars que Damage Done lance les hostilités, accompagné du bassiste de Harriers et d’un chanteur invité. Le groupe laisse ensuite la place à No Truce, puis à Swinging Flaws et La Carabine, dans un enchaînement un peu weird. Passer de l’hardcore violent à l’indie punk joyeux et au hip-hop d’Hochelaga a ses avantages autant que ses désavantages, mettons… On conclut le premier segment musical du jour avec Two Miles Left, band pop-punk qui termine son set en rickrollant le public.

Two Miles Left, cliquez ICI.

C’est ensuite le volet humour qui s’installe, avec le public installé sur les bottes de foin en guise de sièges. Présenté pour la 5e fois en 6 ans par Frank Grenier, animateur des semi-défuntes soirées GHB, le volet propose cette année Julien Lacroix, Gabriel Frank Koury, un humoriste anglophone peut-être un peu moins apprécié du public malgré son talent, les Pic-Bois, qui ne figuraient pas sur la programmation officielle au départ, Rosalie Vaillancourt et une apparition surprise du Magicien pervers. Ma plus grande déception? Que Dom Massi n’ait pas relevé mon commentaire (littéralement hurlé entre deux blagues) sur son mythique pénis gris. Sinon, pour le reste, on passe un agréable moment à se dilater la ratte.

La musique reprend ensuite son cours avec Head Down et son pop-punk, pour y aller dans le pas mal plus violent avec Kennedy, juste après. De loin mon coup de cœur du festival, ce dernier groupe, alors que je m’adonne au headbanging avec vraiment trop d’entrain pendant que le chanteur mange du foin en déchirant son chandail en plein milieu du public. Une des meilleures performances de groupe que j’ai vue cette année, malgré un public un peu moins convaincu que moi.

On continue avec le metalcore des Québécois de Feels Like Home, déjà bien connus du public. Ça brasse au bout juste avant la présentation de leur antithèse totale, soit le punk acoustique et sympathique du duo Burger Harrington. Et c’est là que le party commence. Deux génies, dès le début de la performance, empoignent quelques bottes de foin qu’ils défont en vitesse. On se retrouve avec un nuage presque solide d’herbe et un tapis vraiment glissant qui rend le moshpit à la fois très drôle à regarder et dangereux à expérimenter, surtout nu-pieds (comme moi). Des bénévoles finissent par venir râteler le tout, au déplaisir général, durant la transition.

Ceci dit, le tout ne devient pas moins trash pour autant. Rouge Pompier monte sur scène, accompagné d’un VHS d’Armageddon et d’une pancarte homemade «Fuck le Rockfest». Premier move de génie du band: donner un masque de chien sans trous pour les yeux à un dude pour ensuite le placer au centre du pit et demander à une quinzaine de personnes de faire un wall of death sur lui. Commentaire du gars en question, tel que recueilli après la performance : «J’ai mal en tabarnak, man.» On le comprend. Le groupe demande ensuite au public de faire un immense et traditionnel circle pit, cette fois-ci autour de la console de son. Là, c’est à mon tour de me faire ramasser, gracieuseté du collègue François Larivière, aussi présent sur le site.

Là, je vous avouerai que la suite devient un peu floue, la bière bue durant la journée commençant à faire efficacement son travail. Au final, je me souviens que Harriers brassait en maudit malgré une courte averse et que Solids est vraiment plus calme, mais que l’ajout de Guillaume Chiasson (Ponctuation) donne une sonorité super intéressante au son de la formation. Pour ce qui est de Mute pis de Obey the Brave, je me souviens pas mal juste d’avoir fait de la balançoire avec Jolène Ruest, animatrice à CISM, dans un parc pour enfant pas trop loin du site, mais sans plus… On revient finalement sur le site pendant le set unanimement insane des Sainte Catherines qui jouent l’intégralité de leur album Dancing for Decadence, à l’occasion de son 10e anniversaire.


Le clou de la soirée monte ensuite sur scène avec son hit trash par excellence: Dead Obies maintient brièvement le moshpit en fonction avec Tony Hawk. Le groupe enchaînera ensuite pas mal toutes les grosses tracks de Gesamtkunstwerk, mais pour en revenir toujours au même point. Parce que Tony Hawk ne jouera pas juste une fois dans la soirée. Nenon. Trois fois. Manque d’inspiration ou volonté un peu maladroite de trop se lier au mandat musical du DesBouleux Fest? J’étais pas vraiment en état d’aller poser la question. Le groupe aura au moins pu prouver une des devises du festival: le DesBouleaux, ça brasse en ti-pêché!



(Pour vous mettre dans l’ambiance…)

PS: En défaisant mes bagages hier, j’ai pu reconstituer une botte de foin complète que je garderai fièrement en souvenir jusqu’à l’an prochain. Merci encore à Michaël Lagacé Henripin et son équipe pour la fin de semaine réussie.

Le buffet : Bernhari sur le grill

Chaque lundi au matin, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine dernière. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

bbqbernhari

Bernhari propose un premier vidéoclip issu de son prochain album Île Jésus, à paraitre le 6 mai. Bernhari a conçu et réalisé la chose lui-même: un mini-film dark à la David Lynch. À la caméra? Nul autre que Raphaël Ouellet (qui a entre autres gagné un prix Lux pour ses photos de la face de Justin Trudeau dans Urbania).

Clay And Friends annonçait la semaine dernière la signature du groupe avec Ste-4 musique. Un clip a aussi été dévoilé. C’est Mike Clay lui-même qui est à l’origine du scénario. Le tout est réalisé par la boîte de production Chantale.

Le nouvel album complet de Rouge Pompier est maintenant disponible.

Un nouveau clip vraiment hypnotisant pour l’artiste canadienne APigeon, réalisé par Pierre Tremblay, Patrick Rochon, Thomas Csano et Annie Sama.

Un deuxième single pour Fudge, éliminé de justesse de la finale des Francouvertes la semaine dernière.

On peut déjà entendre trois chansons de l’album de Crabe, Le temps F33l, qui sortira le 20 mai.

Loud Lary Ajust présentera le 29 avril Ondulé. Un EP avec une chip ondulée dessus.

Un nouveau single d’Eman X Vlooper. Et toi as-tu ta maternelle?

Un clip de type court-métrage pour Half Moon Run et la pièce Consider Yourself.

Le buffet : déferlement de cactus avec Plants and Animals

Chaque lundi au matin, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine dernière. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

cactus

Plants and Animals a dévoilé la semaine dernière cette vidéo pour la pièce Stay, enregistrée au studio Mixart à Montréal. Réalisée par Joseph Yarmush de Suuns, cette vidéo donne un bel avant-goût de l’album Waltzed in from the Rumbling, attendu pour le 29 avril.

Premier extrait d’un EP à paraître en mai pour Charlotte Cardin.

Du rock triste avec La Fête qui présente L’amour tantrique / CXVI.

Sam Eloi propose une toune qui se veut comme une pause introspective dans le processus d’écriture d’un album entièrement inspiré d’un canari (t’as bien lu).

Après J’aime les oiseaux, Yann Perreau récidive avec T’embellis ma vie, tirée de Le fantastique des astres, à paraître le 15 avril.

Voici l’album solo complet en anglais de Laura Sauvage du groupe Les Hay Babies. De la très bonne musique de dimanche après-midi pour chiller (ou n’importe quel autre jour de la semaine si vous avez l’habitude de chiller souvent).

Rouge Pompier y va de chevelure bleue et de jogging intense motivé par une fuite dans ce clip de la chanson Autobus, réalisé en 4K par Jessy Fuchs, le chanteur du groupe.

La chanteuse d’Eli et Papillon se joint à Rymz pour ce premier extrait de son second album.

Un clip tout simple pour la montréalaise FOXTROTT et sa pièce Brother, tirée de son premier album A Taller Us.