Le buffet: Jesse Mac Cormack réessaye la nourriture qu’il n’aimait pas avant, juste pour voir

Chaque semaine, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

Le message de Jesse Mac Cormack doit de toute évidence être destiné à un public plus international, parce que ça fait un bout qu’on a plus besoin de lui Give A Chance; on sait déjà ce qu’il vaut!

On a aussi Sophia Bel qui nous annonce que c’est le Time. De quoi? De l’écouter, on pense ben. Ça aurait ben du bon sens.

RIP le rock-nono-attachant de Autruche, qui veut qu’on pense à leur mort comme à un chien triste (on pense). C’est un album posthume.

Les chevaliers de la Fransaskoisie, Ponteix, lancent leur album complet ce vendredi. Mettez-vous dans le bain avec ce single de choix.

Je saisis vraiment pas c’est quoi le lien entre le cauchemar et le hot-dog (peut-être la digestion difficile?), mais Magic Dawn semblent avoir une idée claire, pis ça, pour la comprendre, faut juste les écouter.

ILOVEMAKONNEN peut aller se cacher, parce que Lenoir est là pour le challenger dans son statut de personnalité canadienne R&B moody et un peu dark.

Allô les amis de Québec! Valence n’est pas que le nom de l’astronaute favorite des milléniaux. C’est aussi le nom que prend Vincent Dufour pour nous présenter son projet solo. L’auteur-compositeur-interprète nous présente un premier extrait de son art-pop francophone et on est convaincus.

Bad Dylan nous offre un nouveau single tout en devenant deep: «Si pour certains les parois peuvent faire office de murs, pour d’autres elles représentent les fondations les plus profondes de leur être.» Ok.

C’est via le webzine belge (?) La Vague Parallèle que Mélanie Venditti fait paraître un premier extrait de son album-concept Épitaphes qui sera disponible le 19 avril.

Le buffet: Safia Nolin et le show d’avaleurs de couteaux

Chaque semaine, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

Le titre nous parle de couteaux acérés, mais on est à un «r» près de parler du sujet du clip. De quoi parle-t-on? De Dagues par Safia Nolin, bien sûr!

Jesse Mac Cormack dévoile Now un premier album disponible le 3 mai qui a été mixé par Matt Wiggins (Adele, London Grammar, Lorde). Depuis le temps qu’on l’attendait! Le premier single s’appelle No Love Go, rien à voir avec No Cars Go. Le clip va vous faire halluciner. C’est en primeur chez Exclaim!

À quelques heures de leur grand concert au Théâtre Fairmount, découvrez le clip pour Nuages de Choses Sauvages.

Jamais de Faux pas avec Ponteix. Juste du bon contenu de l’Ouest canadien.

La météo est plus clémente depuis 24h et Lafleur et Marcie ont sorti un single tropical olé Playa Sonrisa. Illuminati?

Parlant de choses tropicales, on salue le reggae nordique de Shauit et son nouvel extrait Eshku Inniu Innu.

Le buffet : Dany Placard dans sa bouffe de camping

Chaque lundi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Un nouveau single du fameux Dany Placard est paru plus tôt aujourd’hui. Mettez-vous en mode camping avec Sleeping Bag.

Vidéoclip pour la pièce homonyme de l’album La science du coeur de Pierre Lapointe, prévu pour l’automne.

Probablement que personne ne se serait attendu à une collaboration entre Shash’U, Tommy KruiseFanny Bloom et Philémon Cimon. Pourtant, on a ça. Et c’est dans le buffet. Parfait pour l’été!

On reste Béat devant le clip du même nom de Ponteix.

Changement de cap pour Brown, qui fait paraître POPLUV, un EP lumineux et estival incluant des productions de ToastdawgJam et VNCE.

Parlant de rapkeb, ST x LIAM ont fait paraître un nouvel extrait de leur projet à qui sortira en août.

Chanter Météomédia en Saskatchewan

Ponteix

J’orage

Indépendant

*** 1/2

Ponteix_illus_converted

Avec les dernières Francouvertes, on a découvert que la Saskatchewan est pas juste une province crissable dans l’eau en cas de tromperie, mais aussi la terre d’origine de groupes fort potables comme Ponteix. Le trio lançait d’ailleurs cette semaine son premier EP, J’orage.

Celui-ci contient quatre chansons, mais réussit tout de même à atteindre une durée avoisinant les vingt minutes, ce dont on est bien satisfaits.

L’ouverture de l’album, Chasing the Sun, est la plus multiculturelle et rendrait bien fier Justin Trudeau. Avec des paroles de langue anglaise et un rythme de batterie bien syncopé, on ne se trompe pas et on embarque tout de suite dans le train des fiers représentants du ROC. Les paroles, quant à elles, parlent de suivre aveuglément ses buts et le soleil. On voit cette chanson comme un récapitulatif possible de la carrière du groupe.

Le titre de la deuxième représente assez bien mon état lorsque j’ai vu un set de Ponteix pour la première fois: Béat. J’avais, à l’époque, noté sur mon cellulaire l’indication suivante: «un genre de Karkwa électro-sympathique sur l’acide». Peut-être pas l’affirmation qui aura le mieux résisté au passage du temps, mais on y comprend l’essentiel de cette seconde piste, très aérienne et toute en armes à feu côté texte.

LISEZ NOS 10 QUESTIONS ABSURDES AVEC PONTEIX.

Dans J’orage, on innove: la chanson commence sur un silence. Ça pourrait être une analogie par rapport à la révoltante censure qui sévit actuellement dans le milieu québécois de l’humour, mais c’est peut-être juste un choix artistique. Le mystère reste complet. Côté analogies claires, il faut toutefois regarder l’imposant champ lexical de Mario Lepage autour de la météo. De quoi faire rougir Pascal Yiacouvakis et Colette Provencher. Et si la chanson ne parle pas de boules lumineuses, il n’en reste pas moins qu’elle est très efficace, tout comme les précédentes.

On conclut l’album avec Ghosts, une chanson pas mal plus francophone que son nom. Prises au premier degré, les paroles pourraient sembler bien cochonnes. Prises au second degré… Je ne me suis pas encore rendu là dans mon analyse, mais j’imagine que c’est pas nécessairement le but du groupe. Ou peut-être que oui dans le fond… Ceci dit, la musique est plus claire, avec des beaux claviers vespéraux et une conclusion explosive comme on les aime, concoctée par le guitariste qui ressemble le plus à Javier Bardem.

Javier

À la suite de plusieurs écoutes, je continue à dire que le groupe aurait clairement mérité de faire la finale du concours-vitrine et que j’ai bien hâte de les revoir en show, où leur musique gagne encore plus de charge émotionnelle. Un très beau premier effort pour les fiers représentants des Prairies.

Le buffet : Amylie dans les éclats de verre

Chaque lundi au matin, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine dernière. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Une délicatesse transcendante et un groove dansant: le mix parfait pour ce nouvel album d’Amylie qui rappelle Marie-Pierre Arthur. Son lancement officiel aura lieu mercredi à L’Astral sous forme de 6 à 8.

Premier album du nouveau projet d’Étienne Côté, membre de Canailles.

La Bronze fera paraître un nouveau EP de six chansons ce jeudi. Il sera lancé le soir-même au Studio Apollo. Voici un premier extrait:

Grimes propose son vidéoclip pour la pièce California. Le clip réalisé par la chanteuse elle-même, a été tourné à Los Angeles et à Paris.

Le groupe Ponteix, originaire de la Saskatchewan, présente une premier mini-album: J’orage.

Un septième album de Travelling HeadcaseMore Songs Of You, sera lancé le 28 mai prochain, en attendant, un premier extrait parfait pour t’encourager dans ta déprime si t’es dérpimé:

Kaytranada se fait un ami robot dans ce clip signé Martin C. Pariseau.

Le duo électro montréalais Fabrikate présente un premier album, BODIES.

Un nouveau clip de Jérôme Minière pour sa chanson Jardin sauvage.

Le buffet : Bernard Adamus à la féraille

Chaque lundi mardi au matin, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine dernière. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Bernard Adamus lance un clip pour En voiture, mais pas d’char. Notre boy Julien Poulin tient le rôle du sherif.

Après plusieurs années de pause, la chanteuse folk Michele O revient avec une nouvelle pièce, tirée de son album L’amour violet.

Le groupe post-rock fransaskois Ponteix propose son EP J’orage, en écoute exclusive ici

Matt Holubowski propose The King, extrait de son premier album qui devrait paraître cet automne. Il est notamment accompagné par Stéphane Bergeron de Karkwa à la batterie.

On connait peu de choses sur ce mystérieux producteur hip-hop 100poussantrapkeb, qui fait un mélange sensationnel entre rythmes déconstruits et échantillons pop québécois.

Le producteur lavallois Bloom envoie un autre EP aux ambiances sombres.

Grandbuda et J.u.D., deux de nos très bons jeunes producteurs, s’unissent pour un remix house de Beyoncé.

Le rappeur anglo-montréalais CeasRock se joint au producteur Ajust pour l’excellente Rocuments.

Demi-finale #2 Francouvertes 2016 : Adamus crache, Mon doux saigneur domine

Après le sacre de La Famille Ouellette lundi, les Francouvertes remettaient ça avec la suite des demi-finales, hier soir. Compte rendu à peu près fiable d’une soirée de variette bien aimable.

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Bernard Adamus / Photo : Olivier Boisvert-Magnen

Ça commence en force avec Bernard Adamus, gagnant de l’édition 2010 des Francouvertes, revenu faire un tour au Lion d’Or pour 4-5 tounes acoustiques. À mi-chemin, il arrête brusquement l’une de ses chansons pour replacer son lutrin, qui lui sert d’aide-mémoire pour ses paroles. «J’vas faire comme si c’était la face du gars de Spotify», dit-il, dans un élan de haine sans nom, en crachant sur son lutrin.

On va se le dire : ça donne le ton.

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Ponteix / Photo : Olivier Boisvert-Magnen

La formation post-rock saskatchewanaise Ponteix s’amène avec ses lueurs atmosphériques typiques en guise d’introduction. Après deux minutes à attendre qu’il se passe autre chose, on admire la précision des musiciens et la finesse des arrangements. Pas toujours juste dans ses teintes aiguës, la voix de Mario Lepage porte en elle une émotion habitée, évidemment sublimée par la longue tignasse et la chemise fleurie rentrée dins culottes de son détenteur.

Après une envolée identitaire sur son village (Ponteix), qu’il considère à juste titre comme un symbole et une inspiration dans la lutte pour la survie du français au Canada, le chanteur nous fait le résumé de ses derniers jours avec beaucoup (trop?) de détails. «On n’était pas trop certains de notre affaire, mais quand on a su la bonne nouvelle (NDLR : le passage en demi-finales), on est restés à Montréal. On couche dans des apparts Airbnb les uns sur les autres. Les restaurants sont bons, mais l’argent sort en mautadit…», dit-il par intermittence sur un fond de musique de transition.

S’ensuivent une chanson plus groovy qui parle d’étirer le temps et une autre, J’orage, qui termine en beauté un set moins convaincant qu’aux préliminaires, mais tout de même réussi.

Les Passagers / Photo : Olivier Boisvert-Magnen

Originaire d’«un peu partout», mais surtout de Montréal, Les Passagers amorcent leur passage en demi-finale avec une pop rock aux touches aériennes et psychédéliques, menée par un rythme effréné qui décoiffe mais pas trop. Même si sa voix n’a pas l’étoffe d’une Marie-Pierre Arthur, malgré ses ressemblances évidentes , Andréanne Muzzo s’en tire bien grâce à sa présence charismatique qui, à bien des égards, éclipse celle des autres, jusqu’à faire croire à un manque de chimie.

Loin du mordant des débuts, la suite entre dans un registre pop plus formaté, pas si éloigné de ce qu’a déjà fait Alfa Rococo à un moment donné. Entre une chanson « soft-engagée » et une ballade typique pop plus mélancolique, la formation se tire bien d’affaire, offrant une prestation bien rodée, mais à la proposition musicale en manque d’audace.

Avec ses mélanges inventifs et très dynamiques, la conclusion offre une meilleure idée de ce que le groupe a dans le ventre. Ce ne sera toutefois pas assez pour convaincre le jury de lui donner une chance en finale.

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Mon doux saigneur / Photo : Olivier Boisvert-Magnen

Les champions en chef des préliminaires, Mon doux saigneur, prennent ensuite le contrôle de la place. Nus-pieds, flanqué d’un poncho et d’une tuque noire, le chanteur/leader Emerik St-Cyr s’amène avec sa guit électrique et son charme nonchalant, répétant avec urgence qu’il est «tanné d’attendre».

«Faudrait un extra cinq minutes pour se tuner, sinon c’est pas réel, c’est pas réaliste», lance-t-il. Avec une proposition beaucoup plus électrique que ce que le EP pouvait laisser croire, la formation peut compter sur l’apport indéfectible de David Marchand à la guitare/lapstel, qui donne une couleur presque blues rock à l’ensemble.

Au final, MDS a une énergie qui n’est pas étrangère à celle de Brach ou d’Adamus, deux anciens gagnants des Francouvertes. On verra si ça va lui porter fruit.

Ça se poursuit ce soir avec Sarahmée, Simon Daniel et Caltâr-Bateau, toujours au Lion d’Or avec, en première partie, Loco Locass.

Palmarès des demi-finales des Francouvertes 2016 après le soir 2:

1- Mon doux saigneur

2- La Famille Ouellette

3- Fudge

Soutien à certains faits du texte : Étienne Galarneau

Francouvertes 2016 soir 7 : tout est sombre

Histoire de fitter avec le dehors morne et pluvieux, la septième et dernière soirée de préliminaires des Francouvertes mettait en vedette des groupes au tempérament musical sombre. Retour sur ce qui s’est à peu près passé.

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Vulgaire. Crédit : Olivier Boisvert-Magnen

C’est en refusant de dévoiler leur identité que les membres du groupe électro dark pop Vulgaire ouvrent la soirée, cachés derrière des miroirs carrés à la hauteur de leur face. «Essayez de prendre des photos où on ne les voit pas», nous demande une dame qui a l’air de travailler ici. Bons joueurs que nous sommes, nous respectons cette règle tout en la contournant : le chanteur a l’air d’un dandy coquet avec du gel dans les cheveux, le claviériste a les cheveux longs et le gars au bout a les cheveux peignés par en arrière. Avec ça, vous devriez sans doute être bons pour les reconnaître dans la rue et ainsi briser À JAMAIS leur concept.

«Agitez vos pieds et dansez le mal de vivre avec nous», envoie le chanteur sans identité au début. Bien qu’ils restent assis bien correctement, les spectateurs semblent apprécier la prestation, à en juger par leur regard imperturbable fixé vers la scène. Il y a deux femmes au fond qui parlent un peut trop fort entre deux gorgées de drink quelconque aux canneberges, ce qui leur vaut une altercation somme toute courtoise avec la fille attentive devant elles.

L’électro froid européen de Vulgaire prend rapidement forme, à grands coups de drum électronique effréné. La voix caverneuse du chanteur dévoile parfois des notes plus aiguës qui ajoutent un côté torturé aux pièces. Le groupe semble en pleine possession de ses moyens, mais pas assez aux yeux des juges, qui l’ont écarté du top 9.

Ponteix
Ponteix. Crédit : Olivier Boisvert-Magnen

Directement de Saint Denis en Saskatchewan, le quatuor post-rock Ponteix laisse planer le mystère au début de sa prestation à travers une succession de sons atmosphériques et translucides sur fond de rouge charnel. Au devant de la scène, Mario Lepage, nu-bas pour l’occasion, dévoile sa voix tranquillement, préférant la subtilité des tons au trop-plein émotif. À ses côtés, trois musiciens de calibre échafaudent un post-rock progressif d’envergure, qui rappelle dans sa forme et sa touche électro l’univers complexe d’un autre groupe franco du ROC, Pandaléon.

Sauf que Ponteix n’a pas cette tendance à rester trop près de ses influences. Malgré des interludes parfois trop longs, le groupe semble en contrôle de sa proposition musicale, ce qui n’est pas toujours chose commune aux Francouvertes.

«Les gens doivent se demander c’est quoi Ponteix», hypothétise Lepage, en milieu de prestation. «C’est le nom d’un village fransaskois… Un village qui se bat pour garder sa langue vivante. Pour moi, c’est une inspiration pis un symbole.»

En matière de symbole saskatchewanais, disons qu’on préfère pas mal mieux Ponteix à Colin James.

On a rien contre le blues rock, en passant.

Fudge
Fudge. Crédit : Olivier Boisvert-Magnen

Six ans après son passage aux Francouvertes avec son projet électro, David Bujold reprend la scène du Lion d’or avec son groupe stoner rock Fudge. Flanqué d’un chandail à l’effigie de Metz et d’une veste rouge slack, le chanteur à la tignasse frisée tombante rappelle un certain Olivier Langevin, autant pour son look déglingué que son rock pesant coiffé de synthés électros enveloppants.

Après une première chanson en masse pesante, Fudge poursuit dans sa veine électro rock psychédélique aux coupures franches et saccadées avec une pièce qui a l’air de s’appeler On est tous des adolescents, si l’on se fie au leitmotiv que Bujold hurle. Ça brasse comme il faut, et la foule répond à l’appel avec des applaudissements chaleureux, plus convaincants que durant les deux autres prestations.

«J’me contrôle pu», chante ensuite Bujold avec une intensité soutenue. Ça n’en prenait pas plus à l’alarme de feu pour se remanifester, une semaine après avoir semé l’émoi au même endroit. Fudge enchaîne alors avec un petit jam cheesy, avant de changer le mal de place avec un solo de speed métal.

Ça promet pour les demi-finales, qui s’amorcent le 11 avril prochain, toujours au Lion d’Or.

RÉSULTATS FINAUX DES PRÉLIMINAIRES DES FRANCOUVERTES 2016 :

1 Mon Doux Saigneur

2 Ponteix

3 Fudge

Les Passagers

Édwar 7

Caltâr-Bateau

La Famille Ouellette

Sarahmée

Simon Daniel