FÉDÉRALES 2019: la playlist d’Elizabeth May

Ça fait des années qu’Elizabeth May s’implique en politique et au sein des mouvements écologistes, communément appelés «les maudit hippies sales». Ça a l’air que la cheffe du Parti vert du Canada aime pas ben ça, la politique, mais elle le fait pour la planète. Pour nous. Merci madame May pour votre persévérance. C’est sûr qu’à force de crier, quelqu’un va finir par vous entendre. Espérons seulement que ce soit avant que la fin du monde arrive pour vrai. Dans cette situation, c’est compréhensible que vous ayez besoin de cette douce playlist qui est la vôtre. C’est bien, il y a des façons très faciles d’apprendre le français, notamment l’application Duolingo, mais écouter du Marie-Mai, ça fait bien l’affaire aussi.

1 8 secondes Les Cowboys Fringants

Il n’y a pas que vous qui sonnez l’alarme depuis longtemps. Il y a les Cowboys Fringants qui rament dans le même sens que vous, Eli. Mais ramez vite, la rivière s’assèche. 

2 Poussière d’ange Ariane Moffatt

«Tu ferais une super maman, mais pas maintenant», qu’elle dit Ariane dans cette toune. Parce que comme vous le savez, Madame May, c’est important pour une femme de décider du moment où elle choisira de devenir mère – ou non. Hein, vous le savez?!?

3 ApocalypsoLouis-Philippe Gingras

Sur des airs tropico-groovy, Louis-Philippe nous rappelle que l’apocalypse est peut-être moins loin qu’on le pense. Cela dit, je pense que vous seriez heureuse, Eli, de la connaître telle que Louis-Philippe l’entend. Imaginez s’il pleuvait des chats et neigeait des seins! HOW FUN!

4 XO Tour LIif3 Lil Uzi Vert

Une piste de Lil Uzi Vert s’imposait parce que, comme son nom l’indique, il joue lui aussi dans la ligue des militants écologistes. Vous l’avez l’affaire!

5 Qui prendra ma placeMarie-Mai

Rien ne sert d’aller plus loin. Les paroles de la chanson parlent d’elles-mêmes.

Les âmes sensibles s’abstiennent
Et les plus courageux reviennent
Dans l’espoir qu’on se souvienne
Prier pour éviter un destin incertain
Si l’instant
Menacé par le temps
Change les vents
Qui prendra ma place en suivant mes pas
Effaçant mes traces et ma voie

6 J’en ai plein mon cassÉmile Bilodeau

Il dit qu’il en a «plein son cass de l’hi-voère», êtes-vous sûr que c’est pas un climatosceptique, lui?

7 La fin du mondePhilippe Brach

C’est pas un peu comme tourner le fer dans la plaie d’écouter ça, Eli?

8 Sk8ter BoiAvril Lavigne

J’ai tenté de trouver une explication à celle-là, mais sans succès.

9 PhotographNickelback

Franchement, après ça, j’ai tout simplement arrêté de chercher.

LA PLAYLIST D’YVES-FRANÇOIS BLANCHET, ICI

LA PLAYLIST DE JUSTIN TRUDEAU, ICI

LA PLAYLIST D’ANDREW SCHEER, ICI

LA PLAYLIST DE MAXIME BERNIER, ICI

LA PLAYLIST DE JAGMEET SINGH, ICI

Chier comme il faut avec Philippe Brach

On pensait vraiment se rendre au Club Soda, hier, pour le show chié de Philippe Brach, visant à closer sa tournée. Mais, pendant qu’on marchait tranquillement parce que ça sentait le bon shish-taouk à côté du Boustan Sainte-Catherine, des amis nous ont permis d’éviter quelques pas: «Le show a déjà chié. Le doorman nous a dit que Brach avait pas payé ce qu’il fallait. C’est pas au Club Soda, finalement. C’est aux Foufs.» On n’est pas du genre à se laisser intimider par les allures un-peu-moins-corpos de cette salle. On a donc marché jusqu’aux Foufs. Pour le reste de la soirée, même Luc Langevin l’illusionniste n’aurait pas pu savoir ce qui nous attendait.

Une fois aux Foufs, on réalise que les pancartes qui annoncent le show ont été faites dans le cadre d’un cours d’arts plastiques de troisième année.

Photo: Élise Jetté

Dans la salle de spectacle, c’est la lumière de trois heures du matin qui sert normalement à vider la place qui, là, nous éclaire. Ça donne à peu près envie de faire cette face-là:

Selfie: Élise Jetté

«Désolé que ça se soit passé, lance Philippe Brach en montant sur scène en camisole. On pensait pas que ça allait chier à ce point-là. J’étais chez mon tatoueur quand j’ai eu l’appel, renchérit-il en exhibant ses tribaux de biceps. Mais même si c’est pas le Club Soda, c’est pas quatre murs qui font un spectacle. C’est les gens entre les quarte murs», philosophe-t-il avant de se déboucher une bière qui provient de son frigo-speaker.

Photo: Élise Jetté

Il s’enflamme rapidement contre «la gang de cheap du Club Soda»: «J’avais un costume à 15000 euros dans ma loge», assure-t-il, quémandant un couvre-chef et quelques items vestimentaires à ses spectateurs bien partants pour l’habiller. En face des Foufs, c’est le 281, les gars se dénudent sur scène. Ici on fait le contraire. C’est comme ça que la roue tourne.

Le chapeau qu’il conserve durant presque tout le show lui donne l’air d’un bonhomme LEGO. On a vraiment l’impression qu’on pourrait emboîter plusieurs Philippe pieds à tête et tête à pieds.

Photo: Élise Jetté

Rendue au tiers de la toune Alice, celle-ci devient Mes blues passent pu dans’ porte de Gerry. Et ça redevient Alice. Et ça redevient Gerry. Ça se finit par le solo d’un saxophoniste qui se fait faire environ cette face-là par tous les musiciens du band qui le bousculent en quittant un à un la scène:

Photo: Élise Jetté

«Vraiment désolé. Shit hit the fan», dit Brach en remontant sur scène pour la chanson Rebound. Plutôt que l’Ensemble KÔ, qui chante en chœur sur cette pièce sur l’album, la chorale de la foule se fait aller. C’est comme des chanteurs professionnels, mais saouls.  

Après Bonne journée, Brach exige un changement de costume. «C’est un show évolutif», explique-t-il. «Merci de revendre les disques d’or», envoie-t-il également au «boss de sa maison de disques» qui fait une vente de garage dans le fond de la salle.

La salle se remplit de boucane et, comme si la soirée n’était pas déjà assez parfaite de même, Philippe Fehmiu apparaît pour lancer des t-shirts et calmer les esprits. «L’important, c’est qu’on est ensemble», dit-il pour ramener la sérénité avec fond de J’ai l’blues de vous, Marie Carmen, 1995.

Photo: Élise Jetté

À la demande générale de Fehmiu et de Cité Rock Détente, Brach chante sa fausse toune qui était un leurre, mais pas tout le temps, mais oui, mais non, mais elle jouait quand même à la radio, mais c’était une joke, mais pas pour tout le monde tout le temps: Troupeaux. Le bassiste est fâché et sacre son camp. «Je m’en calisse. J’en mets pas, de basse, dans mon moniteur», envoie Brach.

Quelqu’un dans la salle demande la pièce Ravin. Brach dit «ouin ben c’est plate, je m’en rappelle pas de celle-là.» Le gars qui avait fait sa demande spéciale dit «ouin, ben moi je la connais.» Il monte donc sur scène, demande un pic et s’exécute.

Photo: Élise Jetté

Brach fait T’aurais pas pu nous prendre à deux pendant que la foule scande «porte mon bébé». Il s’offre un autre changement de costume et de guitariste. Plusieurs guitares, dont une douze cordes, apparaissent avec des gens pour en jouer. Mais il n’y a jamais trop de guitares sur Ressac sur ta peau. Le seul bémol demeurera les sons sourds-basse-échos-impression-d’avoir-des-caches-oreilles à quelques reprises durant la toune.

Photo: Élise Jetté

Brach se fait ensuite crisser dehors violemment par le bouncer et c’est Violett Pi qui le remplace, le temps d’une interprétation sentie de Crystel. «J’ai pas pris de la mezcal pour rien», lance Violett.

Tu voulais des enfants est interprétée par Dartagnan et Manon Massé.

Non, par Raphaël et Juliette de secondaire en spectacle.

Photo: Élise Jetté
Photo: Élise Jetté
Capture d’écran

Brach revient muni d’une chevelure platine pour C’est tout oublié en version bien rock.

Photo: Élise Jetté

Un grand gars qui a été fatigant durant tout le show atteint son apogée en faisant du body surfing sur des gens qui ont juste envie de le laisser tomber.

Photo: Élise Jetté

D’amour, de booze, de pot pis de topes et Gaston terminent l’affaire avant que Brach remercie encore le Club Soda pour son (non) accueil.

Photo: Élise Jetté

«Vous voulez un rappel? Ben c’est pas moi qui vais vous le donner. Je suis déjà parti à la retraite», annonce Philippe avant de prendre la poudre d’escampette et de nous laisser avec un DJ set de ses tounes version «Bienvenue à Enfant-Ville», mais plus dansantes.

Gros lundi.

FME 2019 jour 2: Le jour où la pluie nous crachait dessus

C’est vendredi au FME. On capote déjà à cause de la programmation trop dense, donc on fait ce que tous les psychologues suggèrent pour s’assurer une meilleure santé mentale: on laisse aller. On voit juste ce qu’il faut de musique pour constater que les foules de spectacles extérieurs, c’est comme aller au spa: l’idée générale de la chose semble divertissante, mais tu regrettes toujours d’avoir partagé autant de fluides corporels avec autant de monde.

Par Mathieu Aubry, Élise Jetté et Émilie Pelletier-Grenier

Ce n’est sûrement pas la pluie qui allait nous empêcher de nous déplacer pour le traditionnel Pool Party de Bonsound. Cette année, c’est le P’tit Belliveau et les Grosses Coques qui sont en charge de divertir la foule. Leur musique aux accents acadiens se marie bien aux gros maïs servis par l’équipe de la maison de disques. «Le refrain de Mon drapeau Acadjonne vens d’Taïwan est pas compliqué, c’est moi qui l’ai écrit, donc chantez», dit Belliveau. Musique ludique et beurre sur les joues, la bonne humeur est contagieuse en ce lendemain d’ouverture du FME.  C’est ben juste icitte qu’on peut considérer le parmesan au persil comme une bonne idée culinaire à rajouter sur son blé d’Inde.

P’tit Belliveau/Photo: Élise Jetté

La nouvelle scène de la Fonderie Horne (sûrement créée pour faire oublier à tout le monde qu’ils sont en train de respirer 1000 fois trop d’arsenic à cause de leurs activités) accueille en après-midi un Philémon Cimon éventé par les bourrasques cancérigènes.

Philémon Cimon/Photo: Élise Jetté

Il se voit dans l’obligation de faire un show écourté à cause de la pluie qui s’abat sur la scène non-couverte.

Trop d’arsenic/Photo: Émilie Pelletier Grenier

«Rendu à mon âge, je suis un peu tanné de chialer sur des filles… ben des femmes», dit Philémon en parlant de son nouvel album Pays. Il offre son imperméable à qui le veut bien et raconte son processus de création en se comparant à Jésus: «Tout à coup, Jésus avait pu de label. Il cherchait une petite main, un petit sein.»

Lou-Adriane Cassidy/Photo: Élise Jetté

Sûrement avec un début de cancer dans le corps, nous nous rendons à la Scène Paramount pour le 5 à 7 de Lou-Adriane Cassidy. «C’est-tu un resto en même temps», demande l’artiste qui joue dans un souper-spectacle.

Lou-Adriane Cassidy/Photo: Élise Jetté

La salle est pleine pour le concert de la jeune artiste qui enchaîne les tounes de sont album C’est la fin du monde à tous les jours. Quelque chose de gai. Les arrangements étoffés mettent la table pour la suite de notre soirée.

Laurence-Anne/Photo: Élise Jetté

Nous nous nous déplaçons à la salle Évolu-son  pour apprécier le show de Laurence-Anne. Dès notre arrivée dans la salle, nous fonçons directement sur la poubelle quadruple, volée au Tim Hortons juste en face.

La coopération est de mise en commerce lors du FME/Photo: Mathieu Aubry

La noirceur de la salle va de pair avec l’ambiance boisée/vaporeuse qui remplit l’espace dès le début de la prestation. Sur scène, la Kamouraskoise d’origine est accompagnée par un full band et de la décoration botanique. «Ce n’est pas des fougères, c’est des algues ancestrales», lance-t-elle entre deux pièces. «On va faire une chanson sensuelle. Est-ce que tout le monde est correct avec ça?», dit Laurence-Anne avant un solo de sax transcendant. Nous n’avons que de beaux mots pour la sensuelle saxophoniste Ariel Comptois et le percussionniste Étienne Côté qui alternera entre une grosse cloche dans son cou, des tambourins, des clochettes, un vibraphone et un long truc ressemblant à un fouet pour se flageller.

Étienne Côté en pleine séance de flagellation musicale/Photo: Mathieu Aubry

Félix Bélisle, chanteur de Choses Sauvages, a l’air dans un état complètement second (et d’un tueur en série) lorsqu’il débarque sur la scène lors de la dernière chanson. «Est-ce qu’on peut donner au moins un peu d’applaudissements à cette ostie d’affaire-là», beugle-t-il en quittant avant même la fin de la toune.

Félix Bélisle/Photo: Élise Jetté

La voix de Naomie de Lorimier (N Nao) pourrait tout briser en fin de show alors qu’elle monte assez aigu pour casser nos éco-cup. En duo avec Laurence-Anne, on dirait les soeurs McGarrigle en 89. «Pour Poison, fermez tout, même les lumières, même vos yeux», dit la musicienne pour faire vivre une expérience post-Jean-Marc-Parent-flash-tes-lumières.

Par la suite, direction Le Cabaret de la dernière chance afin d’attraper un hamburger au show d’Elliot Maginot. Il ne reste plus de délice bovin à notre arrivée. Nous sautons donc sur le reste de tranches de tomates. Nous souperons approximativement un peu plus tard en soirée.

Sarahmée/Photo: Élise Jetté

Sarahmée est sur la grande scène avec une énergie à faire fendre la terrasse VIP où sont massés les influenceurs qui attendent Loud. «Shit, j’en ai défait mes lacets», dit la rappeuse qui s’est donnée à fond.

Sarahmée/Photo: Élise Jetté

Nous manquons beaucoup de shows à ce moment-là, car nous préférons nous remplir d’alcool offert gratuitement par Audiogram dans un parking. Élise finit sur le toit de l’Audiobar après avoir perdu une gageure concernant la météo. Un long moment de fantaisies avant d’aller se régaler de la deuxième moitié du show de Philippe Brach.

Philippe Brach/Photo: Élise Jetté

«Ça va-tu Rouyn? Toutes les régions parlent dans votre dos», dit Philippe. Vêtu de son attirail asiatique, il fait sa dernière toune après avoir dit: «Ok, on a le temps pour une dernière, mais on a crissement pas le temps de boire de la bière. J’avais dit deux tounes, mais je suis plein de bullshit.» On t’aime pareil, Philippe.

Philippe Brach/Photo: Élise Jetté

Félix de Choses Sauvages refait surface pour aller l’embrasser. Il n’a pas l’air d’aller mieux qu’au 5 à 7 de Laurence-Anne.

Encore Félix/Photo: Élise Jetté

Dehors, la foule de Loud et Degrassi Nouvelle Génération: même combat.

Loud/Photo: Élise Jetté
Loud/Photo: Élise Jetté

«Rouyn a toujours été la ville la plus chaude», lance le rappeur alors qu’il fait quelque chose comme 2 degrés. Lary Kidd, invité sur scène par son comparse, a quelque chose à dire: «Yo, j’aime tellement Rouyn!»

Lary Kidd et Loud/Photo: Élise Jetté
Loud/Photo: Élise Jetté

C’est l’heure du gansta rap avec Souldia. Prévoyant que ça pouvait brasser, deux gardes du corps se retrouvent aux extrémités de la scène du Petit Théâtre du Vieux-Noranda. Ce qui n’empêche pas le rappeur de sauter à de nombreuses reprises dans la foule. Peut-être voulait-il voler le casque de sécurité que portait un fan?

Les fans du rappeur auront droit à un Souldia content de retrouver son public abitibien. Naya Ali aura même l’honneur de venir brasser la cage lors d’une performance.

Souldia/Photo: Mathieu Aubry

Pendant ce temps, d’autres membres du groupe s’époumonent à Victime au Cabaret de la dernière chance.

Victime/Photo: Élise Jetté

Simon Provencher décalisse ses lunettes et de nombreuses personnes se décalissent en général.

Victime/Photo: Élise Jetté

Quelqu’un qui voulait se battre se fait également crisser dehors. Comme quoi la sécurité aurait dû se répartir entre le show de Souldia et celui-là.

Les lunettes de Simon de Victime/Photo: Élise Jetté
Victime/Photo: Élise Jetté

Nous quittons finalement pour attraper le trio rock garage japonais The 5.6.7.8’s.

5,6,7,8’s/Photo: Élise Jetté

Tout devient mongol au Diable Rond, devant les trois madames, habillées en comptables des années 70, qui produisent des sons incroyables et reconnus (notamment dans les films de Tarantino).

5,6,7,8’s/Photo: Élise Jetté
5,6,7,8’s/Photo: Élise Jetté

Le constat est simple: se faire chanter des tounes en japonais quand le buzz d’une substance plus ou moins illicite décide d’embarquer, c’est affolant.

5,6,7,8’s/Photo: Élise Jetté
5,6,7,8’s/Photo: Élise Jetté

La soirée se conclut en gang aux danseuses avec l’auteur-compositeur-interprète Thierry Larose qui a été berné par ses amis afin de l’entraîner dans le vice. Un endroit où il en coûte 3$ d’entrée.

Thierry aux danseuses

Seules les filles se font carter. Après 45 minutes d’attente, une danseuse ose sortir des isoloirs pour venir sur scène pendant que l’animatrice recule la chanson afin de SUCEtenter l’appétit de la foule. «On va la rewindée pour toi Charlène», dit-elle. Charlène retournera aussi vite qu’elle est arrivée dans l’isoloir. À l’appel du last call, nous quittons aussi vite que possible cet étrange endroit au moment où System of a Down joue à tue-tête. Dans une chambre, au Motel Mistral, on mange du fromage effiloché qui a des allures d’organes.

Miam

Tout est beau.

Voici le récit de notre JOUR 1

Voici nos 11 meilleures phrases entendues durant notre deuxième journée au FME:

1- «Je suis allée dans des funérailles et cette toune-là jouait» – Élise Jetté aux danseuses.

2- «On dirait que la pluie aujourd’hui, c’est quelqu’un qui nous crache dessus» – Élise Jetté au Pool Party

3- «Tu as du parmesan dans le dos» – Quelqu’un qui n’est pas un Italien

4- «Sans oui, c’est non piquant» – Un homme qui dit vrai

5- «Quand on aime, on fait mal» – Sûrement la même personne qui a dit la phrase précédente.

6- «Je rêve d’entendre Guy A. Lepage commencer une entrevue par: « C’est quoi ton esti de problème? »» – Quelqu’un qui sera déçu

7- «Fuck le rap, mange-moi la cenne» – Entendu en direction du show de Souldia

8- «Jean-Sébastien Bach a été oublié comme Britney Spears» – Philémon Cimon

9- «Faudrait pas que je refasse cette note-là» – Un artiste dur avec lui-même

10- «Tu mérites mieux qu’un gars qui te pitche son cell dans face» – Une fille remplie de bon sens dans les toilettes du Cabaret

11- «Ça va, j’ai tout flushé le fromage» – Quelqu’un qui trouve la fin de soirée tof

La Noce de cuir, une crisette d’adolescence et la sagesse de Brachman

Je me souviendrai toujours de la face que faisaient mes amis au retour de La Noce de coton (2018), après avoir vu notamment l’extraordinaire et transcendant show de Karkwa l’an dernier. Leurs visages exprimaient un mélange de gratitude, additionné d’une indéchiffrable satisfaction et d’un sale, bien que serein, lendemain de veille. Ils avaient pleuré durant le spectacle. Je me suis dit: jamais plus je ne raterai La Noce. Ma promesse à moi-même je tins et décevante ne fut pas La Noce de cuir. Je vous propose donc une version décousue, un trente-deuxième récit et trente-et-un trente-deuxièmes photoreportage de toc, de mon passage trop bref à Chicout.

Aller à l’essentiel avec Brachman

Brachman est un superhéros qui est né à la Noce de cuir – et qui n’est visiblement pas sur les fuseaux horaires terrestres. Il ressemble étrangement à Philippe Brach et la rumeur veut que lui et Brachman soient des jumeaux séparés à la naissance. J’ai eu l’honneur de m’entretenir avec lui à visage découvert (il enlève rarement son masque). Il m’a confirmé qu’il est issu d’une famille de «sommeliers du mush». Il m’a aussi arrosée de quelques perles de sagesse. Il a conclu en me rappelant qu’il ne «faut pas trop se prendre la tête, parce que tout le monde s’en câlisse.»

Ici, l’intégralité de mon entrevue avec le superhéros Brachman. Lui qui a été vu lors du festival combattant l’ordre et la paix pour que le désordre règne.

Francouvertes 2019, soir 7: rentrer dedans… un très petit public

C’était soir de poisson d’avril au Lion d’Or, lundi pour la dernière soirée de préliminaires des Francouvertes. La soirée était sold out… POISSON D’AVRIL.

Il y avait peu de convives en ces lieux pour le 7e lundi de la série, mais c’était pas moins bon pour autant.

En première partie, le gagnant de l’édition 2014 des Francouvertes, Philippe Brach nous chante le Ô Canada de dos. Puis, ne s’adressant à la foule qu’avec sa petite radio dans laquelle sa voix est déjà pré-enregistrée, il enchaîne D’amour, de booze, de pot pis de topes, une chanson «qui vieillit très mal», selon Brach.

Philippe Brach/Photo: Élise Jetté

Comme une personne de sa génération, il entrecoupe sa toune de passages du refrain de la toune de Watatatow.

Il nous offre sa nouvelle toune obligatoire dans le concept de la soirée: «C’est la moitié d’une chanson en anglais», s’excuse Philippe sans vraiment s’excuser.

Fria Moeras/Photo: Élise Jetté

Fria Moeras brise la dernière glace de la saison des préliminaires. Elle a compris le thème de la soirée avec son poisson dans le dos. C’est pas son premier BBQ.

Fria Moeras/Photo: Élise Jetté

«C’est mon tour», dit-elle avec la joie d’une puce sur le dos d’une bête bien poilue. Très groundée, elle nous enchaîne ses chansons sans demander de permission à qui que ce soit.

Fria Moeras/Photo: Élise Jetté

Hors des sentiers battus, elle dit «1, 2, 3, pâté chinois» pour starter sa toune au lieu de «1,2,3,4,5,6,7,8». Première fois que ça arrive. Au lieu de remercier les gens dans la salle, elle remercie Montréal, Québec, Magog et Forestville. «On les oublie trop souvent», dit-elle.

Elle décortique la thématique de la chanson d’amour avec Dr. Folamour,«ce qui se rapproche le plus d’une chanson d’amour» dans son répertoire, car elle essaie encore de comprendre cette chose complexe. «J’ai crevé mes yeux pour ne plus voir, ni toi ni le soleil. Ça brûle ma rétine», chante-t-elle. On comprend pourquoi elle n’écrit pas au sujet de l’amour normalement. Ça a l’air de faire mal.

C’est la plus petite foule des Francou depuis le début de l’édition, mais elle s’y adresse comme si c’était le 2e Centre Bell de Loud. Elle finit son set juchée sur le drum, en parfaite cohérence avec les bélugas: son drummeur et son bassiste.

C’est ensuite au tour de Poulin, Valérie de son prénom, de se jeter par terre (littéralement) pour convaincre les juges.

Poulin/Photo: Élise Jetté

Dès sa première chanson, Inspire, chaque phrase est une question de vie ou de mort. J’ai binge watché la saison 3 de Queer Eye la semaine passée donc j’avais juste le goût de dire Brava! Queeeeeeeeen!

«Ça serait le temps que vous donniez un prix à Étienne Dupré (son bassiste)» dit-elle, en parfait accord avec FAV. Il prend jamais de vacances des Francouvertes le bon gars! Elle encourage aussi les autres artistes à l’engager: «Payez-le!»

Étienne Dupré/Photo: Élise Jetté

Chaque chanson est un cri nécessaire. On ne se demande jamais pourquoi elle dit les choses. Elle les dit, c’est tout. Elle invite aussi les spectateurs à crier. Un cri primal qui nous permet s’extérioriser tout ce qu’on ne peut pas crier à Montréal, dans une ville civilisée.

Poulin/Photo: Élise Jetté

Elle remercie son drummeur Thomas Sauvé-Lafrance d’être resté. «Dans certaines situations, il s’appelle T-Cup. Il est resté avec moi, même si j’arrivais souvent de chez mon psy avant les pratiques et j’arrivais en pleurant. Il ne s’est pas sauvé.»

Poulin/Photo: Élise Jetté

La puissance de son chant a quelque chose de sacré quand elle chante: «Mais peu m’importe s’il y a un Dieu. Mais est-ce qu’il m’en veut»

Poulin/Photo: Élise Jetté

Avec tout ce qu’elle est, elle occupe tout l’espace vide de la salle et de la scène. Elle n’a que deux musiciens. Le Lion d’Or n’est vraiment dans une soirée jam-packed. Et pourtant. Le vide est occupé.

La soirée se conclut avec le trio BIRMANI. «On est le groupe désagréable à écouter de 2019», lance Simon, le chanteur.

BIRMANI/Photo: Élise Jetté

Nous suggérant des bouchons de qualité et nous avisant que normalement «leurs shows durent trop longtemps», ils s’élancent. La première pièce s’appelle Esna et parle entre autres du Nil, un fleuve égyptien que je n’avais pas nommé depuis mon exposé oral sur Toutankhamon en quatrième année.

BIRMANI/Photo: Élise Jetté

La deuxième chanson L’hiver (est long en criss) n’est pas sans rappeler les derniers mois. « C’est comme si le froid me niaisait», chante Simon. Ben non, Simon, ben non.

Et c’est dans un grand vacarme organisé et une toune qui s’appelle Bye que l’on dit bye aux préliminaires des Francouvertes.

Seule Poulin entrera dans le club select qu’on reverra lors des demi-finales les 15, 16 et 17 avril.

Palmarès final des préliminaires des Francouvertes 2019:

1- O.G.B.

2- Thierry Larose

3- Poulin

4- P’tit Belliveau et les Grosses Coques

5- David Campana, Shotto Guapo, Major

6- Dear Denizen

7- Comment Debord

8- Anaïs Constantin

9- Alex Burger

Boum Dang Sangsue!: voyage astral avec Philippe Brach

La Maison symphonique de Montréal était sur les champignons magiques, jeudi soir, alors que le mystérieux ancien-nouveau collectif composé de Philippe Brach, Érika Soucy et Fabien Cloutier s’est emparé de la Place des Arts pour une soirée classique/absurde en deux temps.

Dès l’ouverture des portes, le parterre de la Maison symphonique est diverti par un homme en costume de lutte et son portevoix. Parcourant les allées, le personnage remercie un à un les partenaires de l’évènement jusqu’au début du spectacle, s’amusant à faire retentir une sirène de police ici et là.

«Merci Philippe, merci Pedro, merci Olivier, merci la Place des Arts!» / Photo: Camille Avery-Benny

Les quelque 80 musiciens qui s’échauffent sur la scène se lèvent ensuite pour accueillir le chef d’orchestre Nicolas Ellis ainsi que le trio idéateur de la soirée. Après avoir récité une liste loufoque de ce qu’on pourra voir et ne pas voir lors du spectacle (des MetroStar, du tonnerre et la légalisation du pot, notamment), le groupe invite la foule à se lever pour l’hymne national canadien interprété solennellement par Brach.

BOUM

L’Orchestre de l’Agora dirigé par Nicolas Ellis assure ensuite la première moitié de la représentation, exécutant avec précision Les animaux modèles du compositeur français Francis Poulenc, ainsi que quelques autres classiques de Stravinsky et Ravel, entre autres.

Si la Maison symphonique est pleine, le chœur est quant à lui libéré pour laisser place à des projections de nuages pastel bougeant au rythme de la musique. À l’occasion, de faux éclairs et explosions se synchronisent aux tambours et les animations s’agitent à mesure que les arrangements s’intensifient, donnant parfois des allures de Mordor au chœur enflammé.

Mordor ou la Maison symphonique de Montréal / Photo: Camille Avery-Benny

Arrivent ensuite Brach et ses deux acolytes en jerseys du Tricolore, invitant la foule à se dégourdir pendant l’entracte avant de repartir en coulisses avec leur ami en maillot de lutte. Jusque là, rien de trop déjanté.

Quelques minutes plus tard, l’auteur-compositeur-interprète est de retour sur scène, accroupi devant l’Orchestre de l’Agora pour mieux apprécier la pièce introductive homonyme de son album Le silence des troupeaux, arborant un charmant chapeau-champignon.

Si l’intégrale de l’album s’enchaine de manière classique, ce sont les 80 musiciens et les projections qui font voyager les spectateurs réunis dans la Maison symphonique. Mettant en vedette des branches à l’esthétique hallucinogène dansant sur un fond rappelant parfois les génériques d’ouverture de Star Wars, le décor s’anime au fil des chansons.

DANG

L’interprétation solide de Brach est interrompue pour une première fois par la poétesse et comédienne Érika Soucy, qui vient réciter quelques lignes pessimistes sur une mélodie de l’Orchestre qui rappelle drôlement celle de No Diggity de Blackstreet. «La poésie sert pu à rien», scande notamment l’auteure dans sa robe à paillettes.

Érika Soucy sur fond de lunes et humanoïdes / Photo: Camille Avery-Benny

On peut ensuite entendre l’impressionnante voix de Philippe Brach sur un classique de Nat King Cole, avec un romantique coucher de lune en guise de décor. «Y’a-tu des questions avant qu’on poursuive? L’œuf ou la poule? Je vais prendre l’enveloppe», lance l’interprète avant de retrouver sa guitare pour une version simpliste de Pakistan. Sur le mur du fond, on peut admirer des corps humanoïdes difformes flottant de droite à gauche, plus tard remplacés par de luxuriantes branches feuillues.

Philippe Brach interprète Nature Boy de Nat King Cole / Photo: Camille Avery-Benny

Une deuxième intervention d’Érika Soucy accompagnée par l’humoriste et metteur en scène Fabien Cloutier met un peu de lumière sur la nature du nom du spectacle. Du moins, en partie.

SANGSUE

Dans les années 1500, les Françaises ayant eu des relations sexuelles hors mariage utilisaient des sangsues pour marquer d’ampoules leurs parois vaginales et simuler leur virginité, selon Fabien Cloutier. Ainsi, les maris voyant du sang lors de la pénétration n’y voyaient que du feu, explique l’humoriste à la foule dubitative. Voilà pour la partie « Sangsue » du spectacle.

Érika Soucy et Fabien Cloutier provoquent rires et malaises / Photo: Camille Avery-Benny

Se voulant à la fois engagé, absurde, dans l’air du temps et humoristique, Boum Dang Sangsue! se poursuit sans trop d’excentricités avec une troisième et dernière intervention ironique à saveur écologique. A capella, Cloutier enfile les affirmations: «J’achète pu de Nutella», «J’ai une tondeuse pas de moteur, c’est pour ça que j’ai de l’espoir». Soucy reste quant à elle plus rationnelle: «Au Yémen, c’est un enfant qui meurt aux dix minutes». Pendant ce temps, Brach reste coi. Bref, de quoi faire lever le party.

En guise de finale, une dizaine de jeunes chanteuses se déploient dans le chœur pour accompagner les dernières pièces de l’album sous une pluie de missiles et d’explosions.

Philippe Brach nous laisse admirer son chapeau-champignon tout en profitant de la musique / Photo: Camille Avery-Benny

Somme toute, les amateurs de cordes, de cuivres et de clins d’oeil absurdes ont été servis, jeudi soir, malgré les enchaînements décousus sans doute dus au manque de préparation de la part de l’indomptable trio. «Ça parait-tu que ça a été monté y’a deux semaines, ce show-là?» a demandé Philippe, après un cue manqué.

Après avoir visionné une vidéo promotionnelle dans laquelle Philippe Brach annonce Boum Dang Sangsue! en grignotant des champignons magiques, je dois avouer que mes attentes étaient élevées en mettant les pieds à la Place des Arts. Sans être pour autant déçue, j’attendais plus de fioritures de la part du braque en chef. Il faut dire que la dernière fois que j’ai vu Philippe Brach, il sortait d’une chrysalide sur la scène du MTelus pour offrir un spectacle de magie-musique déguisé en Mysterio Steve

TOUT ce que Feu à volonté vous a appris en 2018

2018 a été une grosse année musicale pour l’équipe de Feu à volonté. En tant que rédactrice en chef, ce qui m’a le plus marquée cette année, c’est que les forces de l’ordre se soient pointées au show de Yes Mccan pour autre chose que pour sauver Fanny. Mais rassurez-vous, on n’est pas seulement allés dans des shows où la présence policière était accrue. Voici les moments les plus marquants de notre année.

Team FAV avant un échange de cadeaux de haut calibre.

Cette année, j’ai vu le maire de Laval utiliser une toilette chimique. Puis, j’ai assisté à l‘anniversaire de Lydia Képinski et/ou à la fin du capitalisme. J’ai également, tel Charles Tisseyre, démystifié le secret des trous noirs lors de la finale des Francouvertes.

Alors que tout le monde mourait de chaud sous le soleil caniculaire de Baie St-Paul au Festif, Marielle et moi avons eu beaucoup de plaisir dans la lugubre et mythique boutique Tremblay avec La Carabine, un fort sympathique duo avec lequel nous sommes allées à la pêche de nuit. Une expérience fortuite, mais non déplaisante. On a fait faire la sirène à Philippe Brach et on est allées perdre notre ciel dans un couvent avec Salomé Leclerc (les gens passent leur vie à gagner leur ciel, mais nous on fait jamais rien comme il faut).

De son côté, Marielle a dégusté du poulet chez Scores avec Félix Dyotte et elle a assisté à l’évènement attendu autant que le retour du Messie: le grand retour de Yelo Molo. Et, en tant que journaliste d’enquête hors pair, Marielle a parlé à Olivier avant qu’il rencontre Pézie (ça reste à prouver) à O.D.. Elle a récolté une phrase telle que: «Je ne pense pas que je suis un médicament, mais ça peut plutôt être un baume sur le coeur. J’ai un sourire Polysporin.»

Julien nous a offert des comparaisons sensuelles dans sa critique de l’album de Joe Rocca. On a aussi pu apprécier son éloge du gros bon sens avec Alex Burger. Pendant ce temps, Maxime acclamait le girl power de Random Recipe: «Les deux chanteuses sautent sur scène avec une énergie massive, et donnent beaucoup de challenge à l’autofocus de ma caméra».

Mathieu Catafard a fait une déclaration d’amour presque aussi touchante que celles entendues à O.D., mais bien à Daniel, l’album de Jesuslesfilles. Etienne vous a servi une playlist pour le premier ministre sortant lors des dernières élections provinciales. Laurence a acheté des gratteux à Sainte-Thérèse pendant qu’Anatole dansait tendrement.

Je me suis inclinée bien bas devant les entrevues on point d’Alexandre, notamment avec Fouki: «Je trouve que le weed est pas mal trop associé aux jeunes qui vont s’écraser sur un divan avec leurs amis et jouer aux jeux vidéos jusqu’à l’âge de 30 ans. Personnellement, je ne le vois pas comme ça. Si je suis high, je vais avoir envie de m’activer, de faire de la musique, de créer quelque chose».

François a fait des jeux de mots de mains en parlant de Jean-Michel Blais. Mathias a sorti sa boule de cristal à Mile Ex End et, au show de Gros Big, Camille s’est demandé si ça avait encore du bon sens de lancer des CDs dans la foule en 2018: personne a ça, un lecteur CD. Puis Émilie, recrue de fin d’année, est allée s’émerveiller tel un millenial devant Ciné-Cadeau au show de Karkwatson.

Mathieu Aubry, au show des Louanges, a posé la grande question à Laurent Saulnier: vous allez programmer Les Louanges aux Francos, au Festival de jazz ou au deux? Mathieu Aubre, qui n’est pas le même humain que Mathieu Aubry, a aimé un show de Jérémy Gabriel.

Finalement, le consensus éditorial de FAV a regroupé les meilleurs albums locaux de l’année. C’est ici:

TOP FRANCO 10 à 1

TOP FRANCO 20 à 11

TOP ANGLO/INSTRU 10 à 1

TOP ANGLO/INSTRU 20 à 11

Je vous laisse avec les choix de mon équipe devant l’éternelle question: C’est quoi TA toune de l’année?

Je vous ai même mis la playlist Spotify parce qu’il n’y a qu’une chose qui en connait plus sur toi que ton banquier et c’est Spotify:

Émilie Pelletier Grenier: La HiérarchillJérôme 50

Mathias BP: HuggWizaard

Etienne Galarneau: PersonneJay Scott x Smitty Baccaley

Laurence Godcharles: La nuit est une panthèreLes Louanges

Jonathan Arès: Fille de Personne IIHubert Lenoir

Maxime Plantady: By The DaylightDevon Welsh

Marielle Normandin Pageau: Orchidéeszouz

François Larivière: La valse des trottoirs Choses Sauvages

Julien St-Georges Tremblay: PlutonAnatole

Mathieu Aubry: ScuseObia le Chef

Alexandre Demers: FLXAlaclair Ensemble feat. Souldia

Camille Avery-Benny: EverydayZach Zoya X High Klassified

Élise Jetté: Chanson #7Salomé Leclerc

Aussi, on parle jamais de musique out of Québ, sur FAV, et j’en suis fière. Québec FTW, mais j’ai quand même fait une playlist de 100 pièces qui regroupent tout ce que j’ai le plus aimé au monde dans ce qui est sorti en 2018. Enjoy!

Bonne année!

10 tounes à aller entendre live cette semaine à Coup de coeur francophone

Le festival Coup de coeur francophone se poursuit jusqu’au 11 novembre. On a des recommandations à vous faire! On ne peut gager tout l’argent qu’on a (pas) que ces artistes interprèteront les tounes nommées, mais notre guess, c’est «vas-y donc pour vérifier.»

1- Le show Pro Bonneau – 6 novembre 20h au Club Soda

C’est un spectacle bénéfice, donc, déjà là, t’as une bonne raison d’y aller. Également, plusieurs artistes seront réunis sur scène. On peut définitivement rien promettre, mais comme Philippe Brach et Luce Dufault font partie des invités, nous on aimerait vraiment ça entendre un mash up de Les soirs de scotch/C’est tout oublié. Ça fit en tout cas.


2- Testament d’Anatole – 6 novembre 20h au Ausgang

Lors du lancement de son nouvel album, Anatole a niaisé tout le monde, donc il faudra aller ici pour voir ce concert.

3- Une nouvelle toune de Laura Babin – 6 novembre 20h au Verre bouteille

Laura promet, sur Facebook, une brand new chanson et elle dit que tu ne pourras pas la revoir de sitôt!

4- Laura Sauvage chante Air au show de Marin Blanc – 7 novembre 20h au Ausgang

Le spectacle de collages de Marin Blanc fut un succès l’an dernier. Elle remet ça et la programmation a juste aucun bon sens! On se demande quelle chanson de Air chantera Laura Sauvage. Les paris sont ouverts.

5- Fleur de Saratoga – 7 novembre 20h au Théâtre Sainte-Catherine

On sait pas pour vous, mais nous on n’a pas revu Saratoga en show depuis la naissance de leur mini-Saratoga. Comme notre collaborateur Etienne avait déjà élu le couple «affaire la plus cute depuis l’invention du bébé chat», on se demande à quel niveau la paternité et la maternité les auront amenés.

6- Philippe B & The Alphabet – 8 novembre 20h au Club Soda

On sait pas quelle chanson du répertoire de Philippe B on a le plus le goût d’entendre en version électrifiée avec un band de 9 personnes (The Alphabet). On ne sait pas non plus de quoi aura l’air son set list. Par contre, on peut dire que, celle-là est dans notre top 10 de chansons préférées, toutes catégories confondues.

7- Keith Kouna solo – 8 novembre 20h au Théâtre Sainte-Catherine

Je vais parler pour moi. C’est en solo que j’aime le plus Keith Kouna. Les écorchés vifs me captent toujours et c’est cet aspect qui ressort le plus chez Keith quand il n’a pas son band. Demande spéciale:


8- La fin des saisons de Salomé Leclerc – 9 novembre 20h au Ministère

C’est pas un secret: le nouvel album de Salomé Leclerc est excellent. Comme elle n’a pas fait de lancement, ce sera notre première occasion de la voir en concert à Montréal depuis la parution des Choses extérieures. Notre demande spéciale:


9- Mon coeur paré passera partout d’Antoine Corriveau – 9 novembre 21h au Club Soda

C’est un autre secret très mal gardé: le nouvel EP d’Antoine Corriveau est un beau chef-d’oeuvre et cette chanson-là, il est difficile de s’en défaire.


10- Maude Audet, carte blanche – 10 novembre 20h30 à la Maison de la culture Maisonneuve

Le titre du spectacle est Le soir aux mille soleils. Maude Audet a carte blanche et elle a invité plein de monde. Avons-nous besoin d’en dire plus?

Toute la programmation de Coup de coeur francophone est disponible en ligne! Oui, oui, en ligne!