Épatant vendredi…sur Mer

La chanteuse suissesse Vendredi sur Mer, avec en première partie le trio montréalais Paupière, a livré un spectacle d’une prodigieuse scénographie lors des Francos de Montréal à L’Astral. 

Dans un décor épuré, ce sont les artistes déjantés de Paupière qui ouvrent le bal avec leur son vaporeux. Sur la scène, on ne retrouve que le clavier d’Eliane Préfontaine, les percussions de Pierre-Luc Bégin et le pied de micro de Julia Daigle. Chacun vêtu d’une couleur fluo, les trois membres ont sorti leurs outfits de festival qui matchent

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«Vous êtes fins, j’vous aime ben et je pense que c’est réciproque», exprime Pierre-Luc au public très réceptif du petit amphithéâtre. Le jeune homme interagit à plusieurs reprises avec les spectateurs. «Y’a t’il des questions?», lance-t-il à la foule calme. «T’as quel âge?», répond une voix. «Really? C’est ça la question?» Julia Daigle qui est déjà nue pieds détache ses cheveux. Le batteur prend une gorgée de bière entre les chansons et termine le spectacle torse nu.

Vendredi sur Mer, de son vrai nom Charline Mignot, fait son entrée sur scène: aucun instrument, rien qu’un pied de micro et le charisme de la Parisienne d’adoption. Puis, ses danseurs derrière elle, à qui je décernerais l’étoile du match. Ensemble, ils forment un trio d’une chimie adorable. Pas besoin d’éclairage ou de projections extravagantes, ni même de musiciens. Le public est captivé par le spectacle. 

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«C’est ma troisième fois à Montréal et on est toujours aussi bien accueillis», exprime Vendredi sur mer. À défaut de connaître les couplets par coeur, la foule danse et s’amuse tout au long du concert au plaisir de la chanteuse et des danseurs. Ces derniers semblent tout autant impressionnés de la réception du spectacle. Montréal sait tenir sa réputation du public le plus généreux. 

«La prochaine, c’est une chanson que j’ai écrite à Montréal», confie Vendredi sur Mer avant d’interpréter Dolan tiré de son album Premiers émois. Pour ma part, je suis absorbée par toutes les textures qui me sont exposées: les chaussures roses à paillettes de Mignot, le col roulé bleu brillant et les pantalons en velours côtelé du duo de danseurs.  

Soudain, je remarque que Charline Mignot regarde et s’approche souvent du grand gaillard à côté de moi… Comme si elle chantait pour lui. «Les coups de foudre ça ne m’arrive pas souvent», lui dit-elle à la fin d’une chanson. Sacrée femme.

Subitement, l’artiste s’arrête et semble gênée. «Je viens de me rendre compte que j’ai passé par-dessus quatre chansons de la setlist… Mea culpa», dit-elle. Le public applaudit. Peu importe, tout le monde danse. «Celle-ci, je l’ai écrite à propos de mon premier amour à 14 ans, elle s’appelle Chewing-Gum», indique la chanteuse tout sourire. 

«Est-ce qu’il y a quelqu’un qui s’appelle Camille dans la salle?», demande Charline avant la chanson du même nom. «As-tu déjà fait pleurer un garçon Camille? Je suis sûr que oui.»

Le concert tire à sa fin et une personne du public offre même du vin aux trois artistes sur scène. À la vôtre! Les Montréalais savent définitivement comment être l’hôte des projets musicaux d’outre-mer et on a pu le souligner davantage durant les Francos. 

Le buffet: Paupière dans le festin pharaonique

Chaque semaine, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

D’un point de vue tout à fait personnel, ça fait depuis le tout premier show de Paupière à Coup de coeur Francophone en 2016 (me semble) que j’ai la maudite toune qui parle de Toutankhamon dans tête. Finalement elle s’appelle pas Toutankhamon, mais Howard Carter. Comme quoi, hein!

L’ancien (?) représentant chanteur des Mexican Candies, Thierry Larose, en a surpris plusieurs aux Francouvertes lundi dernier (il est actuellement premier au palmarès). Dans son répertoire figurait ce premier extrait, Cache-cou.

L’Amalgame propose quelque chose de Concret (sorry not sorry pour le jeu de mots ¯\_(ツ)_/ )¯

Mon coeur paré passera partout, de dire Antoine Corriveau, mais passera-t-il dans les grosses radios? On sait pas. Mais dans vos yeux, avec ce vidéoclip, pour sûr.

Belle allégorie, mon Les Louanges, alors que tu montres un chantier de construction dans ton nouveau clip pour Wescott, similaire à LA CARRIÈRE QUE TU AS CONSTRUITE EN UN AN BRAVO!

Reine de la jeune country music locale, Sara Dufour vous invite Chez Té Mille avec le single de son album à paraître le 12 avril.

Osheaga 2018: on va respecter les règlements cette année

L’an dernier, on n’avait pas reçu d’accréditation pour aller couvrir Osheaga. Question de s’excuser pour y être tout de même allé les trois jours semi-officiellement, on a décidé de faire un beau texte pour parler de la programmation 2018 du festival montréalais. Ça l’air que c’est de même que ça marche, dans le milieu de la culture.

Force est d’admettre qu’on aimerait bien y aller cet été parce que la prog est assez solide. Une des plus belles depuis un petit bout de temps en fait. Si en 2017, c’est le Festival d’été de Québec qui s’était imposé comme ayant le plus beau setlist de la saison, Osheaga reprend ici le titre haut la main. Et question de prouver le tout, on vous présente ici nos faits marquants de l’affiche dévoilée ce midi.

Les têtes d’affiches:

  • Blondie: La formation new wave américaine de Debbie Harry viendra célébrer ses 44 ans de carrière au Parc Jean-Drapeau. 44 ans et elle se retrouve tout de même sur la seconde ligne de sa journée, soit le samedi 4 août, ce qui prouve assez bien le niveau de qualité de la soirée. Elle est juste derrière Anderson .Paak, qui fera son 158e show au Québec en deux ans, approximativement.

  • Franz Ferdinand: C’est pas vraiment une méga tête d’affiche, mais le groupe efficace est honnêtement un incontournable en spectacle si vous ne les aviez jamais vus. Le quintette viendra présenter son dernier opus Always Ascending au public montréalais, mais de nombreux hits de leur incroyable album Franz Ferdinand de 2004 sont à prévoir.

  • The National: Avis à tous, Élise, notre rédac-chef, compte se défenestrer depuis qu’elle a appris la présence de la bande à Matt Berninger à Montréal. Les Américains, toujours aussi suaves et doux, feront fort probablement brailler des tonnes de post-emos reconvertis en hipsters inassumés le dimanche 5 août.

  • Arctic Monkeys: Grosse prise pour l’organisation d’Osheaga! Les anglais, qui headline cet été plusieurs grands festivals américains, devrait faire courir les foules pour leur passage en terres montréalaises, même cinq ans après la sortie de leur dernier album AM, qui reste encore aujourd’hui un must.

  • James Blake: Dernier, mais non le moindre: le producer anglais James Blake. Celui qui passe parfois inaperçu en offrant ses productions léchées aux plus grands noms de la pop et du rap, viendra présenter des extraits de son impressionnante discographie lors de la soirée d’ouverture du festival, le 3 août prochain. Le son de festival lui rendra-t-il toutefois justice? Seul l’avenir nous le dira.

Les bands à ne pas manquer:

  • Alex Cameron: L’Australien, en plus d’avoir sorti l’excellent album Forced Witness l’an dernier, nous aura aussi offert un des clips les plus fuckalls de 2017 avec la chanson Big Enough de Kirin J Callinan. Ça s’annonce déjà comme un excellent set sous le chaud soleil de l’après-midi.

  • GoldLink: Un rappeur américain qui commence à se faire connaître, entre autres pour ses collaborations répétées avec Kaytranada. Son hip-hop fortement teinté de R&B devrait enchanter les foules et on peut peut-être s’attendre à des invités surprises lors de son show.

  • Julien Baker: Jeune chanteuse folk américaine, elle a fait tout un buzz avec la sortie de son magnifique album Turn Out The Lights l’automne dernier. Probablement un des sets les plus émouvants de cette fin de semaine, mais on a déjà bien hâte quand même.

  • Modeselektor: Présence assez surprenante pour le duo de Djs berlinois sur cette programmation, alors qu’ils n’ont pas la réputation de courir les festivals à outrance. Surtout connus pour leurs ambiances technos et leur rôle dans la formation Moderat, ils ont aussi travaillé avec d’aussi gros noms que Radiohead ou Mr Oizo dans le passé. Ça risque d’être assez dansant comme set.

  • Carpenter Brut: Finalement, les amateurs de musique qui brasse ne seront pas en reste avec la présence du Français Franck Hueso et son groupe synthwave au festival. Pour ceux qui n’auraient jamais vécu l’expérience de les voir en live, c’est vraiment quelque chose d’incontournable, que vous soyez des fans d’électro dystopique ou pas.

Le volet québécois est aussi maintenu cette année avec quelques beaux noms sur la programmation. En rafale: Milk & Bone, Matt Holubowski, Essaie Pas, A-Track, Loud, John Jacob Magistery, Paupière, The Brooks, Ponctuation et quelques autres.

Donc voilà, on a fait patte blanche. La balle est maintenant dans votre camp, Osheaga! On vous rappelle en terminant que Osheaga 2018, c’est du 3 au 5 août prochain. Manquez pas ça!

TOP 2017 FRANCO positions 10 à 1

Le temps est venu de revenir sur les meilleurs moments musicaux de 2017! On reviendra pas sur toutes les choses qu’on a essayé de voler quand on est allés au Festif de Baie-Saint-Paul, parce qu’on espère être encore invités l’an prochain. Voici nos 10 albums francophones préférés de l’année. C’est en ordre décroissant pour faire durer le plaisir!

 

10 Maude AudetComme une odeur de déclin

La plume mélancolique de Maude Audet a capté l’attention de plusieurs collaborateurs de Feu à volonté. Sa manière d’interpeler l’auditeur à la deuxième personne du singulier sur presque toutes les chansons nous aide à nous impliquer dans son oeuvre. On se retrouve à l’intérieur de cette odeur de déclin. Et contrairement à ce qu’on pourrait imaginer par rapport au déclin, ben, ça sent très bon! (ÉLISE JETTÉ)

9 Paupière À jamais privé de réponses

L’album du trio montréalais est comme ce à quoi ils nous ont habitués: de la pop synthé langoureuse et dégoulinante inspirée des années 80. Il est rare d’entendre un groupe pop électro à l’échelle locale sortir un album complet où les moments faibles sont rares. Même s’il possède un haut potentiel de mal vieillir (vous m’en parlerez dans cinq à dix ans), pour le moment, on apprécie le bon temps qu’il nous procure. (JONATHAN ARÈS)

8 Pierre Lapointe – La science du cœur

Lapointe chante l’amour d’une manière tellement assumée que j’en ai encore la mâchoire décrochée. Il atteint la fine limite entre la poésie surréaliste et le quotidien poétique. L’orchestration rend l’ensemble grandiose, avec quelques détails synthétiques jouissifs. Il est sur son «Serge Gainsbourg» money on this one! (JULIEN ST-GEORGES TREMBLAY)

7 NicoletHochelaga

Le projet d’Étienne Hamel, Nicolet, tire son nom d’une rue en bordure de la ligne verte de la STM. Bien que le titre de l’album, Hochelaga, soit une référence directe au quartier montréalais, la poésie de Nicolet n’a pas de barrière géographie. Une certaine mélancolie est perceptible à l’écoute de l’album. Avec le temps froid qui se pointe, Nicolet vous sera un accompagnateur de haut calibre lors d’une randonnée en pleine tempête. (MATHIEU AUBRY)

6 Philippe BrachLe silence des troupeaux

Quelques frissons dans le bas du dos quand j’écoute cet opus, bien assise dans le métro, café à la main. Je me dis que je devrais me procurer un cheval pour réussir à survivre à l’apocalypse quand elle surviendra. Cet album ne me procure pas juste cette émotion (appelons ça une émotion), mais plein d’autres feels que je ne savais pas que j’allais ressentir un jour dans ma vie. (MARIELLE NORMANDIN PAGEAU)

5 Peter PeterNoir éden

Comme un vin qu’on laisse vieillir ou un Téo Taxi, Peter Peter sait se faire attendre. Un peu moins de cinq ans après la parution d’Une version améliorée de la tristesse, Peter Peter a fait paraître en février Noir éden, son troisième album en carrière. C’est un album pop d’une efficacité déconcertante. Plusieurs chansons restent gravées inconsciemment dans nos esprits. Bien réel, Loving Game et Vénus sont les plus marquantes de l’album. Bien qu’en nomination dans la catégorie d’album pop de l’année lors du dernier gala de l’ADISQ, Peter Peter semble boudé par l’industrie québécoise. Qu’à cela ne tienne, nos cousins français semblent bien l’apprécier. (MATHIEU AUBRY)

4 CorridorSupermercado

Un jour, en entrevue, on a demandé aux gars de Corridor s’ils avaient appelé leur album Supermercado parce qu’ils espéraient que ce disque puisse super-marcher. Ils nous ont regardés bêtes en se demandant si c’était une vraie question. Sauf qu’à l’écoute, on sait que c’était une vraie réponse. Tout ce que vous saviez sur le groupe – les guitares qui pincent, les harmonies dissonantes, les voix vaporeuses – est là, mais dans une formule résolument pop et accrocheuse. Chapeau, chapeau, chapeau. (ETIENNE GALARNEAU)

3 Eman X VlooperLa joie

Dieu nous offre enfin les récits du jeune prodige Emmanuel à la suite de trois longues années d’attente après la sortie du très large et imposant XXL. Avec son acolyte Vlooper et leur style unique impossible à copier-coller, il n’y a qu’une chose possible à ressentir à l’écoute de ce nouvel album: LA JOIE. Depuis le mois d’août, c’est du gros son en boucle dans les headphones à la plage, en checkant un Monet, le lundi, le matin, la nuit, partout, tout le temps. (FRANÇOIS LARIVIÈRE)

2 Philippe BLa grande nuit vidéo

Philippe B nous a offert le cadeau d’une autofiction imagée par le cinéma, une suite de chansons qui sont campées dans les films, qui puisent, chacune à leur façon, dans le grand bassin de la cinématographie. Si Ornithologie la nuit était un produit complet, il n’était pas celui dont l’artiste était le plus satisfait. Cette fois-ci, il, s’est dit «Faut que je fasse la meilleure chose que j’ai jamais faite». On n’est pas loin du grandiose.(ÉLISE JETTÉ)

1 Loud – Une année record

Après avoir œuvré pendant plusieurs années au sein de la formation LLA, le rappeur d’Ahuntsic déploie ses ailes de fier huard et livre un premier album solo qui mise sur des textes méticuleusement construits et posés sur des productions efficaces et résolument contemporaines (offertes majoritairement par Ajust et Ruffsound). Le produit final est un savoureux exercice d’egotrip et d’aisance déconcertante d’un mc en pleine possession de ses moyens. Seul hic à l’horizon: on aurait voulu plus de lignes dédiées à son félin (mais bon.) (ALEXANDRE DEMERS)

VOYEZ LES POSITIONS 20 à 11 FRANCO

VOYEZ LES POSITIONS 20 à 11 ANGLO/INSTRU

VOYEZ LES POSITIONS 10 à 1 ANGLO/INSTRU

Le buffet: Galaxie dans le MeowMix

Chaque lundi mardi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

Le bon Olivier Langevin et sa troupe de Galaxie se sont dépassés dans leur propre esthétique. Ils ont lancé deux singles, mais surtout le titre de leur prochain album: Super Lynx Deluxe. On nous demanderait de trouver un nom qui sonne plus Langevin qu’on n’y arriverait pas.

Feck pour le nouveau clip de Radiant Baby pour sa toune Snail on TV, il est déguisé en escargot dans une télé. On est pas surpris, mais en même temps, un peu, tsé.

Petit teaser pour Dumas et son À l’est d’Eden sur YouTube, mais l’extrait est disponible par téléchargement. Shout-out à Johanne Blouin qui lance des « tonnes de je t’aime » dans la même direction.

Barrdo est très fort dans le psychédélisme et les fantômes. Son nouveau vidéoclip n’y fait pas exception. Consommez un nombre entre zéro et 400 buvards avant de regarder.

…oh fuck, non. J’aurais pas dû prendre 78 buvards avant de regarder le clip pour Cours toujours de Paupière.

Y’en a encore 41 qui font effets lors de l’écoute de Fatigue de Victime. Au secours.

Ok. On s’est calmés grâce à la session live de Laura Babin. To begin, c’est comme un bon baume, sur mon âme un hymne qui m’calme.

Les deux nouveaux singles de Beige-À-Coeur nous redonnent le beat, par contre. What We Are ici, Dans le vent ailleurs sur Soundcloud.

 

Mais finalement, on apprend que Duprince double les prix sur leur Bandcamp pour le temps des Fêtes. C’est pour donner tous les profits à leurs artistes.

Finalement, on est encore gelés ben raide.

Le buffet : Des victuailles pour les Canailles

Chaque lundi mardi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Enfin! Le vidéoclip pour Gna Gna de Canailles est disponible pour tous. Les fans de grandeur nature y retrouveront leur Bicolline adoré, les fans de musique alternative y retrouveront un Bernard Adamus…très…différent. De d’habitude.

On s’entend pour dire que le cover de Ace of Spades par Lisa LeBlanc est pas mal le cover qui a marqué la saison des festivals, non? Non? Si vous êtes pas d’accord, regardez ce clip et repensez-y à deux fois avant de jouer au obstineux.

On sait tous que Samuele est merveilleuse. Mais si vous ne le saviez pas, regardez son nouveau clip en langage des signes du Québec (LSQ). C’est du génie.

Êtes-vous allés aux Journées de la Culture? NOUS NON. Ben que trop occupés à écouter cette toune des soeurs Boulay composée pour les Journées de la Culture.

C’est sur le site de TVA, la station de télé, que Clay and Friends font paraître le clip pour ConFORMopoLIS. Shout out à l’ironie?

Jean-Michel Blais donne accès à son espace de travail dans le vidéoclip 360 degrés qu’il propose pour Ad Claritatem Domine. Vous serez surpris d’apprendre qu’une citation de Merleau-Ponty flotte en permanence dans sa demeure.

On ne le croirait pas en écoutant le clip Défunte lune de miel de Paupière, mais il semble que le groupe aime la danse et les cigarettes.

Après une flopée de spectacles concepts et de singles ici et là, Dear criminals arrive avec un premier album, Fatale. Écoutez Waste Land ici.

Quand on entend l’album BYGONE de Beatrice Keeler on se dit que dans le fond, La Voix, c’est parfois correct.

Des fois on essaye d’être funnys, mais des fois ça ne sert à rien d’en ajouter plus. Rust Eden a un clip pour Empty Bottle qui est en animation 3D et qui met en vedette un punk avec un flotteur en forme de flamand rose. Pis c’est très psychédélique.

Grâce à FAV, vous pouvez aussi entendre le EP complet dès maintenant! ET voir un nouveau clip pour Teddy. Qu’est-ce que tu veux de plus?

Think BIG avec Paupière

Après le lancement de leur premier album À jamais privé de réponses et une myriade d’entrevues dans des médias corporatifs, les membres de Paupière acceptent gentiment de jaser avec Feu à volonté autour d’une bière. Entre deux gorgées, le trio synth-pop échange sur leur projet musical pluridisciplinaire pensé au Québec pour des visées internationales.

Paupière/Photo: Laurence Godecharles
Paupière/Photo: Laurence Godcharles

L’entrevue qui devait au départ avoir lieu au Café Parvis est rapidement relocalisée. Ce café terrasse, débordant de messieurs à cravates venus jaser de golf, est plein. Heureusement! J’avais peur de ne pas avoir assez d’argent pour m’acheter ma fameuse tisane Orange Pekoe.

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Je propose alors aux membres du groupe de faire l’entrevue dans ma voiture. Une suggestion qu’ils déclinent rapidement, réaction très insultante pour ma petite Echo rouge. Nous nous installerons plutôt au pied de l’Église unie St. James. Paupière fait de bons compromis.

Le groupe composé du musicien Pierre-Luc Bégin (We Are Wolves, Polipe), de l’artiste visuelle Julia Daigle et de la comédienne Éliane Préfontaine a intérêt à bien s’entendre, puisqu’il parcourra plusieurs villes du Québec et de l’Europe au cours des prochains mois. «On vient tout juste d’être signés sur un booker français», annonce Julia à Éliane qui n’était vraisemblablement pas au courant.

Paupière fait d’ailleurs sensation en Italie, où la formation aux sonorités new-wave a présenté près de quinze spectacles ces deux dernières années. «Un moment donné, on avait plus joué en Europe qu’à Montréal», ajoute Julia.

Selon les musiciens, l’exportation à l’international de leur band fait partie intégrante de sa genèse. «C’est le but, souligne Pierre-Luc. Le genre de musique qu’on fait peut même se prêter aux pays anglophones. Ce n’est pas axé sur la chanson. Oui, c’est très pop, mais je crois que nos arrangements peuvent plaire à l’extérieur du Québec». À titre d’exemple, le chanteur et percussionniste cite les groupes français Pheonix et La Femme qui percent aux États-Unis.

Il ne néglige toutefois pas les spectacles à Montréal et dans plusieurs villes du Québec. «Au début, nous ne pensions pas nécessairement tourner en régions, dit Pierre-Luc. On pensait que ça allait être très montréalais.» Pourtant, l’accueil y est favorable. Pour son premier long jeu, Paupière se produira notamment à La Petite boîte noire à Sherbrooke, au Petit Chicago à Gatineau et au Zaricot à St-Hyacinthe.

Éliane s’étonne aussi de remarquer que leur public est plus éclectique que ce à quoi elle croyait lors des balbutiements du projet. «Au FME [Festival de musique émergente], il y avait une grosse gang de personnes dans la cinquantaine qui est venue nous voir à deux reprises. C’était très cool.», dit-elle. Pierre-Luc s’estime également surpris de cette inattendue reconnaissance du public. «Ça te fait réaliser que la musique en soi, c’est quelque chose. Que la stylistique c’est quelque chose aussi, mais que l’énergie globale qui se dégage d’un groupe peut transcender bien des affaires, dont les âges.» Selon lui, la dévotion d’un groupe sur scène peut suffire pour toucher un public qui n’est pas nécessairement fan du son.

Pour la tournée d’À jamais privé de réponses, Paupière s’engage à donner plus qu’un simple spectacle. «On ne veut pas juste faire un show pendant lequel les chansons s’enchaînent et qu’entre les tounes, on prenne une gorgée de bière. Comme si entre chaque chanson, le spectacle arrêtait.», ajoute-t-il. En s’alliant au metteur en scène Félix-Antoine Boutin, le trio espère plaire à son public avec des prestations multidisciplinaires, où se croiseront la musique, le théâtre et les arts visuels.

 

Paupière : un lancement d’album dans une plantation de basilic

C’était le lancement du premier album de Paupière, À jamais privé de réponses, hier soir au White Wall Studio. L’évènement exclusif et mondain se passait en haut d’un escalier à inclinaison élevée et tout le gratin électro-semi-émergent était là. Retour sur un 5 à 7 où il était possible de mourir d’asphyxie de plusieurs façons.

Paupière/Photo: Élise Jetté
Paupière/Photo: Élise Jetté

Dans le blanc espace, on explore ce qui s’offre à nous comme cette plante fournie et bien ventilée:

Plante de luxe/Photo: Élise Jetté
Plante de luxe/Photo: Élise Jetté

Aussi, ce casque de moto abandonné devant un miroir afin d’être dupliqué:

De la moto/Photo: Élise Jetté
De la moto/Photo: Élise Jetté

Ce palmier souffrant de solitude:

Palmier/Photo: Élise Jetté
Palmier/Photo: Élise Jetté

Cette couverture de type  «recouvrement de cadavre» qui camoufle sûrement de grands secrets:

Couverture/Photo: Élise Jetté
Couverture/Photo: Élise Jetté

À l’étage au-dessus, on découvre une vaste terrasse où les gens s’affairent à fumer devant une large production de basilic. Paupière, on vous conseille cette recette de Ricardo ou une très grosse batch de pesto.

Du basilic en masse/Photo: Élise Jetté
Du basilic en masse/Photo: Élise Jetté

Hormis le basilic, on cultive sur cette terrasse quelques mauvaises herbes:

Cultures diverses/Photo: Élise Jetté
Cultures diverses/Photo: Élise Jetté

La courte prestation commence et le trio prévoit consommer la vodka à même la bouteille:

Vodka/Photo: Élise Jetté
Vodka/Photo: Élise Jetté

Dès les premières notes, nous sommes plongés dans une épaisse fumée rappelant le Printemps Érable. Dès lors, nous craignons de décéder d’asphyxie.

Fumée/Photo: Élise Jetté
Fumée/Photo: Élise Jetté

Les chansons entraînantes de l’album sont enchaînées par le spectaculaire trio. «Tout le monde a compris que c’était de l’impro?», dira Pierre-Luc afin que personne ne se prononce sur la mise en scène pourtant très réussie.

Pour sa part, il passe son temps à se débarrasser de ses choses durant la prestation. Il délèguera d’abord la tâche de la tambourine:

Sous-traitance/Photo: Élise Jetté
Sous-traitance/Photo: Élise Jetté

Puis il drop ses baguettes de drum.

Baguettes/Photo: Élise Jetté
Baguettes/Photo: Élise Jetté

Et son micro.

Micro échoué/Photo: Élise Jetté
Micro échoué/Photo: Élise Jetté

«Ça achève. On s’est pas vraiment parlé. C’est pas parce que vous êtes plates», nous dira-t-on avant la dernière pièce surnommée «le quatrième rappel».

Puis le tout culmine avec une déferlante performance de styromousse

Styromousse/Photo: Élise Jetté
Styromousse/Photo: Élise Jetté

Le tout se termine par une oeuvre vivante dans laquelle, une fois de plus, on craint que quelqu’un crève d’asphyxie, la chanteuse Julia, en l’occurrence, cette fois-ci.

Oeuvre vivante/Photo: Élise Jetté
Oeuvre vivante/Photo: Élise Jetté

Fait important à souligner: le buffet est d’une grande qualité comme en ont témoigné toutes ses vedettes de la musique qui se sont régalés. Radiant Baby et ce feuilleté aux épinards, par exemple:

Radiant Baby/Photo: Élise Jetté
Radiant Baby/Photo: Élise Jetté

Antoine du duo Boskorgï se délectant d’une boulette:

Boskorgï/Photo: Élise Jetté
Boskorgï/Photo: Élise Jetté

Puis, finalement, Dylarama, passionné de trempette de légumes:

Dylarama/Photo: Élise Jetté
Dylarama/Photo: Élise Jetté

À jamais privé de réponses sort ce vendredi 15 septembre: