Le buffet: Ada Lea dans le gros mercure parce qu’on gèle

Chaque semaine, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

L’artiste montréalaise Ada Lea (aka Alexandra Levy), présente mercury, tirée de son premier album what we say in private qui sera lancé le 19 juillet. Peut-être que ça va faire monter le mercure.

Quelque chose de pas impossible ce mois-ci: Le lac a gelé devant nous, premier extrait d’un nouvel album de feu douxQuatre climats habitables, à paraître le 14 juin.

Le 30 août, Larche revient avec le EP Quand je serai grand, je serai heureux. Le premier extrait Le grand ménage, est la pièce phare de son prochain opus. Chanson folk-pop feel-good qui appelle les beaux jours après un long et interminable hiver, une réalisation de Navet Confit.

Jérôme Minière retrouve ses origines électros et lo-fi. Certains disent qu’il les a retrouvées dans une clairière.

Safia Nolin a offert une chanson surprise cette nuit, Claire. Ça se pourrait que vous pleuriez.

Deux choses à faire aujourd’hui: 1- Regardez le nouveau clip de Thierry Bruyère. 2- Partez en vacances.

Si jamais, les vacances, ce n’est pas une option, il restera toujours al drogue et Caravane.

Marie Onile offre une alternative à ceux qui ont perdu la vue: Yeux de verre.

Selon Wiki, le signe astrologique des Gémeaux, lié aux personnes nées entre le 22 mai et le 21 juin en astrologie tropicale, correspond pour celle-ci (la plus populaire en Occident) à un angle compris entre 60 degrés et 90 degrés comptés sur l’écliptique (le cercle des signes du zodiaque) à partir du point vernal. Il est associé à la constellation du même nom en astrologie sidérale. Ça a rapport avec la nouvelle toune de Bad Dylan.

Le nouveau clip de Koriass pour la pièce Lait de chèvre est de toute évidence un hommage au calcium, que ce soit par la présence de lait, de milk shake, et des nouvelles dents solides de Fouki. Santé au lobby des produits laitiers.

Vous êtes vous déjà fait traiter de Grand Fanal, de flanc mou pis de maudit bum? Probablement que Benjy Vignault et Francis Faubert oui. Ça expliquerait leur nouveau band ben noisey, ben bum, ben fanal.

Vous allez regarder le clip de La Bronze parce que Vous trouvez que c’est une grande artiste et Vous suivez toujours nos conseils.

Émile Bilodeau c’est la douceur/plaisir coupable bien assumé de beaucoup de gens dans la Francophonie. C’est peut-être ce qui l’a inspiré à parler de Candy.

Vous le saviez pas, mais vous rêviez secrètement d’entendre Fanny Bloom chanter une chanson de Jérôme 50. Ne cherchez plus, voici Boum Boum Pow Pow.

OUMF 2017 : un beau party hip-hop sur Saint-Denis

Sans être la plus surprenante de son histoire, la programmation 2017 du OUMF reste particulièrement intéressante de par la variété qu’elle offre. Ceux qui n’auront pas fait beaucoup d’autres festivals cet été trouveront le moyen d’y faire des belles découvertes.

Ce midi, le Bordel Comédie Club accueillait le lancement de programmation de l’édition 2017 du festival officiel de la rentrée: le OUMF. Avec du mimosa et des bouchées, c’est sûr qu’un pauvre pigiste comme moi n’allait pas manquer l’occasion. Je ferais tout pour de la bouffe gratuite. Y compris écouter quarante minutes de conférence de presse peu rythmée.

Hormis les nombreux présentateurs accueillis par Sébastien Nasra, président et fondateur d’Avalanche Productions, qui coorganise le festival, les journalistes et partenaires présents ont également eu droit à une brève prestation de Bad Nylon. Les deux chansons jouées m’ont permis de prendre un peu le pouls du groupe, que je n’avais pas revu en show depuis un peu plus d’un an, soit avant leur gros changement de line-up. Le résultat est pas mal différent, mais je compte les voir dans une formule de spectacle complet avant de critiquer. Ce sera donc un rendez-vous le 8 septembre prochain.

Sinon, pour ce qui est du line-up plus directement, parce qu’on le sait bien que c’est ce qui vous intéresse au fond, et non pas mes états d’âme: la diversité sera au rendez-vous, même si le hip-hop reste dominant.

Le OUMF répartira ses activités musicales sur trois scènes, et je vous invite surtout à surveiller la scène Fido. La soirée du 7 septembre sera sous le signe du rock, avec The OBGM’s, Fred Fortin, Les Deuxluxes, Les Hay Babies, Gulfer, Hoan et Anémone.

Le 8 septembre sera plus hip-hop et accueillera les deux grosses têtes d’affiche sur une même scène, soit DJ Windows 98 (Win Butler d’Arcade Fire) et DJ Yella (ex NWA). On pourra aussi voir et entendre, notamment, Ragers, Grandbuda, Bad Nylon et Hologramme.

Le 9 septembre oscillera encore une fois entre hip-hop et électro, en recevant sur les diverses scènes de la rue Saint-Denis, Koriass (qui sera peut-être là ou pas), Eman x Vlooper, Ryan Playground, Radiant Baby, Shash’U et Men I Trust.

Ajoutez à tous ces concerts des activités d’art de rue, des jeux et du sport et vous vous retrouvez avec un beau programme bien chargé. Notons d’ailleurs qu’une activité d’initiation au quidditch sera présentée par le Cégep du Vieux-Montréal samedi le 9 à midi. L’évènement de la rentrée pré-OUMF aura lieu le 24 août avec Paupière.

Pour tous les détails sur l’édition 2017 du OUMF, on vous invite à visiter leur site web officiel juste ici.

L’Osstidtour : de clin d’oeil à consécration

Le jeudi 9 juin 2016 est une date qui aura marqué la scène rap québécoise à tout jamais. Il s’agit du jour où s’est tenu le spectacle d’ouverture des Francofolies de Montréal, mettant en vedette les groupes Brown, Alaclair Ensemble, Dead Obies ainsi que Loud Lary Ajust.

Malgré le froid et la pluie, l’événement avait alors attiré une foule magistrale, même s’il semblait audacieux de présenter uniquement des rappeurs franglais (sans oublier l’exclusion de LLA à l’ADISQ et de Dead O’ pour une subvention Musicaction). La soirée avait entre autres été marquée par une apparition de Koriass pour quelques pièces. On se rappellera également qu’il avait scandé «On est les nouveaux Robert Charlebois.» Il avait ensuite spécifié, sur sa page Facebook, qu’il s’agissait d’une citation du producteur Ruffsound.

Cette phrase lancée à la blague porte néanmoins une grande part de vérité. Comme l’Osstidcho l’a été à son époque dans un contexte social empreint de contestations, l’Osstidtour se positionne comme la voix d’une génération revendicatrice et met de l’avant des artistes représentant la jeunesse d’aujourd’hui avec le rap franglais comme outil de contre-culture. Tel que ce fut le cas pour le rock joual de Charlebois dans les années 60 et 70, le rap n’occupe malheureusement pas l’espace médiatique qui lui revient.

labelle-01-g
Photo Osstidcho/Source: larevolutiontranquille.ca

À l’image de l’Osstidcho, qui a dû changer deux fois de salle à cause d’une popularité sans cesse grandissante, l’Osstidtour se voyait déjà obligé d’annoncer, plus de trois mois d’avance, une supplémentaire au Club Soda pour le 4 février ainsi qu’une autre, plus tard, le 17 février (les deux premières dates étant sold out).

Nouvelle date à retenir: 28 janvier 2017. Premier passage montréalais de l’Osstidtour dans un Club Soda qui affiche complet, preuve que nous sommes en train de vivre l’évolution fulgurante d’un style musical teinté d’un désir d’être reconnu à sa juste valeur. Disques 7ième Ciel est là pour nous le rappeler.

Robert Kerr/Photo: Maxime Plantady
Robert Kerr/Photo: Maxime Plantady

Tel un capitaine du navire Osstidtour, l’aîné de la tournée monte seul sur scène afin de lancer cette grande traversée, accoutré de sa plus belle veste maritime. Robert Kerr sera vite rejoint sur les planches par les autres moussaillons de l’aventure qui s’apprête à être inoubliable. Après cette prestation d’intro rassemblant tous les artisans du spectacle, place au premier groupe: Brown.

Brown/Photo: Maxime Plantady
Brown/Photo: Maxime Plantady

Presque un an jour pour jour après la sortie de son album homonyme, ce projet familial père-fils est toujours aussi solide. En fait, on dirait que ça l’est encore plus, comme un bon vin.

Après les excellentes pièces Me no care, Parapluie et Nwiggas, le niveau d’excitation palpable monte d’un gros cran lors de Complexe.

Toast Dawg/Photo: Maxime Plantady
Toast Dawg/Photo: Maxime Plantady

Après, Jam se permet de lancer un «Si vous savez pas qui on est, ben checkez le flyer» et un shout out à Toast Dawg. Sérieux, si tu sais pas c’est quoi, j’ai de la peine pour toi…

Feat. KNLO/Photo: Maxime Plantady
Feat. KNLO/Photo: Maxime Plantady

Il annonce alors qu’ils vont tester une nouvelle track avec nul autre que le «rappeur préféré» de tous, KNLO. Quoi dire de plus que: c’est du grand génie! La fin de ce trop bref, mais intense tiers de soirée se résume par l’annonce de deux nouveaux clips à venir, un autre featuring ainsi que leur grand succès Brown Baby.

Koriass/Photo: Maxime Plantady
Koriass/Photo: Maxime Plantady

C’est armés de masques de chatons, en rappel à la pochette du EP Petit Love sorti en décembre 2015, que Koriass et son band font leur entrée. Par contre, c’est sans surprise et sans déception que nous avons droit à plus de pièces des remarquables Love Suprême (2016) et Rue des Saules (2013)Le tout commence d’ailleurs avec Pardon suivi de Zombies version drum, où «Korey Hart» se permet de répéter «Michel Couillard over Philippe Couillard» à maintes reprises.

Kory/Photo: Maxime Plantady
Kory/Photo: Maxime Plantady

Résumé des moments forts:

– Old school shit avec Montréal-Nord sur Hot in Herre ainsi que de Nulle Part sur Break Ya Neck.

– Des grosses tracks comme a) Sorry, b) Légendaire, c) Devenir Fou ou d) Blacklights? Non, c’est e) Toutes ces réponses.

Koriass/Photo: Maxime Plantady
Koriass/Photo: Maxime Plantady

– Une fille dans la foule qui nail une part d’Ouvre ta fenêtre > Un dude sur scène qui chie une part de St-Eustache vers la fin.

– On ne peut passer sous silence le «Bonne fête Danielle» chanté en choeur pour la mère à Manu Dubois, présente dans les gradins.

– Après Gagnant, le duo des Emmanuel’s (Koriass et Eman) qui popent leurs meilleurs verses.

Feat. Eman/Photo: Maxime Plantady
Feat. Eman/Photo: Maxime Plantady

Supernova feat. des lighters pis un mosh pit.

Bobby One avec son chapeau de pêcheur, sûrement pour qu’il Garde sa job sur… Mon voilier.

Koriass/Photo: Maxime Plantady
Koriass/Photo: Maxime Plantady

Des rythmes à la sauce vieille école se font entendre alors qu’on peut voir Vlooper s’adonner à une session d’amincissement sur le booth du DJ.

Un sportif/Photo: Maxime Plantady
Un sportif/Photo: Maxime Plantady

Probablement trop heureux de la nouvelle de la reconstitution de leur groupe préféré, les membres d’Alaclair Ensemble sautent sur le stage avec toute l’énergie possible pour interpréter La chicane, suivi d’un genre de mash up (sans Mash).

Robert et et KNLO//Photo: Maxime Plantady
Robert et et KNLO//Photo: Maxime Plantady

Les premières notes agaces de Ça que c’tait se font entendre. Alors que la populace s’époumone de joie, il y a alors une pause pour laisser place à un trompettiste (hommage au Quatuor du nouveau jazz libre du Québec de l’Osstidcho?).

Solo de trompette/Photo: Maxime Plantady
Solo de trompette/Photo: Maxime Plantady

Autres moments forts:

– Une interdiction de bouger qui se transforme en marée humaine.

Le temps des cathédrales interprété par PAS Claude Bégin. Après, Ogden affirme «Claude Bégin, c’est comme les bobettes d’Alaclair Ensemble. On le voit pas, mais on sait qu’yé là».

/Photo: Maxime Plantady
/Photo: Maxime Plantady

– Discours de Robert Nelson, fier représentant du Bas-Canada, finalement suivi de Ça que c’tait pour vrai et d’Eman X Vlooper qui s’intègre avec son succès Publi-sac avant que Maybe Watson fasse sa finale de blogue de mode. Évidemment, la foule se peut pu de triper!

– Alors qu’on entend un mix d’Alaclair High, Ogden s’exclame «C’pas Claude Bégin sur un pôle graisseux» (en référence à son rôle dans Cheval-Serpent), mais plutôt une caméra La Presse pour filmer une gang de mince.

La foule/Photo: Maxime Plantady

– Tournage du clip Les infameux avec la grosse lumière pis un dude qui fait du bodysurfing caméra à l’épaule.

– L’intro de Sauce pois qui se fait arrêter pour un genre de mannequin challenge alors que Lou Phelps et Kaytranada se mettent à déambuler jusqu’à ce que Ville-Marie de KNLO retentisse.

– Enchaînement de DWUWWYL, South Shore Dope, Mon cou et Sous-sol pas fini.

Alaclair Ensemble/Photo: Maxime Plantady
Alaclair Ensemble/Photo: Maxime Plantady

– Pendant qu’Eman X Vlooper nous gâte avec son plus gros hit Mantra, on peut voir un FiliGraNn assez avancé qui titube sur scène l’air festif (les rumeurs disent qu’il aurait égaré son portefeuille).

– Après Mes gars shootent et St-Roch, il fallait maintenant laisser place au fameux concours du verse d’Ogden dans Piles Comprises dont on entendait parler depuis le début de la soirée. Il y a alors un dude en camisole rouge qui monte comme premier participant. Le gars a tellement kill le shit que les autres ont rapidement été remerciés. Sorry not sorry.

– Une fin de show en beauté avec Sauce pois (au complet cette fois), Calinours et, surtout, Les Gentils feat Jam et P-Dox!

Alaclair en t-shirt blancs//Photo: Maxime Plantady
Alaclair en t-shirts blancs//Photo: Maxime Plantady

Pendant la finale, il est possible de voir les protagonistes presque tous en t-shirts blancs (peut-être en hommage à la troupe de l’Osstidcho?). Vive les nègres drabes d’Amérique ou Les maigres blancs d’Amérique du Noir? En tout cas, ça fait quelques coïncidences! On pourrait pousser plus loin, mais bon, il ne faut quand même pas exagérer!

Reste que, dans son ensemble, l’Osstidtour est un clin d’oeil à l’Osstidcho bien mérité pour les porte-étendards du rap québécois en tant que voix des jeunes, comme ont pu l’être Robert Charlebois, Yvon DeschampsLouise Forestier et Mouffe.

Si ce trop long résumé n’a pas réussi à te convaincre que c’était l’événement à ne pas manquer, tu peux encore le constater par toi-même lors de la deuxième supplémentaire du 17 février prochain. Mais il faudra te grouiller avant que ça soit aussi sold out!

Mention spéciale à cet homme d’âge mur qui pensait sûrement être à l’Osstidcho 2 et arborait fièrement un t-shirt Fuck la mode, signe puissant de la contre-culture.

Fuck la mode//Photo: François Larivière
Fuck la mode//Photo: François Larivière

 

Toutes les photos de Maxime Plantady:

TOP 2016 FRANCO positions 20 à 11

C’est le moment de revenir sur 2016 pour souligner les bons coups. On reviendra pas sur les moins bons coups parce que ça nous obligerait à avouer que, cette année, le Caboose Band a fait le Club Soda avant Dead Obies. Voici, nos albums francophones locaux préférés de l’année!

topfranco

20 (ex aequo) Lydia Képinski –Lydia Képinski (EP)

lydia

Lydia Képinski arrive tel le Messie pour les amateurs de textes étoffés et brillants. «Revenez et vous serez enfin chez vous comme en une maison qui a brûlé en votre absence», nous dit-elle entre autres, brillamment sur la pièce Andromaque. Son EP de quatre pièces nous la montre vulnérable et rentre-dedans, en alternance. Les thématiques abordées démontrent toute l’étendue de son génie et nous laissent espérer un avenir doux où elle nous bercera d’un album complet aussi envoûtant que M’attends-tu, chanson qui a le pouvoir de te briser ou de te réparer l’intérieur (c’est selon). (ÉLISE JETTÉ)

20 (ex aequo) VICTIME – Mon VR de rêve

victime

Arrêtez de jouer à la victime, bande de métèques. N’arrêtez pas de faire jouer VICTIME, band de Québec. Ça a déjà commencé en 2016, mais je crois que cette tendance ne fera que croître en 2017: le post-punk et le glam font leur place. VICTIME, c’est post-punk. Mon VR de rêve est très lo-fi et donne le goût d’être entendu live. Recette: Sonic Youth + gothic rock + shoegaze + faux fur + Corridor = miam! (LOUIS-ALEXANDRE COUTURE)

19 Le Havre – Trajectoires

a4191703777_10

Le Havre est passé par beaucoup de chemins houleux et de rebondissements au courant des dernières années. La nouvelle mouture, avec Charles-David Dubé et Oli Bernatchez aux instruments tentaculaires, prouve par ses performances et son album Trajectoires qu’il s’agit de l’un des, sinon du, meilleur groupe au Québec. Un secret bien gardé qui mérite d’être plus découvert. Brillantes collaborations de Mon Doux Saigneur et de Mehdi Cayenne, dont l’offre est bonifiée par le duo. (ETIENNE GALARNEAU)

18 Saratoga – Fleur

saratoga

Le folk-country du duo d’amoureux chouchou nous transportait cette année pour la première fois dans l’aventure d’un album complet. Saratoga réussit à évoquer des histoires précises tout en donnant une latitude au propos pour permettre à quiconque de se l’approprier. Chantal Archambault et Michel-Olivier Gasse savent exprimer la tristesse sous toutes ses formes en usant de mélodies relevées qui font en sorte que l’on garde toujours un sourire en coin optimiste.  (ÉLISE JETTÉ)

17 VioleTT Pi – Manifeste contre la peur

violettpi

 

Album résolument punk et teinté de tout ce qui existe d’autre, Manifeste contre la peur nous incite à rencontrer un VioleTT Pi plus mûr qui aime jouer avec le mélange des genres. En spectacle, ça devient complètement déjanté. Inutile de prendre de la drogue: le show provoque une intense impression d’halluciner. Sur ce second disque, Karl Gagnon prend des risques et évolue. On embarque dans l’évolution. (ÉLISE JETTÉ)

16 Bernhari  – Île Jésus

bernhari

Moins de deux ans après la parution de son premier album homonyme, Bernhari nous amenait, au printemps dernier, sur l’Île Jésus, un endroit où tout le monde nous a quitté et où l’on tente d’apprivoiser la solitude. Album nocturne et sombre, ce dernier-né ne connaît pas d’égal ou de semblant d’égal dans le paysage musical qui ne vogue que rarement dans ce genre de rock orchestral ambiant aux mots français articulés. Son lancement dans une caverne restera dans nos mémoires longtemps. (ÉLISE JETTÉ)

15 Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter

antoine

Antoine Corriveau a décidé de s’entourer d’une myriade de musiciens sur Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter. L’appui soutenu des cuivres (saxophone baryton, trombone et cor), la voix écorchée de l’auteur-compositeur et à sa poésie mélancolique, donnent naissance à un folk orchestral pas piqué des vers. À plusieurs reprises sur l’album, les musiciens atteignent un climax musical à nous donner la chair de poule, le tout en symbiose avec des paroles évoquant de vigoureuses images cinématographiques. La voix rauque et caverneuse d’Antoine Corriveau apporte juste ce qu’il faut d’intensité sur cet album où l’amour et l’avenir ne sont pas toujours roses. (MATHIEU AUBRY)

14 Koriass – Love Suprême

koriass

Comme si ce n’était pas assez d’avoir sorti le EP Petit Love une semaine avant Noël l’an dernier, le grand mage Koriass s’est dit que ça serait une bonne idée de sortir un album de 17 tounes à peine un mois et demi plus tard… En fait, oui, c’était une excellente idée! Le légendaire rappeur de St-Eu a su encore une fois réveiller les braindead zombies du rap kèb sans avoir à demander pardon, et se mérite pas mal plus une place sous les spotlights qu’en dessous des blacklights. Fou projet nous montrant l’artiste autant déchiré dans ses pensées que solide comme le roc. Shout out particulier à la voix mielleuse de Gilbert Sicotte durant les interludes. (FRANÇOIS LARIVIÈRE)

13 Fred Fortin – Ultramarr

fred-fortin

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

On oublie les passions et l’on oublie les voix

Léo Ferré (1970)

Pour une fois qu’on peut affirmer que Léo Ferré a tort! Un peu plus de vingt ans après son premier album (Joseph Antoine Frédéric Fortin Perron) et près de sept ans après son dernier (Plastrer la lune), Fred Fortin n’a pas fait oublier sa place dans le paysage musical québécois. Et pour le mieux! Il s’est entouré de ses comparses de longue date Olivier Langevin à la basse, François Lafontaine aux synthétiseurs et Sam Joly à la batterie, afin de pondre cet album de haut calibre autant musicalement que dans l’écriture. Fred et sa bande retournent sur les routes de la province dès janvier. La version spectacle d’Ultramarr est pas mal plus rock. Vous serez avertis. À voir absolument! (MATHIEU AUBRY)

12 Louis-Philippe Gingras – Troisième Rangée

gingras

Lancé en plein début de dépression saisonnière, le deuxième album de Louis-Philippe Gingras a tout pour te redonner foi en l’humanité. Mélangeant le folk-country à ses mélodies accrocheuses qui sentent la du Maurier King Size, cette nouvelle offrande du cowboy urbain de Rouyn est d’une sincérité désarmante. Si t’as un beau 30 minutes ben tight à dédier à un album chaleureux qui a l’effet d’un baume sur tes plaies internes, on te recommande clairement Troisième rangée. (ALEXANDRE DEMERS)

11 Mauves – Coco

mauves

Mélange d’épices indies à saveur anecdotique et brumeuse, cet album réalisé par Emmanuel Ethier adoucit les moeurs dès la première écoute. Il a su ajouter le fromage à nos poutines et le foulard à notre automne. Coco comporte plusieurs oeuvres marquantes, dont XXIe, qui devrait (enfin, j’espère) en inspirer plusieurs pour plus longtemps que ses 3 minutes 40 secondes. (MARIELLE NORMANDIN-PAGEAU)

 

Découvrez les positions 20 à 11 de notre TOP 2016 ANGLO

Découvrez les positions 10 à 1 de notre TOP 2016 ANGLO

À venir sur FAV:

TOP 2016 FRANCO positions 10 à 1 – mardi 20 décembre

[PRIMEUR] Toast Dawg vous offre ses remixes des chansons des gagnants du GAMIQ

Toast Dawg, c’est pas un gars qui fait les choses à moitié. La tâche qui lui incombait lors du GAMIQ était de rythmer musicalement les remises de prix. Rythmer le gala qui a la réputation d’être le plus chaotique du milieu n’est pas une mince affaire, mais il a su relever le défi avec génie en remixant les chansons de tous les gagnants. Il vous offre ce fin condensé musical ci-dessous et répond à nos questions à ce sujet!

img_2252
Toast Dawg/Crédit photo: Toast Dawg

C’est avec le selfie de son visage, qu’il nous a offert lorsqu’on lui a demandé de prendre une photo de groupe de nous au GAMIQ, que nous avons choisi d’illustrer ce remix musical de haut niveau.

1- Quel est le remix qui a été le plus facile/difficile à faire?

Sans blague, mon approche a été la même pour toutes les chansons: aucune en particulier. J’vire ça de bord et j’te dirais que la chanson la moins évidente à retwister, ça a été celle d’Anonymus, qui a un son très loin de ma zone de confort. Je devais travailler avec les tracks complètes et non des multipistes… donc en isoler des petits bouts et faire des beats.

2- Pourquoi Laurence Nerbonne (qui a gagné pour l’album pop de l’année) n’est pas dans la liste?

Ça que c’tait.

3- Pourquoi BUeLLER est dans la liste?

Jusqu’à la semaine dernière, il était gagnant dans la catégorie Album ou EP Jazz (C’est Misc qui a gagné) et on m’a dit à la dernière minute qu’il ne gagnait pas finalement (Beef de jury je crois).

4- Si Feu à volonté avait gagné Média de l’année, t’aurais voulu remixer quoi pour accompagner musicalement notre victoire?

Sûrement un freestyle de Riff Tabaracci et Ramon LeBrun.

5- Décris-moi en 3 adjectifs de quoi aurait eu l’air ton remix d’une toune de 2Frères.

Never heard of them.

Y’a tout ça là-dedans:

MiscUnlucky
Navet ConfitTon voyage
Bernahri – Toujours
Echoes From Jupiter – Kosmonavt
Rosie VallandNos guerres
Dead ObiesExplosif
CrabeMa collection de gicles et de ouaches
Samito – Tiku la Hina
Lakes of Canada – Old Man
Laura SauvageRubberskin
AnonymusEnvers et contre tousse (LOL)
Beat MarketLes belles années
Chantal ArchambaultDos d’âne
Safia NolinIgloo
FuudgeInnocent
Les GoulesCoat de cuir
La BronzeMangez nos cœurs
FoxtrottShaky Hands
BUeLLERRidm Stroke
KoriassLégendaire
Loud Lary Ajust – Clay Davis

50 moments forts du GAMIQ 2016

Le 11e Gala alternatif de la musique indépendante du Québec avait lieu hier soir dans un Lion d’Or qui se vidait aussi vite qu’un McDo dans lequel on aurait parachuté un groupe de vegans. Feu à volonté était là pour rendre compte des évènements jusqu’à la dernière seconde, tel un média assidu (qui, étrangement, n’a pas gagné le prix de Média de l’année). C’était, en somme, un gala laborieux avec des problèmes de micros, d’écran, de temps morts, de présentations confuses, de problèmes de concentration. La prochaine fois, ça serait pas pire d’avoir un membre du Geek Squad de Best Buy en stand-by avec quelques tours dans son sac. Retour sur la soirée en 50 faits marquants.

SONY DSC

Texte et photos: Alec Pronovost, François Larivière, Élise Jetté et Alexandre Demers

1 Le duo d’animateurs Sèxe Illégal procède à une introduction qui va comme suit: «Il est 20h, La Voix Junior vient de commencer. C’est toujours 0-0 pour la musique»

2 Ils poursuivent en parlant du scandale de l’année à l’ADISQ: «La chanson de l’année à Marc Dupré! Êtes-vous toutes virés sul’ top?», diront-ils.

3 Concernant le dress code, ils s’exécutent en affirmant: «On s’en contrecalisse de comment vous êtes habillés. Il ne faut pas juste pas voir votre anus, si possible. Si c’est pas possible, restez assis».

4 Première présentation de prix, premier malaise (pas de son). Deuxième présentation de prix, deuxième malaise (pas d’image).

5 Navet Confit gagne le prix du EP indie rock de l’année. Il dira: «Merci, ça m’encourage à continuer à faire des suicides commerciaux».

6 Alors qu’il vient juste d’arriver et qu’il n’a pas encore enlevé son chapeau (mais l’enlève-t-il vraiment des fois?), Bernhari remporte le trophée de l’Album indie rock de l’année. Il offrira une pensée à Emmanuel Ethier «qui vient de passer au feu». Nous aussi on pense à toi, Emmanuel.

7 Sèxe Illégal présente le trio Le Couleur qui viendra performer. «Je suis un gros fan de trio… MacCroquette, hockey, musique, tous les trios», dira Paul Sèxe.

8 Le Couleur est le deuxième groupe à offrir sa prestation musicale. La rumeur veut que le couple à la tête du groupe ait plaidé l’excuse de «leur bébé à aller coucher» pour éviter de jouer à la fin.

9 Laurence Nerbonne accepte le trophée d’album pop de l’année. Elle remerciera en disant: «Celui-là, je me le ferai pas voler par 2Frères».

SONY DSC

10 Revenant sur scène avec son acolyte, Tony Légal, qui se promène avec un Félix dans les mains depuis le début de la soirée, nous annonce qu’il reçoit des Félix continuellement, backstage: «On est comme Isabelle Boulay en 98, on gagne un Félix aux 5 secondes».

11 Laura Sauvage, «la sœur de Laura Secord», selon Sèxe Illégal, vient nous offrir une toune. Performance la plus solide de la soirée.

12 Un seul des deux gars du pointdevente.com vient présenter les prochains prix «parce que l’autre gars, son Amigo Express a chié…»

13 Gabrielle Laïla Tittley remporte le prix pour la pochette de l’année, celle de CR4BE. Dans son discours, elle nous propose le meilleur ratio de jokes de queues à la seconde de la décennie. L’organe masculin est à l’honneur: «Queueriass, sucer notre énergie, etc.». Y’a de la graine de génie là-dedans!

14 Snail Kid vient chercher le prix du Spectacle de l’année et clame «Fait que tous ceux qui savent que je dois les remercier, ben je vous remercie», dira-t-il simplement en tant que seul représentant présent de Dead Obies. Il nous dira aussi: «Les autres Dead Obies sont pas là euh…y pouvaient…pas?»

On sentait la conversation de groupe Facebook des Dead Obies. Ça devait ressembler à ça:

«- Jo RCA: Yo les BOYS! Gamiq à soir?

– 20some: nope.

– Bear: Je peux pas les chums, c’est le souper de fête à ma tante

– VNCE: (un gif quelconque)

– Yes: Bah, c’est sûr que l’importance d’un gala alternatif c’est genre important man dans une culture underground vivante. J’ai souvent lu là-dessus sur Vice gang pis faudrait y aller pour dire que c’t’important pis qu’on souligne le travail des autres.

JoRCA: Faque tu viens tu big?

– Yes: nah man, j’avais déjà de quoi de prévu na’mean?

– Snail: Moi j’suis down!

– JoRCA: Parfait, tu vas nous représenter. J’avais promis à mon ami qu’on irait aux glissades d’eau ce soir. Maudit timing… Bonne soirée MAN!

– Snail: Quelqu’un veux join?

*tout le monde voit la question, mais personne n’y répond.»

15 Le FME, honnêtement notre festival préféré, gagne le trophée du Festival de l’année. «On vous remercie de faire 700 fucking kilomètres par année tous les mois de septembre», nous dirons les récipiendaires.

16 Ariane Zita vient nous faire un cover de femme libre. Sèxe Illégal la présentera en disant «Au moins elle n’est pas pognée à Nashville avec une ex-académicienne dont tout le monde se calisse.»

SONY DSC

17 La chasse au Snail Kid est ouverte. Il est supposé présenter un prix, mais demeure introuvable. «Il est  sûrement à côté du container à vidange», dira le duo d’animateurs.

18 On décide de faire tirer le prix de «présenter le prochain prix» parmi la foule. «Quelqu’un a envie de devenir vraiment connu?», demanderont les lurons animateurs.

19 C’est un valeureux représentant du légendaire groupe Le Nouveau Rappeur qui monte sur scène pour présenter avec un talent inné les deux prix suivants. «Tu peux aller chercher ton Yop de l’UDA», lui confirmeront ensuite les deux animateurs de la soirée.

SONY DSC
Le Nouveau Rappeur feat Sèxe Illégal. Quoi demander de plus?

20 Laura Sauvage est sacrée Révélation de l’année. En saisissant son trophée, elle dira: «J’ai appris c’était qui Lucien Francoeur la semaine passée.»

SONY DSC

21 Les Indiens viennent donner leur show. «Ils se trempent le gros orteil dans le jacuzzi du stoner rock depuis quelques années déjà et il ne s’agit pas de Justin Trudeau», nous dira-t-on. Malgré leur style de musique, ils avaient réussi à «trouver une toune qui durait pas 27 minutes.» Merci.

22 Un peu plus tard, au retour de la performance intense de Never More Than Less, Tony Légal nous annonce qu’il a «lacté», pendant la perfo en montrant un spot mouillé sur son chest. «On dirait la face de Gregory Charles», exprimera-t-il en pointant la zone mouillée.

23 Malgré les décibels, on nous dira ensuite que Never More Than Less offre des perfos pour enfants. «De 9h à midi pour les 7 à 9 ans».

24 Anonymus essaie de faire son discours de remerciement pour le prix d’Album ou EP métal et La Bronze passe devant eux 4 fois en préparant son stock pour sa perfo.

James Hyndman, meilleur pré-pipi de l'histoire
Pendant l’entracte: James Hyndman, meilleur pré-pipi de l’histoire

25 CR4BE gagne le Lucien d’Album ou EP punk et le remerciement va comme suit: «J’avais plein de venin à cracher sur l’industrie, mais je vais laisser faire vu qu’on gagne. Merci à Bonsound et Dare To Care de ne pas avoir d’album punk. Ça nous donne une chance.»

26 Un des présentateurs de prix dit «Achigan», mais tout le monde comprend «La Chicane» et on se demande si on est en 1999.

27 Épuisé, Tony Légal demande: «On sait que la moitié d’entre vous êtes sur la pill, mais vous pouvez sûrement parler moins fort.»

28 «Y’a d’autres prix à gagner. Remplissez les coupons de moitié-moitié», nous dira son comparse pour essayer de raviver la flamme de l’attention du public.

29 CISM remporte le prix du Média de l’année. Le directeur musical Benoit Poirier nous dira: «Shout out aux gens qui font de la poudre dans les toilettes pis qui font diversion en mettant du beat sur leur iPhone»

30 Constat de mi-soirée: La présence facultative de chaises dans le cadre d’un gala: un avertissement du type «amenez votre chaise pliante IKEA ou vos mollets endurcis», aurait quand même été de mise. Une chance qu’on est (relativement) en forme.

fullsizerender-3
Des cadres d’enfants devant les urinoirs.. L’excitation est à son comble. Mention spéciale à pipi-pigeon!

31 Chantal Archambault gagne le prix de EP folk de l’année, mais c’est un barbu costaud qui vient chercher le Lucien.

32 Safia Nolin reçoit le prix de l’Album folk de l’année et après la vidéo de remerciement de celle-ci, qui est absente, Paul Cèxe nous dira: «Fuck le dress code, je suis commando!»

33 O Linea monte sur scène devant une salle de plus en plus vide. «On compte plusieurs départs. J’espère qu’on parle pas de décès ici», dira Paul Cèxe.

34 Sexe Illégal présentera un présentateur pour une présentation: «Il est né le même jour que sa date de naissance.» Éloquent.

35 Le prix d’Auteur-compositeur de l’année est remis à Safia Nolin qui nous offre un remerciement en face swap de Marc Dupré
img_2265

36 L’Album rock de l’année est celui des Goules et ils nous disent qu’ils s’attendaient plutôt à gagner le prix de Spectacle de l’année. «On fait vraiment des bons shows». C’est vrai.

37 On procède à un hommage aux décédés (Bob Bissonnette, Leonard Cohen, Pierre Lalonde, etc. ) à peu près aussi touchant qu’un souper au Boston Pizza. C’est sûr que ça aurait été mieux avec une minute de silence, mais ce concept a toujours été très flou au GAMIQ.

38 Sèxe Illégal offre une version fromagée de Hallelujah de Leonard Cohen: Ha le gouda.

39 Koriass, qui était à La Voix Junior, n’a pas pu récolter son prix d’Artiste de l’année.

15202701_10154640629733930_6086929688639669583_n

40 Sèxe Illégal offre le prix de Kory au plus offrant et récolte un rouge à lèvres. «Ça va donc ben mal dans l’industrie», constateront-ils.

41 Le EP rap est celui de Loud Lary Ajust, groupe absent. Toast Dawg prendra le trophée: «Les gars font dire que j’ai pas le droit de dire de niaiseries, donc je vais juste leur remettre le trophée cette semaine.»

42 L’album rap de l’année est celui de Dead Obies et, en présentation, on n’osera pas nommer l’album. Snail Kid dira «Merci au monde en général.»

43 De retour sur scène pour présenter le dernier prix, Benoît Poirier de CISM dira: «Je suis super content de présenter le dernier prix d’un gala qui finit 2 heures en avance.»

44 Le Prix du public est décerné aux Goules qui diront qu’ils sont «l’équivalent artistique de 2Frères»

45 Sèxe Illégal fait des remerciements, entre autres à Papineau, organisme «qui travaille à la sueur de toutes les parties de son corps.»

46 Plus la soirée avance, moins les gens écoutent et plus les gens sortent fréquemment fumer. Un grand espace vide se crée devant la scène, juste à temps pour laisser Clay and Friends avec la lourde tâche de boucler la soirée devant un parterre pratiquement vide et très occupé à réseauter.

47 Après la perfo, Sèxe Illégal mentionne que «c’est un record! Ça a duré juste 2 jours! L’année passée le gala avait duré 3 semaines!»

48 Le duo d’animateurs ajoute: «Et pour ceux qui ont bu et qui sont en char… Please prenez les petites rues.» Judicieux!

49 Constat de fin de soirée: Les looks vestimentaires étaient très faibles. C’EST.UN.GALA GANG!  Ben non lol lol lol. Tout le monde était habillé convenablement. OK. Bonne soirée.

50 2e constat de fin de soirée: Passer la soirée à s’adresser à une crowd qui parle du début à la fin: il aura fallu la patience d’un mohican de première génération de la part des animateurs pour passer à travers le bruit de fond oral que constituait ce public assez réchauffé.

 P.S.: On n’a pas gagné le prix de Média de l’année, mais on a trouvé le CD de Don Karnage.

fullsizerender-1

P.S.2: On a même fait une photo de groupe avec.

img_2256
CRÉDIT PHOTO: VINCENT APPELBY (namedrop)

P.S.: On avait demandé à Toast Dawg de prendre notre photo de groupe, mais c’est ça qu’on a eu.

img_2252

Deux Vieux Criss se prononcent sur le GAMIQ

«Pour être un Vieux Criss, il faut commencer par être un P’tit Criss.» C’est le constat que nous donne Michel Le François, ancien membre de l’Infonie, François Guy, ancien membre des Sinners, France Castel et Louise Forestier en s’unissant sous le nom «Les Vieux Criss». Leur album est sorti le 11 novembre et on profite de l’occasion pour parler de ce projet et de musique en 2016.

les-vieux-criss

La moitié des Vieux Criss sont présents avec nous pour faire un retour sur leur projet. Mais où sont donc France Castel et Louise Forestier? «On ne sait pas, elles font leurs affaires. On n’est pas ABBA, on ne se tient pas deux gars-deux filles», nous indique François Guy.

Ni ABBA, ni un groupe revivaliste de vieux succès. Exit Le Retour de nos Idoles; les Vieux Criss se situent à l’opposé de leur proposition. «Je ne veux pas descendre ça, je suis content pour eux, ils jouent leur vieux matériel, mais nous, on ne voulait pas ça. On est encore dynamiques, on fonce, on roule et on joue de la musique qui fait un peu plus de bruit», indique l’ancien membre des Sinners.

Michel Le François a d’abord eu l’idée de recréer une formation avec des routiers qui ont fait de la musique dans les années 60. Mais force était de constater que ceux qui ne roulent pas en ce moment avec leur matériel étaient désormais décédés ou en moins bonne santé pour reprendre la scène et le studio. Le nom, pour sa part allait de soi. «“Regarde, son père travaille pour le faire vivre et lui, le p’tit criss, il a les cheveux longs et il passe son temps à jouer de la guitare dans le salon.” Je le sais que c’est ce qu’ils disaient, les gens. Et aujourd’hui, j’ai encore les cheveux longs et je joue de la guitare dans le salon, comme un vieux criss», nous dit Michel, à la blague. Après rejoindre en vain les Vieux Criss, il n’y avait qu’à faire appel aux «Vieilles Tabarnaks», Louise et France, pour reprendre leur terme.

L’idée de créer du neuf n’apparaît pas comme quelque chose de naturel pour les deux vétérans de la musique québécoise. «Fondamentalement, s’il n’y avait que des chansons immortelles, je ne sais pas pourquoi on en ferait d’autres, on écouterait toujours les mêmes… quoi que c’est un peu ce qui arrive», remarque François. Pour aller de l’avant, il ne faut pas regarder en arrière, ajoute-t-il.

Pour eux, être un Vieux Criss, ce n’est donc pas une manière de dire qu’il chante toujours les mêmes rengaines, mais un signe de persévérance. «Ça veut dire qu’il ne lâche pas. Le Vieux Criss est encore là, c’est encore lui qui joue», signale François. La formation reste d’ailleurs ouverte aux musiciens qui sont prêts à suivre le modèle. «Les Vieux Criss seront toujours ceux qui voudront monter sur scène avec nous, spécifie-t-il. Ça s’adresse aux gens qui ont des choses à dire. À l’époque, quand tu passais 60 ans, t’étais vieux et c’était terminé. On te plaçait dans un mouroir, on mangeait mal. Astheure, on a 70 ans et on est en pleine forme et ils mettent les gens à la retraite à 65 ans. Qu’est-ce qu’on a à faire à part jouer au golf ? Nous, on est dans un métier qu’on adore et qu’on ne veut pas lâcher.»

Et est-ce qu’on ne ressortirait pas «GoGo Trudeau» des Sinners en 2016 ? «J’aurais jamais fait ça, stipule François Guy. J’étais plus dans le groupe. J’ai écrit Québécois, quand même.»

Vous connaissez le GAMIQ?

François: Bien sûr! On est pas des ignares, quand même, on fait partie du milieu.

Parfait. Donc on va vous faire écouter les cinq artistes en nomination pour le prix Artiste de l’année et les cinq nommés pour Révélation de l’année et nous voudrons votre pronostic sur la suite des choses, basé sur votre grande expérience dans le milieu musical québécois.

 

1 Commençons donc avec Brown, trio avec les deux frères rappeurs, Snail Kid, de la formation Dead Obies, et Jamai, de K6A et Jam & P.Dox. Ils jouent avec leur père Robin Kerr, un reggaeman de Montego Bay. Écoutons le premier extrait de leur album paru en janvier, Brown Baby.

François: « Ton bébé va être brown»… c’est mieux que violet, remarque. C’est bien fait, mais c’est pas innovateur. Ça fait 20 ans que ça existe et y’en a eu des millions comme ça. Mais, c’est bien fait.

Michel: «Ton bébé va être brown», la ligne est drôle.

2 Dans Brown, il y a un membre de Dead Obies et c’est justement eux qu’on va écouter, avec le titre Waiting de leur album Gesamtkunstwerk. On salue notre ami Richard Wagner.

Michel: «Rendu vieux»? Ça prend ben un jeune pour dire ça…

François: C’est mieux, j’aime mieux ça, parce qu’il y a quand même une mélodie…

Michel : Y’a plus un mélange de styles, l’autre était plus ordinaire. Ça, c’est mieux.

François : Mais je trouve qu’on projette des phrases juste pour frapper l’imaginaire, attirer l’attention qui ne font pas avancer la race humaine, trop trop, mais quand il se met à chanter, c’est déjà plus intéressant. Le rap…soit qu’on s’en sert pour danser, soit qu’on a quelque chose à dire. Tant qu’à wrapper, parce que c’est l’enveloppe, le wrap, c’est juste du son mais t’as rien à dire.

Michel: Si c’est pour être un loop de bass pis un bassdrum avec un gars qui dit rien…

3 Un autre rappeur, quand même, avant la fin. Koriass, avec son album Love Suprême de février, est la coqueluche des médias, récemment. Un vidéoclip tourné en Facebook live pour le titre Nulle part a été son dernier grand coup qui a fait jaser. Écoutons ce titre.

François: Moi, le monde qui disent dans leurs chansons que les chansons des autres sont plates, ça me touche particulièrement pas à la bonne place. C’est quand même quelqu’un que j’ai entendu en entrevue et qui est articulé, mais là-dedans…

Michel: Moi c’est le deuxième, dans le lot, que je préfère.

4 Rosie Valland, ancienne étudiante de l’École de la chanson de Granby, est la gagnante du prix de la chanson SOCAN en 2014 et a beaucoup fait jaser avec son album Partir avant, de 2015. On va écouter la pièce Olympe.

François: Un chant à la Moran.

Michel: Très joli. Très français comme style.

François: Ça mord peut être pas assez dans les mots, mais, quand même, c’est joli, c’est atmosphérique. Tu peux mettre ça tard le soir pendant que tu dessines… des p’tits bonhommes ou… whatever…

5 Safia Nolin, qui a fait beaucoup parler d’elle avec son album Limoilou, de 2015, et, malheureusement aussi, par rapport au scandale de l’ADISQ. On écoute la pièce La laideur, tirée de cet album.

Michel: C’est down.

François: C’est down, c’est adolescent, je trouve. Cégep. Difficulté, «où suis-je?»

Michel: Les textes, les compositions, c’est pas mature.

François: C’est quelqu’un qui se pose des questions, c’est tout à fait dans le ton des cégépiens. Faut dire que c’est dans l’air du temps. Je maintiens ce que j’ai dit tantôt: c’est quelqu’un qui se pose des questions et ça s’adresse à un groupe d’âge, je trouve. Moi, écouter ça… j’aime trop la vie pour me saigner à blanc.

Michel: Ça représente quand même un peu un mal d’époque.

François: Je comprends pourquoi c’est là et je comprends pourquoi ça marche.

Vos réactions?

François : D’emblée, j’éliminerais Rosie Valland pour une seule bonne raison: je ne trouve pas que c’est de la musique alternative. C’est de la chanson française, c’est bien fait, c’est joli, mais pour moi, musique alternative, c’est autre chose.

Michel: Elle n’a pas d’affaire là, est pas dans bonne catégorie…

François: Même Safia Nolin, c’est pas tout à faire de la musique alternative. C’est de la musique pop. C’est plus dans la veine pop. Elle a gagné un Félix.

Michel: Pourquoi sont-ils dans cette catégorie-là, en fait ? La différence est énorme entre les produits…

Pour qui voteriez-vous parmi ceux-ci ?

François: Malgré qu’ils aient un discours franglais, Dead Obies sont les plus alternatifs, pour moi. C’est eux qui offrent quelque chose de vraiment différent.

Michel: Y’apportent quelque chose de nouveau. On l’a déjà entendu, mais au moins, y’ont fait une nouvelle recette avec. C’est frais, ça sonne bien, tant au niveau de la réalisation que des arrangements. C’est la meilleure production des cinq.

Qui va gagner ?

François: Ils vont sûrement le donner à Safia Nolin, pour être dans le ton. Les moutons de Panurge, tu connais?

Parmi les cinq, qui est-ce que vous inviteriez vous pour faire un show avec les Vieux Criss ?

François: Aucun. C’est pas tout à fait nos veines; nous autres, on est des artères. Mais ça nous ferait plaisir de jouer avec eux autres. Pour faire plaisir à ma fille de 23 ans, peut-être Dead Obies. À triperait. Sinon, peut-être Safia Nolin. Rosie Valland aussi fonctionnerait, mais je l’inviterais en première partie: ça prend toujours une p’tite tabarnak avant les vieux criss.

Allons y avec les révélations, maintenant.

1 On commence avec Ariane Zita, qui a commencé une carrière solo en anglais, mais qui s’est vraiment révélée au public avec son tournant francophone sur l’album Oui, mais non, paru en octobre 2015 [NDLR : et avec sa brillante claque dans la face d’Annie Villeneuve, récemment].

Michel: C’est drôle!

François: J’aime ça pour le côté drôle, c’est comme la contrepartie à Safia. Là, tout ce dont j’ai envie, c’est d’une petite neige dehors. Ça fait très fin des années 50.

Michel: C’est comme choisir entre prendre une bière et rire ou se tirer une balle dans tête. Moi j’ai fait mon choix. C’est correct, c’est bien fait.

2 Deuxième choix, Bermudes, qui a fait paraître son EP Filles allégoriques en avril dernier [NDLR : Avec, accessoirement, l’interviewer derrière les futs. Mais ça, on leurs dit pas.] On écoute le titre Cinémascope .

Michel: Une influence énorme du groupe Indochine, ça n’a quasiment pas de bon sens. Mais c’est le fun.

François: J’suis un peu d’accord avec toi. C’est alternatif. C’est les bands de garage, j’en veux de ça. J’embarque, je viens de là, des bands de garage!

3 Laura Sauvage, c’est le projet de Viviane des Hay Babies (François: Oui, les Hay Babies, on connait). C’est solo et en anglais, elle a rencontré aussi un vif succès avec son EP Americana Submarine en octobre 2015 et son album Extraordinormal est paru en mars. Écoutons Dying Alone, de cet album.

François: J’lâcherai pas Joni Mitchell.

Michel: C’est pas très bien fait. Je sais que la toune est plus facile à jouer en mi, mais elle aurait pu mettre un capo et chanter un demi-ton plus haut.

On se donne une chance avec une autre au hasard, vu que ce n’était pas exactement un single. Disons White Trash Theatre School, sélectionnée aléatoirement.

François: C’est qu’il n’y a pas d’énergie. C’est trop laid-back pour moi.

Michel: J’suis méchant, mais à devrait continuer ses cours. Faudrait quelque chose de plus weird que ça. Ça se veut pété, mais pour faire du pété, faut être pété soi-même. Je sais, je suis méchant, mais je trouve ça un peu phoney. Excusez-moi, j’ai été méchant.

François: On ne peut pas dire ça parce qu’ils ont le droit de s’exprimer. On peut ne pas aimer. Moi je suis content pour elle si elle en a fait un disque, mais je ne mettrais pas ça pendant que je soupe avec mes amis.

Michel: Oui, mais il nous demande ce qu’on en pense…

4 Laurence Nerbonne, ancienne leader de la formation Hotel Morphée (François: Ceux qui jouaient du violon, non ?) Oui, mais maintenant, c’est plus pop. Elle est la révélation chanson de Radio-Canada et on écoute la pièce Montréal XO de son album XO.

Michel: C’est comme Mylène Farmer

François: C’est de la pop, c’est pas alternatif, du tout. J’entends Mylène Farmer gros comme le bras. C’est pas alternatif. Le son, l’arrangement… moi, je pensais que le GAMIQ, y’étaient vraiment flyés. Là, j’m’aperçois que les ailes sont courtes. C’est un pot-pourri. Sont à l’ADISQ, la révélation Radio-Canada… Ce que je cherche ici, c’est ce qu’on risque de ne pas entendre à la radio du tout, sauf sur les chaînes alternatives. Quand on sait qu’il s’écrit, au Québec, au bas mot, 2000 nouvelles tounes par année, et qu’on en entend peut-être 10 qui passent en boucle… Dans la musique alternative, on veut entendre des choses qu’on ne risque pas d’entendre du tout sauf chez quelqu’un de branché et que c’est l’ami de l’ami de l’ami…

5 Dernier arrêt, le trio Paupière, qui a fait paraître son EP Jeunes Instants et qui a connu un certain succès sur le vieux continent. On écoute la pièce Elle et lui.

Michel: Pas pire.

François: Me semble que j’ai déjà entendu ça…

Michel: C’est que ça ressemble beaucoup aux Rita Mitsouko.

François: C’est des sons pré-enregistrés et quand tu les as entendus 843 fois…

Michel: C’est pas alternatif, ça… ?

François : Non, c’est les années 80.

Michel: C’est très actuel, les sons de keyboard des années 80.

François: Ça chante pas assez pour moi. C’est plus des sons.

Michel: Des sons Depeche Mode.

François: Depeche Mode c’est plus rock que ça.

Michel: Oui mais l’intention…

François: Mais c’est vrai, Rita Mitsouko. Mais, eux autres étaient dedans. En même temps, y’a rien que onze notes pis tant de sons…

Donc, votre coup de cœur?

Michel: Moi c’est le groupe qui sonne comme Indochine, Bermudes.

François: Moi aussi ça serait ça, parce que c’est de là que je viens, les guitares fuzz. Ça sonne alternatif. Ça sonne vrai, y’a des gens qui jouent pour vrai, c’est pas quelqu’un dans un studio qui pèse sur des boutons.

Et qui VA gagner?

François: Bermudes. Si c’est un gala vraiment alternatif.

Michel: Moi je ne pense pas que c’est eux qui vont gagner.

François: Sinon, tu prends la compagnie qui a le plus de membres et qui ont le plus de votes et le plus d’amis.

Michel: Ça se peut que ce soit Paupière qui gagne. Je ne trouve pas ça nouveau, mais je pense.

François: Nerbonne, par contre… Si le GAMIQ, c’est pour être le off-ADISQ, y’a aucun intérêt.

Michel: Alternatif, c’est sensé être un peu pété.

François: Un peu plus fou, un peu plus de cheveux mauves. Quelque chose de différent.

Le gala, c’est dimanche soir. Est-ce que ça vous intéresse d’y aller?

François: Moi ça m’intéresserait, mais je reste à Labelle.

Michel: Moi ça m’intéresserait. C’est où?

Au Lion d’Or, dès 20h. Sinon, il y a toujours la vidéodiffusion sur Livetoune et le site de CISM 89,3 FM.

Pour François Guy, je lui ai appris après la délibération que je jouais dans Bermudes. Je lui ai laissé une copie du EP pour son retour en voiture. Son virement bancaire va suivre dans quelques jours.

10 moments cruciaux du Premier Gala de l’ADISQ

Hier avait lieu le Gala des gens moins bien habillés qu’au Gala de l’ADISQ. Dans un Métropolis semi-vide, deux enclos d’humains normaux avaient été installés autour de la scène pour laisser croire à une foule en délire alors que Sébastien Diaz, à l’animation, nous racontait sa vie entre les attributions de trophées. Retour sur la soirée en 10 moments clés.

1

Sur le tapis rouge, les gens célèbres défilent et on constate rapidement qu’il y a une épidémie de gastro dans l’UDA quand on croise UNE soeur Boulay, DEUX Cowboys Fringants, TROIS Appendices et UN membre d’Okoumé.

Les Appendices, Les Cowboys Fringants/Photos: Élise Jetté
Les Appendices, Les Cowboys Fringants/Photos: Élise Jetté

2

Travis Cormier, dubitatif, se demande s’il va aller porter son chapeau au vestiaire pour avouer enfin au monde entier que, en dessous du chapeau, il souffre d’une impétueuse calvitie.

Travis Cormier/Photo: Élise Jetté
Travis Cormier/Photo: Élise Jetté

3

Safia Nolin remporte le premier trophée de la soirée (et son premier Félix) pour la vidéo de Noël partout. En la présentant, le pourtant érudit Claude Rajotte l’appelle Sofia. «Ce qui me stresse le plus, c’est que je ne sais pas de quel côté aller pour sortir de scène», dira Sofia Safia, éberluée.

4

Renée Martel et Patrick Norman remportent le trophée de l’Album country de l’année pour Nous. Patrick, dans un élan de patriotisme consommé, salue chaleureusement les troupes canadiennes: «Je voudrais remercier de tout coeur l’armée qui est sur le terrain.»

5

Jonathan Painchaud récolte le prix d’Album ou DVD de l’année Jeunesse pour La guerre des tuques 3D. Il termine son discours par «bon hiver et bonne bataille de boules de neige.» De son côté, il est déjà prêt pour la bataille, muni d’une barricade capillaire de haut niveau.

img_1497
Jonathan Painchaud/Photo: Élise Jetté

6

Avec un solide look rassurant de prof d’histoire au secondaire, François Pérusse remporte le Félix de l’Album ou DVD de l’année Humour pour L’Album du peuple – Tome 10. Il est heureux et surtout, étonné: «Je me suis fait défoncer mon char récemment. Les voleurs ont tout pris, mais il ont laissé L’Album du peuple – Tome 10.»

img_1501
François Pérusse/Photo: Élise Jetté

7

Sébastien Diaz présente le prix de l’Album de l’année Alternatif. Avant de révéler le nom du gagnant, il se permet un commentaire #OOTD: «Le prix du meilleur look de la soirée est décerné aux Hôtesses d’Hilaire», affirme-t-il tel un membre de la famille Airoldi.

Les Hôtesses d'Hilaire/Photo: Facebook
Les Hôtesses d’Hilaire/Photo: Facebook

8

Brigitte Boisjoli s’empare de la statuette de l’Album de l’année Réinterprétation. Elle remerciera «toute la gang de Nashville.» On sait pas pour vous, mais nous, honnêtement, on ne l’avait jamais reconnue sur l’affiche:

nashville-tv-show-series-poster

9

Coeur de pirate monte sur scène pour aller chercher le trophée d’Album de l’année Anglophone. Sidérée, elle dit: «Je suis vraiment surprise d’être dans cette catégorie-là.» Très préoccupée par ses chorégraphies, elle n’avait pas reçu le mémo énonçant que son album était en anglais.

10

François Pérusse repart finalement avec un deuxième trophée pour l’Album de l’année Meilleur vendeur. «Impossible, c’est pas vrai, j’ai vu les chiffres. Les 2Frères sont ben meilleurs», annoncera-t-il, dans un élan de syndrome de l’imposteur.

 

Les gagnants de la soirée:

Album de l’année – Adulte contemporain:  Tokyo, Ingrid St-Pierre

Album de l’année – Alternatif: Sorel Soviet So What, Bernard Adamus

Album de l’année – Anglophone: Roses, Cœur de pirate

Album de l’année – Choix de la critique: Ultramarr, Fred Fortin

Album de l’année – Classique/Orchestre et grand ensemble: Mahler 10, Orchestre Métropolitain, Yannick Nézet-Séguin

Album de l’année – Classique/Soliste et petit ensemble: Chopin, Charles Richard-Hamelin

Album de l’année – Country: Nous, Renée Martel, Patrick Norman

Album de l’année – Hip-Hop: Love Suprême, Koriass

Album de l’année – Instrumental: West Trainz, Erik West-Millette

Album de l’année – Jazz: Spring, Susie Arioli

Album de l’année – Meilleur vendeur: L’Album du peuple – Tome 10, François Pérusse

Album de l’année – Musique électronique: Chronicles Of The Wasteland, Le Matos

Album de l’année – Musiques du monde: Neo-reconquista, Boogat

Album de l’année – Réinterprétation: Patsy Cline, Brigitte Boisjoli

Album de l’année – Traditionnel: 3/4 Fort, Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs

Album ou DVD de l’année – Humour: L’Album du peuple – Tome 10, François Pérusse

Album ou DVD de l’année – Jeunesse: La guerre des tuques 3D, Artistes variés

Artiste québécois de l’année s’étant le plus illustré hors Québec: Half Moon Run

Spectacle de l’année – Anglophone: Love Songs for Robots, Patrick Watson

Spectacle de l’année – Humour: Les Morissette, Louis Morissette, Véronique Cloutier

Vidéo de l’année: Noël partout, Safia Nolin