Le buffet: Louis-Philippe Gingras et ses plaisirs glacés

Chaque lundi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Le EP La rangée des popsicles de Louis-Philippe Gingras arrive bientôt, comme le montre l’extrait Sutton, sorti plus tôt la semaine dernière.

Klô Pelgag nous offre une mise en bouche pour son spectacle aux Francofolies du 10 juin prochain avec sa version orchestrale de Le sexe des étoiles. Préparez-vous à beaucoup de majesté.

Le vétéran Hugo Mudie (The Sainte Catherines, Yesterday’s RingMiracles) fait cavalier seul avec ce premier titre, Livre d’Or.

Plus besoin de patienter pour du nouveau Mon Doux Saigneur, l’extrait Patience est sorti pour toutes et tous!

Rock et cinéma noir sont au menu sur le premier album de Hangover Lobsters, à paraître ce jeudi. Le premier extrait se trouve ci-dessous.

Le cinéaste abitibien Éric Morin (ex-Gwenwed) s’allie à Groenland pour la réalisation du clip Healing Suns. Une histoire de groupes en « G ».

Stop motion et couleur jaune à l’honneur dans le clip Coup d’épée de Corridor, réalisé avec la minutie d’un fabriquant de sabres.

Jamais je ne grandirai si c’est pour être comme toi est une chanson pour les grands enfants et aussi le premier single du Cycles Deux de L’Indice.

TOP 2016 ANGLO positions 20 à 11

C’est le moment de revenir sur 2016 pour souligner les bons coups. On reviendra pas sur les moins bons coups parce que ça nous obligerait à avouer que, cette année, le Caboose Band a fait le Club Soda avant Dead Obies. Voici, pour commencer, nos albums anglophones locaux préférés de l’année (on a étiré notre amour de la musique locale jusqu’en Ontario cette année. C’est quand même juste à 1h56 de Montréal en train).

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20 Jessy Lanza – Oh No

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Découverte en 2014 avec son excellent Pull My Hair Back, puis appuyée par nul autre que Caribou, la réputation de l’Hamiltonienne – et de Jeremy Greenspan de Junior Boys par le fait même – n’était plus à faire. Si elle ne parvient pas à battre sa première parution avec Oh No, reste que l’album présente une électro pop variée, actuelle et toujours bien produite. Aussi à surveiller: son court EP de remix Oh No No No paru le 10 décembre dernier. (MATHIEU AUBRE)

19 Laval – | /\ \/ /\ | |(EP)

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Nouveau nom et nouvelle forme pour les magnats du rock méchant de la scène anglo de Montréal, Fashion Police. Sous son sobriquet Laval (écrit | /\ \/ /\ |), la formation a fait paraître en novembre un premier EP d’une quinzaine de minutes qui fait preuve d’une grande férocité et qui frappe là où il faut. Quinze minutes et «une férocité qui frappe», c’est aussi le temps et le sentiment créés en moi quand j’écris | /\ \/ /\ | (ETIENNE GALARNEAU)

18 Laura Sauvage – Extraordinormal 

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Additionnant une couche agréablement plus sale et rock par rapport à son travail avec Les Hay Babies, Viviane Roy propose avec Extraordinormal une aimable transformation appuyée par son réalisateur, Dany Placard. Cet album aux tons psychédéliques et libertins rassemble profondes et franches allégations qui entrent dans nos veines épurées de monotonie. On ne se lasse point du détachement accrocheur de son univers éclaté. (MARIELLE NORMANDIN PAGEAU)

17 CRi – Tell Her (EP)

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Pour CRi, 2016 aura été l’année de la confirmation. On savait qu’il était bon, on se doutait qu’il s’en allait quelque part avec ses beats future bass qui flirtent avec le house. Et on n’a pas été déçus avec la sortie de Tell Her, un mini album époustouflant qui a ajouté une nouvelle dimension à la musique du producer. Pas mal sûr que 2017 sera l’année de la consécration. (MATHIAS BP)

16 The Posterz – Bored In Canada (EP) 

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Sans parenté aucune avec la toune de Father John Misty, The Posterz a sorti le concis, mais efficace, EP Bored in Canada, proposant des échantillonnages du groupe d’électro quasi-homonyme, Boards of Canada. Les trois pièces, en quinze minutes, prouvent que le trio du West Island a une force de frappe qui mérite l’attention au sein des deux solitudes. (ETIENNE GALARNEAU)

15 Leonard Cohen – You Want It Darker 

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La légende montréalaise Leonard Cohen a fait son chant du cygne sur You Want It Darker, un 14e et dernier album doux, poétique et touchant qui présageait subtilement sa mort (il s’est pas mal fait scooper son concept par David Bowie au début de l’année, mais bon). Monsieur Cohen était déjà une icône mondiale de la musique avant son passage dans l’au-delà, mais il est maintenant immortalisé à tout jamais parmi les étoiles de Montréal dans le cœur de tous les amoureux de la culture. On est un peu tristes, mais on est surtout ben fiers! Hallelujah! (ALEXANDRE DEMERS)

14 Rust Eden – Apartment Green 

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– C’est pas moi qui l’a choisi.

– Okay…

Apartment Green, c’est un bijou qui mérite d’être connu. Ce 2e album, nous aide à voir où les gars veulent aller, parce que ça prend deux points pour tracer une flèche, une direction. Réminiscences floues. L’ambiance est étrange sur ce disque-là. C’est comme se rappeler d’un évènement sans savoir si on était triste ou heureux au moment où c’est arrivé. C’est du bon stoner rock psychédélique, mais très accessible. Faut voir ça en spectacle, c’est incroyable. (LOUIS-ALEXANDRE COUTURE)

13 Groenland – A Wider Space 

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Les membres de la formation indie pop Groenland n’auront pas trop écouté les conseils hurlés de PKP («En français!») et auront plutôt suivi leurs instincts en proposant A Wider Space, un deuxième album organique avec un pas pire sens de la mélodie, tout en douceur et en beauté. PKP n’est plus en poste, mais Groenland l’est encore et toujours. On dit ça, on dit rien… (ALEXANDRE DEMERS)

12 Dear Criminals – Live (avec le Choeur JFP)

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Il y a des moments musicaux qui sont difficiles à oublier. La soirée passée avec Frannie, Charles, Vincent et un choeur complet dans l’Église Saint-Jean-Baptiste fait partie de mes moments phares de l’année, tout comme l’album live qui en découle. Une sensibilité accrue émane des pièces que l’on entend résonner dans le vaste espace. Si y’avait eu une mouche dans l’église, on l’aurait entendue voler. Heureusement, y’en n’avait pas. L’enregistrement est au point! (ÉLISE JETTÉ)

11 Charlotte Day Wilson – CDW (EP) 

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Après deux singles lancés l’an dernier et des collaborations avec Badbadnotgood, Froyo Ma et Iglooghost, on avait assez hâte de voir ce que Charlotte Day-Wilson avait de plus à nous offrir. Son CDW EP ne déçoit pas, avec des textures R&B chaleureuses et satinées, accompagnées d’une charmante voix toujours complètement on point. Shoutout également à son merveilleux acolyte River Tiber pour le featuring réussi sur Where Do You Go. (MATHIEU AUBRE)

 

À venir sur FAV:

TOP 2016 ANGLO positions 10 à 1 – vendredi 16 décembre

TOP 2016 FRANCO positions 20 à 11 – lundi 19 décembre

TOP 2016 FRANCO positions 10 à 1 – mardi 20 décembre

Le buffet : Hein Cooper et Fanny Bloom dans la grosse rouille

Chaque lundi mardi au matin, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Fanny Bloom remplace la Française Pomme dans cette relecture sympathique de Rusty avec Hein Cooper.

Groenland prépare son retour, A Wider Space, avec un nouvel extrait.

Prévu pour ce vendredi, le nouvel album de Sébastien Lafleur présente «des morceaux impressionnistes, psychédactuels, empreints de sonorités aventureuses».

L’Arcade Fire Will Butler se prépare bien comme il faut pour son vendredi soir.

Le Montréalo-Torontois Jacques Greene poursuit son évolution avec brio.

P.O.P., le prochain album de Le Couleur prévu pour le 28 octobre, tire vers la disco pop anglophone.

Le maître montréalais du PBR&B Black Atlass frappe fort avec son nouvel album Haunted Paradise.

Les 13 Salopards se joignent aux vétérans du K6A sur cette production signée DJ Cabanon.

Souldia et Rymz déambulent dans le red light d’Amsterdam.

En même temps, Souldia trouve du temps pour chiller à Montréal avec son boy Fuccè, qui fera paraître son album le 26 août prochain.

La grosse lanterne 2016 : aimer assez la musique pour être figurant dans un déluge

Si la mode de l’an dernier à La Grosse Lanterne, c’était d’être au bout du rouleau à la fin du festival, cette année, y’avait des festivaliers au bout de rouleau précoce. Dans ce qui nous a semblé être une pluie conçue en hommage à The Day After Tomorrow, nous avons amené l’expression «ne pas être habillé en conséquence» à un autre niveau.

Dans l’humidité accablante de l’auberge et sous les ondées diluviennes de la scène extérieure il y avait beaucoup d’amateurs de musique au pied carré, parce que n’importe qui moindrement soucieux de ne pas mourir noyé/attraper un rhume mortel, aurait choisi de passer la fin de semaine à écouter Netflix.

Quand même préoccupée à l’idée de rester en santé, mon séjour à La Grosse Lanterne débute samedi matin lorsque j’arrive à Béthanie et que j’aboutis au terrain de camping après avoir traverser une reconstitution de village du Seigneur des Anneaux. Paradis terrestre pour avides de GN (batailles de chevaliers simulées en plein air), la terre d’accueil du festival estrien est on ne peut plus médiévale.

Anachroniques, ces tentes provenant du futur et/ou de Mars attirent les regards:

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Parmi les choses bizarres aperçues durant la journée, cet homme étrangement très bien coiffé malgré l’humidité, mais atteint d’une grave malformation du fessier.

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Parmi les gens précocement au bout du rouleau, cet homme en pleine sieste ou dans le coma.

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Après avoir loupé Saratoga à cause d’un arrêt rocambolesque à l’épicerie de l’Ange-Gardien, le premier show qu’on aperçoit (les deux dernières tounes) est celui des Marinellis. Amenant habilement une saveur pop à un rock garage dansant, le groupe réussit à nous faire oublier que des techniciens viennent donner des coups de balai sur la toile du toit pour éviter qu’elle cède sous le poids de l’eau. En arrière de moi, une jeune femme visiblement à bout s’exprime: «l’état que je déteste le plus dans la vie, c’est être mouillée.»

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C’est ensuite au tour d’IDALG d’animer l’espace à l’auberge, lieu de rassemblement de chevaliers. Enflammés par leur rock-prog-psyché-toute, on réussit à oublier que nos imperméables ne font déjà plus la job. Leur album Post Dynastie, qui aura un an en novembre, est maintenant bien rodé. Difficile de ne pas hocher la tête avec entrain (en plus, ça fait sécher les cheveux).

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Parlant de cheveux, on n’a toujours pas su démystifier ce qui faisait en sorte que la seule fille avec un toupet décent dans la tourmente de l’humidité était celui de la claviériste et chanteuse Yuki Berthiaume. Bravo.

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Pendant ce temps, dehors, c’est le début de la déchéance. Tels des animaux, les festivaliers déambulent désormais sur la paille, installée pour éviter les fractures-du-crâne-de-glissage-dans-la-bouette.

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C’est ensuite au tour de Safia Nolin d’agrémenter de ses notes le sauna de l’auberge. Satisfaite de jouer dans un lieu normalement utilisé pour les GN, Safia s’exclame: «Ce genre de chose devrait exister pour Harry Potter et S Club 7». On est d’accord. «La guitare de Saf est ben trop forte, on a envie de mourir», déclare ensuite Joseph Marchand à son sonorisateur.

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Visiblement satisfait de l’ajustement du son, Joseph renchérit: «Mat, c’est le plus beau sonorisateur de l’industrie, vous devriez vraiment le regarder.» Soucieux de produire un reportage documenté, nous sommes allés vous chercher sa photo:

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En testant la ténacité de ses disciples, Safia demande à la foule s’ils font du camping ce soir. Tous répondent oui. «Vous êtes courageux. Might as well dormir dans la rivière», conseille-t-elle judicieusement. Hormis les chansons poignantes de Limoilou, Safia interprète sa fameuse reprise bilingue de My Heart Will Go On, cette fois dédiée à son chat Bébé Baleine, décédé récemment, et Work de Rihanna parce que c’est «la reine du monde et je voudrais lui dédier la vie», dit Safia. Après tout ça, en déambulant sur le site, on croise ce gardien de sécurité affairé à maintenir l’ordre autour du jeu de Jenga.

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Notre marche nous amène à croiser Snail Kid, sirotant une limonade et présentant une paire de souliers en totale incompatibilité avec la bouette.

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Croisé au détour, les gars qui travaillent pour Shoeclack sont quant eux les moins bien chaussés du clan. Ironique.

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Parlant de tenue inadéquate, ces deux dinosaures:

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Petit tour en coulisse pour faire une entrevue avec Klô Pelgag (que vous pourrez lire cette semaine), afin de constater que, elle, les fruits, elle niaise pas avec ça.

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Dans les foodtrucks, les gens ne savent plus comment se vêtir:

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De retour d’une tournée en Europe, Chocolat était attendu avec emballement par les fans du Québec. Plusieurs personnes croisées durant la journée avaient fait la route vers l’Estrie seulement pour revoir le groupe. Le regroupement d’échevelés a été le dernier à jouer au quasi-sec avant le début des caprices de la nature. Un rock garage précis attendu depuis longtemps. Yes.

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C’était ensuite au tour de Klô Pelgag de présenter les pièces de L’alchimie des monstres, mais aussi de donner un avant-goût de son nouvel album prévu pour le 4 novembre. D’abord habillée en Mario Bros pour le soundcheck, Klô a ensuite revêtu son costume de pomme-grenade, un choix judicieux, ce fruit étant en parfaite harmonie avec son teint.

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Et que dire de sa violoniste-avocat:

Ensuite habillée d’un chic collier de bananes réelles, Klô a montré qu’elle avait conservé son charme humoristique et innocent qui la rend si attachante. Les nouveaux morceaux, présentés en exclusivité, ont fait l’unanimité.

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Groenland s’élançait ensuite, venant également testé du nouveau matériel, celui de l’album A Wider Space qui sortira le 16 septembre. Avec une prestation environ 50/50 nouveau/ancien matériel, le groupe a su rallier la majorité des gens. Visiblement fébrile, le groupe n’avait pas joué dans le coin depuis belle lurette. Tout le monde était content sauf ceux qui apprécie le temps sec.

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Aucun appareil-photo, ni téléphone n’a été sorti durant le show de Lisa Leblanc qui s’est déroulé sous une pluie torrentielle. La jeune Acadienne était néanmoins heureuse et fort enthousiaste de présenter à son tour un aperçu de son nouvel album qui paraîtra le 30 septembre, notamment, le premier single Dump The Guy ASAP. La performance a toutefois dû être écourtée à cause du mauvais temps. On a quand même pu entendre Kraft Dinner, un classique des amateurs de pâtes. C’est également à ce moment de la soirée que tout le monde s’est dit que ça serait bon, un bon repas chaud réconfortant dans un endroit sec. Ça ne s’est pas produit.

Pour patienter durant les bévues de dame nature, le Jenga gagnait toujours en popularité.

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Pendant le show de Dead Obies, l’appareil-photo a été remisé à cause des intempéries. Mon iPhone a tout de même pu capter ce moment magique où les ballons illuminés se promenaient sur la foule transie devant ce charmant mélange de rap et d’humidité. On aurait dit que la pluie qui assaillait les fans de DO donnait au groupe une sorte d’excitation supplémentaire. Heureux de voir que ce n’était pas un déluge monumental qui allait faire quitter les lieux aux adorateurs, le sextuor a vraiment donné un bon show. C’est pendant ce spectacle qu’on a pu confirmer: oui, la pluie s’était rendue à nos sous-vêtements.

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L’animation de la fin de la soirée a été confiée à Sash’u et Le Matos qui ont très bien su faire danser les gens/déchets-humides-en-mouvement devant l’auberge.

Au réveil, il n’y avait pas de doute possible: tout le monde avait dormi dans une flaque d’eau couvrant plus ou moins le sol des tentes.

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De retour à la maison, le questionnement de premier ordre était le suivant: est-ce que le seul endroit propice pour mes souliers est la poubelle?

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On entend souvent des histoires de personnes qui ne dorment pas pendant des jours pour avoir des billets de concerts ou qui dépensent des fortunes pour suivre leur idole en tournée, mais La Grosse Lanterne de cette année a véritablement montré qui étaient les vrais ninjas: assez passionnés pour écouter leur musique en étant figurants dans un déluge.

Photos: Élise Jetté

Le buffet : Groenland dans le blé d’inde

Chaque lundi mardi au matin, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Ta musique de la rentrée scolaire est presque arrivée! Le 16 septembre, on aura un nouvel album de Groenland, A Wider Space. Voici l’extrait du premier extrait (très agace).

Quand l’amour va pas si bien que ça, on récolte ce genre d’histoire: le nouveau clip de Charlotte Cardin avec Husser pour Like It Doesn’t Hurt.

Le nouveau single de HWYS, Bliss, est en écoute exclusive sur le site de CHOQ, ici.

La fête, des gens de Québec, te proposent Entropiques.

Magnifique esthétique sombre dans le nouveau clip de Give Me Something Beautiful réalisé par Adrian Villagomez and Jonathan Brisebois.

Le buffet : le voyage dans l’espace de Félix Dyotte

Chaque lundi au matin, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Félix Dyotte sera en spectacle ce jeudi dans le cadre de Coup de coeur francophone. Il a sorti ce petit clip tout simple pour Téléphone.

Les belles années: nouveau clip scolaire de Beat Market.

Un clip de poussière pour Louis-Jean Cormier.

Noé Talbot est musicien de rue dans ce vidéoclip tout neuf.

Geoffroy, la nouvelle recrue de Bonsound, présente son premier extrait d’un EP qui sort cette semaine.

On a bien aimé cette reprise de Retrograde, de James Blake, par Groenland.

Koriass lancera un nouvel album en février. On a eu droit à un teaser.

Détecteur de mensonges «Le Festif! de Baie-St-Paul»

Du 23 au 26 juillet dernier se déroulait la sixième édition du Festif! au cœur de Baie-Saint-Paul. Cette grande fête musicale qui prend d’assaut le centre de la municipalité de Charlevoix est l’occasion pour plus d’une aventure abracadabrante.

 

Sachant que Patrice L’Écuyer était trop occupé à décompresser de son animation de gala au ComédiHa! il y a deux semaines, Feu à Volonté à décidé de m’envoyer dans une formule rappelant celle du fameux animateur de jeux à Radio-Canada. Dans cette revue, vous verrez trois histoires farfelues dont seulement deux sont réellement arrivées. Pourrez-vous trouver laquelle?

Dans le cadre du Festif!

1 J’ai failli me faire écraser au milieu de la foule par un dandy à vélo

À prime abord, Le Festif! charme par sa programmation éclectique, mélangeant avec brio des artistes bien établis et célébrités locales en besoin criant de visibilité à grande échelle. Cependant, c’est une fois sur le site que l’on découvre la force de l’organisation du festival. Entre les performances de la grande Scène Desjardins, les spectateurs ont droit à des prestations impromptues de nombreux artistes. Certains d’entre eux ont été de bons coups, comme Caltâr-Bateau, The Seasons ou encore la fanfare punk What Cheer? Brigade, provenant de Providence, Rhode Island, qui a sans nul doute été une grande révélation pour plusieurs festivaliers. Je soupçonne d’ailleurs que ces derniers aient joué pendant vingt-quatre heures sans interruption dans les rues de Baie-Saint-Paul du samedi soir au dimanche, ce qui ajoute à leur charme et à l’émerveillement qu’ils causent.

Toutefois, les performances d’entre-actes n’ont pas toujours été du même calibre. La pause entre les performances de Groenland et de Marie-Pierre Arthur, le jeudi soir, a permis aux festivaliers présents de faire la connaissance d’un amuseur public dont l’attrait principal est d’avoir une bicyclette antique de type grand-bi, une belle moustache et un chapeau haut-de-forme. Si son accueil a été acclamé par des spectateurs criant «Monopoly! Monopoly!» en voyant son accoutrement, on s’est lassé bien vite de cette distraction, d’autant plus que le cycliste se promenait sans crier gare au milieu de la foule. Sans doute que plusieurs, dont moi, ont craint pour leur intégrité physique.

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Photo: Étienne Galarneau

2 Je me suis fait renvoyer du site après m’être battu avec des joueurs de vuvuzela

Contrairement à de nombreux autres festivals, Le Festif! semble, pour un observateur externe, bien se mélanger à la vie courante des résidents de Baie-Saint-Paul. Les rues sont propres (on remercie les verres consignés réutilisables), les gens sont souriants et tout le monde se respecte. Il y a cependant, comme partout, quelques exceptions. Lors du spectacle de Robert Charlebois, mes voisins de derrière ont eu l’éclair de génie de souffler, vis-à-vis ma tête, dans une trompette de carnaval à plusieurs reprises pour accompagner le légendaire Garou le fou qui chantait Je reviendrai à Montréal. La musicienne improvisée s’est excusé d’avoir soufflé si près de mon oreille, mais, lorsque je lui ai souligné que la chanson n’était peut-être pas la meilleure pour ce genre d’intervention sonore, elle m’a demande «dans laquelle ça serait mieux?». Aucune. Fait ça entre les chansons.

Photo: Jérémie Dubé-Lavigne
Photo: Jérémie Dubé-Lavigne

L’histoire aurait pu en rester là si je n’avais pas croisé les mêmes énergumènes au spectacle de Sweet Grass et Bernard Adamus dans le sous-sol de l’église de Baie-Saint-Paul. Souffler dans son engin au milieu d’une salle pleine, pendant que le chanteur de Brun s’égosille, m’a prouvé que certaines personnes ne se soucient peu de leur voisin. Le lendemain, lorsque j’ai aperçu quelqu’un sur le point de souffler pour ponctuer les musiciens de la Scène Desjardins, ma patience, sans doute affectée par l’alimentation festivalière, a flanché, de même que mon civisme. J’ai obtempéré et décidé de rester éloigné de la grande scène pour la fin des festivités, ce qui n’était pas si grave: je voyais très bien la scène de la cuisine de mon logement pour la fin de semaine et j’ai pu jouer à la pétanque avec Élixir de Gumbo, mais sans Dylan Perron, que l’on soupçonnait être parti à la SAQ pour préparer sa fin de soirée.

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Photo: Étienne Galarneau

3 J’ai vu des citoyens déranger la performance de Louis-Philippe Gingras pour acheter des cigarettes

La série «Les Imprévisibles» du Festif! est sans doute l’élément le plus excitant de la grande fête musicale de Baie-Saint-Paul. Les festivaliers armés de l’application mobile de l’événement pouvaient recevoir une notification indiquant l’ajout de certains spectacles secrets. Si certains ont été déçus que la grande rumeur voulant que Jean Leloup performe dans le cadre de cette série se soit avérée fausse, les plus chanceux des spectateurs ont pu profiter de quelques grands moments de félicité musicale. En commençant par Karim Ouellet autour d’un feu à minuit le jeudi soir, la série a vu défiler Fred Fortin, Louis-Philippe Gingras, Dylan Perron et Élixir de Gumbo ainsi que Mara Tremblay dans des lieux aussi inusités qu’un sous-sol de dépanneur ou le milieu de la rue principale. Quelques chanceux ont aussi pu profiter d’un «off-spectacle caché» avec une performance intime de Caltâr-Bateau (encore eux!) dans la cour du Gîte Terre-Ciel.

Photo: Jérémie Dubé-Lavigne
Photo: Jérémie Dubé-Lavigne

Du point de vue de l’inusité, c’est Louis-Philippe Gingras qui gagne le premier prix. Derrière le comptoir du dépanneur L’Accommodation, le chanteur abitibien en a profité pour casser quelques nouvelles chansons d’un album qui paraîtra en 2016. On souligne aussi sa pièce finale, une composition qu’il a, semble-t-il, complétée la journée même qu’il a interprétée a cappella, avec les solos de batterie, les riffs de guitare et le texte délirant parlant d’une résidente du boulevard Saint-Laurent. Cette charmante performance n’a pourtant pas ému les Baie-Saint-Paulois qui entraient quand même dans le dépanneur en souhaitant acheter leurs paquets de MacDonald King Size sans attendre la fin des chansons. On remercie et félicite pour sa patience le commis, assis à côté du chanteur, qui agissait comme employé du dépanneur et roadie.

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Photo: Étienne Galarneau

LE MENSONGE EST…

L’affirmation numéro 2!

Évidemment. L’ambiance du Festif! est trop détendue et joviale pour en venir à une intervention musclée contre des spectateurs irrespectueux. Les autres détails de l’histoire sont, par contre, absolument véridiques. Ces différentes opportunités et la détente générale font de ce festival un incontournable du calendrier estival du mélomane. En plus, si j’avais été chassé du site, j’aurais manqué Philippe Fehmiu qui se faisait aller l’arrière-train sur la scène avec la moitié de la foule pendant que Loud Lary Ajust interprétait son succès ONO. Ce que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.

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Photo: Étienne Galarneau

10 raisons de ne pas manquer les Francofolies 2015

Les Francofolies de Montréal se tiendront du 11 au 20 juin prochain au coeur du Quartier des spectacles. Si vous n’avez pas prévu vous y rendre, voici pourquoi il faut réviser vos plans.

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1- Philippe Brach va chanter avec un mort-vivant et Elton John va venir chanter Tous les cris les SOS. Manque pas ça!

2- Cette vidéo annonce «des milliers de gens heureux». Je ne sais pas si ça implique que tous les autres, au même moment, sont malheureux, mais je ne prendrais pas de chance…

3- La Foire des Francos est de retour cette année, le 14 juin de 11h à 16h. Tu t’imagines que tu y trouveras des vinyles, des cassettes et des t-shirts. L’an dernier, on y a lu les lignes de ma main et j’ai acheté une bébelle en verre soufflé qui me protège des mauvais esprits. J’ai découvert mon horoscope des 8 prochaines années et je me suis fait tricoter un poncho. En plus des petits shows en rafale, c’est aussi une rafale de kiosques surprenants où tu peux tout trouver, y compris un sens à ta vie.

4- Koriass se la jouera commando. Capture d’écran 2015-05-29 à 23.48.29 5- Toast Dawg lancera officiellement Brazivilain Volume II durant les Francos et la rumeur veut que Bob l’éponge ait déjà sa copie, LUI. Capture d’écran 2015-05-30 à 00.39.20 6- Les shows sont gratuits, mais en partie payés par le gouvernement. Qui aurait cru qu’on aurait pu considérer un show comme Les 20 ans des BB comme un retour d’impôts! Enjoy ton chèque! Capture d’écran 2015-05-30 à 00.31.14 7- Marjo va se retourner dans sa tombe (dans son lit, sur son divan ou dans les rues de Montréal) quand on va apprendre qui est le 20e lauréat du Prix Félix-Leclerc (Lili Fatale a déjà gagné ce prix). Capture d’écran 2015-05-29 à 23.54.27 8- Le règlement du festival indique que les chaises pliantes sont prohibées, ce qui signifie qu’il ne devrait pas y avoir de gens insignifiants plantés devant la scène de Vincent Vallières 12 heures avant le show avec la ferme intention de filmer un documentaire amateur sur Vince avec un iPad.

9- Être à l’origine de faire pleurer Safia Nolin, qui compose les meilleures tounes pour pleurer, serait un cercle vicieux, un non-sens et une grave ironie. Capture d’écran 2015-05-30 à 00.03.42 10- Les Francos, c’est plus de 150 spectacles gratuits EN FRANÇAIS. On se reprendra Groenland!

Tous les détails pour les Francofolies sont .

Et t’sais, les Francos, c’est mieux que cet article du Sac de chips qui parle d’orteils, que ce billet qui détruit tout ce que tu as toujours pensé à propos de tes jouets d’enfance et c’est aussi mieux que d’apprendre à laver tes fenêtres en 5 étapes ou que de te faire donner des coups de sac de patates. En d’autres mots, c’est donc beaucoup mieux que de regarder ton news feed durant les belles soirées d’été où tout le monde sauf toi est parti voir un show.

Bon festival!