Jonathan Personne affiche ses couleurs

Donnant l’impression de retrouver une bande d’amis réunis pour jammer dans un demi-sous-sol, le lancement du premier album de Jonathan Personne s’est déroulé dans une ambiance posée et conviviale à L’Escogriffe, samedi soir.

Sous un plafond de LED rouges, le groupe Bon Enfant monte sur scène dans un élan de percussions saisissant, exécuté par son batteur Étienne Côté (Canailles). Si la formation nouvellement née n’est qu’à son baptême scénique, ses membres n’en sont pas moins expérimentés.

Projet inédit de Daphnée Brissette (Canailles) et Guillaume Chiasson (PONCTUATION, Jesuslesfilles), Bon Enfant compte également dans ses rangs la pianiste Melissa Fortin et l’auteur-compositeur-interprète Alex Burger, que l’on pourra voir dans le cadre de la 23e édition des Francouvertes.

Daphnée Brissette et Guillaume Chiasson (Bon Enfant) / Photo: Zoé Arcand

Le quintette y va d’une bonne demi-heure de folk-rock vigoureux, d’instrumentaux sentis et d’harmonies assorties, au grand plaisir de la foule nombreuse. Alors que des membres de Canailles, Corridor, CRABE et Choses Sauvages, de même que Bernard Adamus et Mon Doux Saigneur sont éparpillés dans le bar, on compte plus de musiciens dans la salle que sur la scène.

Hochant la tête, un verre de bière à la main pour la plupart, les spectateurs semblent apprécier les accents de blues et de country dans les compositions de Bon Enfant, qui termine son set en annonçant la venue d’un album, sans donner plus de détails.

Julian Perreault / Photo: Zoé Arcand

Sous un rayon de lumière dorée, un nuage de fumée remplit tranquillement L’Escogriffe, faisant place à la tête d’affiche de la soirée. Entouré des prolifiques Laurence-Anne (clavier et guitare), Samuel Gougoux (batterie), Mathieu Cloutier (basse) et Julian Perreault (guitare), Jonathan Robert délaisse momentanément le groupe rock expérimental Corridor — dans lequel il est chanteur et guitariste — pour donner vie à Histoire naturelle, le projet solo de son alias, Jonathan Personne.

Jonathan Personne / Photo: Zoé Arcand

Paru le premier février dernier, l’album révèle onze pistes verdoyantes sur fond de guitares criardes. Rock, folk, pop, rétro ou psyché, les compositions sont abrasives, électriques et efficaces. Jonathan Personne et sa bande donnent une performance allègre entremêlée à des intermèdes instrumentaux regroupant un trio de guitares eurythmique.

«Une petite dernière parce qu’on en a pratiqué juste une autre», annone Personne avant de présenter en exclusivité une chanson aux airs de rock ‘n’ roll qui ne figure pas sur Histoire naturelle.

Jonathan Personne / Photo: Zoé Arcand

Bleu de mélancolie, le rock de Jonathan Personne évoque peut-être la fin du monde, mais il a été reçu en toute sérénité à L’Escogriffe. Livrant des textes imagés, l’artiste multidisciplinaire — qui signe également la pochette de son album — s’est révélé tout aussi efficace en solo qu’auprès de Corridor, lors de son lancement, samedi.

Le buffet : Des victuailles pour les Canailles

Chaque lundi mardi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Enfin! Le vidéoclip pour Gna Gna de Canailles est disponible pour tous. Les fans de grandeur nature y retrouveront leur Bicolline adoré, les fans de musique alternative y retrouveront un Bernard Adamus…très…différent. De d’habitude.

On s’entend pour dire que le cover de Ace of Spades par Lisa LeBlanc est pas mal le cover qui a marqué la saison des festivals, non? Non? Si vous êtes pas d’accord, regardez ce clip et repensez-y à deux fois avant de jouer au obstineux.

On sait tous que Samuele est merveilleuse. Mais si vous ne le saviez pas, regardez son nouveau clip en langage des signes du Québec (LSQ). C’est du génie.

Êtes-vous allés aux Journées de la Culture? NOUS NON. Ben que trop occupés à écouter cette toune des soeurs Boulay composée pour les Journées de la Culture.

C’est sur le site de TVA, la station de télé, que Clay and Friends font paraître le clip pour ConFORMopoLIS. Shout out à l’ironie?

Jean-Michel Blais donne accès à son espace de travail dans le vidéoclip 360 degrés qu’il propose pour Ad Claritatem Domine. Vous serez surpris d’apprendre qu’une citation de Merleau-Ponty flotte en permanence dans sa demeure.

On ne le croirait pas en écoutant le clip Défunte lune de miel de Paupière, mais il semble que le groupe aime la danse et les cigarettes.

Après une flopée de spectacles concepts et de singles ici et là, Dear criminals arrive avec un premier album, Fatale. Écoutez Waste Land ici.

Quand on entend l’album BYGONE de Beatrice Keeler on se dit que dans le fond, La Voix, c’est parfois correct.

Des fois on essaye d’être funnys, mais des fois ça ne sert à rien d’en ajouter plus. Rust Eden a un clip pour Empty Bottle qui est en animation 3D et qui met en vedette un punk avec un flotteur en forme de flamand rose. Pis c’est très psychédélique.

Grâce à FAV, vous pouvez aussi entendre le EP complet dès maintenant! ET voir un nouveau clip pour Teddy. Qu’est-ce que tu veux de plus?

Canailles : Tout le monde veut faire des Backflips

Dans un bar connu de bières microbrassées, je m’installe au bar en attendant des membres mystères du groupe Canailles qui viendront me rejoindre pour une série de questions. À huit membres, je ne connais pas le nom de tout le monde, mais j’aime dire fièrement que je peux identifier par un nom quatre d’entre eux. On garde en secret que je connais les deux premiers albums par coeur, la mémoire sélective me direz-vous? C’est donc Daphné Brissette et Erik Evans qui se prêtent au jeu des questions. On m’a envoyé les plus faciles; j’apprendrai le nom des autres en écrivant ce texte.

Montage par Cath Guay
Montage par Cath Guay

1- Troisième album. Ça fait depuis 2010 que vous travaillez ensemble. On a déjà vu des duos durer moins longtemps que ça. Y’a-tu quelque chose de magique?

Daphné: Ouais, j’pense qu’il y a plusieurs affaires. Des fois, y’a des périodes un peu plus rough où on sait pas si ça va continuer ou pas. C’est tough, avoir un band de huit, mais ça a beaucoup d’avantages. Ça fait que les shows se passent vraiment bien, on a vraiment une proximité et une réponse du public, c’est énergisant. J’pense que tout le monde s’entend pour dire que c’est avec ça que ça fonctionne. On a travaillé fort pour avoir du monde à nos spectacles et que le party lève. J’pense qu’on aime vraiment ça être ensemble et faire de la musique, c’est pas mal la base des affaires. Pendant notre période rough on s’est remis à composer et c’était pas mal évident qu’on allait refaire un nouvel album.

Erik: Depuis le début, on n’a pas une grosse ambition pour le projet. Ça fait qu’à chaque étape on a pris ça de plus en plus au sérieux pis ça toujours juste continué. Si on essayait de projeter dans l’avenir ce qu’on va faire, on ne le saurait pas, ce n’est pas important pour nous. Là, on a fait le troisième album et c’est notre récompense pour le travail qu’on a fait.

Canailles/Photo: Flamme
Canailles/Photo: Flamme

2- On peut lire dans le communiqué de presse que «Backflips a été enregistré tout le monde live, pas de métronomes, pas d’écouteurs, au Breakglass Studios dans le giron des Fêtes passées». À huit, ça doit déjà être difficile de vous entendre par moments, comment ça s’est passé en studio?

Daphné: Ah ben là, tellement bien.

Erik: Ça s’est vraiment bien passé.

Daphné: Je trouve que c’est notre plus belle expérience.

Erik: Là-bas, le studio est débile, c’est super beau et super bien fait. La façon que ça fonctionnait, vu qu’on tapait tout live, si certains devaient pratiquer ou faire un arrangement, ils travaillaient en mini-groupe pendant que les autres jouaient au Nintendo. Il y avait un sofa-lit aussi et plein de bouffe.

Daphné: On avait même un traiteur! Y’avait plein de bouffe partout.

3- Avec la collaboration avec Les Deuxluxes, avez-vous l’impression d’avoir ajouté un lustre que vous n’auriez pas eu autrement?

Erik: J’pense que oui. Par exemple, la dernière chanson de l’album a un style hawaïen avec des vibraphones et les huit vocals en même temps. On l’avait jammée un couple de fois et on avait quand même réussi à faire des arrangements de voix qui se tenaient, mais on a amené Anna France Meyer des Deuxluxes pour qu’elle prenne ce qu’on a fait, qu’elle le mette sur papier et qu’elle replace un peu les voix. Finalement, c’est devenu orchestral, son apport a vraiment été important là-dessus. Elle a aussi fait une ligne de voix sur la chanson, c’est du bijou. Sinon, Étienne Barry à ajouté du piano sur Backflips et c’est un sacré musicien.

Daphné: J’pense aussi qu’on aime beaucoup travailler avec nos amis. Ça commence à faire plusieurs années qu’on fait des shows avec Les Deuxluxes et c’est vraiment une belle collaboration. Ça nous prenait vraiment quelqu’un pour diriger les voix.

4- De quoi parle le single Backflips?

Daphné: C’est un blues de filles et c’était vraiment tought écrire une toune sur ce sujet-là. On voulait pas tomber dans les sujets quétaines de gars et on tenait à ce que ça ne sonne pas copié. On s’est inspirés de nos amis, parce qu’on a beaucoup d’amis qui tournent autour du band. Ça parle de quand on prend des mauvaises décisions, mais qu’on aime vraiment ça. C’est comme notre petit côté maso qui nous montre qu’on aime ça être dans marde et flirter avec le mal des fois. C’est pas nécessairement des trucs qui nous apportent du bien, je sais pas pourquoi, mais ça défoule. Au final, on reste toujours dans nos vieux patterns pi on aime ça.

Erik: Quand on fait la toune en show, j’arrive pour chanter le refrain et je me rappelle que je ne suis pas une fille.

Daphné: C’est au féminin, mais ça rejoint pas mal tout le monde.

4.1 Pensez-vous que ça donne le ton pour l’album au complet?

Daphné: Je pense que oui. Le laisser-aller et l’envie de se déconnecter de son mode de vie, c’est quelque chose d’assez présent dans l’album. Y’a beaucoup de folie parce qu’on est dans nos vies d’adultes pis on essaye de devenir des gens droits. Canailles, c’est un peu ça, on essaie d’offrir un laisser-aller aux gens.

5- Est-ce que c’est de ce laisser-aller que vient l’esthétique du carnaval qui est assez présente dans l’album, autant sur la pochette que dans les chansons?

Daphné: Ben ouais.

Erik: Quand même. L’esthétique de l’album c’est Daphné qui l’a faite et ce sont quatre illustrations qui représentent les thématiques de l’album.

Daphné: La piñata, y’a quelque chose de festif, mais destructeur. C’est un peu comme nous, ce métier-là a quelque chose de contradictoire. On est toujours entre la passion et l’incompréhension de ce qui nous arrive.

Illustration par Daphné Brissette
Illustration par Daphné Brissette

6- Dans la chanson Margarita, vous dites que vous avez fait «52 h pour une Margarita»… Savez-vous qu’il y en a des bons à Montréal aussi?

Daphné: Check ben. Cette anecdote-là est malade. On avait pas les permis de travail pour aller aux États-Unis.

Erik: On pouvait pas partir 9 personnes (Canailles et leur gérante) en avion avec des instruments de musique, c’était un peu trop sketch. Alors on a décidé de se diviser. Y’en avait qui partaient en train, d’autres en avion et d’autres en autobus. Comme j’avais manqué l’avion pour le Texas un mois avant parce que j’avais perdu mon passeport, y’a fallu que je le refasse faire. Daphné m’a convaincu de partir avec elle en autobus en disant «ça va être drôle». Alors on est partis en autobus pour Lafayette. Trois jours de transport.

Daphné: C’était pas confortable, on faisait juste dormir et manger.

Erik: Notre rêve c’était d’arriver là-bas au soleil et de se commander une grosse Margarita et c’est ça qu’on a fait.

Daphné: C’était vraiment bon.

Cath: Est-ce que c’était la meilleure de vos vies?

Erik: En tout cas la plus attendue.

7- Peut-être que c’est moi qui a l’oreille sensible à ça, mais j’ai senti une passe de rap dans la chanson Chu brûlé. Après avoir exploré plusieurs styles dans les trois premiers albums, est-ce que c’est une éventuelle avenue pour vous?

Erik: Le quatrième album sera exclusivement hip-hop.

Cath: J’suis vraiment contente, j’attends ça depuis le début.

Erik: Haha parfait. Non sérieux, je sais pas trop, on a plein d’influences et plein de styles. Ça a tout le temps été un mix de n’importe quoi ce qu’on fait. Je pense que ce qui est le liant dans tout ça, ce sont les instruments de musique qu’on a parce que si c’était une basse normale, une guitare électrique et un drum, on ne ferait pas du folk. Dans cette chanson-là, c’est Olivier et moi qui chantons et la petite passe à la fin c’est qu’on a décidé d’aligner les mots un peu trop vite et ça donne ça!

L’album sort aujourd’hui, 28 avril. Allez donc l’acheter!

Le buffet : Coco Méliès chez Poste Canada

Chaque lundi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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The Riddle est le titre annoncé du deuxième album de Coco Méliès, et l’extrait Letter est paru au courant de la semaine dernière pour défendre cette venue prochaine.

Le collectif LaF propose un vidéoclip conjoint pour les titres 6h30  et LateNightPerche dans leur Spectacle 70, pour les affamés nocturnes.

Nouveau EP pour l’auteur-compositeur-interprète Dany Alexandre, qui tente de charmer le public québécois Un trait à la fois.

La formation Émeraude propose un vidéoclip pour son titre Garde la cadence, tourné en partie dans Charlevoix et en Irlande. Rien n’est dit s’il a également été préparé en partie dans les forêts de Shanghai.


Dye By The Sword, trio montréalais donnant dans le rock atmosphérique, lance le premier extrait de son album Bats, à venir prochainement.

Canailles fait faire des Backflips avec le premier extrait de son prochain album.

S’aimer, pu être sûr d’aimer, partir… Le nouveau clip poignant de Laurence Castera.

Les montréalais de TOPS lanceront leur nouvel album Sugar at the Gates le 2 juin prochain. La formation propose Petals, une mise en bouche pour le sucre à venir.

Festif! 2016 – JOUR 3 : Les joyeux naufragés

Retour sur les aventures du samedi au Festif!

Texte et photos par Étienne Galarneau et François Larivière (sauf où indiqué)

C’est samedi aujourd’hui, donc les festivités commencent plus tôt. Lydia Képinski et Mon Doux Saigneur débutent le bal dans un spectacle off-Festif sur le toit du Gîte Terreciel. L’annonce de cette performance passe un peu inaperçue auprès des fêtards, ce qui permet une ambiance plus intime, parfaite pour la proposition musicale.

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Show surprise Lydia Képinski

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Show surprise Mon Doux Saigneur

Le Gîte est environ à mi-chemin entre le site principal et le quai de Baie Saint-Paul, où Safia Nolin performe dès midi.

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Safia Nolin/Photo: Élise Jetté

La chanteuse de Limoilou propose les pièces de son album nommé comme son quartier et quelques covers, dont Rihanna et Céline Dion en bilingue. Dos au fleuve, Safia dit à son public que c’est difficile de les regarder et de ne pas juste se retourner vers le paysage. Nous, on trouve que la foule est ben correcte.

Le spectacle du point de vue de Safia
Le spectacle du point de vue de Safia

Devant une foule plus que surprenante, certains médias tentent par tous les moyens d’avoir une vue devant ce paysage des plus paradisiaques pour un excellent spectacle d’après-midi.

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Juste après: une performance surprise de Basia Bulat, seule au piano, un peu plus loin sur le Quai. L’Ontarienne d’adoption montréalaise nous présente des pièces de son répertoire et prend généreusement les demandes spéciales.

Basia Bulat/Photo: Élise Jetté
Basia Bulat/Photo: Élise Jetté

Ce n’est que lorsqu’on lui demande de jouer des morceaux d’Elton John qu’elle se montre plus hésitante. Un véritable coup de cœur du festival qui charme tout le monde, y compris cet homme portant un chandail Pogo.

Basia Bulat et le représentant Pogo
Basia Bulat et le représentant Pogo

L’équipe Feu à Volonté prend une pause pour se rafraîchir dans la rivière avant de reprendre les activités. C’est à ce moment qu’une photographe associée perd son téléphone sous des roches sur le bord du quai. Les tentatives de récupération nous font, certes, manquer les performances de Dumas dans le dépanneur L’Accomodation et de Sunny Duval sur la scène Hydro-Québec, mais nous font découvrir la grande générosité des habitants de Charlevoix, qui ne se sont pas gênés pour nous aider.

On peut reprendre le rythme en fin d’après-midi pour la performance de Canailles dans un lieu plein à craquer. Il s’agit sans doute de la dernière performance où Erik Evans explique le contexte de la chanson Texas – soit qu’il a raté l’avion qui le menait à Austin pour performer à South by Southwest – car le guitariste Benjamin Proulx-Mathers demande à la foule combien ignorent l’histoire et seulement une minorité de gens répondent. La performance est aussi parsemée de morceaux qui figureront sur le prochain album, attendu avec impatience par les fans.

Le tout est suivi par la Famille Ouellette et Anatole derrière le resto-bar Tony et Charlo. Le premier groupe casse beaucoup de nouveau matériel pour augmenter son répertoire offert aux Francouvertes. Une performance qui ne laisse personne indifférent, sauf cet homme qui dort abrié par une facture du Village des Valeurs.

 J’peux pas croire que ce gars-là utilise une facture du Village des Valeurs comme couverte
J’peux pas croire que ce gars-là utilise une facture du Village des Valeurs comme couverte

Anatole, pour sa part, propose son glam rock chargé de synthétiseurs annonçant la venue de la Nouvelle L.A. à une foule médusée.

Anatole
Anatole

Mention spéciale à sa performance de la pièce Le grand sommeil qui intègre, malgré lui, le public assis sur la terrasse.

Anatole en terrasse
Anatole en terrasse

Il est temps de nous remettre de nos émotions et de nous préparer pour la performance au sous-sol de l’église de Grimskunk et de Les Hôtesses d’Hilaire en soirée. Au même moment, Violett Pi et Beat Market s’occupent d’électriser la foule sous le chapiteau de la Fabrique Culturelle. La mission: tenter de tout voir.

En y allant avec cette formule, il devient par contre difficile d’énumérer les faits marquants de chaque spectacle. Une chose est sûre, l’ambiance plus que festive en cette dernière soirée est clairement au rendez-vous à tous les spectacles (ou du moins quand nous y sommes). Voici quelques faits notoires: Violett Pi qui commence son set avec une toune sur le beat de Guillotine de Death Grips ainsi que l’apparition sur scène de sa copine Klô Pelgag lors de la pièce Les Huitres de Julie Payette de l’album Manifeste Contre La Peur.

Violett Pi
Violett Pi

De son côté, Grimskunk est en sueur intense, mais se donne pour le public présent qui ne se tanne pas d’entendre les bons vieux classiques ainsi que les chansons plus récentes.

GrimSkunk
GrimSkunk

Après avoir chanté avec des airs de rastafari et enlevé son t-shirt suintant, Franz Schuller et son band gâtent les fans avec, entre autres, Mange d’la marde en rappel. La performance met en valeur un bon nombre de titres chantés par Joe Evil, claviériste de la formation. Malgré la présence de noms imposants dans la formation comme Schuller et Vincent Peake, le musicien nous rappelle qu’il est l’un des secrets bien gardés du rock québécois et un second frontman d’une qualité incomparable.

Les Hôtesses d’Hilaire suivent juste après, avec la même humidité omniprésente. La foule n’est pourtant pas en reste et la même énergie est quasiment palpable.

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Les Hôtesses d’Hilaire

À l’arrivée du chanteur, il est par contre possible de se tromper et de se dire «Ben voyons qu’Action Bronson est ici». Par contre, la suite du spectacle fait vite oublier ce possible quiproquo.

Finalement, on termine cette soirée avec un tour au show de Beat Market. Quoi de mieux pour terminer un festival aussi «Festif» que du bon beat bien senti. Le duo se permet même un remix d’une chanson de Shania Twain.

Philippe Fehmiu a encore une fois choisi l’endroit où le party bat son plein.

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François et Philippe Fehmiu

Alors qu’on pense que la veillée est finie à la fin de leur performance, l’organisation nous surprend encore avec un spectacle de la Famille Ouellette dans le stationnement juste à côté de la sortie.

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La Famille Ouellette

Le bulletin officiel des FrancoFolies 2016

Les FrancoFolies de Montréal 2016 sont maintenant terminées et on a pris deux jours pour cuver notre vin. Voici maintenant notre bulletin scolaire émis par la Commission scolaire de Montréal (CSDM) Feu à volonté. On a mis les meilleures notes en premier: technique éprouvée pour faire en sorte que ton père ou ta mère accepte de signer ton bulletin.

Sans titre

Par Olivier Boisvert-Magnen, Mathieu Aubre, Etienne Galarneau et Élise Jetté

Feu! Chatterton : A+

Meilleur spectacle que j’ai pu voir cette année, mais également depuis un bon petit bout, exception faite peut-être d’Anderson .Paak. Une présence captivante, de l’émotion à revendre et, surtout, une finale auto-remixée en live de La Malinche en version techno dance. – M.A.

Fet.Nat : A+

«Ouvrez vos chakras, décroisez vos bras… Es-tu déjà sorti dans le Vieux Hull? Ça c’est une menace, là-bas.» Mon moment préféré du festival. On attend avec impatience que la formation expérimentale de l’Outaouais soit programmée dans les éditions futures du Festival de Jazz. C’est complexe, mais élégamment accessible (un peu grâce aux panneaux de carton que le chanteur montre aux gens pour qu’ils suivent les paroles). – E.G.

Saratoga : A+

Le duo de la cute-itude continue ses ravages et a même annoncé un album complet pour l’automne (yé!). Le couple qui fait dans la perfo ultra épurée aurait facilement pu se perdre sur l’énorme scène du Théâtre Maisonneuve, mais le charisme de Michel-Olivier Gasse et Chantal Archambault a fait oublier l’espace monumental. Humour, sensualité et sincérité se sont côtoyés sur scène. C’était l’fun. – É.J.

Les soeurs Boulay : A

Leur dernier album est garant de spectacles qui ne peuvent pas être mauvais. La seule faiblesse du spectacle réside dans la nervosité qui habitait les deux soeurs, un peu stressée devant un Théâtre Maisonneuve presque plein (quand même legit). À la toute fin: une chanson inédite magnifique durant laquelle Stéphanie Boulay explique à sa mamie que les amours d’aujourd’hui ne sont pas comme ceux de son temps à elle. J’ai pleuré. – É.J.

Violett Pi : A

Spectacle tout en énergie pour Karl Gagnon et sa troupe, tous vêtus de robes. Un habillement idéal pour jouer du gros rock sale empreint de touches électros tout en se tirant une balle dans la tête dans un crescendo de violence musicale avec des basses à revendre. – M.A.

L’Amalgame : A-

Toujours en forme, le groupe montréalais a offert un de ses meilleurs shows en carrière sur la scène de la tente CISM, accompagné de membres de leur collectif La Fourmilière. Ils ont aussi cassé une chanson de leur EP conjoint avec Of Course pour donner toujours plus de boogie. – M.A.

Rednext Level : A-

Vêtus de leurs vestes de motocross, Watson, Ogden et le merveilleux Tiestostérone ont galvanisé une foule enjouée, flanquée d’un sourire festif indécrochable. Après un traditionnel concours de twerk, cette fois agrémenté par la venue d’une professionnelle de gabarit, les trois génies ont enchaîné les hits accrocheurs, entre autres 40K, Get Lit et Clip avec Baz, interprété avec le Baz lui-même et son selfie stick qu’il a soigneusement décalissé dans la foule après coup. Karim Ouellet et l’homme le plus beau du Québec, Claude Bégin, ont également fait leur apparition. C’était sensationnel. – O.B.M.

Les Trois Accords : A –

C’était beau et bon mais, franchement, une seule toune puis un rappel de deux heures? Vous vous laissez aller. – E.G.

IDALG : A – ce qui donne IDLG

Il semble que la formation ait besoin d’un coup de pouce pour avoir un auditoire fidèle et attentif. On leur accorde une bonne note, cependant, parce qu’IDALG semble avoir fait très bonne figure auprès d’un public emprunté aux Trois Accords. Le handicap des spectacles en salles. – E.G.

Alaclair Ensemble : A- comme Alaclair… Low?

Alaclair Ensemble n’a plus rien à prouver sur scène. Les rappeurs sont dynamiques et les hits sont tous présents. Peut-être est-ce par excès de confiance qu’ils ont débuté par des nouveaux titres qui paraîtront sur leur prochain album? Il est plus difficile de mettre la foule dans le bain dans ces conditions. Petit accrochage pour une performance hors pair. – E.G.

Les Anticipateurs : A-

Il fallait avoir le cerveau forcément éteint pour apprécier ce spectacle satirique de niveau 42 à sa juste valeur. Une fois la switch à off par contre, l’amusement était palpable et plausible. Alors que les culs bounçaient allègrement, que Tommy Kruise chillait avec un pogo géant et que les drapeaux fleurdelisés virevoltaient, Tronel, Monak, Paquette, Lavoie et Riz-Boulet criaient les insanités les plus probantes, notamment «Fuck Justin Trudeau», «Quand je dis calice vous dites tabarnak» et, surtout, «Fuck la police» devant une rangée d’agents de la paix sidérés devant autant de connerie. En bonus: une apparition de Big Fat Seb de la ligue de lutte hochelagaise ICW venu sacrer une volée à Jean-Régis Lavoie en fin de show. Que de génies encore incompris. -O.B.M.

Les Guerres d’l’Amour : B+

C’est pas l’genre de spectacles que tu caches. C’est l’genre de spectacle que tu catches. – E.G.

La Femme : B+

La troupe française jouait devant un Astral comble et a réussi à surmonter une sono assez pauvre en basses et un tech de son qui semblait fuir les solos comme la peste. Malgré quelques longueurs psychs, les bouts dansants étaient particulièrement bien exécutés. – M.A.

MHD : B+

Si le premier show de la nouvelle merveille afrobeat s’est déroulé dans la joie et l’euphorie, il pouvait laisser présager quelques dérapages problématiques, ne serait-ce que par le degré de frénésie habitant les esprits juvéniles sur place. Les cris stridents côtoyant succinctement les Snapchat non stabilisés, on a pu profiter d’un spectacle carnavalesque à l’ambiance effrénée, magnifiée par la venue plutôt surprenante d’un Didier Drogba au jeu de pieds mordant. Au lieu de virer à l’émeute, la fin de ce rendez-vous a culminé avec une ribambelle de jeunes fanatiques prêts à tout pour s’immiscer backstage, téléphone braqué en mode selfie à la main. – O.B.M.

Philémon Cimon : B+

Set court, mais assez audacieux en formule deux guitares, avec Emmanuel Éthier, et une basse. Le résultat était intime et permettait une meilleure compréhension des textes toujours incroyablement touchants. Shout-out à la finale malaisante où l’on parlait de bébés morts. – M.A.

Corridor : B+

Excellente performance, mais je ne sais pas si la formation est mure pour trôner sur une grande scène extérieure. La faute revient à la programmation, pas à Corridor, qui a fait un travail impeccable. – E.G.

Le Winston Band : B+ comme la bacaisse dans le fond de la boîte à bois

Le Winston Band est une formation qui prend de la plus value lorsqu’on les voit en spectacle. Les sceptiques face aux enregistrements se doivent d’être confondus. C’est accrocheur, c’est dynamique, c’est dansant, c’est idéal pour un festival d’été. – E.G.

Oktoplut : B comme Bouche bée

J’aime beaucoup Oktoplut pour sa musique. Je ne suis peut-être pas au même diapason qu’eux côté humour, mais ça va, j’ai Mario Jean pour ça. Toujours est-il que de jouer sur une grosse scène dans un gros festival, ça leur a visiblement donné envie de décompresser avec des blagues et en disant «allô» à leur mère depuis la scène. Ça m’a donné l’impression que le ratio de blagues pour le nombre de pièces était déséquilibré. Mais c’est probablement causé par ma perception de leur humour. Au moins, la performance musicale était de haut niveau et les hits bien en place. – E.G.

Brown : B comme dans Brown All Day

Je considère que Brown offre l’une des meilleures propositions dans le hip-hop québécois cette année. Cependant, le public présent au FrancoFolies semblait encore à sa première expérience avec la formation. Lorsque les fans seront là pour casser la baraque, nous saurons enfin de quel bois se chauffe la formation sur scène. Brown All Day. – E.G.

CRABE : O, puis D, puis B

CRABE a offert une performance très normcore sur l’Esplanade de la Place des Arts, juste avant le spectacle des Respectables. Un spectacle familial qui a prouvé que les bonnes paroles de Ol’ Dirty Bastard au sujet de Wu Tang Clan s’appliquent également ici: «[CRABE] is for the children». – E.G.

Pierre Lapointe : B

Album pour le moins culminant dans la carrière de Pierre Lapointe, La forêt des mal-aimés, fêtait son 10ième anniversaire dans le cadre des FrancoFolies. N’étant pas autorisé à chanter des chansons écrites après 2007, Lapointe s’est contenté de livrer l’oeuvre magistrale qu’est cet album plutôt sombre. On n’a pas vu les fantaisies et les couleurs propres à PUNKT, donc, mais on a pu se laisser bercer par les pièces les plus introspectives de l’artiste, et ce, malgré les fans de La Voix qui étaient majoritaires dans l’assistance. – É.J.

Groovy Aardvark : B

Grosse soirée pour le groupe culte qui venait présenter une soirée complète au Métropolis, jouant Vacuum au complet en ouverture. Pour la suite du programme: un ensemble gamelan, des toasts et des beignes et une reprise complètement folle de Ace of Spades de Motörhead avec Lisa Leblanc. – M.A.

Ariane Moffatt : B

Ébranlée par les évènements d’Orlando, Ariane Moffatt a multiplié les discours habités sur la grosse scène de la place des Festivals mercredi dernier. Enveloppée d’un drapeau multicolore, elle a donné un spectacle de grande envergure, en donnant une dimension synthétique et uniforme à l’ensemble de ses chansons. Point culminant du spectacle (curieusement placé dans les premières trente minutes), la chanson Les tireurs fous a retenti avec intensité, malgré un son un peu trop écho. – O.B.M.

Fonkynson : B

En conclusion de la soirée Lisbon Lux Records au Shag, le DJ nu-disco montréalais présentait un set très bien conçu, mais pas vraiment établi sur le thème de la variété. Plus gros problème: on a eu droit qu’à trois extraits de #followme. On en aurait voulu plus! – M.A.

Mordicus : B-

Mordicus a offert son rock doux, largement inspiré de l’esprit musical britannique. Les pièces se sont bien enchaînées, mais le band avait du mal à occuper tout l’espace alloué sur la scène. Un peu comme un enfant qui flotte dans le pyjama de son grand frère. Sinon, le chanteur a aussi très bien su interagir avec un spectateur turbo-ivre. Un beau moment. – É.J.

Canailles : B-

Grosse soirée pour la troupe folk sale qui se présentait sur la grande scène du festival devant une foule assez nombreuse et énergisée. Le tout donnait lieu à une réunion de famille très plaisante avec des invités aussi éminents que Mononc’ Serge, Bernard Adamus et Stephen Faulkner. – M.A.

Gallant : B-

En fermeture de la soirée CISM au Shag, Dany Gallant nous a fait jouer une suite de hits québécois, autant issus du hip-hop que de la house. À noter: la présence hautement bienvenue des chansons par excellence de 2016, soit Chien galeux du Nouveau Rappeur et Chasseur de dragon des Gouroux. – M.A.

Hamza : D

Le Young Thug de Bruxelles a ennuyé un peu tout le monde mercredi soir dernier. Après avoir laissé la foule poireauter pendant 13 minutes, le rappeur auto-tuné a enchaîné sans éclat ses chansons, en lançant des redondants «VOUS ÊTES CHAUDS» à une foule plus souvent qu’autrement amorphe. Il parait que son show du jour précédent était meilleur, mais c’est peut-être juste des rumeurs aussi. – O.B.M.

Radio Elvis : D

Le groupe français se présentait au Québec avec des critiques dithyrambiques et de lourdes attentes. Ils n’ont pas su y faire face en offrant à un public assez épars une pop vide et une performance assez peu sentie. – M.A.

La Bronze (DJ Set) : E

Je n’ai pas vu le spectacle de La Bronze. Rien qu’un set de DJ présenté devant un public de professionnels, de douchebags et de quelques rares festivaliers sous une thématique pop 80’s-90’s sans vraiment trop inclure de remixes. Soulignons les quelques pièces rap Québ programmées par Clément Leduc. – M.A.

Bagarre : F

En première partie de La Femme, le quintette, pourtant assez cool sur album, a offert ce que je qualifierais d’une des performances les moins intéressantes à laquelle j’ai pu assister depuis longtemps. Un archétype du spectacle de musique pop entièrement formaté par une industrie musicale vorace et construit sur un ensemble de clichés efficaces, mais atrocement vides de nouveautés. Par contre, pour être juste, je soulignerai que le public semblait réellement époustouflé par le show qui s’offrait à lui. – M.A.

Mon Doux Saigneur – V comme dans VOYONS DONC

Augmentée par la présence de Jesse MacCormack à la basse et Mandela Coupal-Dalgleish » (Caltâr-Bateau) aux percussions, la formation a livré l’une de ses performances les plus franches à date. Avoir joué ces titres avec cet aplomb et cette confiance à la finale des Francouvertes, l’histoire aurait été écrite autrement. – E.G.

FrancoFolies de Montréal : la CISM-mania du dimanche soir

Très grosse soirée pour la station de radio étudiante de l’Université de Montréal, CISM, qui, dans le cadre des éternelles célébrations de son 25e anniversaire, présentait hier trois spectacles et événements au festival. Au programme: Bolduc Tout Croche, la famille élargie de Canailles avec Bernard Adamus, Mononc’ Serge et Stephen Faulkner et une soirée dansante au Shag du Métropolis.

Canailles/Photo: Élise Jetté

On va y aller d’un aveu dès le départ: je suis moi-même membre de la grande famille de CISM 89,3 FM, La Marge et je me faisais donc un plaisir de pouvoir assister à ces célébrations.

Ma soirée commence à 19 h, alors que, directement après ses diffusions live du site du festival, l’organisation présente le troisième volet de sa série En Marge des FrancoFolies avec, pour la soirée, Simon Bolduc et son groupe Bolduc Tout Croche. La formation, en formule quatuor, vient nous faire entendre son folk, fortement teinté de country, grâce à l’ajout de lapsteel dans l’instrumentation. Bien en forme malgré le froid qui procure à Bolduc l’occasion d’expérimenter des  »trémolos naturels » avec ses mains qui tremblent, le groupe joue, en tout, près d’une demi-heure devant les quelques spectateurs qui ont décidé de braver courageusement la pluie et le vent et les 11 degrés.

Je me déplace ensuite directement vers la scène juste à côté, question d’assister à une réunion entre l’illustre Yves Lambert et le pas mal effacé Socalled. Le rappeur montréalais se retrouve en effet avec un petit rôle de claviériste et de percussionniste en arrière-plan, derrière le chansonnier omniprésent. Seul moment de mise en évidence pour lui: l’interprétation live de sa reprise actualisée de Zigue.

À 21 h, c’est finalement l’heure de l’événement principal de la soirée, et pas juste de la mienne, mais bien de l’ensemble des Francos, alors que Canailles monte sur la scène principale, juste après un discours expéditif de Benoît Poirier, directeur musical de CISM, qui parle notamment d’aventure. Il omet de saluer Étienne Dubuc, grand manitou de la programmation sur les mêmes ondes et architecte de l’événement.

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Canailles/Photo: Élise Jetté

Canailles prend pas mal plus le temps de savourer le moment, commençant sagement sans invités, le temps de quelques chansons de son répertoire. Le premier à venir les rejoindre est Monon’c Serge, qui vient chanter sous des applaudissements nourris Coupe Couillard, extrait de son album 2015, puis plus tard Fourrer, au plus grand plaisir de la foule.

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Mononc’ Serge/Photo: Élise Jetté

Stephen Faulkner, visiblement peu connu du public, vient ensuite prendre la relève, suivi directement par Bernard Adamus. Si la scénographie et les projections coquines et vintage impressionnent, le rythme du spectacle est un peu moins appréciable avec ses entrées et sorties de scène constantes de la part des différents invités.

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Canailles/Photo: Élise Jetté

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Canailles/Photo: Élise Jetté

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Canailles (Érik Evans)/Photo: Élise Jetté

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Canailles et Bernard Adamus/Photo: Élise Jetté

On finit tout de même par réussir à réunir tout les membres originaux de Canailles et à refaire monter tout le monde sur scène pour un beau rappel collectif sur un succès souvenir de Faulkner.

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Stephen Faulkner et Canailles/Photo: Élise Jetté

Je me déplace ensuite vers la scène adjacente pour assister au set de Violett Pi, qui vient nous jouer avec ses belles robes un mélange soigneusement sélectionné de pièces de son dernier album Manifeste contre la peur, incluant le buzz Énergie du mois, et du matériel plus ancien. Le résultat rassemble une vaste foule, assez en énergie d’ailleurs. Le groupe semble satisfait. La troupe de Karl Gagnon nous fait même l’honneur d’un rappel, phénomène peu courant pour les spectacles de fin de soirée.

Dernier événement de ce marathon dominical: la traditionnelle présentation d’un DJ set au deuxième étage du Métropolis. Pour l’occasion, ce sont Étienne Champagne (Rythmologie), Annie Calamia (Les Rebelles soniques) et Dany Gallant (Le Programme), tous de CISM, qui prennent d’assaut les platines, se relayant pour nous offrir un mélange agréable et dansant de funk, de disco, de soul et de house. Le tout culmine avec la désormais inévitable chanson Chien galeux du Nouveau Rappeur, avant que tout se termine en énergie sur Chasseur de dragon des Gouroux. Bonne fin de soirée éclectique, mais fort sympathique, à l’image de ses présentateurs.

Le Festif! de Baie-St-Paul dévoile sa programmation ÉNORME

En juillet dernier, notre collaborateur Étienne Galarneau s’était rendu au Festif! de Baie-St-Paul où il vous avait concocté un délicieux «trouvez les deux vérités et le mensonge». Pour cette année, la programmation est en parfait accord avec le slogan de la ville: Ville d’art et de patrimoine. Y’aura de l’artiste de qualité en quantité Costco!

Photo: Courtoisie Le Festif!
Photo: Courtoisie Le Festif!

Le Festif! de Baie-St-Paul dévoile une programmation qui nous fait lever le poil sur les bras (dans le sens excitant de la chose). Au coeur du centre-ville, dans le décor enchanteur de Charlevoix: une fête musicale et artistique s’étendra sur 17 sites du 21 au 24 juillet. C’est comme Le Seigneur des anneaux, mais la musique n’est pas celtique et les humains sont de taille régulière.

Le tout commencera avec le spectacle trio acoustique de Plume Latraverse à la Salle Multi de Baie-St-Paul. Le groupe australien The Cat Empire reviendra sur la Scène Desjardins avec son nouveau spectacle Rising with the sun, précédé par Busty and the bass et Gab Paquet (gagnant du Cabaret Festif! de la relève).

Gab Paquet
Gab Paquet/Photo: Courtoisie

Vendredi 22 juillet, c’est le groupe Half Moon Run (qui a rempli le Métropolis 4 soirs de suite ce mois-ci) qui montera sur la Scène Desjardins en compagnie des Sœurs Boulay et de Marco et les Torvis (prix du public du Cabaret Festif! de la relève). Samedi 23 juillet, la Scène Desjardins sera dansante avec Champion et ses G strings, Yann Perreau et Ariane Moffat.

Les Goules
Les Goules/Photo: Courtoisie

Dead Obies, Koriass, Beat Market, Brown et Violett Pi se produiront au Chapiteau Fabrique Culturelle. Le mythique sous-sol de l’Église accueillera Les Goules, Grimskunk, Duchess Says, Francis Faubert, Les Hôtesses d’Hilaire et IDALG.

Duchess Says/Photo: Olivier Maguire
Duchess Says/Photo: Olivier Maguire

Yves Lambert fera une rétrospective de sa grande carrière et Tire Le Coyote sera présent dans un spectacle surprise prévu le 21 juillet.

Dumas, The Barr Brothers, Basia Bulat, Avec pas d’casque (rodage de leur nouveau spectacle), Fred Fortin, Safia Nolin, Canailles, Sunny Duval, Philémon Cimon, Nicolas Pellerin & les grands hurleurs, The Soots, La Famille Ouellette, Mathieu Bérubé et Beat Sexü sont également au programme.

Mathieu Bérubé
Mathieu Bérubé/Photo: Courtoisie

La série de spectacles Les Imprévisibles présentée par Hydro-Québec permettra à nouveau au public d’assister à des spectacles-surprises dans des endroits insolites et typiques annoncés à la dernière minute. Le genre d’imprévu plus l’fun qu’une crevaison, un oubli de clés à la maison ou un bris d’aqueduc impliquant plusieurs jours sans douche.

Avec tous ces concerts, le rapport qualité-quantité-prix de ton week-end est hautement plus rentable qu’un paquet de papier de toilette king size chez Costco. Réfléchis-y.

Les forfaits et les billets sont ici. Si tu voulais faire un road trip cet été, le taux de change fait en sorte que oui, t’es trop pauvre pour aller aux States. Viens donc à Baie-St-Paul à place.