60 moments marquants du GAMIQ 2017

Dimanche soir au Café Campus, lors du Gala alternatif de la musique indépendante du Québec (GAMIQ), on n’a pas gagné le trophée de Média numérique de l’année, mais on a rencontré France D’Amour et on a mangé des chips à saveur de BLT avec une trempette de légumes et une salade tomates-bocconcini. On a aussi eu froid et on a écouté Vlooper faire du recrutement pour sa ligue de basketball. Tout ça est difficile à suivre, mais voici la chronologie des 60 évènements qui nous ont marqués.

Vlooper/Photo: Alexandre Demers

Par Mathieu Aubry, Mathieu Aubre, Alexandre Demers, Élise Jetté, François Larivière, et Marielle Normandin Pageau

1 Avant le début du gala, la table de Feu à volonté est le lieu de cueillette des objets perdus. On a retrouvé les bouchons du drummeur de Crabe et la tuque de la rédactrice en chef du blogue Les Méconnus. On a aussi récolté un nuage de fumée de cannabis chaque fois qu’un des membres d’Alaclair Ensemble est passé.

2 Au début, c’est avec grande tristesse qu’on remarque que ce n’est pas Normand Brathwaite qui monte sur scène, mais bien Debbie Tebbs, qui ne chante pas assez fort pour enterrer les gens dans la salle qui jasent autant que dans des retrouvailles d’école secondaire.

3 Les gars de Sèxe Illégal montent sur la scène et annonce qu’ils n’ont pas de guitare ce qui est «l’équivalent d’un astronaute qui essaye de chier pas de sac.»

Sèxe Illégal/Photo: Alexandre Demers

4 Ils nous disent aussi qu’on est tellement des amoureux de la musique qu’on envoie nos «enfants laites à télé pour imiter d’autres chanteurs.» #LAVOIXJUNIOR

5 On nous annonce qu’il y aura tellement de prestations durant la soirée que la loge ressemble à celle de Québecquissime.

6 On nous explique qu’il y a des prix à donner durant la soirée, mais qu’il faut les mériter:

«Mais on les vend pas non plus. On sait que vous avez pas une cenne.» – Sèxe Illégal

Bad Nylon fait une perfo avec 2/3 des micros qui fonctionnent.

Bad Nylon/Photo: Alexandre Demers

8 La perfo finit et les filles ont tellement bougé que les fils des micros sont tous emmêlés:

«On a créé une toile d’araignée» – Bad Nylon

9 Le Divan Orange annonce sa fermeture: le porte-parole a la voix tremblante dès les premiers mots et le reste de sa gang se tient par les hanches en arrière de lui. Ça sent la mauvaise nouvelle. Quelqu’un est malade? Quelqu’un est enceinte? Hé non…

10 Dead Obies gagne le trophée de EP hip-hop de l’année. La présentatrice ignore que le groupe est en Europe et elle est très déçue. Les spectateurs, eux, sont déçus de ne pas pouvoir voir le nouvel accoutrement de Joe Rocca.

11 Le trophée de cette année est une grosse bière de microbrasserie. Combien de récipiendaires l’ont déjà bue au lendemain du gala ? Sûrement plusieurs (bière gratuite)! Combien l’ont rapportée au dépanneur pour la consigne? Sûrement plusieurs (money)!

12 Le EP rock de l’année est celui de Jesse Mac Cormack, maître de la concision: «Merci.»

Jesse Mac Cormack/Photo: Alexandre Demers

13 Le EP pop est celui de Lydia Képinski qui est un peu moins brève: «Je suis contente, j’aime tout le monde.»

Lydia Képinski/Photo: Alexandre Demers

14 Crabe fait une perfo et Sèxe Illégal conclut en disant: «C’était pas Marc Dupré, ça.»

15 L’album ou EP punk est celui de Fuck Toute qui termine son discours en disant: «Mangez-nous tous le cul.»

16 20h34. Les notifications d’applications de nouvelles sont catégoriques: C’est précisément le discours de Fuck Toute qui a tué Patrick Bourgeois.

17 Obey The Brave remporte le Lucien pour le meilleur EP métal. Le groupe ne cite pas le chanteur des BB comme inspiration.

18 On ne gagne pas le prix Média numérique de l’année. C’est la gang de CHOQ.ca, pognée pendant de longues minutes au balcon, qui gagne le trophée et qui quitte le gala à l’entracte.

CHOQ/Photo: Alexandre Demers

***

19 On ne gagne pas, mais on applaudit pareil parce qu’on est des adultes. Des adultes qui ont froid, mais des adultes pareil (le Café Campus est-il chauffé?). En cas de victoire, notre rédactrice en chef Élise était pourtant prête pour ce discours inédit qu’on vous révèle en exclusivité:

On est très heureux de gagner ce trophée-là parce, comme une bonne partie des musiciens de la relève, on fait pas une maudite cenne avec notre projet.

Y’a donc autant d’amour dans notre travail que dans les paroles des tounes Kaïn.

Merci à tous ceux qui ont voté pour nous. On a autant de gratitude que Joanie d’Occupation Double quand elle fait du yoga tantrique.

Merci à mes collaborateurs qui sont toujours prêts à faire beaucoup de choses pour écrire des bons articles, mais aussi pour prendre des photos de Philippe Fehmiu à son insu.

Merci Mathieu, Mathieu, Mathieu, Mathias, Maxime, Alexandre, Etienne, Jonathan, Julien, François, Marielle, Catherine et Laurence.

Merci aux artistes qui acceptent de nous expliquer leur album, autant quand on leur demande de nous expliquer la signification profonde d’une toune que quand on leur demande de comparer la chanson à une sorte de pizza. On apprécie. Merci d’embarquer dans nos multiples niaiseries: nous laisser assister à votre épicerie chez Costco, manger des plateaux de fromages d’ici ou simuler une cueillette de petits fruits dans un champ ou rien ne pousse.

Quand on va dans un festival, on laisse toujours une partie de nous-mêmes, par exemple notre santé. En échange, on aime toujours ramener quelque chose avec nous. Merci donc au Festif de Baie-Saint-Paul de ne pas avoir appelé la police quand on est partis avec la pancarte du show d’Antoine Corriveau.

Pour finir, merci à la Pepito Sangria en sac qui a été notre moyen de nous désaltérer par excellence durant tous les festivals de l’été.

Merci à notre idole, Philippe Fehmiu.

Merci aux gens qui savent pas boire dans les shows. Vous êtes une source d’inspiration inépuisable.

Merci au père d’Émile Bilodeau qui nous remet toujours sur le droit chemin quand on oublie d’aller au spectacle d’Émile.

Merci à la mère de Lydia Képinski, notre plus grande fan.

Une chose est sûre, on essaie toujours de s’améliorer. La preuve c’est que cette année on n’a reçu aucune lettre de plainte du Caboose Band. C’est une très bonne nouvelle.

Longue vie à votre musique et longue vie à Feu à volonté

***

20 On se rappelle pas le contexte, mais cette phrase est prononcée: «Il n’y a rien de plus nice que de gagner un prix sur la peanut.» – Sexe Illégal

21 Sors-tu et Le Canal auditif doivent présenter un prix, mais Louis-Philippe Labrèche, du second média, est parti fumer. «Applaudissez pas, il est pas connu», affirme Paul Sèxe quand il finit par finir d’arriver.

22 Louis-Philippe (ci-haut mentionné) et Mélissa des Méconnus ne savent pas quel prix ils présentent. Ils prennent un guess. C’était pas le bon guess.

23 Le EP indie-rock de l’année est celui d’Adam Strangler. «Le band s’est séparé il y a deux mois, mais merci quand même», nous dit-on avec la même joie de vivre que celle de Joanie d’OD Bali. Le cueilleur de trophée va pouvoir ajouter cette bière à sa collection de bières dégustées sur l’obscure application Untappd. Personne n’utilise cette application.

24 Le EP folk est celui d’Helena Deland. On est d’accord avec ça.

25 Le EP électro est celui de Dear Criminals. Charles Lavoie réclame le prix. Il est le seul à dire le bon mot «nommé», au lieu de «nominé». Ça nous gossait depuis le début. Merci Charles.

26 Charles dit: «On avait juste les moyens pour un billet. On l’a tiré au sort et c’est moi qui l’a eu.»

27 Pendant la performance de Héliodrome, tout le monde trouve que c’est un bon moment pour sortir fumer.

28 Ecoutedonc.ca présente un prix et la fille dit: «La dernière fois que j’ai été sur scène c’était à secondaire en spectacle et je jouais un arbre.» Beau progrès, ça.

29 L’album ou EP world est celui de The Brooks, la plus belle pochette d’album est celle de Chocolat. Quelqu’un gagne un prix de jazz, mais on connait rien là-dedans.

30 Le spectacle de l’année est L’Osstidtour et Toast Dawg demande «Y’est où l’chèque?»

L’osstidtour/Photo: Alexandre Demers

31 La performance de Briga est agréablement accompagnée de notre dégustation de crudités.

Un snack/Photo: Marielle Normandin Pageau

32 Sexe Illégal propose que Barry Paquin Roberge, qui s’en vient chanter, fasse une toune sur le Dix30: «Ça, ça a été inventé pour garder les mongols en dehors de Montréal.»

33 À propos de Barry Paquin Roberge, Paul Sexe de Sèxe Illégal: «Ils me donnent le goût de fumer un bat dans un vaisseau spatial en 72.» Le groupe chante une toune nommée Stranded on the Avalon, ce qui veut dire en français «étranglé en avalant».

34 La salle de spectacle de l’année est Le Cercle, une forme géométrique qu’on apprécie.

35 Lucien Francoeur doit venir présenter le prix hommage, mais il est imprévisible, comme d’habitude: il est pas là.

36 Le récipiendaire du trophée hommage, le boss du Café Campus, ressemble à Léo dans Radio Enfer. Il remercie plein de gens dont Sèxe Illégal qui fournit beaucoup d’argent à la salle en y buvant des bières chaque jour. Nous, ce qui nous a le plus marqué du Café Campus, ce sont les tournages de Piment Fort, notre émission préférée.

37 On profite de l’entracte pour manger la nouvelle saveur de chips Lay’s: BLT. DU GÉNIE! Le goût de mayo est plus présent lorsqu’on rajoute une demi-tomate cerise sur la chip. On partage le sac avec Le Couleur, la gang des Francouvertes, les filles de CHYZ et quelqu’un de pas connu.

Un festin/Photo: Marielle Normandin Pageau

38 Sèxe Illégal suggère qu’on profite de l’entracte pour commencer à fumer, mais déconseille de «commencer la poudre. Elle est pas bonne dans l’coin!»

39 Sèxe Illégal présente le groupe Charôgne: «Voici le cauchemar de Guy Nantel.»

40 Question: France D’Amour a-t-elle aimé la prestation de Charôgne? Oui parce que la chanteuse est rousse.

41 On se rappelle pas du contexte, mais ceci a été dit: «C’est quoi un cover? C’est Sylvain Cossette. Pis Sylvain Cossette, c’est le père d’Andrée Watters.» – Sexe Illégal

42 Gab Paquet nous fait vivre le meilleur moment de notre soirée (hormis les chips BLT) avec un melting pot de feu (à volonté).

43 La radio de l’année est CKRL. On ne les avait jamais écoutés, mais maintenant oui et on sait qu’il est possible de gagner des pneus sur leur site.

 

44 Ça que c’tait est la chanson de l’année au grand désarroi de la grand-mère d’Élise. Vlooper commence à parler de basketball.

45 La présentatrice du prix d’album pop, décerné à Peter Peter (absent), est ben en maudit qu’il soit en France: «Faudrait comprendre le message à un moment donné…» Nous on pense que tous les absents étaient dans une autre salle pour écouter OD Bali.

46 «C’est 18 ans et plus parce qu’il y a de la boisson»  – Emmanuel Éthier de Chocolat, en recevant le prix d’album rock de l’année. Le seul qui a compris notre amour pour Piment Fort.

Emmanuel Éthier/Photo: Alexandre Demers

47 «Si vous dormiez à l’hôtel de glace, vous vous appelleriez fuudge-sicle» – Sèxe Illégal après la prestation du groupe Fuudge.

48 Ce gars de Fuudge aurait pu mettre son clavier plus bas.

Fuudge/Photo: Marielle Normandin Pageau

49 La révélation de l’année est Lydia Képinski et, comme c’est son deuxième trophée de la soirée, elle dit ceci:«C’est plus facile la 2ème fois. C’est comme faire l’amour. Merci à ma mère de m’avoir accouchée. Même si c’est plus facile en césarienne.» Elle se fait montrer la sortie de scène. Nous on en aurait pris encore.

Lydia Képinski/Photo: Alexandre Demers

50 Antoine Corriveau gagne le Lucien de l’album indie-rock de l’année. Il hésite entre sa bonne Labatt 50 à gauche et son trophée à droite.

Antoine Corriveau/Photo: Alexandre Demers

51 Dès aujourd’hui, notre seul but dans la vie est d’être aussi heureux que les (trop nombreuses) choristes d’Ana Leda.

52 France D’Amour présente l’artiste de l’année: Alaclair Ensemble (la grand-mère d’Élise n’est toujours pas d’accord avec ce choix). «Challengez Vlooper à NBA 2k18.», nous suggère-t-on dans le discours.

France est down/Photo: Alexandre Demers

53 Les deux présentateurs du vidéoclip de l’année sont aussi saouls que ton oncle qui dit toujours des choses déplacées dans les partys de famille. «Patrick Bourgeois est mort et tout le monde s’en criss», nous disent-ils. FAUX. Nous, ça fait deux heures qu’on parle juste de ça.

54 Le clip de l’année est celui d’Alaclair Ensemble pour Ça que c’tait, ce qui nous permet d’entendre Vlooper faire encore plus de recrutement pour faire du 3 contre 3 au basketball.

Vlooper/Photot: Alexandre Demers

55 Eman profite du temps de micro pour dire un mot: «C’tait de l’osti de marde, notre clip.»

56 Ce qui est fort dans la vie en général: Vlooper et son tournoi de basket. L’ensemble des remerciements de Vlooper.

57 On songe à faire exorciser le band d’Orloge Simard. Beaucoup de choses pourraient ressortir de ça.

58 Le gars de Québec Redneck Bluegrass Project vient récupérer son prix du public et renverse sa bière sur le stage. Pas grave, il pourra boire son trophée!

59 C’est la fin du gala, donc Sèxe Illégal conclut: «On voulait faire tirer 15 000 $ pour enregistrer à Los Angeles Avec Brian Eno, mais on pouvait pas prendre la chance que 2Frères gagne.»

60 Sèxe Illégal termine le gala sur ce bon conseil: «Plus fort vous jouez de la musique moins on entend les humoristes.»

P.S. On vous rappelle que le Lafleur ferme à minuit les dimanches et lundis. Pas une minute de plus. On l’a appris à nos dépens.

Voici la liste complète des gagnants du GAMIQ 2017:

Artiste de l’année : Alaclair Ensemble
Prix du public : Québec Redneck Bluegrass Project
Révélation de l’année : Lydia Képinski
Chanson de l’année : Ça que c’tait, Alaclair Ensemble
Vidéoclip de l’année : Ça que c’tait, Alaclair Ensemble – Réalisation de GED
Album Pop de l’année :  Peter Peter – Noir Éden
EP Pop de l’année : Lydia Képinski – EP
Album Folk de l’année : Leif Vollebekk – Twin Solitude
EP Folk de l’année : Helena Deland – Drawing Room
Album Rock de l’année : Chocolat – Rencontrer Looloo
EP Rock de l’année :  Jesse MacCormack – After the glow
Album Indie Rock de l’année : Antoine Corriveau – Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter
EP Indie Rock de l’année : Adam Strangler –  Key West
Album Hip Hop de l’année : Alaclair Ensemble –  Les frères-cueilleurs
EP Hip Hop de l’année : Dead Obies – Air Max
Album Electro de l’année : Suuns – Hold/Still
EP Electro de l’année : Dear Criminals – Seven songs for Nelly
Album ou EP Post-rock/Post-Punk de l’année : Duchess Says –  Sciences nouvelles 
Album ou EP Folk-Bluegrass de l’année : Canailles – Backflips
Album ou EP Expérimental de l’année : Julien Sagot – Bleu Jane 
Album ou EP Punk de l’année : Fuck Toute – Fuck Toute
Album ou EP World de l’année : The Brooks – Pain & Bliss
Album ou EP Métal de l’année : Obey The Brave – Mad Season
Album ou EP Jazz de l’année : Parc X Trio – Dream
Spectacle de l’année : L’osstidtour
Pochette de l’année : Rencontrer Looloo (Chocolat) – Johnatan Robert
Média numérique de l’année : CHOQ
Salle de spectacle de l’année : Le Cercle
Radio de l’année : CKRL
Hommage : Café Campus

OUMF 2017 : un beau party hip-hop sur Saint-Denis

Sans être la plus surprenante de son histoire, la programmation 2017 du OUMF reste particulièrement intéressante de par la variété qu’elle offre. Ceux qui n’auront pas fait beaucoup d’autres festivals cet été trouveront le moyen d’y faire des belles découvertes.

Ce midi, le Bordel Comédie Club accueillait le lancement de programmation de l’édition 2017 du festival officiel de la rentrée: le OUMF. Avec du mimosa et des bouchées, c’est sûr qu’un pauvre pigiste comme moi n’allait pas manquer l’occasion. Je ferais tout pour de la bouffe gratuite. Y compris écouter quarante minutes de conférence de presse peu rythmée.

Hormis les nombreux présentateurs accueillis par Sébastien Nasra, président et fondateur d’Avalanche Productions, qui coorganise le festival, les journalistes et partenaires présents ont également eu droit à une brève prestation de Bad Nylon. Les deux chansons jouées m’ont permis de prendre un peu le pouls du groupe, que je n’avais pas revu en show depuis un peu plus d’un an, soit avant leur gros changement de line-up. Le résultat est pas mal différent, mais je compte les voir dans une formule de spectacle complet avant de critiquer. Ce sera donc un rendez-vous le 8 septembre prochain.

Sinon, pour ce qui est du line-up plus directement, parce qu’on le sait bien que c’est ce qui vous intéresse au fond, et non pas mes états d’âme: la diversité sera au rendez-vous, même si le hip-hop reste dominant.

Le OUMF répartira ses activités musicales sur trois scènes, et je vous invite surtout à surveiller la scène Fido. La soirée du 7 septembre sera sous le signe du rock, avec The OBGM’s, Fred Fortin, Les Deuxluxes, Les Hay Babies, Gulfer, Hoan et Anémone.

Le 8 septembre sera plus hip-hop et accueillera les deux grosses têtes d’affiche sur une même scène, soit DJ Windows 98 (Win Butler d’Arcade Fire) et DJ Yella (ex NWA). On pourra aussi voir et entendre, notamment, Ragers, Grandbuda, Bad Nylon et Hologramme.

Le 9 septembre oscillera encore une fois entre hip-hop et électro, en recevant sur les diverses scènes de la rue Saint-Denis, Koriass (qui sera peut-être là ou pas), Eman x Vlooper, Ryan Playground, Radiant Baby, Shash’U et Men I Trust.

Ajoutez à tous ces concerts des activités d’art de rue, des jeux et du sport et vous vous retrouvez avec un beau programme bien chargé. Notons d’ailleurs qu’une activité d’initiation au quidditch sera présentée par le Cégep du Vieux-Montréal samedi le 9 à midi. L’évènement de la rentrée pré-OUMF aura lieu le 24 août avec Paupière.

Pour tous les détails sur l’édition 2017 du OUMF, on vous invite à visiter leur site web officiel juste ici.

Le buffet : Bad Nylon, les rappas dans la raïta

Chaque lundi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

Kheere_Ka_Raita

Pas « rappeuses », surtout pas « filles qui font du rap ». Bad Nylon est de retour et propose un nouveau clip qui présente également une identité: celle de Rappa, à traiter avec respect et sérieux.

En direct de l’Europe, le quatuor powerpop montréalais Pale Lips a sorti un maxi intitulé Should’ve Known Better! Le titre Don’t Take Your Switchblade To New York devrait faire partie de beaucoup de mixtapes de l’été 2017 (si quelqu’un fait encore ça).

 Save Yours s’allie à Fouki pour le premier single de leur album Phoenix, à paraître le 28 juillet.

Rien à voir avec la pièce du même nom de Deux Pouilles en CavaleLe Braconnier, c’est le premier extrait du prochain album de Cherry Chérie.

Vague Station (membre de La Fête) a fait paraître son quatrième EP et on pense que vous devriez vous arrêter quelques minutes pour y jeter une oreille.

Le groupe de rock spécialisé en commerce de porte-à-porte Your Favorite Enemies s’inspire du mouvement pop art pour son nouvel extrait Underneath a Blooming Skylight.

Le premier SOIR de la deuxième édition du Festival SOIR

Projections, artistes tatoueuses, dj set, performances, concerts: il y en avait pour tous les goûts afin de nous titiller le mois d’août. Une soirée très longue et assez chargée nous attendait pour le lancement du Festival SOIR, tout ce qu’il y a de plus trendy dans la Petite-Italie aux abords du Mile-End.

Fanny-Jane Pelletier / Crédit: Etienne Galarneau
Fanny-Jane Pelletier / Photo: Etienne Galarneau

C’est une deuxième année haute en couleurs que l’on dévoilait hier pour le Festival SOIR à L’espace des Mêmes. Au menu musical, le 11 août prochain, Julien Sagot en ouverture du festival, Laurence-Anne, Les Louanges et Violett Pi à la Brasserie Beaubien. Dans un sens plus hip-hop, RBV, LAF et Bad Nylon nous offriront une performance à l’Hémisphère Gauche. Plusieurs autres spectacles agrémenteront les festivités dont Renard Blanc, Zen Bamboo, Corridor, Mr. Walter, Ada Lea, Mort Rose et des musiciens contemporains.

Une idée flou de la foule / Crédit: Etienne Garlarneau
Une idée floue de la foule / Photo: Etienne Garlarneau

En plus des arts vivants et des expositions, le Festival SOIR est une très belle façon de s’approprier le quartier. Les commerces sont animés et débordent de choses à voir, à entendre et à partager. Plusieurs performances dont une de la troupe de théâtre Les Bénés auront aussi lieu pour le plus grand plaisir des festivaliers.

Le Festival SOIR, c’est comme une vente trottoir, les cochonneries en moins et les arts en plus. Un très bon soir pour butiner d’un endroit à l’autre en s’abreuvant au flot artistique des artistes émergents les plus récents.

Pour voir le très beau graphisme du festival ou pour acheter des billets de spectacles, rendez-vous sur l’internet: soirmtl.com

Agrirock : de la bonne musique, mais aucun John Deere

Concluant la longue saison des festivals, Agrirock prenait d’assaut la ville de St-Hyacinthe en fin de semaine avec en ouverture, deux soirées aux styles musicaux diamétralement opposés. Pendant ce temps, pas la moindre trace de moissonneuse-batteuse John Deere dans les rues de la ville.

Jour 1

Étrangement, c’est lorsqu’on quitte l’île de Montréal que les embouteillages débutent sur l’autoroute Jean-Lesage, et ce, jusqu’à Beloeil, nous permettant ainsi d’observer l’apparition des douces collines montérégiennes. Une odeur violente de purin nous titille les narines à la hauteur du kilomètre 125 sur l’autoroute pendant deux-trois kilomètres. Nous sommes définitivement en terrain agricole. Heureusement, l’odeur s’estompe rapidement, mais sera étrangement perceptible à cet endroit précis lors de nos deux allers-retours. Pauvres personnes vivant dans cette municipalité sans nom! Arrivés à St-Hyacinthe, la vue de L’entrepôt du vin en vrac nous donne à mon collègue photographe d’un soir, CristopheJaseur et moi, l’idée de nous remplir une douze de vin. Mais comme nous ne sommes pas à St-Hyacinthe pour picoler, mais pour participer à la quatrième édition du festival Agrirock, on se dirige illico vers le «centre-ville» des Maskoutains.

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Un magasin qui ne fait pas bonne mine/Photo: Mathieu Aubry

Nous arrivons juste à temps pour la performance de Désiré Renard, à 19h05, chez Fréquences Le Disquaire. De plus en plus de festivals programment des groupes dans des endroits inusités, ce qui crée des ambiances quelque peu surréalistes, à l’instar de la performance folk de Désiré Renard. Le trio nous offre une performance intime de son EP, Horse Is Tired sorti en juillet dernier. Le trio est composé d’une clarinettiste/percussionniste, d’un guitariste/chanteur et d’une violoncelliste/bassiste. Le chanteur se rend compte avant d’interpréter l’avant-dernière pièce, Make Circles, que sa guitare n’était pas branchée, et ce, depuis le début du spectacle. Les 20 spectateurs présents ne s’en sont jamais rendu compte. Le spectacle se conclut avec Fishtail sous le son envoutant de la clarinette.

Photo 2 - Désiré Renard en performance/Photo: ChristopheJaseur
Désiré Renard en performance/Photo: ChristopheJaseur

Nous nous dirigeons ensuite vers Le Zaricot afin d’assister à l’évènement principal de cette première soirée, en l’occurrence le spectacle de Fred Fortin, précédé en première partie par Mon Doux Saigneur. Le chanteur du groupe, Emerik St-Cyr, est seul sur scène lors des deux premières chansons et lorsqu’il chante St-Hyacinthe, fais-moi un lit sur ton plancher, on est légèrement déstabilisés. Le reste du groupe vient le rejoindre lors de la pièce Courant. La mélancolie amoureuse est pesante dans la salle et les spectateurs semblent hypnotisés par le groupe à un point tel que le chanteur doit nous demander si nous parlons français après la pièce. La slide guitare et le mix guit/archet se juxtaposent parfaitement à l’ambiance folk du spectacle. Le groupe nous offre une performance solide où les instruments n’enterrent pas la voix.

Mon Doux Saigneur et le fameux archet/Photo: ChristopheJaseur
Mon Doux Saigneur et le fameux archet/Photo: ChristopheJaseur

Avant que ne débute le spectacle de Fred Fortin, l’animatrice de la soirée nous demande gentiment de nous taire durant les prestations. «Le silence est d’or et le blabla dehors.» À 21h37, Fred Fortin entre sur scène avec ses musiciens sous les hurlements et les acclamations de la foule. Le spectacle débute avec les trois premières pièces du dernier album de Fortin, en l’occurrence Oiseau, Douille et 10$. Ce dernier est en formule full band, ce qui apporte une énergie tout autre que sur l’album comme lors de l’envolée psychédélique sur 10$. Un élément manque à ce spectacle et arrivera dès la cinquième pièce (Plastrer la lune), il s’agit sans surprise de boisson. Cinq shooters de cognac et cinq vodka tonic débarqueront sur la scène. Olivier Langevin, fidèle acolyte de Fred Fortin, semble revigoré alors qu’il interprète en transe un long solo pendant Gratte. «Vous êtes facile à vendre comme public», nous affirme un Fred Fortin ravi de ses fans maskoutains. En guise de rappel, la bande nous interprète deux chansons de Gros Mené non sans dire à la foule que «c’est pour les estis qui sont pas capables de décrocher». Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas entendu Venus en spectacle. Au second rappel, Fred Fortin renverse malencontreusement les shooters devant lui sur la scène. «Sucez mes bottes», lance t-il candidement à la foule. Évidemment, d’autres shooters arrivent rapidement sur scène. «Les partitions sont arrivés», dit Fortin à Langevin. «C’est du Chopin», affirme ce dernier. Ultramarr peut débuter et le spectacle se termine à la chanson suivante, au déplaisir de la foule qui en redemande.

Photo 4 - Fred Fortin et son band en performance/ Photo: ChristopheJaseur
Fred Fortin et son band en performance/ Photo: ChristopheJaseur

Après le spectacle, on déambule dans les rues adjacentes en attendant le spectacle de I.D.A.L.G et en cherchant de l’équipement agricole John Deere, sans succès. Le spectacle débutera finalement une heure plus tard que prévu, peu après minuit au bar l’Anti. Ce bar nous rappelle les belles années du feu bar Le Saphir sur le boulevard St-Laurent à Montréal avant qu’il ne devienne le TRH Bar. Une ambiance punk underground qui colle parfaitement au groupe. Il y a un chien dans le bar et on sert des shooters au nom douteux de Guy Turcotte… Le drum sonne comme de la brique, couvrant malheureusement la voix de la chanteuse Yuki Berthiaume. Les cymbales du drum, ajoutées au fait que Martin Poulin-Légaré (également dans le groupe Crabe) joue collé sur l’ampli auront finalement eu le meilleur de nos tympans.

 

IDALG/Photo:
IDALG/Photo: ChristopheJaseur

Jour 2

Les activités débutent plus tôt en cette seconde journée du festival. Dès 16h, le groupe Palabre prend d’assaut une buanderie afin d’y effectuer le lancement/performance de son EP. Nous n’y sommes malheureusement pas, alors impossible de savoir s’il y avait une majorité de brassées de blanc ou de couleurs.

Nous profitons du Marché public de St-Hyacinthe, seul élément agricole du festival Agrirock, qui est situé à deux pas du Zaricot, afin d’acheter quelques victuailles pour un pique-nique à la bonne franquette dans un parc adjacent.

Après notre copieux repas, on marche dans la ville, histoire de digérer. Au détour d’une petite rue, on tombe sur une exposition d’affiches de spectacles de l’artiste Mille Putois: des affiches rappelant les affiches psychédéliques de la côte ouest-américaine des années 60 et début 70. Les dessins sont originaux et on remarque la passion de l’artiste afin de promouvoir la culture musicale émergente. Toujours intéressant de voir la programmation d’un spectacle au Québec il y à 10-15 ans. Pour les amateurs de bières, Mille Putois et d’autres artistes visuels dans la même veine ont réalisé les étiquettes des bouteilles de la microbrasserie Dunham. Merci à Pierrot, bénévole du festival qui nous a fait découvrir cette exposition.

Une affiche qui a attiré notre attention/Photo: Aubry
Une affiche qui a attiré notre attention/Photo: Mathieu Aubry

Le groupe Arimo s’occupe de réchauffer la foule du Zaricot à partir de 19h. Le spectacle à lieu dans l’entrée du Zaricot ce qui permet aux gens présents sur la terrasse ainsi qu’aux badauds dans la rue de profiter du spectacle disco/hip-hop complètement surréaliste. Les paroles sont complètement disjonctées tout comme la projection de photos de Légo Star Wars sur l’écran dernière eux. Tout cela fait bien rire la foule qui ne semblait pas prête à assister à ce joyeux festin. Le clou du spectacle aura certainement été la performance de Douceur Locale. Voici ce qu’est une douceur locale à laquelle une quinzaine de spectateurs et moi avons goûté. Il s’agit d’un shooter de crème de menthe surmonté d’un petit morceau de pickle. Il y a 4 étapes à suivre afin de déguster cette «douceur locale» de St-Hyacinthe.                                 

1-Sucer le pickle

2-Faire un toast à Gilles Vigneault

3-Avaler la crème de menthe

4-Croquer le pickle

Nous sommes maintenant prêts à débuter la soirée rap qui mettra en vedette Bad Nylon, Brown et Dead Obies.

Arimo et la fameuse douceur locale/Photo: Aubry
Arimo et la fameuse douceur locale/Photo: Mathieu Aubry

Première observation, la foule est beaucoup plus jeune que la veille. Sans surprise, car il s’agit d’une soirée rap où Dead Obies est la tête d’affiche. Malheureusement, la foule ne semble pas vouloir découvrir de nouveaux talents et elle se permet même de jaser à plusieurs reprises pendant les performances de Bad Nylon et de Brown, ce qui est franchement dérangeant. Sans trop vouloir défendre les spectateurs , il est vrai que les six femmes de Bad Nylon ont de la difficulté à capter l’attention de la foule, malgré des paroles pleines de sens. Les beats ne sont pas assez vibrants et les voix dans les microphones ne sont pas assez fortes. On sent une volonté derrière Bad Nylon, mais il manque de la prestance sur scène et un Toast Dawg féminin derrière les platines. Honnêtement, elles manquent un peu d’expérience, mais plus elles feront de spectacles, meilleures elles seront.

Bad Nylon/Photo: Aubry
Bad Nylon/Photo: Mathieu Aubry

Après une longue attente qui s’éternise, Brown entre sur scène un peu après 22h. La communion entre les quatre membres est parfaite et la machine est habilement huilée, fruit de très nombreux spectacles depuis la sortie de l’album en janvier dernier. C’est lors de ce spectacle que nous pouvons prendre la mesure de l’immense talent de Toast Dawg derrière les platines. Il lance des beats enlevant, mettant à l’avant-scène les paroles de Snail Kid, Jam et leur père Robin Kerr, sans vouloir leur voler la vedette. La foule étant la même que lors du précédent spectacle, elle ne semble pas particulièrement curieuse de découvrir une nouvelle chanson dès la troisième pièce du spectacle. Toutefois, lors de Me No Care, ce sera le réveil de la bête sur le parterre. Avant d’entreprendre Brown Baby, nous avons droit à un tease du prochain album à venir avec un medley de trois nouvelles chansons. Fort prometteur!

Brown/Photo: Mathieu Aubry
Brown/Photo: Mathieu Aubry

Le clou de la soirée, Dead Obies débarquera sur scène quelque part après 23h20. La foule est en liesse et il est assez difficile de se frayer un chemin à travers celle-ci, même si on veut aller aux toilettes dans le fond de la salle. Les pièces de l’album Gesamtkunstwerk s’enchaînent une à la suite de l’autre. Le spectacle est sans surprise complet, mais avec environ 200 personnes dans la foule, on a l’impression d’être avec Dead Obies sur scène. Un trash spontané débute pendant Moi pis mes homies. Seul bémol de la soirée: la performance de Pour vrai. Il semblait manquer de coordination entre les membres, Snail Kid étant momentanément absent et Yes Mccan en profitant pour changer de vêtements. Tout revient à la normale dès le morceau suivant. La foule aura la chance de se déchaîner à nouveau pendant Tony Hawk. Le public a encore de l’énergie et en redemande. Malheureusement, c’est fini.

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Dead Obies/Photo: Mathieu Aubry

La seconde soirée du festival Agrirock se termine avec la performance grunge de Prieur&Landry au bar l’Anti. Un peu comme la soirée précédente, le son est fort et ça trash. Nos souvenirs sont flous, mais nos oreilles s’en rappellent encore le lendemain matin.

Le festival Agrirock prend fin pour nous après 2 jours sur 4 au festival. Agrirock, nous serons présents durant toute la durée du festival l’an prochain, ne sois pas craintif. Nous aimerions toutefois voir de la machinerie John Deere dans les rues de la ville durant le festival l’année prochaine. St-Hyacinthe, nous reviendrons probablement avant la fin de l’automne, surtout si tu nous offres de si belles activités tout au long de l’année…

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Une activité à ne pas manquer

Le buffet : ananas à volonté avec Bad Nylon

Chaque lundi mardi au matin, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Le quatuor hip-hop féminin Bad Nylon se fait plaisir avec le clip estival de Bootycall, dans lequel on peut apercevoir des caméo de Karma Atchykah et Osti One

Membres du collectif Tour de Manège, les producteurs Ours Samplus et Grandhuit proposent un nouvel EP.

Jibré et Solitaire se bute au Untouchable de Pusha T.

Tout est dit, le nouveau clip de Manu Militari.

Le producteur prodige montréalais de 17 ans Charlie Shulz propose le premier single de son deuxième EP.

Akido souligne une décennie de carrière avec une compilation.

Ghostly Kisses reprend Back to Black d’Amy Winehouse.

Le rockeur montréalais Krief offre le nouvel extrait Mississippi.

TOP 2015 FRANCO positions 11 à 20

On prendra pas de résolutions, parce qu’on se trouve ben corrects de même. Toutefois, c’est quand même l’heure des bilans pour 2015. Voici donc nos albums francophones locaux préférés de l’année.

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20 Benoit Paradis Trio – T’as-tu toute? 

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Récipiendaire du Lucien de l’album jazz/contemporain de l’année au dernier GAMIQ, T’as-tu toute? met de l’avant le franc-parler libérateur ainsi que la poésie à la fois touchante et crue de Benoit Paradis. Encore trop sous-estimé, autant sur la scène jazz que la scène émergente, l’auteur-compositeur-interprète montréalais s’est doté d’un public un peu plus large grâce à cet album. (OLIVIER BOISVERT-MAGNEN)

19 Tire le coyote – Panorama

tire le coyote

Tire le coyote a lancé son album Panorama en plein dans le même décor que Neil Young et on s’en réjouit. Le folk bien harmonieux monte souvent à cheval pour assumer une couleur country que peu se donnent le droit de porter. Jamais trop kitsch, il réussit à flirter avec les clichés pour n’en ramener que ce qui nous parle encore en 2015. (VALÉRIE POULIN)

18 Barrasso – Des x, des croix, des pointillés

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Après quelques simples parus en 2014, Barasso a offert en 2015 son premier album complet qui se présente comme la figure de proue de la musique pesante francophone. Moins champ gauche qu’Oktoplut et plus invitant que BonVivant, Barasso marque par sa force de frappe et prouve qu’on peut être heavy et avoir du goût sans chanter en anglais. Contrairement à Les Pistolets Roses, par exemple. (Mention spéciale: le chanteur a la plus grande strap de guitare attachée à la plus petite guitare; un visuel à point.) (ÉTIENNE GALARNEAU)

17 Le Couleur – Dolce Désir

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Le groupe électro pop nous a pondu un joli EP rempli de claviers sensuels, d’ambiances rétrofuturistes et de rythmes lancinants. Mention particulière à l’excellente pièce d’ouverture, Club italien, qui est parfaite pour faire du jogging, se motiver au bureau ou se déhancher en faisant de la bouffe. (JONATHAN ARÈS)

16 Galaxie – Zulu

galaxie

Gagnant du prix du groupe de l’année ainsi que de l’album alternatif l’année avec Zulu au Gala de l’ADISQ 2015 en plus de s’être éclaté en première partie des Rolling Stones, Galaxie a eu une pas pire année! L’album Zulu démontre que la troupe d’Olivier Langevin est au sommet de son art, mélangeant le stoner rock et l’électro avec des inspirations de musique zoulou, le résultat est délicieux. (MATHIEU CATAFARD)

15 Les Hôtesses d’Hilaire – Touche-moi pas là

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Pour leur dernier album, Les Hôtesses d’Hilaire ont concocté un rock savoureux: aussi grossier et lourd que subtil et intelligent. Ces qualificatifs – qui pourraient aussi bien décrire la tourtière du temps des fêtes que vous mangerez à satiété – décrivent à peine le plaisir que vous aurez à découvrir cet album qui fait sourire par son audace. (VALÉRIE POULIN)

14  Arthur Comeau – Prospare

arthur comeau

À la suite de l’excellent 3/4, ce génie est back sur la graisse avec un nouvel album tout aussi déjanté. Il est maintenant facile de comprendre que depuis son départ, Radio Radio est seulement capable de répéter le même refrain, ce qui fait office de chanson.. Bref, Arthur Comeau prouve encore une fois qu’il est le roi du chiac. (FRANÇOIS LARIVIÈRE)

13  Bad Nylon – Le deuxième set 

bad nylon

Difficile de parler du Deuxième Set sans mentionner le brûlot old school No Biggie, véritable petite bombe de plaisir contagieux dans le paysage hip hop québécois. Le reste de l’album est un peu plus downtempo, mais l’humour et l’inventivité de Bad Nylon sont toujours au rendez-vous. (MATHIAS BP)

12  Toast Dawg – Brazivilain vol.2 Revisited

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Un vétéran de la scène des beat-faiseurs montréalais s’associe aux rappeurs les plus en vue du moment. L’échange est enrichissant pour tous; les MCs complètent les instrumentaux, déjà très solides, et le DJ offre une style différent aux chanteurs, ce qui leur permet de briller autrement. Chaque titre frappe et fait presque espérer que Toast Dawg produise des long-jeux avec tout le monde. (ÉTIENNE GALARNEAU)

11  Marie-Pierre Arthur – Si l’aurore

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Marie-Pierre Arthur, c’est la voix. Mais quelle voix pas forcée, naturelle qu’on veut et reveut dans les tympans. Elle n’exagère pas non plus; ne va pas chercher des notes pour rien, au contraire! C’est sa poésie aussi: le genre de plume qu’on envie! Si l’aurore, c’est aussi les arrangements musicaux fantasmagoriques qui font jouir le dedans des oreilles. (NOÉMIE ST-LAURENT-SAVARIA)

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À VENIR CETTE SEMAINE:

TOP 2015 FRANCO positions 10 à 1 – vendredi

Se faire aller le funk avec Bad Nylon

Branches d’arbres, bas résilles pis éventails de geisha géants: c’est un peu ce qui composait le set de lancement de Bad Nylon hier soir au Petit Campus. Ça pis ben de la soul. Pis L’amalgame et Clay & Friends aussi. Une nice soirée en gros!

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Je me rends au Petit Campus peu avant 10h et  je me ramasse à jaser pendant une demie-heure avec Quantom, un des MC de L’amalgame, en plus de la moitié du programme d’ARC à l’UQÀM. La soirée est déjà pas mal arrosée et augure bien, mettons.

La troupe de Villeray monte sur scène pour présenter un blend des chansons qui composeront leur nouvel album Congé sur l’île, à paraître à la fin du mois. Pour eux, c’est un retour à leur hip-hop plus chill et sur le party des débuts, délaissant un peu l’aventure jazzy un brin sombrette de Pognés sur l’île. Le stock marche bien pour réchauffer la foule qui se laisse embarquer, criant Gros-Big (probablement pas le titre officiel de la toune, mais ce qui s’en rapproche le plus pour le moment…) à tue-tête et dansant avec les branches d’arbres de Bad Nylon dans une scène un peu surréaliste.

11h15. C’est au tour des filles de Bad Nylon de réquisitionner le stage pour monter le taux de sexu au maximum. Dans le féminisme assumé du titre de leur nouvel EP, le très beauvoirien Deuxième Set, elles font des interventions semi-ironiques invitant le public à se grinder ben comme faut. La démarche est claire. Le public, composé moitié-moitié d’amateurs de rap et de néo-hippies de l’Escalier, répond bien, se faisant aller le bootylicious en gang, devant les utilisations d’objets incongrus des meneuses du show. Bref, un lancement réussi pour une parution qui l’est également.

Minuit. Clay & Friends prend la relève pour conclure la soirée en beauté avec son mélange de soul, de jazz et d’à peu près tous les styles auxquels tu peux penser. Exemple: ils ont joué une nouvelle toune mélangeant flamenco, jazz manouche, reggae et chants hip-hop, pis c’est cohésif, en passant. Avec une piste de danse plus clairsemée, ils donnent l’occasion au public de se laisser aller le funk, ce que je fais avec plaisir. Les interventions sont efficaces, même celle où un mystérieux inconnu (indice: il co-rédige un site web musical nommé aux GAMIQ) a presque lancé une bouteille de mousseux au dude qui s’occupe du beatbox dans le groupe. Long set bien réussi et assez égal en qualité, ce qui a conclu à merveille la soirée.