TOP 2020 FRANCO positions 10 à 1

On adore la fin d’année pour les bilans, oui, mais cette année, on aurait plus envie de se dire qu’on peut l’oublier, celle-là. Par contre, il n’y a aucun moment comme celui-ci: t’as parlé à personne dans ta semaine sauf au caissier à l’épicerie, mais un album te tombe dessus et semble tout rétablir. «T’as été l’affaire qui n’a pas été de la marde cette année» est la phrase que nous avons envie de hurler au balcon de bon nombre d’artistes qui nous ont sorti de notre marasme en 2020. Tel un vaccin contre le grand mal de l’année, voici votre injection de fin 2020: nos albums francophones préférés de l’année, positions 10 à 1.

Photo: Pexels/Artem Podrez

10 Olivier Bélisle – Broderie 

Juste avant la première vague de COVID-19, je suis allée au Quai des Brumes pour le lancement de ce doux album. Ça a fini jam packed avec tout le monde assis sur le plancher collant du bar, le smile fendu jusqu’aux oreilles. Même si on avait su ce qui s’en venait pandémiquement parlant, on n’aurait pas pu en profiter plus: on était déjà au max! De «la misère qui se lit dans les yeux de la caissière» à la phrase «tout le monde est parti sans nous dire salut», on a reconnu notre vie des derniers mois dans les textes de Bélisle qui sont simplement humains. Je me suis réchauffée la fin de printemps triste avec la Broderie d’Olivier Bélisle et, croyez-moi, c’était vraiment moins pire après qu’avant.

– ÉLISE JETTÉ

9 Comment Debord – Comment Debord 

Qui n’a jamais écoeuré un de ses amis qui devait aller au chalet de ses parents au lieu de faire le party dans un sous-sol à 16 ans ? En 2020, c’était cette personne qui était dans une position confortable.  Travailler dans la résidence secondaire qu’elle recevra en héritage d’ici une couple d’années, pendant nous autres, encore sur le party 14 ans plus tard, ont a passé l’année dans notre 4 1/2 encombré de plantes. Si j’ai réussi à vous soutirer un petit sourire, c’est exactement l’effet que les paroles du premier album de Comment Debord auront sur vous. Les références linguistiques servent de carburant au voyage que nous propose le groupe. La langue française est ici un vecteur de la réussite de cet album. Les images sont fortes, l’amour de notre langue nationale résonne au travers des dix chansons de ce premier album réussi.

– MATHIEU AUBRY

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8 Original Gros Bonnet – Tous les jours printemps 

Original Gros Bonnet. Que dire! Moi qui pensais que le jazz c’était juste bon pour les gens qui aiment se la jouer Tit Joe Connaissant au souper de famille. Ben torpinouche! Le jazz, y’a des jeunes qui font ça. Pis qui en font du hip-hop (insérer une face de surprise). Le pire là-dedans, c’est qu’ils sont 32 dans ce groupe-là, mais il n’y a qu’un seul MC. Plus facile comme ça. Personne ne se bat pour le spotlight. En même temps, ça aurait très bien pu s’appeler Franky Fade et ses copains. Mais ce sont des reals. Chaque instrument compte. Avec pas de plug-ins. Des puristes dont l’album se doit d’être savouré bord en bord et plus d’une fois.

– ÉMILIE PELLETIER-GRENIER

7 Jonathan Personne – Disparitions 

L’aventure rock-spaghetti se poursuit avec succès pour le troubadour de Corridor, et à l’entendre produire autant de belles manières de nous dire qu’il s’ennuie de sa blonde, on en vient à se demander si, finalement, ça nous tente qu’il la retrouve. Jokes! On veut toujours le mieux pour ce Jo Robert, par ailleurs illustrateur de talent qui, je me fatigue à le dire, transforme en or tout ce qu’il touche.

– JULIEN ROCHE

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6 Antoine Corriveau – Pissenlit 

Ce quatrième album m’a permis de découvrir, enfin, l’univers d’Antoine Corriveau. À l’écoute de Pissenlit, étrangement, je me suis retrouvée avec Mano Solo dans une voiture à Paris. Mano, c’est l’un des artistes qui m’a donné le plus de frissons avec des textes francophones. À sa manière, Pissenlit impose lui aussi de s’arrêter pour écouter ce qui est proposé. Musicalement, l’émotion embarque à chaque nouvelle direction que prend l’album: un rock bruyant, parfois explosif, très cinématographique. Corriveau nous projette dans son roadtrip par une force narrative irréprochable. On voit tout: les poubelles, la sortie pour Lewis, l’urinoir. La route, on l’entend tout le temps. Mais il y a aussi quelque chose de très universel quand il nous parle de lui, de la perte d’êtres chers, du Québec, de réconciliation avec les peuples autochtones et du racisme systémique. C’est sûrement pour ça que ses textes m’ont évoqué ceux de Mano Solo, qui crachait pourtant, dans un tout autre style, sa rage d’échapper à la mort. Ces deux-là mettent toute la beauté de la langue française au service des pensées parfois sombres, des gens à peine regardés, des lieux crades. Pissenlit mettra tout le monde d’accord: de très loin, c’est l’un des plus beaux albums de cette année.

– LISE BRUN

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5 Eman – 1036 

Toc toc toc? Qui est là? Eman, avec un nouvel album. Ah tu pensais que c’tait bon ce que j’avais fait jusque-là? Ouin, ben j’ai des petites nouvelles pour toi. Ça, c’est comme vraiment bon. Je pense en tout cas. Mais de ce que j’ai compris, y’a des gens qui ne peuvent plus se passer de cet album et qui l’écoutent en boucle. C’est sûrement parce que c’est pas pire. Oh! Pis je fais une bonne partie de la prod moi-même. En tout cas. Achète ça, pis au pire donne-le en cadeau à ta belle-soeur à qui tu sais pas quoi acheter. Paix.

– ÉMILIE PELLETIER-GRENIER

4 P’tit Belliveau – Greatest Hits Vol. 1 

Avec son premier album Greatest Hits Vol. 1, P’tit Belliveau arrive déjà à s’inscrire dans la cour des grands. Avec un son unique qui mélange le country, les synthés et les rythmes hip-hop: c’est un incontournable de l’année. Income Tax, on en est certains, a rythmé bien des soirées de danse confinées. On présume aussi que Les bateaux dans la baie a suivi plusieurs visites à la SQDC. Tout ça sans compter sur les grandes qualités de mélodiste de l’Acadien qui réussit aussi à nous rendre nostalgico-mélancolique avec L’eau entre mes doigts et Rain and Snow. À écouter à tout prix.

– RAPHAËL BOIVIN

POUR LIRE L’OPINION D’UNE GRAND-MÈRE SUR P’TIT BELLIVEAU, CLIQUEZ ICI.

3 Les Hay Babies – Boîte aux lettres

Quel genre de lettre trouve-t-on dans la boîte des Hay Babies? Des correspondances des années 60 entre Montréal et Moncton. Plus qu’un regard sur un autre temps et une totale plongée dans une époque aussi intéressante que culturellement riche, les trois girls nous montrent aussi un regard sur la vie qui sort de tout ce qui prend normalement racine à Montréal. On fait du tourisme sans bouger grâce au trio du Nouveau-Brunswick qui sait manier l’instrument à cordes sous tous ses aspects avec style et éclat. J’aimerais faire partie du groupe.

– ÉLISE JETTÉ

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2 Klô Pelgag – Notre-Dame-des-Sept-Douleurs 

Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, c’est le plus beau cadeau qui me soit arrivé pendant la pandémie. Avant sa sortie, Klô Pelgag nous dévoilait des vidéos de ses nouvelles chansons tranquillement, comme si elle voulait qu’on prenne le temps de les déguster comme les petits chocolats de mon calendrier de l’Avent Kinder. Sauf qu’à la fin, c’est pas un gros œuf sucré avec une bébelle en plastique dedans que j’attendais avec impatience, mais un album concept extraordinaire, rempli d’émotions, de cohérence et que j’ai dévoré avec appétit. J’affirme même sans hésiter que Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est encore plus délicieux que tous les chocolats du calendrier!

– ELISABETH MOTTARD

1 Mon Doux Saigneur – Horizon 

Mon Doux Saigneur fait partie des chanceux qui ont fait paraître leur album avant l’arrivée de la COVID, ce qui nous a permis de vivre l’album Horizon sur scène. Sur la ligne de cet horizon, Emerik St-Cyr Labbé dessinait déjà en janvier un soleil indélébile, une joie transcendante, des rythmes qui accompagnent les plus tristes années afin qu’on ose bouger quand même. Oui, l’avenir pandémique se dressait devant nous comme une montagne, la COVID était en route, mais on avait une armure lumineuse pour entamer la guerre. La formation a fait un progrès fou depuis la sortie de son premier album homonyme en 2017. L’assurance et la maîtrise des instruments s’est rendue jusqu’à nous. Mon Doux, merci.

– ÉLISE JETTÉ

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Entrevue «gars de char» avec Antoine Corriveau

C’est à deux mètres d’Antoine Corriveau, dans son studio, que je le rencontre pour parler de son char. On parle aussi de la pandémie. C’est assez étrange d’arriver là complètement essoufflée par un masque épais qui me sépare de la zone rouge-danger. «Je pense qu’on vit on petit peu dans Blade Runner. J’ai pas l’impression que c’est temporaire. Si c’est pas le coronavirus, ça va devenir autre chose, mais la situation va demeurer», lance Antoine, pessimiste, amusé, résilient, mais avec un soupçon de peur de la fin du monde dans le ton. Il est mi-figue, mi-raisin, mi-pissenlit, mi-pollen, si on veut rester près du titre de son nouvel album et véhicule hybride, si on veut embrasser la thématique principale du disque: son char.

Antoine Corriveau/Photo: Élise Jetté

Élise: Donne-moi la description complète de ton véhicule.

Toyota Corolla modèle LE automatique.

Elle vient de la Californie, elle avait 106 007 miles au compteur en août. J’approche du 109 000.

4 portières, climatisation.

4 fenêtres électriques.

4 porte-gobelets.

Lecteur cassette, AM FM. Bluetooth possible.

Couleur sable écume métallisée.

Intérieur gris.

Ceintures régulières, mais ardue côté conducteur.

Le check engine allume.

Huile régulière tous les 5000 km.

Distinction: Poignée manquante côté conducteur. Il faut ouvrir la fenêtre pour entrer.

J’ai acheté un nouveau bouchon d’essence que j’avais perdu.

La suspension et les freins avant ont été refaits en 2020

– Document officiel du véhicule

Élise: C’est quoi le meilleur feature sur ton auto?

Antoine: Les fenêtres électriques. J’adore ça, mais en plus ma fenêtre, je donne un seul petit coup sec au bouton et elle descend au complet. C’est plus sécuritaire.

Élise: La meilleure chose qui t’est arrivée dans ce char-là?

Antoine: Je ne pense pas que ça se dit, Élise.

Élise: La deuxième meilleure d’abord?

Antoine: (RIRE) J’adore que ce soit la deuxième. Probablement le shooting de la pochette. Juste avant la COVID. On était 5 dans le même char, sans masque. On a fait les photos de presse dans le bas du fleuve. Sur la route du retour, Marc-Etienne nous a pris en photo pour le fun dans l’auto. On a essayé une version avec moi tout seul dans l’auto. Finalement on a fini dans un parking de centre d’achat dans Saint-Léonard avec tout le monde. J’aimais que ce ne soit pas clair qui sont ces gens. C’est pas le band.

pochette/leptitrusse

Élise: La plus haute vitesse atteinte en appuyant sur le champignon?

Antoine: J’ai dépassé 130 km/h aux États-Unis, je venais d’avoir mon permis. J’ai pogné un ticket. J’ai dépassé un truck, je partais en vacances. Je ne connaissais pas trop mes droits. Je pensais que j’allais perdre mon permis sur-le-champ… en anglais. 

Élise: Laquelle de tes tounes s’écoute le mieux dans ton char?

Antoine: En Corolla au Canada.

Élise: Tu parles de Kenny U-Pull dans une chanson. Je suis une grande fan. J’ai plusieurs bouts de mon char qui viennent de là.

Antoine: J’ai eu un petit accident, mon capot était fini. Ça a coûté 75 $ au lieu de 800 $.

Élise: Dans ta toune, tu dis que ça prend juste un gars que tu trustes avec des outils. Pour toi, c’est qui?

Antoine: Nicolas Grou. Il a réalisé tous mes disques sauf Pissenlit, mais cette fois-ci, il a réparé mon char.

Élise: Le mot de char le plus compliqué que tu connais?

Antoine: Je sais pas, mais je suis en amour avec mon garagiste. C’est le centre d’auto Crémazie. Le gars… il fait des heures! J’ai oublié mon char, l’autre fois, je passe à 20h, il est encore là. Sa blonde travaille avec lui, elle me raconte leurs vacances en Gaspésie il y a 15 ans. On est en train de créer un lien. Vendredi j’avais un pneu quasiment à terre. Il m’a expliqué qu’il fait moins chaud, donc mes pneus le ressentent. Il sent que je suis intéressé. Je sens qu’il va m’en apprendre, des mots, mais pas tout de suite.

Élise: Est-ce que ça se sort bien d’un banc de neige, une Corolla?

Antoine: Pas le char autant que la personne qui le conduit. Faut pas que ça te dérange que ça sente un peu le brûlé. Faut aussi que t’acceptes qu’aujourd’hui, tu vas avoir un 45 minutes de sport à faire. Tu prends l’air. Dans une année, ça arrive deux-trois fois. Ce qui est vraiment criss, c’est quand tu en enlèves une couche la veille et que la déneigeuse passe durant la nuit. Ça fait partie de la game.

Élise: Dans quel genre de char on écoute ton disque?

Amtoine: Un char cheap. J’haïs les chars qui sentent le char neuf. Ça me donne mal au cœur. J’aime pas les autos avec des trop bons systèmes de son, mais ça prend du volume. Tu ne mets pas ton volume au max sur ton téléphone, mais tu le crinques dans l’auto. La musique dans l’auto, c’est fait pour être fort. Tu la mets pas mal au maximum. Sur l’autoroute, t’as les fenêtres ouvertes et tu l’entends très bien. Quand ton char a des petits problèmes, tu ne les entends pas. C’est ma technique.

Élise: Ça fait sept ans que j’ai un char, ça fait sept ans que je pratique ce truc fort utile.

Élise: T’as l’air de quoi quand tu conduis?

Antoine Corriveau lorsqu’il conduit/Photo: Élise Jetté

LISEZ NOTRE RETOUR SUR SON SPECTACLE DE RUELLE À POP MONTRÉAL.

Le fameux char/Photo: Élise Jetté
Antoine Corriveau lance son album de façon virtuelle, ce soir, 13 octobre 2020 LIVE FROM LE MINISTÈRE. Les billets sont ici.

Son album Pissenlit est disponible partout.

Pop Montréal: le deal du siècle avec Antoine Corriveau

Après notre été en désintox de shows montréalais, POP Montréal arrivait à point avec de petits spectacles courts saupoudrés partout sur la ville. Pour la demi-heure qui lui est allouée, dans la ruelle du URSA, Antoine me confirme, derrière son masque, qu’il aura le temps de faire 6 tounes. «T’en as pour ton argent: 5 $, 6 tounes. Imagine le deal si je fais un rappel», m’annonce-t-il alors que je flairais déjà la bonne affaire: c’est pas tous les jours que tu payes ton billet 5 $.

Antoine Corriveau/Photo: Élise Jetté

«Je sors un disque dans deux semaines, c’est donc une grande avant-première, ce soir et je vais essayer de les faire en solo, même si les chansons ont été pensées pour être full band», dit Antoine lorsqu’il monte sur scène.

L’album Pissenlit, qu’on a eu la chance d’entendre avant sa sortie, est effectivement un album qu’on a envie de voir exécuté à au moins cinq musiciens. On devra se contenter d’Antoine. «Je vous avertis, on a l’impression que je suis vraiment plus funny qu’avant sur mon nouvel album, mais en solo j’ai encore l’air du gars qui va pas ben. Mais c’est une soirée drôle!» Bien noté.

Antoine Corriveau/Photo: Élise Jetté

En termes de drôleries, on aime les multiples salutations aux gens à la maison comme si on était sur la plateau de La Voix en train de solliciter un vote. Antoine, lui, ne sollicite rien d’autre que l’amour du public. Ça, c’est pur.

En Toyota au Canada nous permet également d’entendre ces hilarantes paroles:

J’ai laissé les fenêtres du char grandes ouvertes

Pour que l’on pille le peu de choses qu’il me reste

Même si pour voler une 2002

Ça prend vraiment quelqu’un qui veut.

En Corolla au Canada

C’est vrai qu’il est drôle, le Antoine

Il propose des chansons issues d’un EP, Feu de forêt, sorti en novembre 2018. «La chanson Deux femmes, le gros de l’action se passe dans un taxi et je suis devenu un gars de char depuis mon dernier album», confie Antoine, fier de son lien.

Il nous raconte l’amour qu’il porte à sa Corolla. «Tu peux aller à ben des endroits avec ça. Mon album, c’est comme une lettre d’amour à ce char-là», admet-il alors que sa blonde est assise au premier rang et qu’elle ne semble pas s’en formaliser… en même temps, elle porte un masque. On peut pas vraiment savoir si elle est fâchée de ça.

«Merci pour ce show qui est le premier depuis un criss de boutte», conclura simplement Corriveau avant de nous abandonner dans la ruelle pour retourner vers son char. Le point de départ.

Eh oui, on a eu un rappel. 0,71$ la toune. Un esti de deal.

Antoine Corriveau et sa Corolla/Photo: Élise Jetté

Pissenlit paraîtra chez Secret City Records le 9 octobre.

Entrevues de crise, série balcons: Antoine Corriveau

Antoine habite sur ma rue. Ça veut dire que s’il a été attentif, il a pu voir passer sur le trottoir devant chez lui, tous mes états psychologiques de confinement… il est sur le trajet officiel de ma marche-quotidienne-afin-de-trouver-un-sens. «On est-tu assez loin l’un de l’autre?», me demande Antoine installé dans sa cour. «Je pense qu’on est ok», que je réponds. La fonte de la dernière neige (c’était pas la dernière, mais on va faire comme si) est bruyante dans la gouttière. La saison finie en même temps que notre sentiment de liberté.

Antoine Corriveau/Photo: Élise Jetté

Élise: C’est quoi ton état d’esprit de confinement?

Antoine: Je dors encore bien… Cette semaine on a la petite de ma blonde, ce qui tue toute possibilité de travailler, mais ça aide beaucoup. Quand elle n’est pas là, je fais juste refresh les nouvelles en ligne. Les enfants, ça occupe. 

É: Est-ce que ce moment de pause dans nos vies a contrecarré des plans musicaux de ton côté?

A: Je sais pas encore (rire). J’ose pas poser la question. J’ai l’impression que ça met de la pression sur tout le monde en ce moment. On se demande tous ce qui va advenir de nos projets.  Ultimement, ça devrait aller, mais je peux pas prédire.

É: T’es un optimiste ou un pessimiste?

A: Je le sais pas, Élise. En fait, les optimistes m’énervent un peu. Le monde sur Facebook en général. Tout le monde qui a son mot à dire. Tout le monde «détient la sagesse».

É: Peut-être que c’est parce que tu es entouré de grands sages…

A: Ben, c’est ça, on s’entoure des gens comme nous hein (brin d’ironie dans la voix)? En fait, le monde qui m’énerve, c’est ceux qui disent que tout va bien aller si on suit les règles du gouvernement. Vous le savez pas que ça va bien aller…

É: C’est quoi le dernier repas de quarantaine que t’as mangé?

A: Un sandwich. J’adore les sandwichs. Avant je faisais des épiceries au gré de mes passions du moment, avant. Il y a deux semaines, je riais des gens qui remplissaient leur panier. Là, c’est de moi dont on pourrait rire. Moi qui marche sur la rue avec mes quatre sacs. En même temps, c’est bien, on gaspille moins, ça coûte moins cher. Merci coronavirus.

É: Tout le monde vire un peu fou en ce moment. C’est quoi la dernière folie que le confinement t’a fait faire?

A: Je me suis commandé une manette de Nintendo USB.

É: Tu t’en sers?

A: Oui, je jouais juste avant que tu arrives. J’ai dit à ma blonde «je jouerai pas tous les jours, de toute façon, Élise va être là dans 15 minutes et ça va me forcer à arrêter». Juste avant le confinement, je suis allé passer quelques jours dans une maison où il y avait un Super Nintendo et j’ai joué pendant six heures à Mario Bros 3. J’ai eu une cloque sur le pouce. 

É: C’est qui la personne que tu as le plus hâte de serrer dans tes bras après le confinement?

A: Il y a quelqu’un avec qui je me suis chicané avant. On a arrêté de se parler et j’aimerais ça le/la (le mystère est entier) serrer dans mes bras après.

É: La chose que tu as le plus hâte de faire quand tu vas sortir de chez vous?

A: Aller voir un show.

É: Fais-tu semblant de lire des livres comme tous les quidams qui font des publications au sujet de leurs lectures sur les réseaux sociaux?

A: Non, je lis pour vrai. C’était une de mes résolutions 2020: lire en moyenne un livre par semaine. À date, j’ai quasiment réussi. 

É: C’est quoi tes suggestions?

A: J’ai découvert Anne Hébert au début de l’année. J’ai pas compris pourquoi c’était pas obligatoire comme lecture à l’école. J’ai connecté avec Hubert Aquin et Anne Hébert, en fait. Les États-Unis du vent de Daniel Canty, aussi. 

É: T’es pour ou contre les Instagram Live?

A: Moi, les vidéos en général, je pèse jamais sur play. Je m’en crisse. J’évite la question quand quelqu’un me demande ce que j’ai pensé de sa vidéo. Je trouve ça plate, je trouve que le monde se force pas.

É: Quelle toune de ton répertoire réconforterait les gens en ce moment?

A: Mon cœur paré passera partout. C’est plein d’espoir.

É: C’est vrai que le reste de ton répertoire est assez triste.

A: Mon prochain album va être plus drôle.

É: On pourra te comparer à Bleu Jeans Bleu.

A: Un autre tiroir de drôle.

É: Quel album écoutes-tu en ce moment pour te calmer?

A: Le dernier de Saratoga. Ça marche bien. 

É: Si tu pouvais faire un show n’importe où en ce moment, ça serait où?

A: À Natashquan, L’Échouerie. Juste pour dire qu’on s’en va loin.

É: Peux-tu nous finir ça avec un petit message d’espoir?

A: Je vais essayer.

Le buffet: Paupière dans le festin pharaonique

Chaque semaine, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

D’un point de vue tout à fait personnel, ça fait depuis le tout premier show de Paupière à Coup de coeur Francophone en 2016 (me semble) que j’ai la maudite toune qui parle de Toutankhamon dans tête. Finalement elle s’appelle pas Toutankhamon, mais Howard Carter. Comme quoi, hein!

L’ancien (?) représentant chanteur des Mexican Candies, Thierry Larose, en a surpris plusieurs aux Francouvertes lundi dernier (il est actuellement premier au palmarès). Dans son répertoire figurait ce premier extrait, Cache-cou.

L’Amalgame propose quelque chose de Concret (sorry not sorry pour le jeu de mots ¯\_(ツ)_/ )¯

Mon coeur paré passera partout, de dire Antoine Corriveau, mais passera-t-il dans les grosses radios? On sait pas. Mais dans vos yeux, avec ce vidéoclip, pour sûr.

Belle allégorie, mon Les Louanges, alors que tu montres un chantier de construction dans ton nouveau clip pour Wescott, similaire à LA CARRIÈRE QUE TU AS CONSTRUITE EN UN AN BRAVO!

Reine de la jeune country music locale, Sara Dufour vous invite Chez Té Mille avec le single de son album à paraître le 12 avril.

TOP 2018 FRANCO positions 20 à 11

La fin d’année, c’est le moment de repartir à neuf, comme Yes Mccan, avec un nouveau nom, notamment. En grands nostalgiques, on préfère encore parler du passé. Voici les positions 20 à 11 de nos albums/EP francophones préférés de l’année.

20 Pierre Lapointe et les Beaux Sans-Cœur – Ton corps est déjà froid

 

Pierre Lapointe a surpris tout le monde le 24 août dernier en sortant un album rock sur lequel il joint sa voix aux instruments des Beaux Sans-Cœur: Philippe Brault, Nicolas Basque, Vincent Legault et José Major. C’est un album qui nous permet d’entendre Lapointe dans un état différent, et pas seulement parce qu’il porte un suit en cuirette «qui respire pas ben ben» pour chanter. Plusieurs pièces nous amènent dans les aléas du rock garage, aux abords du punk, mais tout en demeurant aux confins de l’univers de la chanson à texte. Un bel exploit. (ÉLISE JETTÉ)

19 Fuudge – Les matricides 

Une poésie brutale qui fait du bien, mais en même temps qui me donne envie de faire de la vitesse sur la route, mais en faisant attention. Des fois t’as besoin de te mettre dans un mood weird et deep, sans que ça t’affecte trop mentalement. (MARIELLE NORMANDIN PAGEAU)

18 Ponctuation – Mon herbier du monde entier

Écrit de manière un peu éparpillée entre une tournée internationale, de brefs retours à la maison et des répétitions diverses, Mon herbier du monde entier se dresse comme une espèce de collage de pièces garage-rock faisant le tour d’une intéressante variété d’états d’esprit disparates. Toujours ancré dans sa formule inspirée des années 1960, le band pousse ici occasionnellement ses explorations stylistiques dans le stoner-rock et l’alternatif, faisant de ce troisième album un projet qui brille par son efficacité. Ce possible dernier projet de la formation de Québec prouve toute l’étendue du talent du band (désormais essentiellement mené par Guillaume Chiasson) tout en gardant le petit edge qu’on lui connait. Yessir Miller! (ALEXANDRE DEMERS)

17 Ariane Zita – J’espère que tu vas mieux 

L’EP qui touche les cœurs de tous ceux qui l’écoutent et le réécoutent. Elle a lancé cet EP au début de l’été et ce fut un moment idéal pour nos cœurs fraîchement sortis d’un hiver assez brutal. Île Dorval te fera pleurer d’amour et J’espère que tu vas mieux te fera pleurer de cuteness. (MARIELLE NORMANDIN PAGEAU)

16 Antoine Corriveau – Feu de forêt 

C’est dans le cadre de son spectacle de Coup de coeur francophone en novembre qu’Antoine a offert officiellement cet EP qui N’EST PAS une lumière au bout d’un lugubre tunnel musical pour le musicien contrairement à ce que pourrait laisser croire sa photo de presse dans le soleil du matin. On est heureux que cet EP ne soit pas tombé dans l’oubli comme son premier EP paru en 2008 et nommé Entre quatre murs. «La photo de la pochette, c’est moi, dans un bain, dans un Brault & Martineau», a confié Antoine durant le spectacle de novembre. (ÉLISE JETTÉ)

15 Dave Chose – Dave Chose 

Débutant au son austère de l’orgue l’album de Dave Chose m’a plus fait penser à Plume Latraverse et Dinosaur Jr. qu’à une messe dominicale. En bon clown triste, le rockeur raconte un quotidien dont la banalité peut parfois être aussi terrifiante ou ridicule que les pires sermons de curé. Une écriture ironique, juste, soutenue par des arrangements qui allient des moments grandioses à la vulnérabilité de l’intime. (JULIEN ST-GEORGES TREMBLAY)

14 FouKi – Zay 

Le jeune montréalais Fouki signe avec Zay son premier album avec l’étiquette 7ième ciel. Avec son acolyte et compositeur QuietMike, il livre un album de bonne qualité et bien enfumé par la SQDC. À l’instar d’un bon projet rap, le montréalais s’entoure de quelques collaborateurs, apportant un vent de fraîcheur à sa voix singulière. Un album qui demande quelques écoutes attentives pour bien y capter les différentes subtilités. Un artiste qui a une énergie incontrôlable sur scène.  (MATHIEU AUBRY)

13 Bolduc Tout Croche – Grande santé 

«Personne n’est libre tant que tout l’monde n’est pas libre.» Ce n’est qu’une seule des grandes vérités qui se trouvent sur ce troisième album de Bolduc Tout Croche, une analogie mélancolique et philosophique dans laquelle se mêlent habilement les mots doux et brutaux. Si tu ne restes jamais accroché au country, essaye celui-ci. Si tu joues à la balle, tu vas comprendre des affaires que les autres comprendront pas. C’est un privilège. (ÉLISE JETTÉ)

12 Zouz – EP 2 

Orchidées est dans mon top 3 des meilleures chansons 2018. Zouz nous offre de très hauts niveaux d’intensité en show; j’ai des frissons jusque dans l’ongle du petit orteil. Cet EP nourrit mes sessions de cuisine lorsque je ne veux pas trop cuire mon quinoa. (MARIELLE NORMANDIN PAGEAU)

11 Anatole – Testament 

Le squelette est mort, puis ressuscite dans un univers sombre dans lequel la voix d’Alex Martel luit avec mystère. Aux sons de la batterie électronique et de la guitare mélodramatique, Testament nous entraîne à un rythme effréné vers la piste de danse, où tous peuvent devenir invincibles. (JULIEN ST-GEORGES TREMBLAY)

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«Un instant volé au temps», au gym, avec Antoine Corriveau

C’est au Verre Bouteille que je rencontre Antoine Corriveau pour parler de son nouvel EP Feu de forêt, mais le GPS de mon téléphone identifie le lieu de la rencontre comme étant le Éconofitness.

Antoine Corriveau au gym/Photo: Élise Jetté

«Ça fit bien avec ma shape. J’ai une esti de shape naturelle. Tu avais remarqué?», me dit Antoine Corriveau, un fervent de muscu. «Oui, oui, j’avais remarqué, Antoine.»

Le EP Feu de forêt, paru le 2 novembre dernier a été enregistré à l’été 2017. «Je voulais le lancer en surprise à l’Usine C en décembre dernier (lors de son spectacle spécial), mais c’était trop précipité, dit-il. J’ai changé de maison de disques, il avait été question, avant, d’en faire une version de luxe de mon album, les maisons de disques aiment faire ça.»

Finalement, le EP prend vie de façon autonome chez Secret City Records, la nouvelle maison d’Antoine. «J’aime pas le format EP, confit-il. Je trouve ça plate. J’aime pas ça: tu mets un disque en auto, quatre tounes et c’est déjà fini. Là, tu conduis, tu dois changer de disque, tu pognes un accident, tu meurs. C’est pas une bonne idée de faire des EP», complète-t-il en riant.

C’est pour l’aspect rafraîchissant de la chose qu’il a décidé de faire le saut ailleurs, choisissant d’autant plus une maison de disques normalement affiliée à des artistes anglophones. «Étonnamment, beaucoup d’autres labels m’ont fait des propositions, dit Antoine. J’étais surpris. J’ai toujours l’impression que personne m’aime. Je ne suis pas quelqu’un qui fait des salles de 2000 personnes, je suis content qu’il y ait encore un intérêt pour l’art. Même si tu fais un album et que tu en vends quatre.» «Quatre, Antoine? Vraiment?» «Ou cinq», répond-il.

Antoine Corriveau au gym/Photo: Élise Jetté

Le feu de forêt se place en continuité avec l’intérêt d’Antoine pour les catastrophes. «J’haïs ça, normalement, quand un titre de toune est aussi le titre de l’album ou du EP. Je trouve que c’est un manque d’effort. J’haïs les EP et j’haïs le titre de mon EP. J’ai juste fait de la marde finalement.»

La pochette de ce EP s’inspire quant à elle de la topographie. «Avec Mathilde (Corbeil), on était sur un buzz de cartes topographiques. Pour le concept du show, ça a aidé. Le feu de forêt, des fois c’est une catastrophe naturelle, des fois c’est la faute de l’homme, mais en même temps, ça aide la forêt à se renouveler. C’est sain. On parle parfois des ravages du feu, mais il est nécessaire en étant grave. J’aimais cette dualité. Elle se transpose pour le show unique de Coup de cœur francophone avec des projections de Mathilde.»

Feu à volonté

«Sais-tu combien d’incendies surviennent au Québec chaque année, Antoine?», dis-je. «Beaucoup, je pense.» «800! Tu pourrais prêter ta chanson au Service de protection des incendies.» «Oui! Je pourrais me payer un esti de show que personne n’a les moyens de financer. Mais ça me fait rire, parce que Le temps des coupes à blanc, elle avait joué à Radio-Can pour un reportage sur la déforestation, mais c’est une chanson de rupture, c’est pas des vraies coupes à blanc. C’est la même chose avec le feu de forêt.»

Antoine Corriveau au gym/Photo: Élise Jetté

Une pièce du EP se nomme 1982. «C’est trois ans avant ma naissance, dit Antoine. Il y a la chanson 1979 des Smashing Pumpkins. 1990 de Jean Leloup. 1984 de George Orwell, maintenant 1998 de Safia. Des succès. J’ai voulu faire pareil.»

«Et Antoine, les Deux femmes. Tu hésites entre les deux? C’est pas recommandé.»

«Ben non, elles sont juste dans le taxi en même temps. Ça parle pas tant d’être avec deux femmes. C’est le récit de la première fois que j’ai pris du mush. Il est 5 h du matin dans un taxi. Et de toute façon, qui voudrait être avec moi dans un taxi?»

«Voyons, Antoine. T’es donc ben déprimé.»

«Depuis que j’ai pris une photo en blanc dans le soleil, les gens pensent que je ne suis plus déprimé.»

Mon coeur paré passera partout a été composée durant une semaine de création avec Gilles Vigneault. «Il y a les trois pa pa pa dans le titre qui pourraient en faire un hit. Ça marche les onomatopées, dit Antoine. Mais le titre est trop long hein?» «Pas aussi long que le nom de ton précédent album.» «C’est ben vrai.»

«Il y a des moments où Gilles me trouvait pas pire. J’étais flatté, se souvient Antoine. C’était un instant volé au temps.» «Wow, c’est beau.» «Ça va être sur mon prochain EP.» «On n’a pas dit qu’on haïssait ça, les EP? »

Pour Coup de cœur francophone, Antoine recommande le show de Bernhari, samedi. «Bernhari, ça fait des années qu’on ne se connait pas, mais tout le monde dit qu’on se ressemble. Cet été, on a passé une semaine ensemble dans une résidence d’écriture et on est devenus amis. On s’aime bien, finalement.»

La mise en scène de son propre spectacle au Club Soda est hors normes. «On revisite l’idée de faire du surround. La scène va être au centre et il va y avoir des gens sur trois côtés. Les sons vont pouvoir arriver de n’importe où. On va envoyer des sources dans d’autres speakers que les principaux. Le Club Soda est ben stressé.»

Élise: «Ce sera tout pour l’entrevue Éconofitness 1, 2 et 3»

Antoine: «Je suis vraiment content d’être allé aux toilettes au milieu de l’entrevue pour qu’il y ait plusieurs fichiers audios Éconofitness. Mais pourquoi il y en a trois?»

Élise: «Le deuxième dure seulement 1 seconde. C’est une erreur.»

Antoine: «Un instant volé au temps.»

Élise: «C’est ça.»

Le spectacle d’Antoine Corriveau dans le cadre de Coup de coeur francophone aura lieu ce vendredi 9 novembre au Club Soda à 21h.

Le buffet: Souldia à toutes les sauces

Chaque semaine, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

Non, mais, pareil, grosse semaine pour Souldia. En plus d’être responsable d’un verse discuté à Radio X dans le dernier single d’Alaclair Ensemble…

…il annonce la sortie pour la fin octobre de son album Survivant, duquel est tiré cet extrait sorti en juillet. Trop fort, pareil.

 

Rayannah aussi se tient bien occupée, lançant un deuxième single pour son nouvel album.

Aussi inattendu, mais vraiment plus positif qu’un Feu de forêt, Antoine Corriveau a dévoilé le titre homonyme de son prochain EP vendredi dernier.

Jeune chouchou de l’heure, Soran présente son nouvel EP grâce au titre Emma.

Concluons avec Sabrina Sabotage et son Coeur de robot en dessert.