Des mots intergénérationnels avec Félix Dyotte

J’avais hâte d’aller dans un show de musique avec un haut calibre en termes de livraison de nombre de mots. Mon quota de mots entendus accompagnés de musique avait besoin d’être renfloué. Retour sur le lancement de Politesses de Félix Dyotte dans le cadre de Coup de coeur Francophone.

Je n’arrive pas trop tôt ni trop tard. L’heure parfaite. Remerciements à la Ville de Montréal qui me donne l’occasion de tourner en rond et de faire quelques détours très su’a coche pour finalement me trouver un stationnement à 6 minutes 52 de marche du Théâtre Fairmount.

Ayant exposé l’intérieur de mon sac à dos presque vide (un sac de M&M vide, un très gros portefeuille, plein de factures, une paire de bas propres et un pamphlet sur les nouveaux spéciaux du Barbie’s Resto Bar Grill) au doorman de 6 pieds 6, je suis maintenant prête à pénétrer la salle. Celle-ci n’étant pas encore pleine, je profite de l’espace pour prendre une photo de type Instagram de la scène.

Très instagrammable / Photo: Marielle Normandin Pageau

L’artiste en première partie, Raphaël Bussières, se présente sur scène avec un style de type col roulé, veston noir et lunettes rondes (de qualité, on le voit dans la reluisance des branches). Il nous offre une prestation seul sur la scène. Je salue la hauteur de son courage.

Photo:

Salut!/Photo: Marielle Normandin Pageau

Le public, lui, semble être passionné par le port de chaussures/bottes blanches.

blancheur 1 / Photo: Marielle Normandin Pageau

blancheur 2 / Photo: Marielle Normandin Pageau

L’éclairage a la bougeotte. La smoke machine semble également en situation problématique, en plus d’être à l’intérieur du drum. C’est intéressant. La voix nature de Raphaël Bussières supporte allègrement ses mélodies vapor-rock-électro-folk. Il quitte la scène après nous avoir cutement remerciés.

Raph et ses néons / Photo: Marielle Normandin Pageau

C’est au tour de Félix Dyotte de prendre la scène. Il y a des sourires de type MSN en 2002 qui apparaissent en arrière des musiciens en guise de projection.

:) / Photo: Marielle Normandin Pageau

Ils commencent avec Je Cours; Carmel Scurti-Belley prend la place d’Evelyne Brochu (qui fait habituellement le feat. dans la track) avec sa douceur envoûtante.

Ils enchaînent avec Stop Idaho. Pour connaître l’histoire de Félix concernant le titre de cette chanson, SVP lire ceci. Ils finissent ce trio de chansons avec Jeanne.

Bonjour / Photo: Marielle Normandin Pageau

Trois chansons de suite. Félix n’a pas encore parlé au micro. Il n’a pas encore dit de blague. Je n’ai pas encore senti son sarcasme marrant. Je n’ai pas encore senti ses doux cheveux non plus.

Fallait le mentionner.

Félix prend la parole et dit «bienvenue au concert de Félix Dyotte. Il est en retard, il va bientôt arriver. Ben non, c’est une joke, c’est moi!» Fiou. J’étais certaine d’assister à mon 3e troll de «tu pensais c’tait le vrai chanteur, mais c’tait pas le vrai chanteur» en 1 semaine. Voir ici. Et ici.

Ils continuent le show avec Ma vie au lit. Félix Dyotte n’a pas juste step son «pantalon blanc» game up. Il step l’entièreté-de-ses-mélodies-pis-toute game up. Je partage l’avis de cette chanson qui nous dit «j’ai le goût de passer ma vie au lit». Le tout, éclairé par un stroboscope bleu flash… le genre d’éclairage qui ne te donne pas envie de passer la journée au lit.

Pantalon blanc et ballon / Photo: Marielle Normandin Pageau

Pendant que le band joue Chrysanthèmes, je remarque le groupe de baby-boomers assis en arrière de moi. Ils ont tous la même pause: un bras plié sur le ventre et l’autre qui s’accote sur ce bras, une main en dessous du menton. Voir la photo pour comprendre.

Lol pas tant finalement, mais vous comprenez le concept / Photo: Marielle Normandin Pageau

Un spectateur s’exclame: «Tes cheveux ont l’air doux!». Je suis bien d’accord! Félix nous montre son côté «doux» (pas juste ses cheveux) avec Je ne t’oublierai jamais; cette fois sans projection à l’arrière. On continue avec Téléphone et Pour ce que valent tes larmes, chantée avec Philémon Cimon. À une spectatrice de s’exclamer cette fois: «IT’S THE SAME GUY!». Pour tous mes unilingues québécois out there ça veut dire «C’est le même gars».

Le band nous offre Avalanches, Les gens sont décevants et finalement Station balnéaire. Pour cette dernière chanson, je remarque plusieurs ballons de plage qui se font lancer d’un bord pis de l’autre de la salle. J’en profite pour exposer mes skills de volleyball; je remarque une dame qui court un peu partout afin de frapper des ballons encore mieux que moi. Je la salue.

On demande un rappel et on en a un. Félix et Carmel embarquent sur scène pour nous faire Feu nous deux. Félix a sa nouvelle guitare. Et c’est avec Inadéquat qu’ils concluent ce show ma foi satisfaisant, doux et bondé de mots. Mon quota vous remercie.

Carmel et Félix / Photo: Marielle Normandin Pageau

 

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