Anatole, c’est son album

Anatole

L.A./Tu es des nôtres

Pantoum

***

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«Anatole, c’est moi!», nous disait ce chanteur fantomatique provenant de quelque part entre L.A. et Québec l’an dernier aux Francouvertes. C’est ce qu’il répétait aussi récemment dans son spot publicitaire pour son passage à Vue Sur La Relève. Mais qui est-il réellement? Son premier album complet intitulé L.A./Tu es des nôtres tente de répondre à cette question.

Les quelques entrevues disponibles et les premiers singles vont tous dans la même direction: après avoir été victime d’une frauduleuse arnaque qui le mène jusqu’à L.A. (Los Angeles ou L’Ancienne-Lorette, ou peut-être même les deux à la fois), Anatole découvre le secret de l’avènement de la Nouvelle L.A., tel qu’annoncé dans l’Apocalypse selon Jean. Sa proposition musicale est donc de préparer la population à cette ère de décadence à travers des sons de trompettes synthétiques. Rien de moins.

Le tout se présente donc comme de la synth-pop dansante, parfois atmosphérique, qui parle sans gêne de la déchéance humaine qui se manifeste lorsque l’on déambule tard le soir dans les rues anonymes et lorsque l’on écoute son walkman en bobettes dans le salon de sa partenaire.

L.A./Tu es des nôtres et Mon La La Land, les deux premiers extraits de l’album, synthétisent bien le message et l’esthétique du projet d’Anatole. Doublés par Baladeur Sony et Boulevard des crépuscules, ils constituent une première partie d’album solide, marquée par des vers d’oreilles accrocheurs. L’album est ensuite séparé par la pièce Aspic, appréciable, mais étonnamment lo-fi en comparaison avec le reste des titres proposés. Cette rupture marque le début d’une portion plus expérimentale, où les pièces s’allongent et s’approchent beaucoup plus de l’expérience par résonnance de la révélation de la Nouvelle L.A.

S’il s’agit de votre première approche de la prophétie anatolienne, cet album devrait vous séduire par ses sonorités délicieusement rétro et le talent de ses interprètes. Les habitués de l’œuvre seront peut-être déçus de voir que les morceaux de consistance étaient déjà disponibles pour leur oreille avide. Néanmoins, L.A./Tu es des nôtres constitue une excellente carte de visite pour inciter les gens à aller voir les spectacles. Car c’est dans le happening que le prophète de la Nouvelle L.A. brille le mieux et que son message se fait le plus ressentir.

1 comment on “Anatole, c’est son album

  1. Gabriel Desjardins 3 août 2016 at 19:38

    j’ai vu une prestation à la PLACE D’ARMES….UN SEUL MOT….WOW.

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