Les vitrines «construction» du GAMIQ : formule prometteuse

C’est dans le cadre de ses dix révolutions autour du soleil que le Gala de l’alternative musicale indépendante du Québec (GAMIQ) a décidé d’offrir une vitrine toute particulière aux artistes qui ont soumis leur œuvre au scrutin cette année. En format animation radiophonique pour diffusion éventuelle sur le web, le groupe Tracer Flare et le producteur Moses Baxter étaient les élus d’hier soir et ont pris place entre les murs poussiéreux mais accueillants du Musée du Rock’n’Roll du Québec.

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Crédit : Alexandre Demers

Après une courte présentation bien personnalisée, les quatre membres de la formation montréalaise Tracer Flare s’installent entre de vieux albums de Grimskunk et les costumes de «patates» de Mononc Serge puis donnent le coup d’envoi à leur set bien chargé. Leur son rock alternatif teinté de new wave sort avec puissance des haut-parleurs pour ébranler la timide foule dans la salle. Le public a droit à certains extraits de leur plus récent projet Sigh of Relief, dont la pièce Delete. L’humilité des musiciens se fait sentir lorsqu’ils se permettent quelques blagues à propos de l’assistance entre leurs chansons percutantes. Somme toute, le set est bien punché. Les chansons bien ficelées et les effets intéressants de delay sont omniprésents. De quoi défriser Marjo sur ses vieilles pochettes d’album placées à quelques pieds de là.

L’hôte de la soirée se place par la suite derrière la grande console et saisit le micro afin de déprésenter le set saisissant qui a été présenté au maigre public. C’est alors que le producteur expérimental électro Moses Baxter commence à installer ses consoles aux multiples fils pour balancer le deuxième set de la soirée

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Crédit : Alexandre Demers

Après un début de performance avorté par des problèmes techniques, Moses Baxter reprend ses esprits et amorce son set entouré d’effets techno mystérieux qui ressortent de partout.Le producteur sait comment construire des atmosphères obscures et énigmatiques de manière assez habile. Ce qu’il offre au public a quelque chose de saccadé mais de certainement éclectique. Vers la fin de son set, il invite le chanteur Ngâbo à se joindre à lui pour interpréter une pièce aux touches légèrement R&B. Le tout est franchement bien orchestré et rend bien hommage au produit sur disque. C’est entouré de ses proches que Moses Baxter met fin à sa performance en remerciant les gens du public. La grosse affaire!

Le GAMIQ a certainement mis le doigt sur une manière intéressante de promouvoir les artistes qui ont soumis leur art aux juges du gala. En plus de les présenter en salle les uns après les autres dans un format très intimiste, les performances sont enregistrées pour éventuellement être diffusées sur les plateformes du GAMIQ. Il serait toutefois intéressant de mieux promouvoir les évènements afin qu’un plus grand public soit au courant de ces prestations plutôt uniques. Mais bon, je crois que Dame Nature et son 10 degré celsius en juin ont calmé les ardeurs de plusieurs…

Le GAMIQ relance la formule la semaine prochaine, même heure, même poste, avec deux autres artistes invités. Surveillez leur page officielle pour être à l’affût de tout ce qui s’en vient.

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