Pré-trash au Pouzza Fest

Hier, je me suis rendu au party d’ouverture de la cinquième édition du Pouzza Fest, armé de ma chemise hawaïenne, de mon appareil-photo et de ma bonne volonté. Je suis revenu chez moi, cinq heures plus tard, sans  kodak , mais avec un sourire.

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C’était quand même un très gros line-up que nous offrait l’organisation pour le party d’ouverture, d’ailleurs 100% gratuit, à la Coop Katacombes. L’évènement commençait tôt (16 h, c’est tôt pour un show de punk) avec des sets acoustiques sur la terrasse, auxquels je n’ai malheureusement pas assisté. C’est pas l’envie qui manquait, vu que manger des hot-dogs en écoutant Ariane Zita aurait probablement été une belle expérience, mais j’avoue que le fait de rester 9 heures debout en ligne me turnait un peu off.

C’est donc pour le set de Lost Love, vers 8 h 45, que je me suis présenté au bar, le temps d’assister à la performance du band pop-punk de Montréal. Le quatuor, super sympathique, a lancé la soirée devant une salle un peu vide, mais quand même bien réveillée.

Ils ont ensuite cédé leur place aux Viennois de Dee Cracks, band de punk old school que j’avais vraiment hâte de voir en live. Même si leur musique entre hardcore et Ramones a très bien marché, je pense que c’est surtout du batteur que la foule se souviendra. Des shorts à motifs de bananes, des cris de singe et des contorsions faciales, ça trompe pas!

Audio Visceral est venu par la suite ralentir un peu les ardeurs encore plus ou moins refoulées du public. Remarquez que ce n’est pas leur faute non plus: mettre un band de punk plus prog – lire ici: qui utilise plus de trois accords et deux beats par toune – et très «adulte» directement après l’énergie brute de Dee Cracks, c’était pas l’idée du siècle.

Après un long break, les Montréalais de Dig It Up se sont enfin pointés devant une salle maintenant remplie à rabord pour offrir aux fans leur «party-punk pour toute la famille». C’est là que le party a vraiment pris, envahissant les Katacombes d’un déluge de bière, de sueur et de crachats, le tout malaxé dans le très beau moshpit qui s’était formé entre temps. Pis c’est là que j’ai cassé mon appareil photo…

Finalement, après 4 grosses heures d’attente, le band pour lequel je m’étais principalement déplacé est enfin monté sur scène. Ça faisait quand même plus d’un an que j’attendais de voir Single Mothers, les génies qui nous ont offert Negative Qualities l’automne dernier. La salle s’est étrangement vidée de moitié dès la fin de la première chanson du band, mais les vrais sont restés et la performance s’est ensuite résumée à un trash collectif et des fans qui criaient les paroles au micro avec le chanteur.

Parce que c’est aussi ça un show punk. Un moshpit, des bousculades pis des crachats de bière, ça peut devenir très beau, surtout devant une communauté allumée comme celle qui traîne au Pouzza. Bon festival tout le monde, on se voit à Solids ce soir!

pouzzafest.com

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