Galaxie: on jase « danse africaine » avec Olivier Langevin

C’est une passion inopinée pour la danse africaine qui a mené Olivier Langevin vers l’album Zulu. À la tête du projet musical Galaxie, Langevin entretenait un petit rêve enfoui: faire de la musique africaine. «J’ai eu une grosse passe où je tripais sur Ali Farka Touré. Pendant l’enregistrement de l’album, je tapais souvent danse zulu sur YouTube et peu à peu j’ai commencé à définir les chansons qu’on enregistrait comme étant trop zulu ou pas assez zulu. C’est devenu notre unité de mesure», relate Olivier Langevin.

Olivier Langevin / Crédit photo: Élise Jetté

Olivier Langevin / Crédit photo: Élise Jetté

«Tu devrais engager des danseurs zulu pour les concerts», suggère-je à Olivier Langevin. «Je capoterais, mais j’ai pas de budget», répond-il dans un mélange de déception et d’enthousiasme.

Ça fait deux ans qu’Olivier Langevin prépare des trucs pour Galaxie alors qu’il jongle avec moult projets. «Je voulais faire l’album de Mara Tremblay, je voyais que ça arrivait, mais je dois me mettre des dates butoirs pour mes propres projets et apprendre à dire non, sinon je vais toujours remettre mes affaires à plus tard», explique-t-il.

Alors que Tigre et diesel (2011) était parsemé de «bidouillages électro et d’habillages musicaux track par track», Zulu est davantage créé en fonction d’une énergie commune. «On a tapé l’album live, 3-4 gars ensemble. On joue sur l’album comme on joue en show», assure le musicien.

Essayer de se renouveler, oui, mais pas trop et pas avec n’importe qui. Olivier Langevin reconnaît que le son de Galaxie doit conserver ses racines. «Je ne suis pas arrivé au bout de ce que je voulais faire avec Galaxie, admet-il. Si je voulais faire des trucs vraiment différents, ça devrait être sous un autre nom, car on a une étiquette. Les gens s’attendent à quelque chose. Je ne vous arriverai pas avec un disque gogo.»

Les gars avec qui il joue sont ses chums de gars depuis 10-12 ans (Pierre Girard, Pierre Fortin, Fred Fortin, François Lafontaine). Impossible de changer une recette gagnante. «Je travaille avec des chums qui sont des musiciens débiles, avoue-t-il. Il y en a qui aiment changer de gang pour trouver d’autres énergies, mais je crois que les choses vont plus vites en gardant le même noyau. Les idées avancent rapidement.»

L’implication de Langevin dans le travail des autres est essentielle à son bonheur. «Je dois absolument faire des styles différents et faire des choses pour d’autre monde, ajoute-t-il. Quand je suis en fin de processus pour Galaxie, j’ai le goût de travailler pour quelqu’un d’autre, et vice versa. C’est toujours un travail d’équipe. Il faut profiter de l’élan créatif des autres. J’ai fait cinq disques avec Mara (Tremblay). Je m’implique émotivement et artistiquement avec mon monde.»

 

Questions points bonus

Élise : Tu es perçu comme un virtuose dans le milieu musical québécois. En es-tu conscient?

Olivier : Je ne me perçois pas du tout comme ça. J’me fais pas tripper plus qu’il faut. Jocelyn Tellier, Steve Hill. Ces gars-là sont bons.

 

Élise : Quel artiste pourrait t’appeler au milieu de la nuit pour te demander de faire un album et que tu dirais oui tout de suite?

Olivier : J’aurais aimé ça faire des choses avec Malajube, c’est clair. En réalisation. J’aimerais aussi voir ce que ça donnerait si je faisais quelque chose avec Ariane Moffatt. Jimmy Hunt est aussi un fantasme musical.

 

Élise : Quelle-est ta chanson préférée sur ton album?

Olivier : Interstice. Il y a des cris de lynx dessus. Ça me rend heureux.

 

Élise : Si ton nouvel album était une bière, ça serait laquelle?

Olivier : Une pinte de Stella Artois très froide et qui te fait beaucoup de bien.

 

Élise : Quelle chanson de l’album ferait un bon réveil-matin?

Olivier : Iiiihhh, tu sais, tu mets pas cet album sur une session de yoga! Ça va être un réveil brusque mon album… Tank est quand même un bon interlude sous-marin. Pas pire pour se réveiller.

 

Élise : Il y a beaucoup de noms de créatures fantastiques dans tes tounes. Tu aimerais en être une, c’est certain. Ça serait laquelle?

Olivier : Le Robot Lynx. C’est incroyable, ce que le Robot Lynx peut être quand tu te l’imagines.

 

Élise : Tu as une pièce qui s’appelle Pétrole brut et ton album précédent s’appelait Tigre et diesel. As-tu des redevances sur les produits pétroliers canadiens?

Olivier : Non! Mais j’aimerais ça. Je pourrais me payer un voyage en Afrique pour filmer des danses zulu.

 

Élise : Si tu avais à ajouter deux cover à ton album, ça serait quoi?

Olivier : I Feel Love de Donna Summer et Ramble On de Led Zeppelin

 

L’album Zulu de Galaxie est en magasins dès ce mardi 24 février.

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