Critique de l’album Small Sound de Tennis

Small Sound, le nouveau EP de Tennis, offre un pop-rock accrocheur et sert très bien de préambule au long jeu de la formation qui devrait paraître en 2014.

Tennis est le projet du couple formé par Alaina Moore (chanteuse et claviériste) et Patrick Riley (guitariste, claviériste et producteur). Plus tard, le batteur James Barone s’est greffé aux amoureux. Les premières chansons de Tennis ont été composées avant l’arrivée de Barone et sont inspirées par une escapade de sept mois en voilier que le couple a fait à sa sortie de l’université.

Après avoir fait paraître Cape Dory (2011) et Young & Old (2012) sur Fat Possum Records (deux longs jeux pop-rock fortement inspirés par les années 1950) et quelques singles, Tennis nous revient avec une œuvre qui s’inscrit dans la continuité, soit une musique qui pourrait jouer dans une scène de bal scolaire américain se tenant durant les années 1950. Ce nouveau disque est sorti sous Communion Records : la maison de disque fondée par Ben Lovett de Mumford & Sons.

Les nouvelles compositions que nous offre le trio du Colorado sont simples et efficaces tant sur le plan des partitions que des arrangements. D’ailleurs, c’est dans cette simplicité que réside la beauté de Tennis. Dès la première écoute, on sait si on aime ou on aime pas. De plus, la musique de cette formation nostalgique est sans artifices. C’est le genre de musique qui pourrait émaner d’un studio après seulement quelques répétitions, car elle donne l’impression d’être assez instinctive. À titre d’exemple, Mean Streets, la première pièce, est fluide et ne demande pas d’être mélomane pour être appréciée à sa juste valeur. Small Sound est le genre d’album qui fait taper du pied sans trop sans rendre compte.

Pour créer cette musique, la formation a utilisé divers instruments dont la batterie, la guitare, la basse, le synthétiseur et le clavecin. Issus de différentes époques, ces instruments, lorsque joués ensemble, donnent naissance à un intéressant mélange de textures qui enrichi l’écoute.

La réalisation est assez hétéroclite. Par exemple, dans la guitare électrique et la voix de Moore, on retrouve le son inspiré des années 1950 (Timothy par exemple). La très bonne composition intitulée Cured of Youth et sa section de cuivres met de l’avant un son beaucoup plus moderne. D’ailleurs, cette chanson détonne du reste du disque. Pour ce qui est de la chanson titrée Dimming Light, son refrain, avec le piano en avant-plan, rappelle la musique des chanteuses populaires des années 1980.

Enfin, Small Sound est un bon disque qui devrait plaire aux fans du groupe. Toutefois, outre Cured of Youth, il ne propose pas une évolution assez marquée dans la discographie de Tennis. La formation commence à tourner en rond.

À écouter : Cured of Youth et 100 Lovers.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *