Fuguer avec Rowjay

Le Newspeak était rempli vendredi soir pour Rowjay, le citoyen le plus connu de Saint-Léonard, qui était accompagné d’une belle brochette d’amis rappeurs lors d’une soirée qui s’est conclue aux petites heures du matin avec un Dj set d’High Klassified.

C’est le rappeur Rowjay qui était la tête d’affiche de cette soirée trap où on a pu voir High Klassified, Paris Louis, JT Soul et LARUE, tous réunis dans le cadre des célébrations du troisième anniversaire du Newspeak.

Grande admiratrice de rap, Ludivine Reding, la Fanny de la télésérie Fugueuse faisait partie des spectatrices de la soirée. Elle en aura profité pour trasher pendant Rowjay et monter sur scène lors du Dj set d’High Klassified, au plus grand plaisir de leurs stories Instagram respectives.

C’est un peu après 1h30 du matin que Rowjay a pris d’assaut la scène. Malheureusement, son spectacle ne passera pas à l’histoire. Tout au long de sa prestation, sa voix était couverte par celle de son album, causant par moment un décalage entre sa performance et l’enregistrement en arrière-plan. Vraisemblablement, les «onze ou douze joints» qu’il affirme avoir fumés au courant de la journée, lui ont coupé le souffle. Dès la cinquième chanson, il chante de moins en moins, laissant toute la place à l’enregistrement studio. Heureusement, il retrouve son énergie lorsqu’il rape ses chansons plus populaires tel que 10ème ou Manoir.

Rowjay et sa serviette / Photo: Mathieu Aubry

La sécurité de l’établissement semble quelque peu dépassée par le dynamisme et l’ivresse de la foule, faisant bien sourire Rowjay. «C’est la jungle ici, ils ne sont pas habitués», laissera-t-il tomber quelques minutes avant de se faire voler sa serviette pleine de sueur par un spectateur. Sans surprise, sa prestation se conclura avec son fameux Tour de France vers 2h15, avec un mushpit digne de ce nom.

Faut dire que tout au long de la soirée, la foule éclectique est en forme. Dès le début de la soirée, le spectacle de JT Soul accompagné de Jei Bandit donne le ton à cette soirée où l’odeur de transpiration fait sa loi. La prestation bien articulée vocalement de Jei Bandit sauve la mise à celle de JT Soul qui semble avoir oublié que gueuler, ne veut pas dire chanter.

Shout out au jeune homme qui trashait avec son 40 onces de gin. On l’a rapidement perdu de vue, possiblement était-il en train de fuguer de la réalité.

JT Soul, Jei Bandit et un autre au centre / Photo: Mathieu Aubry

Malheureusement, on a eu droit à un Dj set de LARUE qui n’a pas fait lever la foule entre cette prestation et celle de Paris Louis. Pas que ses choix musicaux laissaient à désirer, mais la foule voulait voir une performance scénique. Un sentiment d’attente était perceptible dans l’air durant cette trop longue période. La pause joint et les shots à 2 pour 7 $ au pub en face du Newspeak étaient plus populaires que la musique à l’intérieur.

La courte performance trap de Paris Louis avant Rowjay nous a permis de découvrir cet artiste. Gros shout out à sa toune 3AM.


High Klassified s’occupera de conclure la soirée jusqu’à la fermeture. Espérons que le retour à la maison se soit déroulé sans anicroche, à part pour ceux et celles qui auront pris la décision de fuguer.

Le buffet : Festin de gibier pour Simon Kingsbury

Chaque lundi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

Hey, wow, y s’en est passé des choses depuis le temps des Fêtes!

On va tâcher d’être exhaustifs. Cool? Cool.

Premier soupçon de l’année: Simon Kingsbury a manqué de tourtière pendant le réveillon, sinon, il ne chanterait pas qu’il faut Tuer la bête. À moins que la faim pour la viande rouge métaphorique ne s’arrête JAMAIS.

Shout out à tous nos joueurs de Switch, alors que Rowjay chante, entre autres, Mario Odyssey sur son nouvel EP Hors Catégorie.

Quand l’annonce a eu lieu que Nicolet serait signé sous Audiogram pour la gérance de spectacles, une petite session live est sortie. On soupçonne qu’elle n’a pas été filmée hier.

Ce vidéoclip d’animation DIY est pas mal l’affaire la plus adéquate qu’on aurait pu voir pour accompagner la pièce Tu te changes de Larlo.

Je comprends pas toujours les directions que prend Hugo Mudie, mais je comprends que ça ne prend que lui pour coller sa face sur des lutteurs qui font des suplex à Éric Duhaime.

Si la trame sonore de la fin du monde, c’était Quelle magnifique fin du monde de Carcajou, on serait d’accord qu’elle est magnifique. Dans la lignée du post-hardcore québécois francophone.

Masculine, c’est sept minutes d’électro-punk nono mené par Arimo. Ça ressemble à ce que vous imaginez.

Le buffet : Maude Audet et son festin gaélique

Chaque lundi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Commence ta semaine avec le nouvel extrait de Maude Audet, tiré de son album Comme une odeur de déclin à paraître le 29 septembre. C’est le genre de réveil du lundi duquel on écrit des légendes.

Le toujours adéquat Hugo Bourcier a lancé le premier album de son projet power pop Minotaures mercredi dernier à la Taverne Jarry. Vous pouvez l’écouter en l’absence de serveurs en chemises blanches ici même.

C’est d’adon que Laura Sauvage sorte un nouvel album cet automne, parce que sa collègue des Hay Babies, Julie Aubé se lance aussi en solo pour la saison. Son premier extrait est ici.

Pierre Lapointe continue à nous poser de grandes questions. Aujourd’hui, c’est Sais-tu vraiment qui tu es?

Il n’y a pas grand-chose de monstrueux dans le clip Montrosity de KROY. Mais on y retrouve beaucoup d’intensité.

Le prince de St-Léonard, Rowjay, sera de retour cet automne avec une nouvelle mixtape. Il montre ses moves comme Captain Falcon dans son single F-Zero.

Amélie Mandeville s’ouvre à nous dans le single Faibles, paru la semaine dernière.

Nous sommes probablement les seuls surpris que le nouvel extrait de Sarah BourdonGamma, n’ait rien à voir avec le groupe de power metal Gamma Ray. À moins qu’on ait mal compris le principe.

Si le spectacle de Blood and Glass de ce mercredi ressemble minimalement à ce qu’on voit dans le clip de Hop the Fence, on peut vous garantir que vous en aurez pour votre argent.

On est down avec la musique de Scarfold, mais le titre de leur nouvel EP Divide/Decline frappe un peu trop proche de la maison quand on regarde le panorama politique actuel. Merci pas merci?

Alaclair Ensemble : grouillades, folies et moshpit sur du Georges Brassens

C’est dans un Club Soda bien sold-out qu’avait lieu vendredi dernier le lancement-concert des Frères cueilleurs, le dernier album de la bande de joyeux lurons d’Alaclair Ensemble. Retour.

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En arrivant sur place, on constate que la file est incroyable.

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Bref, même avec son billet, il faut faire la file qui s’étend jusqu’à la rue Sainte-Catherine. Les plus fins finauds d’entre tous éviteront l’attente et profiteront d’un bum rush soudain pour dépasser tout le monde et rentrer à l’intérieur, à l’instar de ce goon des Chiefs de Laval.

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Trop occupé à terminer notre souper/prédrink dans le parc adjacent, on manque la première partie de Voyage Funkastique (nouveau label de Dr. MaD et Walla P) qui s’occupe de réchauffer la foule.

Petite surprise avant le début de la prestation d’Alaclair Ensemble : un quatuor à cordes nous offre quelques minutes de musique classique. Aurons-nous droit à un concert entièrement symphonique? Malheureusement non.

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Après cet interlude à faire pleurer de joie Kent Nagano, la bande de Bas-Canadiens fait son apparition sur scène. Resurgit alors le thème d’introduction des films de Universal Studio. Sur scène, nos génies préférés sont munis de parapluies comme dans Singin’ In The Rain, mais sans la pluie.

Dès le début du spectacle, la foule danse et chante à l’unisson. C’est toujours une bonne idée de sortir son album deux semaines avant le spectacle si vous voulez que la foule embarque avec vous. Bien joué les mecs!

Les gars sont en forme, à l’exception de Claude Bégin qui semble complètement perdu dans les vapes pendant les premières chansons. Aucune prestance sur scène  et très timide dans ses backvocals. Mais qu’est ce qui se passe Claude? Une indigestion de griot? Il reprend toutefois vie pendant la pièce Les Infameux, à notre grand soulagement.

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Plus le spectacle avance, plus il fait chaud. Ogden nous le démontre et déchire sa chemise pendant la chanson Ça que c’tait, exhibant ainsi son torse svelte et suant.

Les pièces du nouvel album s’enchaînent à un rythme effréné. Avant de débuter Alaclair High (GDM), Ogden affirme que les femmes enceintes sont prioritaires pour eux dans la vie. Ce qui nous rappelle cette citation de l’auteur Germain Nouveau : «Toutes les femmes sont des  saintes, surtout celles qui sont enceintes…»

Surement inspiré par le réveil scénique de Claude Bégin, la foule se pousse afin de se rapprocher de la scène, sachant qu’il ne reste plus beaucoup de pièces des Frères cueilleurs au compteur. Évidemment, notre goon des Chiefs de Laval fait partie de ce mouvement de foule.

Tout juste avant d’interpréter Sauce pois, le sextuor se fige sur scène. Intervention maléfique d’Alain Choquette? Hé non, Rowjay arrive sur scène tel un poil sur la soupe afin d’interpréter son classique Tour de France. L’homme à côté de moi (que je ne nommerai pas afin de préserver son anonymat) est tellement en pâmoison qu’il lance sa bière directement sur le plafond de la mezzanine,  offrant ainsi une douche de bières aux spectateurs à proximité. Nous te remercions du fond du cœur Michaël!

Ayant terminé de jouer l’entièreté des Frères cueilleurs, les six princes se changent afin de revêtir leurs jerseys de basketball Alaclair High. Débute alors l’enchaînement de leurs succès des précédents albums.

Une troupe de breakdancers arrive ensuite sur scène pour livrer un agréable dance battle. Pendant les performances dansantes, pas mal de génies sortent du backstage afin de venir chiller sur scène, typique d’un spectacle hip-hop.

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Le rappeur Monk.E en profite pour s’adonner à une longue séance de body surfing. Inspiré par ce dernier, KNLO l’imitera tout en rappant simultanément.

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Monk.E, qu’on reconnait avec son pendentif.

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Le spectacte se conclut après deux heures d’intensité. Point culminant de tout ça : un premier moshpit ever sur du Georges Brassens, à la demande de Dr. MaD.

De la pure folie.

BONUS : le setlist officiel envoyé par Vlooper.

-Intro
-speech – noir flash light

-Bazooka jokes -noir flash light
-fermer rideaux
-Quatuor a cordes – bach ouverture en D mineur
-Humble French canadiens
-La chicane
-MASH
-animation kenlo
-FOuETtE
-speech robert nelson c ca que ctait
-C ca que ctait/publisac
-speech ne faites pas mal au femmes enceintes en moshpitant
-Alaclair High
-Mes gars shootent
-les infameux
-coucou les coucous
-Sauce pois pause… tlm freeze
-Row jay et sa clic font Toure de france
-Sauce Pois
-Sous sol po fini
– pause video les gars sortent dehors et font le tour de la batisse et reviennent la porte de devant
-Snare drum
-GDB
-Mon coup
-fussy fuss
-calinours
-Dwuwwyl Et on mix avec du funk apres le show est terminé mais on ne l’annonce pas et on voit si les gens catchent ou pas. (finalement ce cypher aura durée 1h30 de plus)

Photos par Mathieu Aubry, Julie Mathieu et Olivier Boisvert-Magnen