Le buffet : Milk & Bone ne pleure jamais sur le plancher de la cuisine

Chaque lundi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

Le nouveau single de Milk & Bone, Nevermoreest clair, pleurer sur le plancher de la cuisine, c’est terminé: «Nevermore. You won’t catch me crying on the kitchen floor. I won’t play along.» On encourage cette émancipation mélancolique qui est le troisième extrait de Deception Bay, le nouvel album du duo à paraître le 2 février chez Bonsound.

Hubert Lenoir, chanteur de The Seasons, se lance en solo de façon inspirée avec un premier extrait nommé Fille de personne II, première parution de l’album Darlène. Le disque concept, qui paraîtra le 2 février chez Simone Records, n’est que la moitié de l’oeuvre multidisciplinaire. Noémie D. Leclerc, l’amoureuse de Hubert, fera paraître un roman portant le même nom. On espère que vous aimez le multitasking.

Liana Bureau nous présente des images à couper le souffle, filmées au Pérou, pour sa pièce Prime Time. La jeune femme marche durant tout le clip. On a le goût de marcher avec elle.

Vincent Blain, alias L’INDICE offre un second EP, CYCLE DEUX, en primeur chez nos amis du Voir, ici.

Si jamais tu feeles pas trop aujourd’hui, on te déconseille le nouveau clip de Patrice Michaud pour la pièce La saison des pluies, écrit et réalisé par Yan England. Ça pourrait faire brailler même les moins sensibles. Spoiler: Le gars meurt à la fin.

Jérôme Minière s’intéresse au vrai et au faux dans cette nouvelle chanson disponible sur toutes les plateformes numériques.

Suuns fera paraître un nouvel album, Felt, qu’on annonce plus décontracté. Ça sortira le 2 mars chez Secret City Records. En attendant, ceci:

L’auteure-interprète montréalaise Dominique Fils-Aimé fera paraître, le 2 février prochain, son deuxième album intitulé Nameless. Ce premier extrait a pourtant un nom. C’est Rise.

Julien Mineau, le chanteur, guitariste et compositeur derrière Malajube et Fontarabie, se lance dans la musique destinée à l’écran. Il signe la trame sonore de la série d’horreur sanglante Game of Death, de Laurence « Baz » Morais et Sébastien Landry. Il paraît que tu peux écouter la musique même si tu n’es pas un fan d’horreur.


Le Cabaret Festif de la relève a procédé à sa grande annonce la semaine dernière: les 12 projets musicaux de 2018 ont été sélectionnés parmi les 120 candidatures provenant de partout au Canada.  De la Reine, Les Monsieurs, The Johans, Laura Babin (27 janvier), Artifice Palace, Jessy Benjamin, Natation, Joey Robin Haché (17 février), Caterino, É-T-É, Étienne Fletcher et Perdrix (10 mars) visiteront Baie-St-Paul cet hiver pour tenter de gagner 15 000 $ en prix. Les qualifications du concours se dérouleront au cabaret de la Maison Otis et la finale du 31 mars se tiendra à la Salle multi du de l’Hôtel Germain Charlevoix.

Francouvertes – soir 3: «mais ça sonne donc ben!»

C’était la soirée la plus diversifiée des Francouvertes depuis la semaine 1. La pop amoureuse de marijosée a parti le bal, qui a été poursuivi par les compositions électro-pop d’Oli Laroche alors que la soirée s’est conclue sous les notes électro rock des Urban Indians, qui nous faisaient dire quelque chose comme «mais ça sonne donc ben!»

marijosée/Crédit photo: Élise Jetté
marijosée/Crédit photo: Élise Jetté

C’est la chanteuse manitobaine marijosée qui a cassé la glace avec son énergie contagieuse et son tempérament communicatif. Pas nécessaire de lire le journal intime de cette fille qui n’a visiblement rien à cacher. En passant par une rupture brutale et quelques morons rencontrés ici et là elle nous a littéralement amenés au coeur de sa vie personnelle. Avec quelques mises en situation entre chaque pièce, elle nous a expliqué qu’un gars qui ne répondait pas à nos avances par texto après trois jours était mieux d’avoir un plâtre de la tête aux pieds comme excuse… et s’il ne rappelle pas après une semaine, il est mieux d’être mort. Tenez-vous-le pour dit! Avec une voix très puissante autant dans les hautes que dans les basses, elle a vraiment pu s’imposer vocalement par rapport à plusieurs autres candidats déjà entendus. Toutefois, la faiblesse de la prononciation est une lacune majeure qui empêchait de saisir les textes, qui, après analyse, manquaient beaucoup de profondeur. Cela dit, la présence scénique était tellement au point qu’on avait envie de faire comme si on avait compris les paroles de ses tounes. Je n’ai toutefois pas encore compris pourquoi elle s’était installé un décor de grappes de raisin en plastique. Mystère et boule de gomme.

Oli Laroche/Crédit photo: Élise Jetté
Oli Laroche/Crédit photo: Élise Jetté

De sa voix malajubesque, Oli Laroche a complètement ramassé par les tripes les apôtres de Julien Mineau. Malgré le fait que, de son propre aveu, il ne possède que très peu d’expérience scénique comme lead singer d’un groupe, il connaissait la game et ça paraissait. C’est un mélodiste doué, qui chante clairement et qui propose des textes qui sortent du cadre. Même s’il a œuvré longtemps dans l’ombre d’Alex Nevsky, Bernhari ou Gaële, il a certainement puisé une solide expérience de scène qu’il a su transposer en étant le principal centre d’intérêt. En plus de faire chanter la foule sur une jolie rythmique entrainante, il a remercié l’organisation et les gens présents, ce que peu d’artistes prennent le temps de faire (point bonus pour Laroche!). C’était une prestation qui était presque au point. La voix inégale du chanteur a un peu dérangé, mais on peut facilement mettre cet écart sur le dos du stress ou de l’inexpérience-du-devant-de-la-scène. Néanmoins, les gens avaient les épaules grouillantes et les pieds gigotant.

The Urban Indians/Crédit photo: Élise Jetté
The Urban Indians/Crédit photo: Élise Jetté

La soirée s’est terminée par l’éclosion d’une force tranquille. The Urban Indians a failli faire brûler le stage avec un aplomb vraiment difficile à égaler. La voix envoutante de Jean-Philippe Sansfaçon est une chose qui surprend. Plaquée sur les rythmiques précises des musiciens qui conçoivent des mélodies justes et rigoureusement livrées, ça donnait un ensemble solide. The Urban Indians propose un rock électro éthéré instinctif qui a su laisser plusieurs personnes la bouche ouverte. En envolée lyrique, Sansfaçon réussit à s’apparenter à Patrick Watson et le tout s’enfile avec fluidité sur des beats organiques saturés. Si le show avait duré plus longtemps, il y aurait probablement eu des morts, parce que c’est le genre de musique qui nous met dans un état contemplatif où l’on arrête de respirer. Oxygène svp!

Palmarès des préliminaires des Francouvertes 2015 après le soir 3:

1- The Urban Indians

2- Rosie Valland

3- Yokofeu

4- C-Antoine Gosselin

5- Les Guerres D’l’Amour

6- Oli Laroche

7- Jean-François Malo

8- Beat Sexü

9- marijosée

Le party se poursuit la semaine prochaine avec SamueleDeslandes et Rymz. Lundi 20h au Lion d’Or.