Deerhunter – Monomonia [2013]

young-galaxy-ultramarineDeerhunter
Monomonia

4AD
États-Unis
Note: 8/10

 

La sortie d’un nouvel album de Deerhunter est un événement en soi. La troupe du chanteur Bradford Cox a su à travers les années offrir du matériel de qualité à ses adeptes sans jamais se démoder. C’est le genre de groupe qui se retrouve année après année dans la section « next big thing » des magazines, mais qui ne se retrouve jamais sur les couvertures. Trop indie pour être mainstream et pas assez pour passer inaperçu, Deerhunter est le parfait name drop d’un hipster assumé. Mais au-delà de ça, ces musiciens font de la bonne musique et, parfois, de la très très bonne musique. Deux de ces opus précédents, Halcyon Digest et Microcastle, sonnent aussi bien que vos soirées les plus arrosées à la Rockette.

Monomonia peut être lui aussi décrit de la sorte. Un peu plus trash qu’à ses habitudes, Deerhunter s’amuse à chanter la pomme à la nuit dans de grands manteaux de cuir. Le groupe se fiche de vos tympans. Après tout, Monomonia s’adresse aux athlètes de la nuit qui veilleront bien au-delà des premières lueurs du matin. Un peu comme la célèbre banane jaune des Velvet underground, ce disque vous amène dans une expérience où l’imprécision génère de la satisfaction. Pourtant, il ne dépasse pas les attentes des adeptes et ne regarnira pas les bases de fans du groupe.

Pour les nostalgiques de T-Rex et d’un Bowie plus glam, des pièces comme Dream Captain et The Missing sauront raviver vos nuits. Pour les moins nostalgiques, et bien, disons que ce disque tombera à plat. D’ailleurs vous n’avez qu’à lire ce qu’en pense Gabrielle Lauzier-Hudon ci-bas.


Mais d’où vient un groupe avec une sonorité tellement vieux rock  un peu « band de garage »? Après quelques recherches (car le groupe m’était complètement inconnu) j’en apprends un peu sur leur citoyenneté américaine, en direct d’Atlanta. J’aurais dû y penser, même leur nom rappelle l’américain stéréotypé : masculin et carnivore. Deerhunter, pour une végétarienne comme moi, donne un peu envie de vomir. La voix du chanteur, Bradford Cox, ajoute par ailleurs automatiquement une ambiance de steakhouse où elle passe.

Pour tous ceux qui se tapent en boucle les séries de Freaks and Geeks sur Netflix et qui maudissent la mort du rock & roll, cet album est pour vous. Léger coup de cœur pour Blue Agent, qui donne envie de partir en roadtrip au Tennessee. J’exagère tout de même. L’album grandit un peu plus après chaque écoute. N’empêche que le son un peu vieillot qui perdure au fil des chansons donne envie de crier à l’intention du chanteur d’arrêter de vivre dans le passé.

Wild Nothing – Nocturne [2012]

Wild Nothing
Nocturne

Captured Tracks
États-Unis
Note: 7,5/10 

2010 aura été une année déterminante pour Jack Tatum (Wild Nothing). Un premier contrat de disques, un premier effort salué unanimement par la critique et pour en rajouter encore, la parution de deux excellents EP (Evertide et Golden Haze). Quand même pas banal comme parcours. D’autant plus que le musicien, alors âgé de seulement 20 ans, n’avait jamais pensé faire résonner toute cette musique ailleurs que de sa chambre à coucher!

Un peu plus de deux années se sont écoulées depuis les premières écoutes de Gemini (Captured Tracks, 2010) et voilà que Tatum est finalement prêt à nous présenter ses nouvelles créations dream pop. Maintenant installé à New York et ayant complété ses études collégiales, il se consacre entièrement à partager son admiration pour le jeu de Johnny Marr (The Smiths).

Enregistré en trois semaines aux côtés de Nicolas Vernhes (surtout connu pour son travail avec Deerhunter), Nocturne nous propose un auteur-compositeur désireux d’approfondir ses explorations d’une décennie qu’il pourrait bien avoir découvert aux sons de Talk Talk (la pochette n’est pas sans rappeler The Colour of Spring), Echo & The Bunnymen ou Kate Bush (c’est avec une reprise de Cloudbusting qu’il avait attiré l’attention de Captured Tracks).

Même si Wild Nothing se transforme désormais en quatuor sur scène, Tatum a tout de même pris la décision de continuer de s’isoler pour imaginer Nocturne (ici, le titre est lourd de sens). Il y signe tous les titres, en plus d’y tenir tous les instruments (à l’exception de la batterie). Un choix qui, à lui seul, pourrait peut-être expliquer le sentiment d’homogénéité qui règne sur l’album. Rien ne dépasse et tout y est soigneusement placé.

L’album contient un bon nombre de morceaux qui devraient vous coller à la tête dès les premières écoutes (le simple Shadow, la pièce titre et Disappear Always). Des morceaux qui misent sur des lignes de guitare aussi accrocheuses que les paroles de Tatum. Sur un titre comme Paradise, construit autour des synthétiseurs, on pense immédiatement à New Order ou aux Pet Shop Boys. On pourrait même aller jusqu’à penser qu’il s’agit peut-être du genre de compositions dansantes que l’on aurait aimer entendre sur le plus récent Yeasayer (Fragant World).

Tout comme Anthony Gonzalez (M83), Jack Tatum nous offre une bien bonne relecture nostalgique de cette musique pop qui berçait les années 80.

À voir et entendre (avec DIIV et Valleys) sur la scène du Il Motore le 19 septembre.

Les vidéos de la semaine #4

par Williams Fonseca-Baeta

The Walkmen – While I Shovel the Snow – [Réalisé par Jake Davis]

La tempête de cette semaine ne pouvait mieux tomber pour la sortie de la nouvelle vidéo du groupe américain The Walkmen. Les images de While I Shovel the Snow expriment à merveille les paroles de la chanson. Esthétique et délicat, le vidéoclip dirigé par Jake Davis se déroule sous les flocons de neige devant le pont de Brooklyn. Comme dirait le chanteur de la troupe, Hamilton Leithauser, «there is no life like the snow life».

Deerhunter – The Curve of Forgotten Things – [Réalisé par Todd Cole]

Un voyage dans le temps original se dessine dans The Curve of Forgotten Things. Deehunter compose pour ce court-métrage un morceau musical ambiant à mi-chemin entre la hantise et l’intrigue. La jeune actrice Elle Fanning joue un rôle dans cette réalisation de Todd Cole.

Même après plus de huit minutes, le court-métrage laisse le visionneur sur sa faim. L’intrigue est de savoir si cette vidéo n’est pas le commencement d’un projet plus large.

LCD Soundsystem – Dance Yrself Clean – [Réalisé par Javier Douglas]

On avait déjà vu LCD Sounsystem chanter avec la grenouille Kermit de l’émission pour enfants Sesame Street dans la vidéo New York, I Love You But You’re Bringing Me Down. Dans ce vidéoclip non officiel de la chanson Dance Yrself Clean, toute la famille des célèbres marionnettes performe le morceau dans un décor s’inspirant de la vidéo Where the Streets Have No Name de U2.

The Walkmen – Agrophobia (reprise de Deerhunter) – [Dans le cadre d’une entrevue avec RockFeedBack]

En homage aux deux meilleures vidéos de la semaine, on vous présente une performance de The Walkmen reprenant un classique de Deerhunter, Agrophobia.

Pire vidéo de la semaine – Dr. Dre – I Need A Doctor – [Réalisé par Allan Hughes]

Si ce n’est de son titre, rien ne différencierait Love the Way You Lie d’Eminem à Call Me A Doctor de Dr. Dre. Les deux morceaux font appel à des extraits sonores de chanteuses aux refrains pour enjoliver les rimes laissées vides d’intérêts par les deux rappeurs.

Pour son dernier vidéoclip, Dr. Dre nous sert huit minutes complètes de déjà vu hollywoodien afin de nous expliquer son absence des dix dernières années. On espère qu’il retourne bientôt à la musculation.

Pire vidéo de la semaine #2 – Kanye West – All of the Lights – [Réalisé par Hype Williams]

On peut dire que pour les vidéoclips, le hip-hop se renouvelle autant qu’il ne déçoit. La semaine dernière la vidéo Yonkers de Tyler, the Creator avait donné au genre un nouveau souffle. Pourtant, cette semaine, après Dre c’est au tour de Kanye West de tomber dans le copier-coller facile. Inspirés du film Enter the Void et de vidéoclips de Michael Jackson, All of the Lights a l’astuce de donner des crises d’épilepsie et des maux de tête à ceux qui le visionnent.

Les 10 albums qui ont fait 2010 [3 de 3]

Après nos mentions honorables et les positions 10 à 6, voici les 5 meilleurs albums de l’année 2010.

#5 : LCD Soundsystem – This is Happening

LCD Soundsystem
This is Happening

DFA Records
États-Unis

Pour son supposé dernier disque, James Murphy et ses musiciens ont décidé de faire ce qu’ils font de mieux, c’est-à-dire nous faire danser. Si le disque s’ouvre sur l’embuscade musicale qu’est Dance Yrself Clean, la mission des 8 autres pistes est bien claire. Avec une musique inspirée par les rythmes disco et les mélodies à la Brian Eno, This is Happening bouge dans tous les sens.

Bien que le premier simple se titre Drunk Girls, il n’y a aucune chance pour que ces 220 secondes de dance-rock explosif fassent apparition dans l’émission Girls Gone Wild. One Touch, I Can Change, Pow Pow et Home constituent le coeur de l’album. Quatre longs morceaux, d’une durée de plus de 6 minutes, qui réunissent basses fréquences disco, percussions rock et synthétiseurs à mi-chemin entre du new-wave kitsch et de l’électro. Quatre titres immanquables dans une playlist dance, quatre atmosphères de démence sur le dancefloor.

All I Want hérite de l’enrobage glam inventé par David Bowie et se qualifie pour le titre de chanson de l’année. Somebody’s Calling Me est un nid de poule rythmique, freinant l’ardeur mouvementée des précédents morceaux avant que l’album ne se termine sur le dernier morceau, Home.

Si les textures sonores s’éparpillent parfois entre les inspirations électroniques et rock, le mariage entre tous ces instruments devient un pur produit de LCD Soundsystem. Avec trois disques en poche, la troupe de James Murphy aura réussi à laisser sa marque dans le monde musical, ainsi que sur nos mouvements de danse.

Olivier Morneau

#4 : Caribou – Swim

Caribou
Swim

Merge
Canada

Le quatuor Animal Collective a tenté en 2009 de détourner la musique électronique vers une tout autre direction sur l’imposant Merriweather Post Pavillon. Plus organiques et plus liquides, les sonorités innovantes du groupe de New York ont permis à plusieurs producteurs et animateurs de la scène techno de réorienter leurs musiques vers de nouveaux terrains. Le Canadien Daniel Victor Snaith, le cerveau derrière Caribou, est l’un de ceux qui ont su répondre à l’appel du groupe. Son plus récent album, Swim, est un disque qui touche autant aux consoles de sons qu’aux djembés tribaux.

Testé à maintes reprises en spectacles avant sa sortie, Swim est de ces disques complexes qui s’ajustent aussi bien à l’auditeur de salon que de grandes salles. Pour l’aider à la production, Daniel Victor Snaith s’est installé au cœur de Londres afin de mieux découvrir les œuvres d’artistes électroniques européens. Kieran Hebden, alias Four Tet, le créateur du magnifique disque There Is Love In You (Domino, 2010), a échangé avec Victor Snaith une panoplie d’extraits sonores tout au long de 2009. On peut d’ailleurs remarquer la liaison des deux artistes sur des pièces comme Love Cry de Four Tet et Leave House de Caribou.

La différence entre Daniel Victor Snaith et ses compères est au niveau de la juxtaposition de ses rythmes de percussions. Aucun morceau de Swim n’utilise des mesures rythmiques semblables. L’ultime pièce du disque, Jamelia, peut sonner cacophonique aux premiers abords pour ces raisons. Mais après plusieurs écoutes, on constate que l’orchestration de Snaith est bien calculée.

Si Swim est l’album aux sonorités les plus liquéfiantes de l’année, il est probablement celui qui transporte le mieux ses auditeurs. Nageant à contre-courant, Caribou s’impose comme une tête dominante, peu importe le style qu’il choisit.

Williams Fonseca

#3 : Beach House – Teen Dream

Beach House
Teen Dream

Sub Pop
États-Unis

Katy Perry a beau avoir chanté Teenage Dream un été durant, aucune de ses chansons n’a su donner réplique à l’un des meilleurs albums de l’année, l’envoûtant Teen Dream du duo Beach House. Le rêve du groupe de Baltimore raconte des histoires d’amour déchues que seule une voix à la fois sensible et rauque pourrait interpréter. Suivant des cours de chants depuis l’âge de 14 ans, Victoria Legrand, la chanteuse à la longue frange, avoue ne pas savoir comment son groupe en est arrivé là.

La recette de Teen Dream est élémentaire, mais efficace. Le groupe ne fait usage que de quelques instruments, soit une guitare, une batterie, un orgue et une voix. Cette base instrumentale est suffisante au duo pour créer une ambiance onirique. Chaque partition musicale des morceaux se construit autour d’une même ligne instrumentale, permettant ainsi à l’auditeur de s’enfermer dans une confortable bulle auditive. Les surprises de Beach House sont au niveau de la voix de Legrand. La chanteuse prend différents airs et tons sans jamais essouffler son talent et son originalité.

L’interprète de Beach House décrit son disque comme le véhicule d’un rêve devant se heurter à la réalité. Si cette description s’avoue correcte pour les paroles, il en est aussi vrai pour l’album. Après avoir gonflé ses ambitions professionnelles en 2010, le groupe devra retourner en studio pour trouver réponse à la dure réalité du succès.

Williams Fonseca

#2 : Deerhunter – Halcyon Digest

Deerhunter
Halcyon Digest

4AD
États-Unis

Halycyon Digest est un album sombre et vaporeux qui réussit à nous bercer, nous troubler et nous percuter. Deerhunter nous transporte dans son univers expérimental et psychédélique bien à lui en nous attirant avec sa pop vibrante. Il est difficile de qualifier la sonorité propre à Halycyon Digest. L’album est un labyrinthe où les musiciens auraient emprunté à la fois le chemin du psychédélique et de la pop dans ses arrangements instrumentaux et électroniques pour parvenir à nos oreilles. Les arrangements populaires accrochent l’oreille, mais dissimulent une profondeur et une complexité sonore singulière.

On accroche d’abord à Revival ou à Coronado, qui ont tous les deux un rythme soutenu et une mélodie adhésive, la première aux accents électro, la deuxième soulignée de saxophone. Puis, on se trouve à explorer l’album pour y découvrir des parcelles de pop dissimulées derrière toutes les sonorités et textures utilisées par Deerhunter.

Certes, l’album manque de cohésion. Il passe facilement d’un titre comme Sailing, simplement composé de quelques accords de guitare et de la voix poignante de Bradford Cox à un autre comme Memory Boy, agité mais léger dès les premières notes. Cependant, c’est tout le charme de Deerhunter sur Halycyon Digest. Le groupe y livre un contenu à la fois pop et psychédélique, tourmenté et rêveur sans toutefois tomber dans la cacophonie ou le banal. Basement Scene exprime bien le sens de l’album en oscillant entre un son naïf et sombre. L’album sait marier mélodie étoffée et subtilités sonores singulières aux échos cosmiques. Nos oreilles y restent certainement sensibles du début jusqu’à la fin. Malgré sa composition désordonnée, c’est un album qu’on écoute en continu, sans sauter un titre.

Rachel Del Fante

#1 : Arcade Fire – The Suburbs

Arcade Fire
The Suburbs

Merge
Canada – Québec

Lors de leur passage à Sherbrooke, Montréal et Québec cet été, il n’est pas faux de mentionner qu’Arcade Fire a laissé une impression indélogeable. En présentant à un public impatient leur nouveau venu, The Suburbs, les membres du groupe ont laissé ici un brin de légende qui, dorénavant, les définit. Durant ces soirs de concerts électrisants, magiques, Arcade Fire a propulsé des chansons dont les rythmes sont restés accrochés dans la mémoire des admirateurs. Parmi les nouvelles pièces présentées par le septuor, notons Rococo et We Used to Wait, deux morceaux qui, malgré les accents lourds, laissent une impression de légèreté. Les premières notes de piano de The Suburbs, la pièce-titre de l’album, ont la faculté de faire décrocher un sourire à n’importe quel visage.

Les sept personnes qui forment le groupe, on les sent. Sept musiciens, versatiles et passionnés, attelés à une seule et même pièce, ça donne une impression de chimie musicale, même enregistrée. Une chimie que l’on sent lors de l’écoute du disque et que l’on entend très clairement dans la vague indie-rock que des morceaux tels que Deep Blue, Modern Man et Month of May font déferler dans nos oreilles.

Arcade Fire, c’est quelque chose d’autre. Ça dépasse les frontières de la musique pour devenir une expérience. Ce qui est certain, c’est que le public que l’on a pu observer lors des diverses prestations estivales d’Arcade Fire était complètement fusionnel avec la musique du groupe montréalais et ressortait tout ébaubi de ce qu’il venait de voir. Arcade Fire fait vivre à ses fans, par un nouvel album aussi fort que The Suburbs, une expérience musicale toujours plus grande : leur musique donne la sensation de vivre un moment unique. The Suburbs ne fait pas exception à la règle.

Élise Jetté

Mentions honorables / Positions 10 à 6 / Positions 5 à 1

Albums 2008 : Le top des blogs

header2008115 blogs, un classement de 20 albums par blog, 195 disques cités, quelques débats, et un article unique posté par tout le monde le même jour à la même heure… Nous sommes fiers de vous présenter le «Albums 2008 : Le top des blogs», soit le classement des meilleurs albums de 2008 vu par 15 blogs musicaux francophones.

L’idée était, non seulement, de confronter les points de vue de bloggers tous spécialisés dans la musique via des approches bien différentes (chroniques de disque, actualité, photos, interviews ou encore billets d’humeurs), mais aussi de réaliser un projet fédérateur afin de mettre en avant les interactions qui existent de plus en plus entre nous. Il en résulte une sélection de 15 disques. Certains sont une surprise, d’autres étaient plus qu’attendus, mais tous ont mérité leur place ici.

C’est la première fois que nous nous lançons dans une telle démarche. Comme tout classement, le nôtre est probablement imparfait et relève d’un consensus entre personnalités ayant des goûts très différents, mais comme les articles que nous postons chaque jour, il a été réalisé avec passion et honnêteté, sans jamais se prendre trop au sérieux. De par les différents bloggeurs qui l’ont composé, nous espérons qu’il aura du sens à vos yeux et qu’il vous permettra de refaire quelques découvertes. En espérant pouvoir remettre ça en 2009.

– Les 15 blogs qui ont participé au projet –

Blog culturel
Dans mon mange disque
Des oreilles dans Babylone
Force critique
I Left Without My Hat
J’écoute de la musique de merde
Good Karma
Le choix de Mlle Eddie
Le Hiboo
Let’s Be Critical
L’Oreille en feu
Parlhot
Playlist society
Pop Revue Express
The Man of Rennes

– Albums 2008 : Le top des blogs –

01) PORTISHEAD – Third

02) BASHUNG – Bleu pétrole

03) TV ON THE RADIO – Dear Science

04) MGMT – Oracular Spectacular

05) SIGUR ROS – Med sud i eyrum vid spilum endalaust

06) SHEARWATER – Rook

07) PONI HOAX – Images of Sigrid

08) BLACK MOUNTAIN – In the Future

09) DEPARTMENT OF EAGLES – In Ear Park

10) THE LAST SHADOW PUPPETS – The Age of Understatement

11) SANTOGOLD – Santogold

12) FOALS – Antidotes

13) THE MARS VOLTA – The Bedlam in Goliath

14) MAN MAN – Rabbit Habits

15) THE WALKMEN – You & Me

Ça c’est mon message personnel. À moi. Et je trouve que l’idée de faire ce projet est réellement excellente, même si ça a mené à un groupe de 14 blogs français et un seul du Québec, moi (je crois être le seul, du moins). C’est pour cette raison que je n’ai aucune idée de qui est Alain Bashung même s’il est numéro 2. De toute façon, j’ai écouté et apprécié plusieurs albums de la liste, même si je crois que TV on the Radio mérite la tête, juste devant Portishead (j’ai foutrement aucune idée de qui est Bashung… en plus, son album s’appelle Bleu Pétrole). Mon top 20 personnel, créé pour l’occasion, suit juste au bas du post. Un truc plus évolué devrait suivre dans le courant des prochains jours.

– Mon classement personnel –

1) TV on the Radio – Dear Science
2) Portishead – Third
3) Hercules and Love Affair – Hercules and Love Affair
4) Okkervil River – The Stand Ins
5) Deerhunter – Microcastle
6) Pas chic chic – Au contraire
7) Karkwa – Le volume du vent
8) Sigur Ros – Med sud i eyrum vid spilum endalaust
9) The Walkmen – You & Me
10) Vampire Weekend – Vampire Weekend
11) Black Mountain – In the Future
12) Los Campesinos! – Hold on Now, Youngster…
13) The Hold Steady – Stay Positive
14) The Kills – Midnight Boom
15) DeVotchka – A Mad and Faithfull Telling
16) Crystal Castles – Crystal Castles
17) Plants and Animals – Parc Avenue
18) Department of Eagles – In Ear Park
19) Love is All – A Hundred Things Keep Me Up At Night
20) Nine Inch Nails – The Slip