10 photos pas pareilles de Chassepareil au Quai

Le groupe folk Chassepareil était en prestation au Quai des Brumes dimanche pour le 5 à 7 Déplogue organisé par Coup de cœur francophone.

Pour marquer leur première apparition à l’évènement, les membres de Chassepareil ont opté pour «du matériel qui se plug», a ironisé la flûtiste du groupe Johannie Tremblay, qui voulait sortir du style «folk médiéval» qui leur avait autrefois été attribué.

Connu jusqu’en 2016 sous le nom de Sweet Grass, la troupe de Chicoutimi a offert un spectacle retrouvailles à une salle pleine à craquer qui s’est laissée bercer par les textes du groupe. «On vit entre 15 minutes et 5 heures les uns des autres, donc ce soir on se retrouve entre nous et avec vous», a lancé la guitariste Alexandrine Rodrigue à la foule après leur premier morceau.

Alliant des chansons de leur premier album Les oiseaux d’hiver à des extraits inédits de leur prochain opus – dont la forme finale et la date de sortie restent à déterminer –, Chassepareil a envoûté le Quai des Brumes avec un mélange de folk doux et de rock énergique. Voici nos images.

Photo: Florian Cruzille
Photo: Florian Cruzille
Photo: Florian Cruzille
Photo: Florian Cruzille
Photo: Florian Cruzille
Photo: Florian Cruzille
Photo: Florian Cruzille
Photo: Florian Cruzille
Photo: Florian Cruzille
Photo: Florian Cruzille

Le buffet : Lydia Képinski se cannibalise en ramen

Chaque semaine, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

Premier juin, date de fête et nom du premier album de Lydia Képinski, c’est aussi le titre du single qui a servi à lancer toute cette opération. Rien à voir avec la chanson Les 7 juin où la chanteuse accompagne Gabriel Noël. Y’en a un qui est un vendredi et l’autre un jeudi. Rien à voir.

Si c’était pas de cette sortie surprise, on aurait sûrement mis Alex Burger est son single À’ment donné en tête d’affiche. Seigneur. Burger. La blague de buffet s’écrit toute seule.

Une troisième session live de Chassepareil est diffusée en exclusivité sur le site du Voir. Allez la zieuter ici, ça présente un nouvel extrait au titre religieux, ce qui n’est pas sans rappeler ce que le Kyrie de l’album précédent nous a présenté.

Exactement une semaine après le gala des prix Juno, The Franklin Electric, nommé dans la catégorie Breakthrough Group Of The Year, fait paraître un single intitulé Are We Together Now. Qui aurait cru que le groupe aurait fait un hymne au nom de la ratification de la constitution???

Il y aura eu un décalage entre la sortie de l’album Éléphant de Shawn Jobin et le clip pour la chanson du même nom, mais mieux vaux tard que jamais, comme dit l’adage.

Tandis qu’on regarde nos amis francophones à l’ouest de nous, Rayannah s’est lancée dans le bal des gens qui sortent un single juste avant de passer aux Francouvertes. Regardez ici En attendant demain.

Douceur folk-rock au Verre Bouteille

Je tripe très fort sur Mathieu Bérubé. Je tripe aussi pas pire sur Joëlle Saint-Pierre. Donc quand j’ai vu que les deux se partageaient la scène du Verre Bouteille avec Chassepareil durant Montréal en Lumière, je me suis dit que je ne pouvais en aucun cas manquer l’événement.

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Arrivé à la salle vers 7h45 en appréhendant peut-être une attente d’une heure et quart à cause d’un événement pas trop clair sur l’horaire, je me rends plutôt compte que je suis pile à l’heure et que j’ai même le temps de me commander un grilled cheese avant le début du set de Joëlle Saint-Pierre. Je ne suis visiblement pas le seul à ne pas être au courant de l’heure exacte du show puisque plusieurs ne semblent même pas se rendre compte que la performance est commencée avant que la première pièce soit pas mal entamée.

Tout le monde réussit finalement à se taire et on écoute dans le calme une performance solo de la vibraphoniste. Efficace malgré le faible éclairage qui l’empêche par moments de bien voir son instrument, elle ne s’étend pas trop dans ses dialogues avec le public, préférant fournir le plus de ses jolies ritournelles, compte tenu du set-up serré de la soirée. On ne s’en plaint pas et on profite du moment.

C’est ensuite à Mathieu Bérubé et son band de monter sur scène. On a droit au passage à une Mélanie Venditti zombifiée sur son thérémine. Le set semble en effet assez difficile pour elle, compte tenu qu’elle jouait au Cabaret festif de la relève à Baie-Saint-Paul la veille. Pour le reste, tout semble beau, et je dis semble parce que j’ai malheureusement un peu de difficulté à tout bien entendre. Je suis installé juste à côté de la console, question de jaser avec le soundman Gabriel Meunier entre les perfos, mais aussi tout près d’un groupe de Français qui ne se sont pas fermer la trappe une seule seconde de tout le show. Une scène qui aurait probablement provoqué une quinte de «fermez vos gueules» si l’ami Jacques Boivin d’Écoutedonc.ca avait été présent dans la salle. Sinon, pour le reste, je réussis quand même à avoir un peu de plaisir en chantonnant les pièces que je connais par cœur.

Principale surprise: un réarrangement dub de la chanson Toutes les couleurs qui me laisse perplexe. Je peux pas dire si c’est un bon sentiment ou non: mon cerveau est encore en train de travailler là-dessus. Principale déception: fort d’une fin de semaine particulièrement mouvementée et d’un taux de sommeil avoisinant le zéro dans les 48 h précédentes, je finis assez rapidement par cogner des clous assis sur ma chaise dans le fond. Le set terminé, je me dis que je vais sortir un peu de la salle pour jaser, question de me remettre en forme pour l’apparition scénique de Chassepareil.

Finalement, la conversation ne suffira pas. Malgré les efforts de Simon P. Castonguay (le claviériste de Mathieu Bérubé et leader de Tambour) pour me réveiller, je ne me sens pas en état d’affronter un ensemble chamber-folk sans ronfler. Je décide donc, par respect pour le band, de retourner chez moi. Si ça peut excuser par le lolness de la situation, je me suis endormi dans le bus du retour pour me réveiller à une quinzaine d’arrêts plus loin que ma rue…