Après le beau temps, la pluie au Pied-du-Courant

Il fait beau au Village au Pied-du-Courant lorsqu’ASMA prend place derrière son DJ booth pour une heure de sons exotiques. Alors que la foule est éparpillée sur le site, des mini mélomanes se font aller sur le dancefloor sablonneux. 

Of Course s’installe déjà sur la petite scène pendant qu’ASMA mix ses dernières pièces. Si le soleil est toujours au rendez-vous, le vent se lève tranquillement sur fond de ciel aux teintes grisâtres, dispersant des effluves de paella et de crème solaire à travers les dizaines de personnes présentes.

Celles qui s’adonnaient à la pétanque et ceux qui sirotaient leur limonade-bourbon se rapprochent graduellement du groupe qui fait déjà danser quelques enthousiastes au premier rang.

Of Course: Will Maurer et Émile Tempère / Photo: Camille Avery-Benny

Avec son énergie à tout casser, Will Maurer chante les compositions groovy du dernier projet d’Of Course, Montréal bagarre, paru en mai dernier. Quant à lui, l’imperturbable Émile Tempère, armé de sa basse, ne manque pas de provoquer les déhanchements dans l’assistance.

«Est-ce que Kirouac est là?», demande la voix d’Of Course, avant d’enchaîner avec un cover du classique français des années 80, Chacun fait (c’qui lui plaît). Puis, avec quelques minutes de retard, le rappeur encore légèrement essoufflé par sa ride de Bixi apparaît sur la scène pour y performer l’entraînante Minuit.

Kirouac et Will Maurer / Photo: Camille Avery-Benny

L’excellent Mantisse (LaF) vient lui aussi poser son flow et sa puissante voix sur la pièce Oublie-moi, qui met fin au set d’Of Course sur une note enflammée.

Mantisse et Will Maurer / Photo: Camille Avery-Benny

Alors que le soleil se couche sur le Village au Pied-du-Courant, l’ambiance jusque là assez familiale prend une tournure plus festive, mais Dame Nature semble avoir d’autres plans pour la soirée. «Ça sent la pluie», peut-on entendre dans la foule.

Pour clore cette soirée en trois temps, le tandem De.Ville est accompagné par un trompettiste et un bassiste pour servir sa musique traditionnelle marocaine aux saveurs occidentales. À peine la première chanson est-elle entamée que l’averse s’abat sur le site. Et pas une petite averse, précisons.

S’ensuit un mouvement général d’exode vers l’abri le plus près, ou vers le métro Papineau, pour les moins courageux. Mais De.Ville n’en démord pas.

Ziad Qoulaii / Photo: Camille Avery-Benny

Réfugiés sous un parasol, les plus braves convainquent le groupe de poursuivre le spectacle. «C’est le meilleur show de ma vie, genre», avoue la voix de De.Ville, Ziad Qoulaii, saluant le dévouement des spectateurs.

C’est avec sa touche disco-funk-jazz-électro-hip-hop que le duo est venu remettre du soleil au Pied-du-Courant, au grand bonheur du «meilleur public au monde», qui a sans doute passé une meilleure soirée que les fans d’Imagine Dragons au FEQ.

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