Choses Sauvages et Hubert Lenoir transpirent le sexe

Choses Sauvages et Hubert Lenoir ont livré une soirée toute en sensualité à Laval mercredi.

C’est tout au bout de la ligne orange, à Montmorency, dans l’Annexe 3 de la salle André-Mathieu qu’a lieu le concert. La petite salle comble réunissait beaucoup de toupets cégépiens manifestement excités (littéralement) d’assister au spectacle.

Les gars de Choses Sauvages font leur apparition bière à la main sur la scène au bonheur du jeune public. «On est contents d’être ici ce soir avec Hubert, c’tun bon gars», adresse le chanteur Félix Bélisle. Le son vaporeux et sexy du groupe semble la première partie parfaite.

Choses sauvages/Photo: Naomie Gelper

Félix Bélisle est un véritable showman qui sait attiser le public, parfois avec ses notes de flûte traversière, parfois par ses mouvements de danse sensuels. Dans un éclairage violet et rouge, Choses Sauvages entame La valse des trottoirs. «Mets-toi tout nu», peut-on entendre dans la foule. J’ai à peine le temps de cligner des yeux que Félix Bélisle a le torse dénudé.

«La prochaine, c’est une toune qui parle de gens superstitieux… genre ceux qui lisent la section astrologie du Journal de Montréal», exprime Félix Bélisle avant de jouer Superstitions. Il descend dans le public danser avec ceux qui se déhanchent.

«Aimez-vous la musique violente?», demande Félix Bélisle au public avant la dernière chanson. Sans vraiment attendre de réponse, le groupe termine sa performance avec la même intensité.

De chair et de frenchs
La soirée se transforme déjà en un «dance party» et le public a le temps de l’entracte pour reprendre son souffle. L’éclairage change et laisse présager l’arrivée d’Hubert Lenoir. Accompagné de ses fidèles musiciens, le chanteur entame son spectacle avec Fille de personne II.

Le public bien échauffé danse et saute en symbiose avec les artistes. Visiblement de grands fans, les gens dans la foule connaissent toutes les paroles et ne se gênent pas pour les chanter. Les cris d’excitation sont aussi au rendez-vous.

Hubert ordonne à son public de se taire au milieu de J.-C. pour pouvoir repartir de plus belle: «Ssht…», insiste-t-il un doigt sur la bouche. «On se marie-tu?», crie une fan. On se croirait à un show de boysband où jubilent des filles de 14 ans.

Hubert Lenoir/Photo: Naomie Gelper

«Ça fait 36 h que j’ai pas dormi et j’suis là!», partage Hubert Lenoir qui joue à Laval pour la première fois. Clairement que l’artiste carbure à la scène et le manque de sommeil n’affecte en rien son énergie. Ou bien, il la puise dans tous les frenchs qu’il échange avec ses musiciens. Si j’avais à partir en tournée, je choisirais certainement ceux-ci qui partagent une chimie presque spirituelle.

Hubert Lenoir présente des nouvelles chansons, dont une «dédiée aux gens qui talk shit constamment», et joue un titre de son groupe The Seasons. Sans surprise, le chanteur finit rapidement torse nu.

Comme à leur habitude, trois des musiciens ont leur moment de gloire et charment la foule en chantant chacun un extrait de chanson que tout le monde connaît, comme Wake Me Up When September Ends.

Pendant la chanson Ton hôtel, Hubert se jette dans la foule qui le transporte jusqu’au petit bar en arrière de la salle. Il monte sur le comptoir, ouvre une bière sur le public, puis repart avec trois consommations qu’il distribue à la foule.

Les cégépiens ne sont définitivement pas en fin de session et regorgent d’énergie en ce mercredi soir. Le libertinage de la soirée aura sûrement provoqué l’éveil sexuel de plusieurs, si ce n’était pas déjà fait.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *