Laurence-Anne et au moins 100 choses pas normales, mais fantastiques

Il fallait être au Ausgang pour comprendre, mais, le lancement de Laurence-Anne à Montréal rassemblait toute une partie de la société montréalaise. Parmi ces gens spécifiques desquels tu dis «ha oui, lui/elle aime Laurence-Anne», il ne manquait personne. Ils étaient tous là parmi les choses pas normales, mais fantastiques.

Laurence-Anne/Photo: Élise Jetté

Le lancement d’un premier album est rarement une affaire sold out pour laquelle les gens attendent dehors derrière une petite corde élastique et un doorman costaud. C’est pourtant le cas ici. Les amis de la musique se les gèlent dans une file d’attente pour aller entendre et voir la Première apparition de Laurence-Anne.

Une fois dedans, les affaires spéciales commencent à se passer, à commencer par la merch qui contient les fameuses disquettes du stunt médiatique, puis des bonbons de l’Halloween dernier.

La merch de Laurence-Anne/Photo: Élise Jetté

Pendant que les gens se procurent des dinosaures violets, les discussions se font aller. Un membre de Jesuslesfilles et un membre de CRABE discutent de la quantité de protéines recommandée par le guide alimentaire canadien. Ils font partie des «gens qu’on attendait là et qui n’ont pas déçu».

Les dinosaures de Laurence-Anne/Photo: Élise Jetté

Laurence-Anne a tout prévu, jusqu’aux agréments feuillus pour nous faire sentir en nature au beau milieu de la déforestation de la rue Saint-Hubert.

Il y a aussi une salle stroboscopique, endroit prédéterminé pour tous ceux qui ont prévu faire de l’épilepsie.

La salle d’épilepsie/Photo: Élise Jetté

Parmi les choses pas normales, mais fantastiques, cette amie du groupe en train de se déguiser pour une danse spéciale.

Jasmine Lebel/Photo: Élise Jetté

Le show commence avec Laurence-Anne au milieu de la foule. Il y a des danses et des masques. Puis, sur scène, la planche à repasser reçoit les instruments en attente.

Des instruments et Laurent St-Pierre/Photo: Élise Jetté
Étienne Côté/Photo: Élise Jetté

Pendant qu’Ariel Comtois s’élance pour un solo de saxophone, Laurence-Anne danse un slow avec son instrument dans une lumière bleutée. Dans la salle, c’est Bleu nuit. Les gens font presque l’amour. Mais on peut pas leur en vouloir, c’est propice.

Naomie De Lorimier, Ariel Comtois, Laurence-Anne/Photo: Élise Jetté

Pendant qu’un Rubik’s cube noir et blanc marche dans la salle, Laurence-Anne procède à des remerciements sentis. Notamment sa mère qui est dans la salle et qui a donné des sous pour l’enregistrement de l’album.

Madame, ne vous inquiétez point, le reste va se financer tout seul. Parce que tout va, dans le produit de Laurence-Anne. C’est accrocheur, c’est doux, c’est dur, c’est expérimental, mais pas trop, ça rafle tout, madame.

Laurence-Anne/Photo: Élise Jetté

Voici trois excellentes phrases entendues dans la salle durant le lancement:

  • «J’ai reçu le dinosaure dans l’œil, mais je vais être correct.»
  • «J’ai vu passer un esti de gros chapeau dans mon angle mort. Je me suis dit « ça doit être Bernhari ». Je me suis retournée, c’était Bernhari.»
  • «Comment ça se fait qu’on n’est pas su’l mush?»
Le dinosaure de Laurence-Anne/Photo: Élise Jetté

Les dinosaures tombaient sur la tête, mais Laurence-Anne, elle était bien campée sur ses deux pieds. Groundée autant que sur cet album qui n’apparaît que pour la première fois, mais qui est déjà, après deux mois, l’une des meilleures affaires qui soit arrivée à 2019.

Essayez de battre ça.

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