Histoire d’un SOIR

Je suis dans une relation à long terme avec le festival SOIR et vendredi, après un trop long break, on a remis ça de la plus belle des façons avec la gang des Hunger Paint, Lemongrab, Télégraphe Jungle, Fet.Nat pis Co/ntry.

J’ai déjà parlé de mon amour pour SOIR à plusieurs reprises sur FAV pis je vais continuer de le faire aujourd’hui. La gang inaugurait vendredi sa toute nouvelle troisième édition annuelle, soit celle sur la rue Mont-Royal et j’avais bien hâte de voir comment les Français et autres gens riches du Plateau allaient réagir devant des jeunes de l’avant-garde artistico-weird du reste de Montréal, mais principalement Villeray.

Je commence ma soirée au Hunger Paint, en ma qualité de DJ de l’événement. Fait que ouin, #conflitdintérêt pis toute… Sans m’étendre sur le sujet, je veux au moins prendre le temps de vous décrire le concept, juste pour être sûr que vous y alliez parce que c’est la meilleure invention depuis les gougounes en forme de poisson.

En gros, imaginez un match de lutte, mais où les lutteurs sont des peintres. Donc ils peignent sur un même canevas, mais peuvent se faire des coups de salaud pis détruire l’oeuvre de l’autre. Pis t’as des méchants pis des gentils et une ceinture en jeu. La meilleure affaire, je vous dis. Prochain rendez-vous en août lors de SOIR Beaubien! Saluons finalement la victoire, cette fois, des gentils, menés de front par Méphisto et OJO.

Hunger Paint

De la lutte, de la peinture, de l’art émergent. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner? À l’invitation du festival SOIR, la féroce URBANIKA et sa coach Annie O’Flanaganaganagan défendront les honneurs pour URBANIA dans un match qui s’annonce haut en couleur dans le cadre de l’événement Hunger Paint. Si l'événement vous intéresse, le lien est dans les commentaires!Qui saura créer l’œuvre la plus sauvage? Rendez-vous demain 18:00 à la sortie du métro Mont-Royal.

Posted by URBANIA on Thursday, June 21, 2018

Après un souper bien arrosé au QG du festival, situé dans un monastère, je me dirige vers le Patro Vys pour un bon petit show de muze, comme disent les jeunes branchés. Je suis déçu d’avoir manqué Zouz, mais Lemongrab me remet sur le piton, assez pour que je m’achète des shots de tous les alcools dont je ne comprends pas le nom au menu. Le groupe est juste assez agressif pour rocker sans devenir méchant non plus, un art complexe. Je me passe aussi la réflexion que la guitariste de la formation ressemble vraiment à l’image que je me fais d’une hypothétique progéniture de Kurt Vile et Courtney Barnett, un gros plus selon moi.

Par la suite, le trio Télégraphe Jungle prend la relève. Je vais être bien honnête et vous dire que je me souviens pas de grand-chose de cette prestation parce que j’ai passé 80 % du show à jaser avec Mathieu Niquette de CHOQ.ca près des toilettes. Mais comme il portait un t-shirt du band, c’est comme si je l’avais vu dans le fond.

Vient ensuite l’une des seules choses que j’aime plus que SOIR: Fet.Nat, pour qui je suis toujours dithyrambique. Mais là, faudrait trouver un terme encore plus fort que ce dernier pour décrire mon sentiment face à ce show. J’utiliserais ben «bandé ben raide», mais c’est pas trop trop chic, ça l’air.

Dans tous les cas, le quatuor gatinois se réinvente tout le long du show, au plus grand plaisir d’une fille qui s’appelle aussi Aubre pis que je rencontre par hasard dans le public. C’est pas comme si c’était un nom commun, tsé. La prestation est short and sweet et je sens au final que le public en aurait pris encore plus, malgré la température de 12 000 degrés et le moshpit bien intense qui n’aide pas. S/o aussi en finissant aux projections de mon amie Cassandre Émanuel qui fait toujours de l’excellent boulot!

S’ensuit une liste étrangement longue de pérégrinations dans la rue pour finalement atterrir à l’Esco, berceau de mauvaises décisions pour mon pauvre foie et mes chevilles affectées. J’ai manqué la prestation de Petra Glynt, trop occupé à commander à commander une bière pendant 45 minutes, mais le show de Co/ntry restera tout de même bien gravé dans ma mémoire, pour la simple et bonne raison qu’il est bien bon.

Beaver et sa voix de rossignol milanais se surpassent dans un épais nuage de boucane. Le show est donc à l’image de ma soirée: brumeux, dissonant, mais étrangement satisfaisant. C’est ça SOIR: des amis, du stock weird pis, plus souvent qu’autrement, trop de bière.

1 comment on “Histoire d’un SOIR

  1. […] dans Rosemont, cette fois-ci. Question de compenser pour l’absence relative de souvenirs de mon passage pour le moins mouvementé sur Mont-Royal, j’ai décidé de me taper le plus de shows possible. Retour sur mon premier […]

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