[FRANCOS 2018] Felix Dyotte : fragments de politesses

Tout récemment revenu d’une première petite tournée ever en Italie et en France, l’auteur-compositeur-interprète montréalais Félix Dyotte décharge encore ses valises et son gear alors qu’il se prépare pour sa performance aux Francos durant laquelle il ne lancera PEUT-ÊTRE (PAS) des oeufs Kinder Surprise dans la foule.

On s’est assis avec lui autour d’une savoureuse bière tablette pour discuter des derniers mois et des expériences qui ont suivi la parution de Politesses, son deuxième album en tant qu’artiste solo. Rencontre au sommet (hors G7) avec un maître de son art pour savoir à quoi s’en tenir pour sa prestation de lundi. Opinion sur les comédies musicales et anecdote d’Éric Lapointe en bonus.

Félix Dyotte/Photo: Bien à vous

FRAGMENTS DE POLITESSES

Parmi les changements notoires à la direction artistique, Félix a tassé le heartbreak et la tristesse des textes pour faire de la place aux avenues un peu moins troublées. Il nous assure qu’il n’est pas en train de refouler une grosse boule d’émotions. «Je connais pas tous les tréfonds de mon inconscient, mais à ce que je sache, la romance et la tendresse étaient des avenues que je trouvais vraiment plus excitantes à explorer pour ce deuxième album. De toute façon, les tréfonds éraflés de l’âme, c’est pas quelque chose qui manque au Québec. Plus tu souffres, plus t’es supposé être bon? Parmi les plus grands chanteurs du monde, y en a certains là-dedans qui avaient des vies fucking plates. Pis tu sais quoi? C’est correct.» Vive être dull raide!

Loin d’être ultra dull de son côté, la vie de Politesses en tournée a connu son lot de YOLO. Félix est récemment parti en Europe donner quelques shows et ce, avec un paquet de musiciens qu’il n’avait jamais rencontrés. Mine de rien, ça a même modifié l’expérience du spectacle jusqu’au Québec. «C’est parce qu’on était vraiment serrés sur l’argent, mais en même temps, j’avais le goût d’essayer de quoi rendu là-bas. Je viens de revenir et suite à l’expérience, on a remonté un show légèrement différent. Quand tu joues un show à répétition comme ça, tu finis par avoir un pacing. Là je reviens pis j’ai pas le goût de reculer. Le setlist est différent. Y a plein d’affaires qui sont différentes. Peut-être qu’il va y avoir des dérapages. Anyway, c’est cool de se mettre en danger. J’trouve.»

QUE CE SOIT TOI, QUE CE SOIT MOI, UNE GRANDE HISTOIRE DE PLUMES

Dans la foulée des dernières semaines (et mois), Félix et sa troupe ont donné une nouvelle vie à la pièce Que ce soit toi, que ce soit moi: le vidéoclip qui agit à titre de shoutout à tous les amateurs d’ornithologie. Avec une touche de creepiness artistique et de masques saisissants, on pourrait presque croire à un hommage à Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick. «C’était un bon film. Même s’il y avait Tom Cruise, le gars le plus détestable. L’inspiration principale du vidéoclip, c’était le film Peau d’Âne de Jacques Demy, le réalisateur qui a fait Les Parapluies de Cherbourg. Il faisait des comédies musicales dans les années 1960 (même si je trouve ça super lourd). Il y a une couple de tounes dans ce film-là aussi, mais dans ce cas-ci, c’est vraiment bon! À un moment donné dans le film, il y a un bal des oiseaux. Les gens sont costumés en oiseaux. On a rassemblé une petite gang, pis on s’est mis à fabriquer des masques d’oiseaux avec un paquet de matériaux pis des guns à colle. Et voilà.»

«À la base, on avait eu l’idée pour la chanson Croix (avec Béatrice Martin), mais on s’est rendu compte que ça fitait ben plus avec Que ce soit toi que ce soit moi parce que ça parle d’oiseaux. Ben en fait, la seule référence aux oiseaux c’est probablement l’hirondelle, mais en tout cas!»

 

ÉVELYNE DANS UN SPRINT ARTISTIQUE

Figurant également parmi les fous scoops des derniers mois, on a pu entendre la comédienne Évelyne Brochu, en entrevue, annoncer dans les médias qu’elle avait aimé son expérience comme chanteuse aux côtés de Félix sur la pièce Je cours. Au point où elle voulait se lancer dans la production d’un album aux côtés de son comparse et joggeur d’occasion.  En fait, ils ont présentement les deux mains dedans. «Ça se passe en criss. On a fini de l’écrire. On s’est payé un luxe: deux semaines de pré-prod à expérimenter avec un band dans un local. Ça introduit Évelyne un peu à la vie de band. C’est une actrice, elle n’a jamais fait de tournée ni même de shows, mise à part peut-être une mini-prestation avec moi il y a longtemps à l’Inspecteur Épingle, un endroit où on pouvait souvent croiser Éric Lapointe. J’ai une amie l’a déjà clenché au billard genre deux ou trois fois de suite pis il était vraiment vexé. Son égo était heurté. Mais on s’écarte…»

«Bref, l’album est complètement écrit. On entre en studio dans les prochaines semaines avec Philippe Brault. Après les Francos, je me penche complètement sur l’album d’Évelyne. Je suis supposé être réalisateur. On a un super bon band. On a Guillaume Ethier de Chocolat et Maxime Castellon qui était sur Maladie d’amour de Jimmy Hunt. On va peut-être aussi avoir Mathieu Charbonneau de Timber Timbre aux claviers. Je vais jouer de la guit et faire du sound design avec Philippe Brault. Jason Kent va jouer du clavier et de la guitare. On est graillés dur! On a 15 tounes dont deux avec les textes d’Évelyne et une autre que j’ai écrite avec Pierre Lapointe. Tout le reste, c’est moi. C’est comme mon troisième album en fait. Le premier single devrait sortir à l’automne et l’album au début de l’hiver.»

 

MAIS BREF, AUX FRANCOS DANS LA ZONE COORS LIGHT DÈS 19H

C’est donc effectivement au coin des rues Bleury et Sainte-Catherine que Félix Dyotte présentera ses fragments de politesses à l’occasion de sa perfo gratuite aux Francos 2018. Montréal étant encore dans les restants de fumes des pneus et de gaz brûlé de la Formule 1, on se questionne à savoir si le principal intéressé à l’intention d’alterner certaines de ses chansons pour les coller à la thématique. Je cours pourrait devenir Je course. Stop Idaho pourrait devenir Pit Stop Idaho. On jase. «Ouais je pourrais. En tout cas, j’ai un band de course. Je creuse dans les paroles de mes tounes pour voir si j’ai d’autres références, mais j’en trouve pas. J’attends la VILLENEUVE qui me tient à cœur? Mais là, c’est trop poussé. J’ai clairement perdu les gens.»

Trêve de jeux de mots, Félix proposera donc un set spécialement modelé et rodé sur ses expériences des derniers mois, tel que mentionné ci-haut. On peut compter sur de potentielles surprises à travers tout ça. «Ben j’ai deux surprises. Pis c’est correct. J’pense qu’il faut slacker sur les surprises. Je pourrais apporter des Kinder Surprise et/ou des gogosses à pitcher dans la foule, mais c’est un spectacle de musique. Le show a juste besoin de bonne musique et d’un band qui s’amuse. Mais ouais, j’en ai déjà deux surprises. Je me prends pas au sérieux, parce que finalement, tout bénéficie de ne pas stresser. La perfo est tellement meilleure quand t’es relax.»

Namaste.

Pour lever le voile sur ces surprises qui changeront peut-être vos vies ou tout simplement pour apprécier de très près la spontanéité et la créativité de l’artiste, Félix Dyotte sera sur la scène de la fameuse zone Coors Light lundi dès 19h. Et tout cela, pour la modique somme de ZÉRO DOLLAR.

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Son album Politesses est encore et toujours disponible sur tous les interwebs et dans les bons magasins qui vendent de la culture au détail.

Gardez les yeux ouverts pour les annonces spéciales qui viendront dans les prochaines semaines!

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