Gazoline : objectif accompli

Les rockeurs originaires du Saguenay étaient à la Sala Rossa vendredi dernier pour nous présenter entre autres les chansons de leur nouvel EP Yūgen . Une belle soirée qui s’est terminée dans un agréable blizzard…

Syzzors démarre bien la fête avec sa pop 80’s. Ce n’est pas trop ma tasse de thé, mais ces jeunes gens ont du talent. Mention honorable à la voix très suave et légèrement grave de la chanteuse.

Syzzors / Photo : Mathieu Catafard

Vous avez sûrement déjà entendu parler de Gazoline grâce à leur clip de la chanson L’amour véritable est aux rebelles. Ce clip jugé trop osé par YouTube a été banni l’an dernier par le géant du web. On y voit quoi? Des gens qui s’embrassent et des bouts de peau… Très choquant effectivement. Pourtant la vidéo du youtubeur vedette Logan Paul montrant des images d’un homme qui s’était suicidé par pendaison au Japon a été vue par des millions de personnes…

Mais revenons à nos moutons! Le groupe qui a travaillé dans le passé avec Xavier Caféïne et Julien Mineau de Malajube présentait son nouvel EP sur scène pour la première fois. Un EP beaucoup plus pop, aux accents new wave. Je dois dire que ce virage ne me plaît pas beaucoup, mais on y retrouve néanmoins des mélodies accrocheuses.

Gazoline / Photo : Mathieu Catafard

Les gars arrivent sur scène vers 22 h. La Sala est bien remplie et le genre féminin est particulièrement au rendez-vous. Xavier Dufour-Thériault arrive sur scène un peu après le début de la première chanson, la foule s’énerve. Sa ressemblance avec Julian Casablancas, le chanteur des Strokes, est frappante, non seulement côté physique, mais aussi dans ses mimiques sur scène. Xavier a le profil parfait du chanteur d’un groupe de rock et il le sait très bien. Son attitude, parfois narcissique, s’accorde harmonieusement avec leur rock primitif.

Xavier saute sur scène, il se met à genoux et il chante dans la foule… Tout ça peut sembler cliché, mais ça fonctionne, c’est garanti.

Xavier Dufour-Thériault- Gazoline / Photo : Mathieu Catafard

Il fait chaud à la Sala et c’est le gros party. Gazoline a plusieurs invités dont les sympathiques Deuxluxes qui participent à quelques chansons. La chanteuse Anna Frances Meyer me surprend toujours avec sa voix puissante et son look magnifique. Un beau moment.

Les Deuxluxes – Gazoline / Photo : Mathieu Catafard

Les chansons de Gazoline sont résolument plus sales en concert que sur leurs albums et c’est tant mieux, surtout pour les chansons que l’on retrouve sur Yūgen . L’excellent guitariste Jean-Cimon Tellier-Dubé, l’autre beau gosse, fait crier sa belle telecaster rouge avec aisance. Son jeu de guitare a évidemment un petit quelque chose à la Albert Hammond Jr. (oui, les gars ont été influencés pas mal par les Strokes). Leur son me rappelle également tous ces groupes de la scène parisienne du milieu des années 2000 avec Naast, Second Sex et les BB Brunes ou sur une comparaison plus récente, à The Vaccines.

Le guitariste de Gazoline, Jean-Cimon Tellier-Dubé / Photo : Mathieu Catafard

Danser sur du rock en 2018?

Finalement, Gazoline ne réinvente pas la roue et leur rock peut parfois sonner teenage, mais au moins, le groupe arrive à faire danser les foules sur du rock bien gras, ce qui est de plus en plus rare de nos jours. «Le but avec Gazoline, c’était de faire danser les filles», disait récemment Xavier dans une entrevue. C’est réussi mon cher.
PS: J’ai trouvé ça moins cool en sortant de la Sala…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *