Préchauffez à 350 F pour La Famille Ouellette

Sur mes incroyables réseaux sociaux, dès que j’ai vu apparaître l’incroyable évènement pour l’incroyable lancement du tout premier opus Deluxe de La Famille Ouellette, je me suis dit qu’il fallait absolument que je m’y présente. Mon incroyable sixième sens me disait qu’il ne fallait pas que je manque cet événement; beau temps mauvais temps. Retour sur un show surprenant satisfaisant culinairement, vaporeux et chaleureux.

Je vais tout de suite commencer avec le seul hic qui me hic à l’oreille quand je pense au show. Je vais me débarrasser de cette parcelle négative qui ne l’est pas tant. Parce que comme Jay du Temple, je n’aime pas chialer. Pendant le show, je m’entendais chanter. Une impression que le son n’est pas assez fort pour mes pauvres tympans qui en veulent plus. Et m’entendre chanter, c’est aussi agréable que de devoir participer à un premier cours de CrossFit: ça te donne des palpitations cardiaques, une envie de vomir, des sueurs au bas-dorsal et l’envie de manger 15 œufs durs quand c’est fini.

C’est sur une autre lancée que je vous explique le déroulement de mon incroyable aventure au Théâtre Fairmount pour voir les délectables de La Famille Ouellette. Je m’attends à goûter des recettes du terroir et hors-terroir. Mes papilles gustatives sont prêtes à affronter des plats rafraîchissants et inaccoutumés. Le groupe a bien informé son public en lui mentionnant qu’il «explorera des zones inédites». Les frères assument aussi qu’ils ne «pensent pas qu’ils se trompent en disant que c’est du jamais-vu dans l’histoire de la musique, faire le meilleur album au monde, rien de moins.» La modestie a mauvais goût avec les gars de La Famille Ouellette. Et j’aime ce mauvais goût.

J’arrive à la fin de la première partie. Un numéro de Daniel Grenier. On le salue.

Six gars vêtus de vestes rouges embarquent sur scène, le poing en l’air. Je pense soudainement au fait que, sur Facebook, le band avait clairement dit qu’il avait fait faire de nouveaux gilets. Facebook ne ment jamais… ET DE FAIT, les six gars se lèvent la tête et il ne s’agit pas de La Famille Ouellette. On assiste donc à un deuxième troll en deux jours de type «vous pensiez que c’tait nous que c’tait mais c’tait pas nous que c’tait». Voir ici.

On peut entre autres voir Nicolas Ouellet en avant-plan, avec un gilet rouge.

Est-ce que tous les faux-membres étaient des Ouellet/te? Merci de me revenir.

Tu pensais c’tait ça / Photo: Marielle Normandin Pageau

 

que c’tait mais c’tait pas ça que c’tait / Photo: Marielle Normandin Pageau

Les vrais Ouellette arrivent avec les nouveaux gilets blancs en satin.

Les vrais / Photo: Marielle Normandin Pageau

Ils commencent avec Kaatunga, première toune de Deluxe et première toune au Théâtre Fairmount. Y’ont du bon sens les pits!

Un délice / Photo: Marielle Normandin Pageau

Le band inclut déjà le public en nous faisant des moves de mains de type Robert De Niro dans une course de char (allusion à Meet the Fockers).

De même / Photo: Marielle Normandin Pageau

Douze musiciens sur scène ça nous donne pas envie de Sortir dehors. Juste de rester la pis de remettre notre Jogging à plus tard.

«Salut tout le monde on est Tryo, on vient juste d’arriver au Québec. Ben non c’est une joke, on est La Famille Ouellette». Aaaaaaah mon Dieu je pensais que j’assistais à mon deuxième troll de la soirée!

Je croise une amie et elle me demande «Hey ça va» je lui réponds que Tout ce vacarme assez Haut de gamme me remplit de petits frissons frissonnants. L’harmonica game que le band nous fait entendre donne définitivement envie de se retrouver dans le sud des États-Unis (en 2012 mettons) à rouler sur la chaussée terreuse à l’écart des grandes métropoles. Incroyable.

Hey ça va / Photo: Marielle Normandin Pageau

Le band nous informe qu’il y a deux invités spéciaux pour la perfo de la prochaine toune. Un des invités est Greg Beaudin de Dead Obies et l’autre est la merveilleuse Judith Little D. Judith étant déjà sur place (une des trois backvocalists), le band nous informe donc que Greg ne pourra y être en personne, mais bien par téléphone. Pendant la chanson on a donc droit à une perfo-téléphonico de la part de Greg. Incroyable!

Ils enchaînent avec M’empêcher dans un éclairage d’une douceur à s’en lécher les tympans. Il y a trois spots de lumières au-dessus du stage. Lesdites lampes ouvrent et ferment. Je me sens comme dans Fight Club. Mais un Fight Club sans violence et musical. C’est dans ce Fight Club là qu’on peut voir les gars de La Famille Ouellette nous partager leur amour pour la musique, nous partager Deluxe. Comme quand on se partage des plats indiens en famille. Autant d’amour.

Éclairage doux pour M’empêcher / Photo: Marielle Normandin Pageau

On veut un rappel! Le band revient sur scène et nous offre une pièce exclusive qui en étonne plus d’un. Un mix de Vois sur ton Chemin des Choristes, Et Cetera de Gabrielle Destroismaisons, d’une vibe toréador et d’autres vibes que je ne saurais décrire. Un délice. Je veux revivre ce moment incroyable.

La Famille Ouellette est un band à aller voir un mardi soir au Théâtre Fairmount. C’est aussi un band à aller voir n’importe quel autre jour ou soir. Mais ce que je dis dans cet article… Ce ne sont que des mots. Après ça, vous en faites ce que vous voulez. Ceci dit, le band te fera sourire et taper des pieds, des mains, des paupières et même du coccyx.

Tout ces gens / Photo: Marielle Normandin pageau

Pis pendant le show, j’ai rapidement oublié que j’entendais pas assez bien. J’ai chanté tout le long malgré le CrossFit Effect (voir plus haut).

 

Finalement, ce fut agréable et rond en bouche / Photo: Marielle Normandin Pageau

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