Premier Gala de l’ADISQ 2017 : «J’ai mal d’être surpris de bonheur» – Klô Pelgag

Le Gala des gens un peu moins chics qu’à l’ADISQ avait lieu hier soir à l’ancien Métropolis. Lors de ce Premier Gala, on remettait les trophées jugés moins importants que ceux qui seront remis à la Place des Arts dimanche. Nous, au contraire, on a trouvé ce gala très important, notamment parce que, désormais, on sait de quoi a l’air Klô Pelgag quand elle berce un nouveau-né:

Klô Pelgag/Photo: Élise Jetté

Klô Pelgag/Photo: Élise Jetté

Le gala commence en musique avec Vincent Vallières qui interprète Bad Luck et qui porte un t-shirt de Paul Piché. Sans doute essaie-t-il de créer une controverse telle Safia et son t-shirt de Gerry Boulet l’an dernier.

Dès le départ, l’animateur Sébastien Diaz félicite Jimmy Hunt parce qu’il est déjà en tain de faire du bodysurfing. C’est un gars qui ne perd pas de temps.

Tel son comparse qui animera l’ADISQ dimanche (LJ Houde), Sébastien oeuvre dans le milieu de la blague, notamment en parlant du groupe Sax dans la cité: «Ils feront une tournée nommée sax, drogue et rock and roll», dit l’animateur.

Après avoir souligné les grands retours de Dubmatique et La Chicane, évènements incontournables de 2017, Diaz comparera Daniel Bélanger à un Jedi avant de décerner le premier prix de la soirée à Klô Pelgag pour Album alternatif de l’année. À noter que tous les aspirants au trophée sont assis côte à côte pour un mouvement de caméra fluide sur tous les nommés. C’est fini, le sport, pour les caméramans.

«J’ai envie de pleurer, mais je pleure déjà», s’exclame Klô qui a prévu le coup en se maquillant le larmes artificielles.

Elle remercie tout le monde dont son frère Mathieu: «Engagez-le!», dit-elle avant de valider à nouveau son amour pour Messmer: «Merci encore Messmer. Notre amour maudit, faut combattre ça!»

En coulisse, on lui pose les vraies questions:

– On dit que les trophées, ce sont des objets qui ramassent la poussière. Tu ferais quoi avec ton trophée pour qu’il serve réellement à quelque chose?

– Je sais que ça peut paraître irrespectueux, mais un Félix, c’est lourd et ça prend de la place. Y’a des toilettes qui manquent d’eau, donc tu peux le mettre dans le bassin arrière pour faire monter l’eau et être en mesure de flusher. Sinon, j’imagine que ça capte la température. Donc j’ai déjà vu des glaçons que c’est pas vraiment des glaçons, mais ça ramasse le froid pour rafraîchir les drinks. Je pourrais le mettre au congélateur pour rafraîchir un pot de sangria par exemple.

– Tu as dit dans ton discours que les gens devraient engager ton frère Mathieu. Qui devrait l’engager?

– Tout le monde qui fait de la bonne musique. C’est le meilleur arrangeur de cordes et de cuivres au Québec. Arrêtez d’engager toujours les mêmes. Il est très bon!

Mariana Mazza remporte ensuite le prix du Spectacle de l’année humour. Elle capote d’être dans le même gala que les gens qui jouent toujours dans sa radio d’auto.

«Je remets ce trophée a vos cheveux frisés», s’exprime-t-elle en s’adressant à 2 Frères.

Elisabeth Cossette/Photo: Élise Jetté

Elisabeth Cossette/Photo: Élise Jetté

C’est la fille de Sylvain Cossette qui gagne ensuite le trophée d’Album ou DVD jeunesse. Elisabeth Cossette et son projet Pyjama Party se sont démarqués, notamment pour une chanson nommée Fred Beauxrêves, un jeu de mots qui rivalise avec les plus grands. Portant une robe qui pourrait faire en sorte qu’on la confonde avec un serin, donc un oiseau, donc Ari Cui Cui, elle remercie entre autres son chum qui est parfait. Chanceuse.

Le prix Musique du monde est décerné à Samito qui est absent. Sûrement ailleurs dans le monde.

Puis Chocolat remporte un premier Félix en carrière pour Album rock de l’année. La voix off de Claude Rajotte nous indique que le groupe a un nom savoureux et Jimmy Hunt fait les remerciements les plus courts du gala: «Merci à ma blonde, tout le monde pis Réjean Ducharme

Chocolat/Photo: Élise Jetté

Chocolat/Photo: Élise Jetté

Céline Dion ne vient pas chercher son trophée pour Album, meilleur vendeur. Elle est sans doute quelque part avec Samito. «Y’a-tu quelqu’un qui vient chercher son trophée?», demande avec inquiétude Normand Brathwaite qui présentait le prix.

Ce sont les magnifiques covers de Safia Nolin qui sont récipiendaires du prix Album de l’année réinterprétation: «Merci à ceux qui m’ont envoyé de la crotte l’an dernier», dira entre autres la gagnante.

En coulisse, on lui pose les vraies questions:

– Ce prix-là, t’attendais-tu à le gagner?

– Criss non. J’aurais aimé ça m’y attendre parce que j’ai vraiment bogué pendant le discours. Ça a été sinueux comme remerciement. Quand j’ai vu que j’étais contre La Voix et Mario Pelchat, je me suis dit que les chances étaient minces.

– D’après toi, qu’est-ce qui distingue tes covers de leurs covers?

– Je vais y aller rough de même, mais je m’en caliss. Y’a rarement des gens qui connectent avec les chansons qu’ils reprennent. J’ai pris la décision, avec mon coeur, de faire des covers. J’aurais pu refaire un album de chansons originales… j’en écris plein. Longue vie à La Voix pis Mario, mais un album de reprises fait avec ses tripes, c’est important que ça doit remporter des prix. Et je parle pas juste du mien. La Voix n’a pas gagné ce prix-là… Je suis très contente de rappeler à tout le monde qu’on peut encore fucker la machine.

– Comme tu as commencé en musique en faisant des covers sur Youtube, ce prix-là a-t-il une signification particulière pour toi?

– Maintenant que tu le dis, criss oui! C’est fou, man! Ça boucle la boucle. C’est surreal. Je pense que je fais la bonne affaire.

– Y a-t-il un cover que t’aimerais faire en ce moment? Une chanson qui te turlupine?

– J’ai fait un cover de Julien Clerc récemment. Ça faisait crissement longtemps que je voulais le faire. Sinon, je devrai faire un jour Tous les cris les SOS de Marie-Denise Pelletier, mais les filles (Les soeurs Boulay) la font déjà en show donc je pense que j’aurai pas le choix de la faire en trio!

Safia Nolin/Photo: Élise Jetté

Safia Nolin/Photo: Élise Jetté

De retour dans la salle, Saratoga fait une belle perfo cute comme d’habitude, avant que nous demeurions tous perplexes devant un étrange segment «produits dérivés d’artistes» offert par l’animateur du gala.

Les prix de musique classique sont remis à Angèle Dubeau et Charles Richard-Hamelin et le meilleur Album jazz est celui d’Andrea Lindsay.

Peter Peter monte sur scène pour faire une toune en portant des lunettes, puis Avec pas d’casque remporte un quatrième Félix en carrière pour Album folk de l’année. Un choix qui était aussi notre choix.

Avec pas d'casque/Photo: Élise Jetté

Avec pas d’casque/Photo: Élise Jetté

La meilleure musique traditionnelle de l’année est celle d’Yves Lambert et on décerne ensuite un autre trophée d’humour dans un gala de musique: Album ou DVD humour. C’est François Bellefeuille qui gagne. Très étonné que les gens achètent encore des DVD, il dit: «Vous devez capoter! Vos clubs vidéos ferment!»

L’artiste s’étant le plus illustré (pour une dernière fois) hors Québec est le grand Leonard Cohen qui accepte son Félix en direct de l’au-delà.

L’Album country de l’année est La clé du bonheur de Sylvain Garneau. C’est un prix qui fait son bonheur.

Chocolat revient sur scène le temps d’une perfo à thématique Halloween: dans la boucane et sans lumière pour qu’on puisse voir les visages.

Leonard Cohen accepte un second trophée céleste pour l’Album anglophone de l’année. Et Half Moon Run vient remercier le public en français pour le meilleur Spectacle anglophone de l’année.

La vidéo de l’année est celle d’Alaclair Ensemble pour la toune Ça que c’taitMaybe Watson remercie «les acteurs qui ont fait les écureuils et les ballerines.»

Alaclair Ensemble/Photo: Élise Jetté

Alaclair Ensemble/Photo: Élise Jetté

En coulisse, on ne peut détourner notre regard du style-vestimentaire-de-pieds de Claude Bégin, véritable attrape-regards.

Claude Bégin/Photo: Élise Jetté

Claude Bégin/Photo: Élise Jetté

Sur scène, Laurence Nerbonne et Rymz s’adonnent à un duo étonnant. Étonnant d’abord pour le mélange, mais aussi parce que Laurence Nerbonne semble avoir perdu sa voix entre l’enregistrement de Montréal XO et aujourd’hui. Nous rêvons tous d’un gala où les perfos réussissent à sonner aussi bien qu’à l’OSM. Nous sommes des idéalistes!

Le gala culmine avec la victoire de Klô Pelgag dans la catégorie Choix de la critique. «J’ai mal d’être surpris de bonheur», annonce-t-elle avant de souligner les performances des bons artistes jamais nommés dans le gala en cours: «Catherine Leduc et Violett Pi, pis Vilain Pingouin. Ben non! Pas Vilain Pingouin!»

Comme au moment où elle avait gagné le trophée de Révélation de l’année en 2014, elle remercie ses parents d’avoir fait l’amour pour ainsi la concevoir. «J’espère que vous avez fait l’amour récemment, aussi.»

Klô Pelgag/Photo: Élise Jetté

Klô Pelgag/Photo: Élise Jetté

On sera là pour le Gala des gens chics, dimanche. Lisez nos péripéties lundi!

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