Death From Above : En quête de repères

Death From Above 

Outrage! Is Now

Last Gang Records

***1/4

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Le troisième album de Death From Above, Outrage! Is Now risque de surprendre les fans de la première heure du duo canadien. Outrage! Is Now suit les tonalités du second album , The Physical World, paru à pareille date il y a exactement trois ans. Nous sommes loin des riffs de basse criards, sauvages et punks du premier album, You’re a Woman, I’m a Machine. Au courant de l’été, la formation a décidé de retirer le suffixe 1979 de son nom et de revenir aux sources avec son nom originel.

Le plus récent album du duo torontois vogue allègrement entre le punk , le hard rock et un pop-rock déconcertant. Étonnant, parce que, durant les dernières années, Death From Above nous aura accoutumés aux acouphènes d’après-spectacles.

Le premier single, Freeze me, surprend avec sa tangente emo-rock légèrement pop. À l’opposé du son punk auquel ils nous ont habitués.

Toutefois, à travers les pièces mélancoliques où la batterie de Sebastien Grainger est moins présente (Caught Up et Outrage! Is Now), Death From Above revient à sa formule gagnante avec des thèmes sombres (Moonlight et la lourdeur oppressante du vedettariat) en passant par une critique de la foi (Holy Books) et de la dépravation de la jeunesse sur Never Swim Alone. L’ensemble s’accompagne, sans surprise, de la basse saturée de Jesse F. Keeler.

Coup de cœur pour Never Swim Alone et Statues.

Reste à voir si Death From Above pigera allègrement dans cet album lors de son spectacle au Théâtre Corona le 20 octobre.

Enfin, on est nostalgiques du premier opus et on espère beaucoup de pièces de l’album culte You’re a Woman, I’m a Machine.

 

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