Y’aura jamais assez de jangle pop – Ultimate Painting à la Brasserie Beaubien

Le spectacle des Anglais Ultimate Painting à la Brasserie Beaubien samedi dernier aura été le premier que je n’aurai pas vu parmi leurs prestations à Montréal. Triste constat de départ pour un review, mais qui laissera tout de même pleine place au mandat de Feu à volonté: parler des bands émergents et «locaux» au sens large, soit les trois premières parties Vanille, Lev Snowe et Ivory Waves. Il se révèle assez hasardeux d’assister à des événements divers avec un streptocoque plein la yeule…

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Contrairement à mon habitude, j’arrive un peu en retard à la toujours si resplendissante Brasserie Beaubien. Je manque donc le début du set des Lavallo-Montréalais de Vanille. À mon arrivée, j’ai tout de même la chance d’assister à un changement de guitare et un sondage pour savoir qui parle français dans la salle, deux évènements qui réussissent à me convaincre que la suite sera agréable.

Je vais me bencher juste à côté de la pancarte «Pas de paris», que les connaisseurs reconnaîtront comme l’un des bons spots pour ne pas se faire blaster le son trop fort drette dans les tympans. La chanteuse prend son temps avec son nouvel instrument, mais s’excuse par des interventions très intègres et souvent un peu lol/cute. Le groupe continue finalement le show avec adresse, nous présentant une indie-pop un peu teintée de shoegaze, mais qui parvient toutefois bien à se démarquer dans ce créneau déjà fort utilisé.

Juste après nous avoir dit que «Laval is the new Montréal», le groupe nous invitera finalement à aller manger de la crème glacée au lancement de leur fruité premier EP à la Casa del Popolo le 11 août prochain. J’y serai fort probablement, parce que Vanille est clairement un groupe avec un avenir prometteur, pis c’est pas juste parce que c’est à 75 % Valery Vaughn

C’est ensuite à Lev Snowe, premier des deux groupes de Winnipeg programmés par Blue Skies Turn Black, à se présenter sur l’exigu stage de la BB. Assez drôles et fuck all, les gars présentent toutes leurs tounes par la formule suivante «This is Ride the Lightning. It’s a Stevie Wonder cover». Ils passeront aussi éventuellement cinq minutes à parler de leur live stream hebdomadaire sur Facebook, un autre moment convaincant.

La musique est fort bonne itou, quoiqu’elle sonne un peu trop comme pas mal tout ce qui sort de l’Ouest canadien depuis Mac DeMarco et Homeshake. Mettons que le créneau commence à se charger pas mal et qu’il devient difficile de s’y créer une identité vraiment propre. Cela dit, j’aime bien ce que le groupe vient nous présenter et le show est agréable à écouter.

C’est ensuite avec Ivory Waves que je commence à avoir un peu de difficulté. Leurs chansons sont pas mal plus downtempo et un peu tristounettes par bouts. Ça donne un peu moins d’énergie au public, qui se fait d’ailleurs plus épars à ce moment. Toutes mes heures de non-sommeil accumulées kick in d’une shot et je me mets à cogner des clous, tel un Hugo Girard au sommet de sa forme. Je me réveillerai finalement pour aller élégamment cracher un peu de sang dans les toilettes/crack house de la salle.

Au final, la soirée se sera avérée courte puisque je partirai directement après mon passage aux toilettes, sans voir un band de mon top 10. Sinon, je lève quand même mon chapeau à Vanille qui a présenté un bien bon show et affiche déjà une attitude fort professionnelle. Bravo aussi au line-up de Winnipeg, une ville qui présente de belles affinités musicales avec Montréal en termes d’indie-rock et dont on devrait honnêtement parler plus souvent.

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