Pouzza Fest 2017 : Vivre vite, consommer local

La septième édition du Pouzza Fest, le rendez-vous des punks de tout acabit au centre-ville, débute le 19 mai et, comme de raison, FAV vous prépare un topo sur les groupes locaux à surveiller pendant cette fin de semaine de disto, de friture et de sueur.

Pouzza en 2016. / Photo: Caroline Perron

Pouzza 2016 / Photo: Caroline Perron

On ne se mentira pas. Notre passion pour la scène locale est infinie et c’est sûr et certain qu’on va militer pour nos talents locaux au-delà des Daggermouth, PUP, LagwagonMustard Plug et autres têtes d’affiche. Mais on vous parle de nos héros locaux aussi parce que nous sommes à peu près certains qu’ils ne se feront pas annuler leur spectacle pour des raisons hors de notre contrôle. À la lumière des menaces formulées en futilités grammaticales par Owen Pallett envers des groupes de noise rock, on vous propose plusieurs options pour rester sain-e-s et sauf-ve-s dans le monde des musiques dangereuses. «Live fast, eat fast, die whenever», mais seulement si whenever c’est pas en fin de semaine, OK?

Ce sont 46 des 158 projets proposés par le Pouzza qui viennent du Québec, ce qui fait un pourcentage assez costaud pour des projets qui ne sont pas nécessairement boudés par les autres festivals de l’été, mais pas toujours en tête dans les listes des promoteurs. Tant mieux pour nos papilles avides de découvrir le goût de la pouzza de ce qui est beau et bon par chez nous. Classons-les en trois catégories.

Les trésors cachés de l’Île

On dit «trésors cachés», mais certains des noms qu’on va entendre nous sont bien connus. Qu’on parle de Barrasso, BonVivant, Laval (L/\ \/ /\ L) qui a fait bonne figure sur notre top 20 des parutions de 2016 ou de La Carabine et leur #drumjaune, on a des bons repères et de bonnes valeurs sûres. Il suffit d’arriver un peu avant ou un peu après pour trouver ces fameux joyaux qui font moins souvent la manchette. Pensons à Dumb Adults, nom auquel l’auteur du présent billet peut aisément s’identifier, qui passent avant BonVivant, Crash Ton Rock et The Dirty Nil, vendredi aux Katacombes. Ou encore Sunday, qui joue à point nommé, dimanche et qui se faufile entre The Wet Bandits et Serenity Now aux Foufounes Électriques. L’horaire est assez varié pour être Capable! (samedi, Théâtre Sainte-Catherine) de passer une soirée au centre-ville sans que ce soit un Downtown Fiasco (vendredi, Foufounes Électriques).

Québec sans le Pantoum

La ville de Québec a réussi à rayonner au-delà de la région de la Capitale nationale au courant des dernières années grâce aux vaillants efforts d’une bande dans une salle DIY. Par contre, il serait faux de penser que c’est le seul point de création culturelle dans la ville. Quelques projets qui vont dans le sens du punk font aussi un contrepoids face à tous les auditeurs du FM93 qui restent pris sur l’autoroute Henri IV. Ils font preuve de Persistence (dimanche, Café Cléopâtre) pour montrer le meilleur d’eux-mêmes à Montréal. On note les passages de The Robert Creek’s Saloon et de Our Darkest Days, respectivement au Jardin des Bières (Clark/Maisonneuve) le samedi et au Café Cléopâtre le dimanche, ainsi que de Mhedved, dimanche aux Katacombes, juste après L /\ \/ /\ L.

Je r’viens d’loin, toi tu t’en vas nulle part

C’est cruel dit de même, mais si tu viens de Montréal et que tu restes à Montréal pour le Pouzza, c’est vrai que ta route est moins longue que celle de ceux qui viennent des scènes décentrées. On a nommé Crash Ton Rock, straight outta Jonquière, mais notons au passage les valeureux Two Miles Left de Saint-Jérôme, My Cone Buddy, fameux one-man-band de Neuville ou encore Cirrhose et Cendrier de Valleyfield et Toy Gun Criminal de Sherbrooke.

Le centre-ville prend son beat d’été avec le Pouzza. Manque pas ta chance de représenter ta scène locale. La programmation, plus détaillée et plus claire, se trouve juste ici.

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