Francouvertes 2017 soir 3 : les tympans bien sollicités

C’était la soirée du rock hier soir. C’était aussi rock qu’une pub de Budweiser sauf que les filles étaient habillées. Vulvets et Valery Vaughn ont d’ailleurs travaillé nos tympans jusqu’au sommet du palmarès actuel. Retour sur une soirée où je n’aurais pas amené ma grand-mère.

Violett Pi/Photo: Maxime Plantady

Violett Pi/Photo: Maxime Plantady

«Je serai tout seul à la guitare, je sais pas si c’est une bonne chose», nous dit d’abord l’Ex de la soirée, Violett Pi. Il joue Hors de la portée des humains et Bulbe avant de s’adresser à la foule à nouveau: «Est ce que vous êtes comme moi? Vous buvez pour oublier que vous existez!?» C’est deep.

Violett Pi/Photo: Maxime Plantady

Violett Pi/Photo: Maxime Plantady

Il y va ensuite de sa nouvelle chanson à «casser» sur le public pour la première fois. Il parle d’une certaine Annie qui est probablement sa soeur, mais ça reste à confirmer. C’est beau sans bon sens. Karl et son chandail Earth Sucks quittent la scène pour laisser la place au premier band: Bermudes.

Bermudes/Photo: Maxime Plantady

Bermudes/Photo: Maxime Plantady

Le premier EP du groupe, paru en avril dernier, laissait entendre un rock accessible et entraînant. C’est également ce qui se ressent sur scène après quelques pièces. Les voix sont néanmoins occultées de façon récurrente, ce qui occasionne certaines difficultés à bien saisir les propos. La symbiose entre les quatre acolytes est quelquefois bien palpable et, à d’autres moments, chaque musicien semble jouer pour soi, malgré les arrangements intéressants à l’origine.

Bermudes/Photo: Maxime Plantady

Bermudes/Photo: Maxime Plantady

«On a fait un show durant Coup de coeur francophone le soir où Donald Trump à été élu», nous dit Louis-Jean, le chanteur. Il nous invite ensuite à entendre la chanson composée à la suite de cette expérience traumatisante: Tout rentrait dans l’ordre. On pourrait considérer cette chanson comme l’un des sérieux points positifs à la victoire de l’homme orange. Soulignons les enchaînements très réussis entre les pièces, permettant de ne jamais perdre le niveau d’intensité.

Vulvets/Photo: Maxime Plantady

Vulvets/Photo: Maxime Plantady

Vulvets entre sur scènes: quatre personnages très groundés, profondément «dedans». Elles félicitent Bermudes et anticipent l’arrivée de Valery Vaugh en disant que c’est «consanguin comme soirée… Vous viendrez nous voir pour les explications!»

Leur rock garage un brin rétro est extrêmement bien rodé. Alors que l’une des guitaristes, Marie-Claire, était de la partie en solo l’an dernier, toutes les autres comparses féminines sont issues d’autres projets musicaux ayant déjà résonné sur la scène musicale émergente. Aucune d’entre elles n’a l’air de se demander ce qu’elle fait là et encore mieux, elles semblent donner un cours d’audace et de confiance en soi à tous ceux et celles qui en auraient besoin.

Vulvets/Photo: Maxime Plantady

Vulvets/Photo: Maxime Plantady

Malgré le fait qu’elles soient toutes munies d’un micro, c’est quand la drummeuse hurle en drummant sur Fatale que tout le monde dans la salle prend son trou: elle a gagné.

Les filles terminent en remerciant les Francouvertes de les faire jouer sur une scène où il y a des bouteilles d’eau pour les artistes durant la perfo. Et elles envoient une toune plus smooth pour «faire revenir à la mode les plains» en disant au monde de se coller. Même la boule disco se fait aller.

Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady

Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady

Et c’est quand Valery Vaughn monte finalement sur scène qu’on découvre que, oui, c’est possible de faire trembler les murs même si tu joues en duo. Une basse et des pédales à effets d’un côté et un drum de l’autre, on se laisse prendre au jeu du gros bruit rapidement avec Vincent Huard et Victor Tremblay.

Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady

Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady

Animés par une énergie de p’tits gars qui n’en reviennent pas vraiment d’être là, ils enchaînent leurs morceaux fuzz rock aux textes minimalistes: «C’est triste ici, fais-moi danser toute la nuit.» Digne fils de Mara Tremblay, le drummeur nous montre qu’il est possible pour une pomme de tomber près du pommier, mais de faire les choses à sa manière. Même s’il a collaboré à certaines chansons de sa mère, côté inspiration, on est loin du Printemps des amants.

Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady

Valery Vaughn/Photo: Maxime Plantady

Dans la première rangée, salutation à tous ceux qui ont essayé l’expérience sensorielle de se faire envoyer des dreadlocks dans la face (il y avait un mini dancefloor très énergique).

Concluons en mentionnant le gros kick de Méllissa Larivière, l’animatrice, pour les deux drummeurs masculins de la soirée. Mettez-vous beaux les drummeurs des prochaines semaines!

Après la troisième soirée des préliminaires, voici le classement:

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