Douceur folk-rock au Verre Bouteille

Je tripe très fort sur Mathieu Bérubé. Je tripe aussi pas pire sur Joëlle Saint-Pierre. Donc quand j’ai vu que les deux se partageaient la scène du Verre Bouteille avec Chassepareil durant Montréal en Lumière, je me suis dit que je ne pouvais en aucun cas manquer l’événement.

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Arrivé à la salle vers 7h45 en appréhendant peut-être une attente d’une heure et quart à cause d’un événement pas trop clair sur l’horaire, je me rends plutôt compte que je suis pile à l’heure et que j’ai même le temps de me commander un grilled cheese avant le début du set de Joëlle Saint-Pierre. Je ne suis visiblement pas le seul à ne pas être au courant de l’heure exacte du show puisque plusieurs ne semblent même pas se rendre compte que la performance est commencée avant que la première pièce soit pas mal entamée.

Tout le monde réussit finalement à se taire et on écoute dans le calme une performance solo de la vibraphoniste. Efficace malgré le faible éclairage qui l’empêche par moments de bien voir son instrument, elle ne s’étend pas trop dans ses dialogues avec le public, préférant fournir le plus de ses jolies ritournelles, compte tenu du set-up serré de la soirée. On ne s’en plaint pas et on profite du moment.

C’est ensuite à Mathieu Bérubé et son band de monter sur scène. On a droit au passage à une Mélanie Venditti zombifiée sur son thérémine. Le set semble en effet assez difficile pour elle, compte tenu qu’elle jouait au Cabaret festif de la relève à Baie-Saint-Paul la veille. Pour le reste, tout semble beau, et je dis semble parce que j’ai malheureusement un peu de difficulté à tout bien entendre. Je suis installé juste à côté de la console, question de jaser avec le soundman Gabriel Meunier entre les perfos, mais aussi tout près d’un groupe de Français qui ne se sont pas fermer la trappe une seule seconde de tout le show. Une scène qui aurait probablement provoqué une quinte de «fermez vos gueules» si l’ami Jacques Boivin d’Écoutedonc.ca avait été présent dans la salle. Sinon, pour le reste, je réussis quand même à avoir un peu de plaisir en chantonnant les pièces que je connais par cœur.

Principale surprise: un réarrangement dub de la chanson Toutes les couleurs qui me laisse perplexe. Je peux pas dire si c’est un bon sentiment ou non: mon cerveau est encore en train de travailler là-dessus. Principale déception: fort d’une fin de semaine particulièrement mouvementée et d’un taux de sommeil avoisinant le zéro dans les 48 h précédentes, je finis assez rapidement par cogner des clous assis sur ma chaise dans le fond. Le set terminé, je me dis que je vais sortir un peu de la salle pour jaser, question de me remettre en forme pour l’apparition scénique de Chassepareil.

Finalement, la conversation ne suffira pas. Malgré les efforts de Simon P. Castonguay (le claviériste de Mathieu Bérubé et leader de Tambour) pour me réveiller, je ne me sens pas en état d’affronter un ensemble chamber-folk sans ronfler. Je décide donc, par respect pour le band, de retourner chez moi. Si ça peut excuser par le lolness de la situation, je me suis endormi dans le bus du retour pour me réveiller à une quinzaine d’arrêts plus loin que ma rue…

4 comments on “Douceur folk-rock au Verre Bouteille

  1. Marie-Eve Groulx 1 mars 2017 at 14:13

    « Finalement, même la douce voix de Simon P. Castonguay et le son du clavier de Mathieu (aussi leader de Tambour), ne sauront me réveiller assez pour affronter un ensemble chamber-folk sans ronfler. »

    Te tromper dans le nom des musiciens de qui joue quoi dans quel band, faire des fautes de français, nous jaser de ton grilled-cheese pis de ta fin de semaine hangover (!?), pis finir par admettre que tu t’es poussé avant la fin du show : grosse critique.

    Grosse.
    Critique.

  2. Mathieu Aubre 1 mars 2017 at 14:21

    Salut Marie-Eve,

    Je vois pas vraiment où je me suis trompé dans le nom des musiciens. C’est la dernière phrase qui a été reformulée de façon un peu weird et qui perd un peu de son sens, ça je te l’accorde.

    Par contre, pour ce qui est du reste, on parle ici surtout de chroniques qui visent à décrire des expériences personnelles et les sentiments des blogueurs plutôt qu’une critique traditionnelle en bonne et due forme. Je pratique une forme de journalisme gonzo qui peut effectivement me valoir parfois des commentaires négatifs, mais qui m’apporte normalement un retour intéressant de la part des artistes. Il faut tout simplement admettre que ce type de rédaction existe.

    En te souhaitant une bonne journée,

    Mathieu

  3. Élise Jetté 1 mars 2017 at 14:36

    Merci pour votre remarque Marie-Eve. Nous avons fait les modifications par rapport aux noms erronés. L’erreur est humaine! Pour ce qui est du ton de l’article mentionnant la bouffe ingérée par le journaliste et sa grosse fin de semaine, c’est dommage si ça ne vous plaît pas, mais c’est l’approche de Feu à volonté: une voix humoristique qui traite de musique tout en donnant des impressions personnelles sur l’expérience spectacle. Nous ne nous targuons pas d’être un média de critiques sérieuses. Il y en a bien assez et nous voulons parler des choses autrement. Au plaisir!

  4. Mathieu Aubre 1 mars 2017 at 14:43

    Aussi : ils sont vraiment fucking bons les grilled-cheeses du Verre Bouteille! À essayer ;)

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