C’est officiel, Montréal aime Dilla

J’étais beigne contente quand j’ai vu popper dans mon fil Facebook l’événement Montréal Loves Dilla, créé par De La Rap et Artbeat Montreal. Avec ce line up de beat-making-emcees-enjoying-life-and-donuts comme Shash’U, Toastdawg, Ephiks, Manzo, Mark the Magnanimous (et j’en passe), je me suis tout de suite dit que la variété musicale Dillarifique de ces sweets fanfarons allait me plaire. Retour sur la troisième édition de cette soirée bénéfice supportant la James Dewitt Yancey Foundation.

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Photo: Alexandre Demers

Des joueurs comme Toastdawg et Ephiks ont su titiller l’attention des participants Facebook en postant des playlists, des vidéos, des mots d’amour et des emojis Dilla-related sur ledit événement.

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On nous annonce aussi qu’ils y vendent des long sleeves shirts à l’effigie de Dilla avec le line up en arrière; 30 $ qui ira directement à la fondation.

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Photo: Alexandre Demers

Avec 1300 personnes se disant présentes à l’évènement, on nous dit qu’il va falloir arriver tôt. C’est noté.

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Eh beigne oui, Alexandre Demers, comparse photographeur-humour-fringuant et moi arrivons au Artgang à 20h45. Comme des winners, two can win. C’est tu normcore arriver trop tôt? On l’espère (presque).

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Photo: Alexandre Demers

Comme on peut voir, à 20h48 y’était peut-être un peu tôt.

Ça nous laisse le temps de:

  • Regarder la vidéo projetée en loop sur le mur de la section lounge du Artgang.
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Photo: Alexandre Demers

  • Retirer de l’argent sans attendre en file.
  • Utiliser des toilettes propres.
  • Discuter de notre album préféré de J Dilla.
  • Apprécier ce que le Artgang nous offre en termes de décoration-mur-de-brique-espace salon.
  • Enfin voir Dj Manifest commencer son set.

Manifest réchauffe la salle qui se remplit peu à peu de beat lovers. On sent une ambiance relaxo-hiphopeuse. Je vois déjà la Diff’Rence entre cette crowd et celle du Beachclub (exemple pris au hasard). C’est juste du vrai, des profound sound Waves qui ravivent les esprits geeks de la U-Love nation.

Une heure après notre arrivée on peut compter une quarantaine de personnes. On aperçoit aussitôt la machine à fumée se faire aller.

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Photo: Alexandre Demers

Dj Neaj prend la relève de Manifest et commence en me submergeant de beauté rythmique avec Time: The Donut of the Heart. So Far To Go, la foule grandit et le line up de fans à l’entrée se fait de plus en plus gros. Tout en entendant les sons de Walkinonit, je remarque beaucoup de comparses portant le chandail en vente à l’entrée.

C’est autour de quelques Clappers que je remarque que presque tous les donuts lovers autour de moi font du gros head-beigne le sourire au visage. Pis c’est quand j’entends un affable mix de Dead Wrong que mon col roulé se déroule pis que mes manches de démanchent.

Manzo is about to spit quand la dame vendant des t-shirts me dit que Manzo est fondateur des Sunday Scratch. Justement, il organise une session de scratch dans le métro Saint-Laurent le 4 mars prochain dans le cadre de la Nuit blanche. Y risque d’avoir quelques Brazilian Grooves, des Lightworks pis beaucoup de Sun In My Face.

Mark The Magnanimous, qui a clairement bien nettoyé son Ruff Draft, commence son set avec un petit Welcome To Detroit. Dans un Artgang déjà pas mal plein, on remarque que tous ces Geek Down apprécient ces rythmes en élaborant un two-step un peu plus funky qu’au début de la soirée.

Toast Dawg et Ephiks commencent leur set tant attendu. Les sauces se passent! Je peux affirmer que tout beigne dans l’huile quand j’entends la fabuleuse voix samplée de Cris Williamson dans la track The Red de Jaylib. Ce beau classique me donne les larmes aux yeux, mais aussi, une envie folle de faire des Taylor-Swift-Kind-Of-Moves. C’est très étrange.

Photo: Alexandre Demers

Photo: Alexandre Demers

Ils enchaînent avec Rico Suave Bossa Nova… Je sens presque les effluves d’un feijoada dans l’air. The Light et Funky For You se laissent entendre. C’est bien parti pour ce qui est de mes goûts (et clairement de ceux du public). J’entends le splendide, olympien, majestueux beat de Find A Way de Tribe Called Quest; une des seules chansons que je ne me tanne jamais d’écouter; ça pis Les gentils de Maybe Watsonfruitée en ti-pépère c’te track-là.

La vue de l’arrivée de Shash’U dans la place et quelques sons d’alarme me font réaliser que le temps passe très vite, surtout quand on entend ces Glazed sounds. Mon bus étant à One Eleven AM, je dois partir Runnin’ style, pendant que le set enflamme les murs de briques de ce glorieux espace. Ceci dit, ça fait toujours plaisir de goûter à mon Last Donut Of The Night sur le classique Vibrant Thing de Tribe Called Quest. 

1 comment on “C’est officiel, Montréal aime Dilla

  1. Martin AdOn 22 février 2017 at 15:00

    Bonsoir un grand bravo pour la qualité de votre sujet. Nous souhaiterions vous faire découvrir nos dernières offres d’événements en réalité virtuelle. Merci.

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