Soirée sur le tapis avec Rosie

Rosie Valland concluait sa tournée Partir avant, vendredi dernier, en offrant une performance intime sur des tapis, en plein centre de la Sala Rossa.

Rosie Valland et Frédéric Levac/Photo: Élise Jetté

Rosie Valland et Frédéric Levac/Photo: Élise Jetté

Victime d’un cambriolage dans son appartement la veille du spectacle, Rosie avait besoin de recevoir une vague d’amour. C’est sans surprise que la foule démontre son appréciation par des applaudissements sentis. La scène de la mythique salle du boulevard Saint-Laurent n’est pas utilisée aux mêmes fins qu’à l’accoutumée, le band étant installé au centre du parterre, laissant le public prendre place sur la scène et tout autour. Des tapis jonchent le sol sous les pieds de Rosie Valland, accompagnée, comme durant la majeure partie de la tournée, par les frères Levac, Jean-Philippe à la batterie et Frédéric aux synthétiseurs.

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Rosie Valland/Photo: Élise Jetté

Le clair-obscur de la salle, créé par les ampoules au-dessus des artistes, accentue l’intensité de la performance musicale, sans distraire le public attentif. Lors de l’interprétation de Rebound, Rosie Valland ne peut cacher son sourire satisfait et ému et le bonheur d’avoir les pieds sur un pelage, le tout après avoir débuté la soirée avec les pièces Noyer, L’isle et Partir avant.

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Rosie Valland (Jean-Philippe Levac, Jesse Mac Cormack et Frédéric Levac)/Photo: Élise Jetté

Surprise qui n’en est pas vraiment une étant donné son statut de multi-instrumentiste et réalisateur de l’album, Jesse Mac Cormack arrive sur le revêtement laineux, le temps d’interpréter Concession. «Je suis l’artiste que je suis devenue grâce à toi», murmure Rosie à son endroit avant qu’il ne quitte la non-scène.

Les frères Levac prennent une pause, bien évachés sur les carpettes, le temps de Sinon, single trop court paru en décembre. Rosie Valland nous confie qu’elle prendra une pause de la scène, histoire de se concentrer sur l’écriture et l’emprunt de nouvelles avenues créatives. «Je ne veux pas me cartonner comme artiste», avoue-t-elle à ce moment en spécifiant que l’attente sera d’une durée indéterminée.

Des petites lumières de Noël intégrées dans les tapis s’allument et scintillent comme les yeux de la foule émotive. Salutations à Jean-Philippe, génie des éclairages, qui a conçu ce plancher pelucheux et incandescent pour recréer le moment fort vécu par Rosie lors du Festival de Musique Émergente en Abitibi, où elle avait eu la possibilité de jouer au même niveau que la foule.

Jesse Mac Cormack refait surface et accompagne le trio jusqu’à Olympe, pièce inspirée par la pionnière du féminisme français, Olympe de Gouges. «On en a besoin de féminisme en ce moment, inquiétez-vous pas, on va boire après», ironise-t-elle au sujet de l’actualité.

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Rosie Valland/Photo: Élise Jetté

Convaincue par les francs applaudissements de l’audience, elle revient légèrement décontenancée au centre de la Sala Rossa pour la douzième et dernière chanson de la soirée. «À Québec, le 12 janvier, il n’y a pas eu de rappel. Les gens en demandaient pas», affirme-t-elle le plus sérieusement du monde… La courte soirée (l’album Partir avant n’ayant que neuf pièces) se conclut avec Calmer le vent du EP Nord-Est, texte de Marie-Félixe Baril-Nadeau qu’interprète Rosie Valland. Sur son tapis lumineux.

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