Samito et Laurence Nerbonne dans mon vodka soda

C’est après avoir tapé cinq fois fois «Astral 2000» dans mon cher Google Maps que je me suis rendu à L’Astral avec 20 minutes de retard. L’organisation et la planification des shows de musique dans cette salle respirant la richesse montréalaise se planifiant à la minute près, j’ai donc manqué une belle grosse partie du spectacle. Possédant une bonne circulation d’air et une disposition assez attentionnée des tables, c’est un Astral à moitié rempli, très souriant et très assis qui m’a accueillie. Retour sur ce programme double présenté dans le cadre de Coup de coeur francophone.

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Grâce à ma télévision de 79 pouces et à mon forfait satellite m’offrant une chiée de poste télévisuel, j’avais auparavant découvert Samito lors de sa performance à Belle et Bum. Le tambourine game et les pas de danse très edgy de Normand Bratwaithe m’étaient alors apparus assez flabbergastants, je t’en passe un papier.

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Je m’attends donc sincèrement à une foule déchaînée devant Samito, ce cher procureur de rythmes africains texturés, qui nous incite tous et toutes à nous lever de nos gros sofas beiges pour danser. Je porte même un t-shirt d’été parce que je crois que je vais suer avec une foule dansante et suante. Ça en dit long.

Le chanteur et compositeur makua nous offre plusieurs singles de son dernier album. Le très présent reverb et les très présents cheveux du band (en gros j’ai pas vu la face du drummer) me laissent embarquer dans les pas de danse et les sourires de l’ensemble du groupe. Certes, je ne me laisse pas autant emporter que la dame en avant qui veut définitivement nous montrer la nouvelle chorégraphie de son cours de zumba du gym du coin.

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Aparté : lors de la dernière édition du Festival de musique émergente de Rouyn-Noranda, un ami faisait un DJ set (name dropping) à la place principale. Il avait mis la chanson Tiku La hina de Samito. La vibration et l’énergie que cette mélodie avaient procuré aux nombreux spectateurs dansants (moi et quelques fringants de CISM). Depuis, c’est devenu mon hymne musicale ataraxique.

Malheureusement, plus le show avance, plus je me rends compte que j’ai manqué la chanson. C’est sûrement la faute de Donald Trump.

Malgré tout, je reste optimiste pour la suite des choses. Fidèle à son poste, l’Astral nous offre un 19:59:59 minutes de pause. Vodka soda à la main (en fait j’avais une bière mais je voulais paraître “santé” pendant 0.5 secondes de votre temps), je me dirige vers la table de merch. Le responsable de la table, ce monsieur sympathique, me dit : «On vend un affaire pour mettre dans des cocktails là tsé pour faire des mix.» Un peu confuse, je remarque aussitôt une petite bouteille de tonic maison à l’effigie de Laurence Nerbonne. On est avant-gardiste ou on ne l’est pas.

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21h10. Laurence Nerbonne, son chandail blanc oversized-assez-badass et son band embarquent sur scène pour nous offrir la première chanson de son album XO, Si ton coeur bat. Ayant découvert Laurence Nerbonne il y a jadis deux semaines et demie, j’apprécie fortement sa voix «crémage à gâteau» et son énergie de type Ellie Goulding On Tour.

On est rendu à ma chanson préférée, Tinder Love. Juste avant de commencer à chanter, elle nous souhaite à tous d’avoir une histoire d’amour Tinder. Je me le souhaite aussi… Quoi de plus romantique!

Après avoir mentionné les neuf heures de sommeil de ses quatre derniers jours, en raison d’une retraite d’écriture dans un certain chalet, elle nous offre tout de même l’entièreté de son énergie. Cependant, la piste de danse de cinq mètres devant la scène, complètement asséchée, se fait sentir.

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Demandant à la console d’augmenter le volume de son micro (merci), elle enchaîne avec Absinthe. La profonde basse fait vibrer les murs de L’Astral. La foule étant en mode «festival assis», Laurence demande qu’on lui parle. Une ou deux personnes lui répond, puis elle demande subséquemment aux gens de se lâcher lousse et de danser pour sa prochaine chanson.

Ayant un regain d’énergie et une jasette dégênée, elle nous raconte une histoire: «Je vais vous expliquer le pourquoi du nom de mon album XO. En fait, j’aimerais qu’il n’y ait qu’une seule génération d’humain qui s’aiment. J’ai quand même confiance en nous et je ne veux pas qu’on soit trop down avec ce qu’il s’est passé aux US y’a deux jours. Notre génération globale de XO doit combattre les méchants.»

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Elle enchaîne tout de suite avec Balade Luxueu$e en nous mentionnant que Lary Kidd ne peut être de la partie. Laurence nous fait donc le verse de rap et demande notre encouragement. La Andre 3000 en elle se réveille et nous procure le verse parfaitement synchro avec celui de notre cher Lary.

Laurence Nerbonne termine sa prestation avec Rêves d’été. Une quinzaine de fans pas trop guerlots se joignent au dancefloor. Enfin!

Photos par Marielle Normandin Pageau

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