Lary Kidd: le charme mélancoliquement chaleureux

Pour introduire sa carrière solo auprès d’un public déjà bien alerte et nostalgique, Lary Kidd nous a interprété 10 de ses nouvelles tracks dans une Casa Del Popolo very sold out et détendue. Lary Kidd en a aussi profité pour lancer sa petite capsule de vêtement au nom d’OFFICIEL.

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Sur le wall de l’event: démonstration de nostalgie, avec des lyrics de 14AM de LLA

20h46, le show est sold out et le rack de hoodies et de jackets OFFICIEL est complètement désert. 160 personnes plus tard {la salle de la Casa pouvant «légalement» accueillir 60 personnes}, l’ambiance demeure très cozy. Pour un premier show de carrière solo, il s’attendait tout de même à y retrouver un tons of people waiting for the show en statuant «so don’t fuck around, arrivez tôt» sur l’évènement Facebook. The man was right.

On accueille en première partie le producteur J.u.D, membre du collectif ALAIZ, qui réussit à plonger la foule dans une ambiance hip-hopeuse idéale. Son set permet aux solo people de faire un petit two-steps dance, et aux groupes, de jaser de leur journée bien occupée au bureau. L’air concentré et calme, J.u.D nous offre des beats comme Pull Up, de Wiz Khalifa feat. Lil Uzi Vert et No Problem, de Chance the Rapper. Cidre à la main, je réalise que son set nous met tous bien ALAIZ.

Je décide de sortir pour un bonne bouffée d’O2 quand j’ai droit à un spectacle d’un Sideshow Bob looking guy, BMX à la main, nous demandant de la marijuana et du jus (oui, du jus). Une fille courageous se lève et lui demande «WANT TO FIGHT?». 

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Il lance son BMX à 1 mètre d’elle, pis moi je rentre en dedans. Enough with the Sideshow Bob delirium.

Back inside, DJ Manifest prend la place de J.u.D pour commencer le show. Devant son hashtag, Lary Kidd monte férocement sur la scène. Il nous salue et commence avec une track démontrant sa dureté nihiliste. Le refrain goes by «FUCK WITH THE WORLD», qu’on sing along au fur et à mesure, question de se sentir thug.

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It goes on avec des projections on point comme du feu, de l’eau, des cubes mouvants, des spirales… et le fameux palmier en feu. Il a quand même une track qui nous mentionne que les palmiers brûlent dans la nuit. Gotta stay accurate.

Lary Kidd nous démontre une sensibilité straight from the heart, un peu comme une douce agressivité. Son charme mélancolique fait crier les filles. Une d’entre elles s’emporte dans toute sa dignité en criant «EN CHEST!!!». À notre Lary de répondre: «Pas tout suite, hehe». Nous nous préparons donc pour une mise en chest dans les 30 prochaines minutes.

Ce rappeur-poète franglophone utilise chaque mètre carré de la petite scène de la Casa pour nous montrer son dévouement et sa passion pour la musique. La scène a droit à un crazy stroboscope game. Shout out à tous les épileptiques dans la salle!

Lary Kidd se met en chest (enfin, me diront-elles). Un blacklight démontre aussitôt que Lary est couvert de peinture fluorescente, tsé comme au Full Moon Party en Thaïlande. Le mot «Contrôle» apparaît en gros à l’arrière. 1 point de plus pour son street cred berlinois, know what I mean. À moult reprises, Lary Kidd nous mentionne dans ses lyrics qu’il a «perdu le contrôle». Ceci dit, selon ses paroles vaguement comprises, il nous mentionne aussi qu’il a «deux bitches qui l’attendent dans son condo» et qu’il va «garder les pussys pour tantôt.» Noté.

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Après avoir doucement demandé à DJ Manifest de «switch the shit» et de faire une dernière track, le Backstreet Boy mélancolique du rap queb termine son set en nous remerciant du fond du coeur. Il quitte la scène tel un lièvre coureur et Dj Manifest continue à détendre l’ambiance en mettant Number One de Tuxedo.

Il aura bien valu la peine pour l’auditoire de ne pas «fuck around et d’arriver tôt.» On a pu voir un Lary Kidd very grateful de notre présence qui nous a donné tout ce qu’il avait inside. On lui souhaite le best of luck. Je suis un peu déçue que Boom Desjardins n’ait pas été de la partie, mais it’s all good mon boy, I still appreciated le spectacle.

Pour comprendre: 

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