Néo-rigodon avec Yves Lambert et Socalled

Alors que le Québec avait déjà trouvé ses héros post-rigodon chez Alaclair Ensemble, une nouvelle super-alliance vient prendre le titre de néo-rigodon. Yves Lambert s’allie maintenant avec Socalled pour faire paraître Lambert dans ses bottines.

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Après avoir collaboré ensemble sur plusieurs projets signés Socalled (Peoplewatching, The Season), Yves Lambert, l’idole trad nationale, réitère son union avec le magicien du Mile-End dans ce nouveau projet éclaté. Revisitant certains succès de La Bottine souriante et d’autres chansons du répertoire québécois, le duo nous arrive avec un album parfait pour faire bouncer son réveillon du jour de l’an. #swinglamamiedanslefonddelachaiseenboispisvadanseraveclesjeunes

Plus dans un esprit de compilation festive que d’un réel album en continuité, on peut y retrouver quelques classiques comme Dans un p’tit coin nouère. Toutefois, les artistes ne se limitent pas qu’à un territoire déjà défriché, se permettant des apparitions rap (Mon Dieu, faites qu’on en manque jamais / P’tit minou gros) ou même quasi-reggae (D’un bon matin), pour finir à arriver dans un ensemble qui se tient par son caractère éclaté alliant musiques du monde et musique du folklore d’ici.

Pour ce qui est de la collaboration des deux monuments musicaux en vedette, le tout se fait sans trop de heurts. Si Lambert ne semble pas toujours 100% à l’aise avec les beats de l’autre, il semble tout de même avoir eu bien du plaisir durant l’enregistrement du projet. Et Socalled de son côté semble s’être retenu un peu, mais sans que ça ne fasse de mal à personne. Certaines pistes s’éloignent toutefois vraiment plus de cet esprit de collaboration que d’autre, Canada tourna par exemple, ne permettant donc pas un survol parfait.

Au final, on se retrouve donc avec un très sympathique album, dans une volonté résolument de renouveler la musique trad au Québec et qui devrait ravir toutes les tranches d’âge et tourner, on l’espère, dans vos réveillons et cabanes à sucre 2.0. Pis comme dirait l’autre, c’est toujours ben mieux que Mes Aïeux

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