Seoul au Ritz PDB : attentes comblées

Après une tournée nord-américaine qui s’est étendue sur plus de deux mois, le band dream pop montréalais Seoul était finalement de retour au bercail devant ses fans de la première heure, jeudi soir. À la suite de la sortie de leur tout premier album, I Become a Shade, les gars ont vu leur popularité monter d’un cran et ils bénéficient maintenant d’une plus grande reconnaissance médiatique.

C’est donc entre les trois murs stripés bleu, rouge et jaune du Ritz PDB que Seoul a décidé de renouer avec les siens. J’ai personnellement affronté les bourrasques automnales pour me rendre sur place et être témoin de ce retour tant attendu.

En franchissant le cadre de porte, je suis accueilli par des effluves de bière et quelques manbuns qui déambulent. Les spectateurs s’étant principalement réunis près du bar pour se rincer le palais avec de la IPA, ce n’est qu’une question de temps avant que la salle se remplisse de bord en bord.

Produite par Blue Skies Turn Black, la soirée promet quelques entrées avant le plat principal: Ghostly Kisses et Bantam Wings figurent au menu.

GHOSTLY KISSES

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À 9h30 pile poil, le duo de Québec Ghostly Kisses vient briser la glace et réchauffer la salle en même temps, question d’illustrer un clash de température. C’est avec une douceur indie pop rock garnie de subtilité que Margaux Sauvé et Dragos Chiriac viennent nous initier à leur monde musical apaisant. Malgré une légère bourde de timing dans le set, le duo livre la marchandise. Le synthétiseur, le violon et la voix angélique exercent leur magie.

La chanteuse paraît parfois même en transe (derrière ce coup, je soupçonne les vapeurs trop prononcées de parfum que le gars en première rangée semblait s’être appliqué à la chaudière avant de partir de chez lui.) Plus ça va, plus ils se réchauffent et gagnent le public. Bien joué!

BANTAM WINGS

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Deuxième entrée: le band Bantam Wings. D’entrée de jeu, le hazerock de la formation montréalaise colle un sourire au visage de tous ceux qui s’entassent de plus en plus près de la scène. Malgré quelques morceaux un peu fades, le band a ses moments de gloire grâce à ses passes efficaces et bien ficelées. Les têtes hochent, les hanches se font aller.

Mention spéciale à la dernière pièce avec ses arrangements habilement distorsionnés qui créent un effet de surprise fort apprécié de la foule. La table est mise. Amenez-nous le plat principal, on a faim!

SEOUL

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On les attendait, on les a enfin! Seoul arrive vers 23h sous les éclats de joie de la foule. «What’s up we’re Seoul and we’re very happy to be home!», lance Julian Flavin, tout sourire derrière ses synthétiseurs. La tension monte, l’émotion gagne les fidèles admirateurs. Le band part fort en livrant ses pièces planantes, dont certaines pour la toute première fois devant le public montréalais. La foule valse sur les sonorités dream pop et se colle amoureusement.

Il aurait d’ailleurs été intéressant de m’avertir que je me suis involontairement placé dans la section minouchage: un bombardement de mamours entre les spectateurs se manifeste à l’avant de la scène. Seoul livre son matériel de manière groovy et efficace. C’est tantôt dansant, tantôt ambiant. Au cœur du set, les morceaux Stay With Us et Real June obtiennent la plus grande réaction du public. Les interventions entre les chansons et les problèmes de mic-stand mou ont rajouté une couche sympathique à un set autrement sans faille et bien rythmé. Un retour attendu à la hauteur des attentes.

Pour ceux qui aimeraient découvrir l’univers dream pop de Seoul, le nouvel album I Become a Shade est disponible en magasins et en ligne.

LISEZ NOTRE ENTREVUE AVEC SEOUL ICI.

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