Gabrielle Papillon au Divan Orange : tout en douceur

Après un spectacle de lancement avorté au printemps pour cause de violente pneumonie dévastatrice, la (très) canadienne Gabrielle Papillon traversait de nouveau le pays pour performer dans son ancien chez-elle: Montréal. Elle remettait ça au Divan Orange accompagnée de son band qui la suit partout en tournée. En plus de sa formule personnelle, elle a choisi ses amis Roxanne Potvin et Charles Landry pour ouvrir le bal. Pas mal prometteur tout ça!

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Profitant des meilleurs attraits de la rue Saint-Laurent, c’est après m’être clanché un smoked meat que je me suis dirigé vers le Divan Orange pour voir ce que Gab avait à offrir à son public qui l’attendait en grand nombre.

Charles Landry

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Le premier à se lancer (mais non le moindre), c’est l’auteur-compositeur-interprète Charles Landry. Tout vêtu de jean et armé de sa guitare, il amorce un set de country folk. Il présente des morceaux saisissants, bien ficelés, qui gardent la foule bien silencieuse, peut-être même hypnotisée. Entre deux tuning de cordes, il prend le temps de saluer la foule qui boit ses paroles. Le jeune Landry laisserait clairement une bonne marque à St-Tite. On ferme les yeux et on est dans le Far West, mais sans Clint Eastwood. C’est pareil. Good job, cowboy!

Roxanne Potvin

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Timidement entrée sur scène devant la foule, Roxanne Potvin vient présenter son indie folk bien à elle. Elle chante les louanges de ses Prairies canadiennes natales sur des airs de folk paisible bien maitrisé. On la sent clairement nerveuse (elle oublie un titre de chanson, méprend l’emplacement du capo sur sa guitare, inverse des paroles), mais ça passe plutôt bien parce qu’elle en rit et souligne elle-même l’importance de ne pas trop penser dans la vie. Trop penser, ça peut nous fucker les circuits dans la tête, genre. On a droit à des chansons fraichement composées, dont certaines sont jouées pour la toute première fois pour le public. Apaisant et entrainant à la fois.

Gabrielle Papillon

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La coqueluche du public présent, Gabrielle Papillon, prend finalement place sur la scène en compagnie de son band sous les acclamations de la foule qui l’attend de pied ferme. En guise d’introduction, elle livre Coccinelle, la seule chanson en français de la soirée, avec une délicatesse sincèrement charmante. Elle est clairement excitée de livrer à son public montréalais les nouveautés de son plus récent opus The Tempest of Old. C’est une intéressante succession de chansons indie folk, dont Trouble et Kentucky in the Dark, qui fait sourire le public. Quoique occasionnellement assez similaires, ses morceaux comblent le public. Ses anecdotes de tournées sont sympathiques et charment ceux qui sont venus voir le papillon déployer ses ailes. Verdict: soirée réussie pour la Canadienne.

Gabrielle Papillon a laissé tomber un projet de doctorat et une carrière professionnelle en médecine pour vivre la vie d’artiste, un sacrifice au profit de sa véritable passion et ça se sent lorsqu’elle joue, elle rayonne pour vrai.

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