L’Esco trash: Hérésie, TDOAFS et La Luna

Gros line up pour les fans de hardcore montréalais alors que l’Escogriffe avait réussi à attirer quatre groupes, dont trois canadiens: Hérésie, TDOAFS, qui lançaient leur nouvel album et La Luna, en plus des Américains Lord Snow. Retour sur une soirée festive, mais très (TRÈS) bruyante.

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Comme à mon habitude, je me pointe avec une bonne heure d’avance à la salle, au point où la porte était même pas encore ouverte et certains bands manquaient toujours à l’appel. Pas de trouble, je vais m’asseoir avec mon chum Robin, le batteur d’Hérésie, premier groupe du line up. On parle de choses et d’autres, incluant le premier album du trio qui devrait paraître bientôt et ses ballonnements dus à un peu de stress et beaucoup de Amir.

Les portes ouvrent et je paye mon 10 $ à l’entrée, ce qui se fait quand même de plus en plus rare*. Surpris de l’absence de guest list, j’en parle avec un gars qui m’explique que vu qu’ils n’attirent jamais plus d’une trentaine de personnes, s’ils en font entrer ne serait-ce que dix gratos, les bands font vraiment pas une cenne. Fair enough.

Vers 21h30, Hérésie se pointe sur scène pour un court, mais énergique set. Faut dire que, comme ils n’ont pas un immense catalogue (genre 5-6 tounes), l’aspect temporel est un peu à négliger. Malgré tout, ils essaient enfin, pour la première fois live, une dynamique de chant en trio, pour la simple raison que c’est la première fois qu’ils ont trois micros. L’ensemble se révèle super efficace et, même si la foule n’est pas encore dégourdie, leur screamo accessible se révèle bien de circonstance.

Après une transition quasi-record (le temps d’aller m’acheter un hamburger pis des frites pas bonnes), les Montréalais de TDOAFS ou The Discord of a Forgotten Sketch, en plus long, prennent la relève pour lancer leur dernier album homonyme. À défaut de donner dans les bonnes interventions au micro, les boys se rattrapent avec une musique qui tapoche, mais qui fait quand même dans l’intelligent. Entre screamo et emo, ils ajoutent des éléments un peu plus prog et des bonnes variations de rythmes pour de bons résultats.

Le temps de démonter le stage au complet et de réinstaller du nouveau gear (genre 30 minutes) et c’est au tour de La Luna, des gens de Calgary, de s’entasser à quatre sur le micro-stage de la salle. Quoique ça s’est finalement avéré une bonne chose, parce que le public se dégêne et commence tranquillement pas vite à trasher allégrement. Faut dire aussi que la voix stridente de Vanessa Gloux et l’énergie du reste du band est une méchante bonne invitation à le faire, alors qu’ils ne font pas dans le très léger, mettons.

Je suis parti tout de suite après, les oreilles qui bourdonnaient à un niveau record et le sentiment du devoir accompli, sans toutefois voir Lord Snow. J’ai plutôt fait comme le gars du même nom pis je suis allé me coucher. #spoilertime

*Croyez-moi, c’est pas une mauvaise intention, mais si je payais pour aller voir tous les shows que je vais voir dans le cadre de mon travail, ça me coûterait entre 200 $ et 300 $ par mois…

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