Les Marinellis: Matantes et garage rock

Le festival des Francofolies n’offrait que trente petites minutes aux enfants terribles du rock québécois pour séduire un public grisonnant et assis, le défi était de taille.

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Je trouve dommage que le festival ne leur offre pas plus de visibilité que ça, le groupe est signé sur le mythique label américain Burger Records, il tourne chaque année un peu partout en Europe, les gars ont produits deux albums en un an et demi, ils ont joué au prestigieux festival South by Southwest cette année, mais malgré tout, le festival leur offre une demi-heure à 17h30 un jeudi… Pas fort.  Je me demande parfois quelles sont les priorités des Francos.

J’avoue, j’ai manqué la prestation du groupe Le Couleur à 17h, ils jouaient avant les Marinellis, j’avais faim et j’suis allé manger deux roteux, mea culpa. J’étais assez étonné de constater à mon arrivée que le Pub Rickards était en fait rempli de tables, les gens sirotaient des drinks et ne semblaient pas trop au courant de qui étaient les gars sur la scène.

Un contraste d’ambiance assez spectaculaire par rapport au lancement de leur nouvel album Île de rêve au Club Lambi le 2 mai dernier. Le spectacle avait été interrompu par la sécurité parce que le chanteur, Cédric Marinelli, grimpait en bobettes sur les amplis de la salle et que la foule dansait sur la scène. Les agents de sécurité avaient été disons plutôt rudes… Je pense entre autres à mon ami Maxime qui s’était fait projeté en bas de la scène, une belle fin de soirée, comme on dit. Max, le chest en sang, la trouvait moins drôle…

Au final, leur courte prestation a été évidemment beaucoup plus gentille que le 2 mai dernier mais le groupe était déchainé comme d’habitude. Cédric est encore une fois monté sur les amplis en bobettes doré et les guitares reverb nous grattaient les tympans. Ils maitrisent leur son à merveille, il est de plus en plus soigné, moderne, je dirais même pop. L’expérience des longues tournées s’entend. La preuve, les « monsieurs et madames tout le monde » semblaient bien s’amuser durant la prestation, même qu’une dame d’une cinquantaine d’années s’est levée de sa chaise pour faire quelque pas de danse, est-ce qu’elle avait pris un verre de trop? L’histoire ne le dit pas.

Un deuxième album, une nouvelle tournée européenne l’automne prochain, Les Marinellis voient loin, ils se font un nom peu à peu en Europe, aux États-Unis et dans le reste du Canada et tout ça en français, un foutu bel exploit, je pense qu’on devrait leur accorder un peu plus d’attention.

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