La magie noire de Crabe à la Casa del Popolo

Les plus fins #connoisseurs d’entre vous auront bien entendu reconnu le nom de la chanson à succès (si c’est possible…) du duo montréalais, qui se produisait hier à la Casa Del Popolo dans le cadre du festival Suoni per il Popolo. J’y ai vécu une soirée pas piquée des hannetons.

Déjà, partir sans mon k-way était pas une idée de génie. En remontant St-Laurent avec mon vélo, j’ai croisé Noé pis ses chums du règne animalier en bateau, ce qui m’a fait regretter certains de mes choix de vie. Arrivé sain et sauf à la Casa, je me fais dire d’emblée que le premier band, Harsh Realty, a annulé son apparition et que je dois occuper 45 minutes de ma vie. Tout n’est pas perdu, j’ai au moins pu découvrir les super dumplings du Harbin au coin de la rue. Ça, pis me faire dire à peu près 50 fois que je m’habillais bien.

À défaut d’avoir des photos pertinentes du show, en voici une mon chandail. De rien.

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Je suis finalement revenu à la salle juste à temps pour la perfo de Eschaton, un quatuor du Maryland qui fait dans le gros fucked up, ou dans le jazz expérimental contemporain, en termes plus académiques. Le set s’est pas mal résumé à quatre blocs d’expérimentation avec un drum, des cuivres, une contrebasse pis des patentes électroacoustique benben stridentes. Du gros fun pour les vingt spectateurs, en résumé.

On a ensuite eut droit à Nightmom, un duo de Providence au Rhode Island, et à leur rattlesnake rock. En gros, c’est une façon fancy de dire qu’ils font du Sonic Youth pour les rednecks, mais c’est ben bon quand même. Les gars était aussi très sympa et se permettait quelques blagues entre les chansons. C’est justement pour ça qu’ils partent cette semaine en tournée américaine avec les boys de Crabe.

Finalement, les génies de Crabe se sont amenés sur scène devant une foule un peu plus fournie, un peu plus alcoolisée et composée à grande majorité de fans de la formation, ce qui a donné un beau résultat. Mertin Höek était en grande forme et nous lâchait ses traditionnelles interventions avec tout le flegme dont il est capable, ce qui cassait un peu le rythme, mais laissait tout le temps du monde au public d’échanger avec le capuchonné sur scène. Le tout s’est conclu sur un moment totalement surréaliste, alors que Béni BBQ est venu rapper une toune avec le band. Un moment d’incompréhension totale, mais qui valait sincèrement le détour et qui a réjoui pas mal tout le monde au final.

En résumé, un set court, mais énergique et convaincant, ce qui augure bien pour le voyage de Crabe au pays de la liberté et des Pizza Hut.

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