Folly & the Hunter: joli et poli

Folly & the Hunter

Awake

Indépendant

**1/2

Cover - 580

Si on connaissait la formation montréalaise Folly & the Hunter pour ses airs folks et apaisants, ce troisième et dernier album Awake surprend par son changement de cap indie, plutôt pop. Les 11 pièces de l’album enregistrées à Toronto nous portent vers une impression de voyage, comme une longue route sinueuse, mais sans grandes montagnes.

L’ancien trio se transforme en quatuor avec l’intégration de Phil Creamer à la formation. Inspirés par Broken Social Scene, Arcade Fire, ou encore The National, Awake nous laisse comme une impression de déjà-vu. Des choeurs, des mélodies apaisantes, des pauses piano-voix, d’autres choeurs. Pas du tout désagréable à l’écoute, c’est une impression douce; on parle d’évasion, des difficultés de la vie mondaine en musique, de liberté et d’espoir… Thématiques positives qui changent du ton émotif connu dans le deuxième album Tragic Care.

L’album se tient, c’est un tout cohérent, (on n’oublie pas l’image de la route sinueuse) sans grandes surprises. J’ai cette étrange impression d’homogénéisation, j’aurais pu écouter l’album au complet en voiture sans trop savoir combien de chansons ont joué.

D’ailleurs, la balade en voiture s’avère une bonne option pour l’écoute de l’album. Ça pis dans un avion, vol de nuit de préférence, à côté d’un hublot encore mieux. Je ne peux pas cacher que l’ensemble est bien. C’est bien. fade-bien, beau-bien, bien. J’ai souvent l’idée que le style indie tend à se ressembler. On va dans les mêmes ambiances, dans les mêmes couleurs… Il va sans dire, dans une entrevue accordée au journal The Gazette, le groupe s’expliquait sur sa nouvelles direction pop et sa collaboration avec le producteur Howie Beck (Feist, Hayden, Barenaked Ladies): «Il y a de la beauté dans la simplicité de la pop». Ça rejoint ce que disait le producteur de ce dernier album «when in doubt, dumb it down». Perplexe.

BREF. La pièce Arrow propose une belle simplicité, l’album aussi, en général. On y retrouve les choeurs et les ouh-ouh doucereux et mélancoliques entendus dans la première pièce, dans la deuxième et dans la dernière. Jolie intégration du cor dans la pièce Breath, ça fait décrocher un sourire. Un tout harmonieux, aux teintes rosées avec un peu de bleu pas trop foncé. Rien de «trop» en fait, un tout un peu poli à mon goût, mais qui mérite une écoute.

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