The Air Conditioned Nightmare: éclaté et efficace

Doldrums

The Air Conditioned Nightmare

Sub Pop

****

Doldrums/Photo courtoisie

Doldrums/Photo courtoisie

Doldrums fait un pas de géant avec son deuxième album The Air Conditioned Nightmare et réussit à former une vision très concise de son univers musical unique en son genre.

Ça peut paraître cliché, mais il est difficile de définir le son du Torontois d’origine Airick Woodhead. Il emprunte des sonorités de la musique house, techno et industrielle, les passe à la moulinette punk et rend le tout dans un format relativement pop et punché. Même si on peut déceler certaines influences musicales, dont certaines issues des jeux vidéos, elles sont tellement mélangées et disparates qu’elles sont méconnaissables. Doldrums fait partie d’une nouvelle vague d’artistes de musique électronique qui poussent les limites du genre, comme Grimes et Arca.

C’est dans les moments les plus entraînants que Woodhead est le plus efficace. La pièce d’ouverture HOTFOOT est comme un croisement entre une chanson tirée de Fat of the Land de Prodigy et une autre de l’album Pretty Hate Machine de Nine Inch Nails. L’autre moment fort de l’album est sans doute Loops: dansant à souhait et qui ne demande qu’à être remixée.

Durant les 41 minutes de The Air Conditioned Nightmare, le chaos n’est jamais très loin et menace de faire sombrer l’album dans une sorte de bouette expérimentale. Heureusement pour nous, ce moment n’arrive jamais. Et c’est en flirtant avec ce chaos que Doldrums réussit à joyeusement mélanger diverses sonorités et nous livrer un album disjoncté qui n’a pas encore d’équivalent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *