Critique de l’album du groupe Les Marinellis

a2554670283_10

Les Marinellis n’auraient sans doute jamais cru être un jour signés par le mythique label Burger Records.  La jeune étiquette californienne est devenue l’emblème du rock garage américain, regroupant des artistes tels The Growlers et Cosmonauts, elle distribue également en format cassette les gros noms de la scène garage actuelle américaine comme les Black Lips, White Fence ou Ty Segall. Le label a aussi récemment collaboré sur des projets musicaux avec Dave Grohl (Foo Fighters), Thurston Moore (Sonic Youth) et Beck.

Eh bien le destin a souri au groupe québécois cette année alors qu’il s’est retrouvé, du jour au lendemain, avec un contrat en main chez Burger Records… pour finalement enregistrer son deuxième album dans le studio Converse à Brooklyn.

J’avais des doutes sur la capacité du groupe à retransmettre sur disque l’énergie animale qu’il dégage en concert. Leur spectacle complètement disjoncté, en juin dernier, aux Francofolies, nous a démontré de quoi étaient capables ces jeunes écervelés. Lors du concert, Cédric Marinelli, le chanteur, vêtu de son pantalon legging doré, mi-nu, avait grimpé dans les structures de la scène puis sur les amplis en se dandinant, la craque de fesse bien visible, pendant un morceau, alors que le reste du groupe recevait (par amour?) des canettes de Pabst sur la tête. De toute beauté!

L’écoute de ces dix morceaux est très agréable, l’album est certes plus propre que le concert, mais les chansons sont un habile mélange d’un garage psyché crado des 60’s à la façon des groupes Nuggets avec une touche moderne et pop. Les morceaux ne stagnent pas dans la nostalgie, c’est-à-dire que les gars ne veulent pas reproduire le passé. Évidemment, quand on entend la voix arrogante de Cédric, on pense tout de suite à Antoine ou à Dutronc. L’influence est claire, mais le son d’ensemble reste un rock moderne sale bien maîtrisé. Les paroles vont surtout dans les sujets de l’excès, des femmes et du narcissisme à outrance.

De retour d’une longue tournée européenne, les Montréalais ont tout devant eux. L’album paru en mars est sur les platines au Canada, aux États-Unis et en Europe. Du bon rock garage psyché bien pop 100% québécois dans nos oreilles cet été, qu’est ce qu’on peut demander de mieux?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *