Critique du premier album de Ludovic Alarie

Quelque deux années après avoir fait paraître le disque intitulé Edgy Ground en tant que membre du quintette montréalais The Loodies, Ludovic Alarie fait le grand saut en solo.

Ludovic AlarieLa formation en musique classique qu’a acquis Ludovic Alarie à la réputée École Vincent-d’Indy transparaît tout au long des dix morceaux qui composent l’album. Proposant un folk-pop orchestral, Ludovic Alarie et ses musiciens réussissent à composer de très jolies pièces raffinées et délicates. Ce raffinement s’exprime notamment à travers les magnifiques arrangements. Incorporant les instruments à cordes (guitare acoustique et électrique et violon), les cuivres, les bois, la batterie et les voix, le Montréalais et ses amis créent quelques très beaux moments.

À titre d’exemple, le dernier segment de la chanson titrée Grand mal est l’un des moments forts du disque. Durant ce segment, la section de cuivre ajoute du coffre, de la grandeur pour ainsi donner naissance à une conclusion grandiose. C’est du joli. Quant à l’apport des cordes, La bouffée d’air propose des arrangements et des partitions de cordes qui rappellent l’univers de l’excellente formation américaine Lost in the Trees.

Chantant en français, Ludovic Alarie traite surtout de sujets comme l’amour et les relations humaines. Bien qu’il n’amène rien de nouveau, Ludovic Alarie propose une livraison sincère et délicate. Son chant est simple et efficace. Ce n’est pas marquant, mais ça s’inscrit dans la logique du disque qui met l’accent sur les compositions et les arrangements.

Pour créer son disque homonyme, Ludovic Alarie a eu la chance de compter sur des collaborateurs de renom. Par exemple, Patrick Watson prête sa voix douce à la chanson Rester muet. Le Montréalais originaire de la Californie y va d’harmonies vocales simples qui ont la qualité d’ajouter une autre sonorité à l’éventail sonore déjà bien garni.

Warren C. Spicer de Plants & Animals est un autre collaborateur talentueux qui marque l’œuvre de sa signature. Ce dernier s’est chargé de la réalisation. D’ailleurs, à l’écoute de l’album, on a le plaisir de retrouver plusieurs aspects de la facture sonore qui a caractérisé Parc Avenue (le très bon premier disque du trio montréalais Plants & Animals).

En somme, le disque homonyme de Ludovic Alarie est convaincant et devrait plaire aux amateurs de folk-rock orchestral francophone.

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