Jasette et vino avec El Motor au FME

Rencontré dans une loge dans laquelle on aurait été tenté de fumer du crack, le groupe El Motor, qui avait attiré l’attention médiatique avec son album éponyme de 2007, nous a fait part de ses impressions suite au lancement de leur nouvel album Le Monstre.

Feu à volonté : Satisfaits de votre lancement d’album au FME?

El Motor : C’était très cool, le FME c’est toujours le fun. La dernière fois qu’on avait fait le festival, on avait joué au Cabaret de la dernière chance, vers une heure du matin pis c’était jampack. Donc, c’est une deuxième fois ici et on a encore eu du plaisir.

FAV : Le Monstre, c’est quoi sauf un album? Qu’est-ce que ça représente?

El Motor : Les monstres, c’est un band avec cinq personnalités fortes. L’idée est venu parce que le disque sonnait comme un monstre. Dans le sens de monstrueusement le fun là! Il y a deux façons de voir un monstre : positive et négative. Par exemple, Albert Einstein, c’était un monstre, quelqu’un en marge. Le monstre donc, c’est quelque chose de puissant, d’imprévisible et de différent.

FAV : Pourquoi y a-t-il eu autant d’écart entre les deux albums?

El Motor : Il y a d’abord eu la mort de notre gérant, producteur et ami. C’est arrivé la journée durant laquelle on tournait notre clip et ensuite, il n’y avait plus de compagnie, de fun, etc. On était dans les limbes. Michel nous aidait à organiser des tournées, de faire rouler la machine. Sans lui, c’était impossible. Puisque le buzz était mort, on a décidé de prendre vraiment le temps pour le prochain disque. On l’a enregistré deux fois! On était tellement prêt quand est venu le moment d’enregistrer le disque, qu’on a fait ça en moins d’une semaine.

FAV : À quoi ressemble la vie de tournée d’El Motor?

El Motor : On se pogne de temps en temps (rires). On boit un peu, on a du plaisir, mais il faut faire attention, parce qu’on a pas toujours quelqu’un pour ramasser notre stock, donc il faut pas trop qu’on s’arrache la tête. Sinon, la plupart des gars dans le band ont des enfants, faque il faut rester responsable. De toute façon, les vraies tournées au Québec, tu pars un dix ou quinze jours, donc c’est pas si pire pour la vie de famille.

FAV : C’est comment de faire de la tournée avec sa mère? (Alexis Dufresne, le guitariste, est le fils de Louise Forestier)

El Motor : C’est le fun, c’est un autre mood (rires). C’est sûr que c’est une relation de travail et que c’est pas comme à la maison. C’était cool d’être plusieurs générations sur la même scène.

FAV : Qui écoutez-vous présentement?

El Motor : Canailles. On aime bien ce revival de folk sale, qui est mené par Bernard Adamus. Sinon on va voir Blonde Redhead ce soir. On a beaucoup aimé le dernier Besnard Lakes, l’album est écoeurant. On a bien hâte au prochain MGMT aussi! Sans oublier Galaxie et Gros mené, c’est dans nos groupes préférés québécois, Olivier Langevin est une bête. Sinon, Mes Aïeux sont très forts sur bass drum (rires)!

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