Première date réussie pour Peter Peter

Coeurs de pierre, s’abstenir: il y avait de l’amour dans l’air pour le lancement de la tournée Une version améliorée de la tristesse de Peter Peter, ce 14 février au Club Soda.

C’est devant une foule composée à 97,3% de la gente féminine que Peter Peter a fait vibrer le coeur de ses dames; les transportant tantôt vers un univers doux-amer, tantôt vers un univers de passion unilatérale. Il faut dire que la date du lancement était propice aux rapprochements… Entre l’artiste et son public. «La prochaine chanson c’est pour une fille», scandait-il à la rigolade en enchaînant les titres phare de ses deux albums respectifs, Peter Peter et Une version améliorée de la tristesse.

Cheveux en bataille, t-shirt à l’effigie de Megadeth et allure nonchalante, Peter Peter avait la fougue du petit nouveau de classe, se livrant corps et âme dans chacune des pièces présentées. Accompagné de cinq musiciens dont le saxophoniste Adam Kinner et le batteur Francis Mineau de Malajube, il a débuté le bal par la pièce maîtresse Une version améliorée de la tristesse, premier titre de l’album éponyme.

Le tout s’est poursuivi avec la pièce Tergiverse interprétée de façon plus corsée que sur le premier album. Il a également revisité la presque totalité des pièces du second album dont les plus connues Fille baroque et Carroussel. Le Club Soda se transformait par moment, en salle obscure perdue quelque part dans les méandres des années 80.

Romantique de scène

Le nom de la tournée de Peter Peter aurait pu s’intituler Une version améliorée du live. Tout y était: l’énergie, la voix, la qualité de la musique – peut-être moins pour la qualité du son du Club Soda mais on repassera – le jeu de lumière, autant que l’interprétation. Si ses deux albums sont marqués par cette ambiance feutrée et planante, ses live, eux, sont beaucoup plus intenses; bouteilles de vin et trips de danse frénétique à l’honneur. Mention spéciale à l’éclairagiste de la soirée, Olivier Morin, qui a effectué un travail remarquable, notamment sur la pièce HOMA, où des taches de lumière rouge – rappelant  des tâches de sang – parsemaient la face de l’artiste.

Les deux heures et plus qu’a duré la prestation étaient entrecoupées de petits dialogues avec le public, durant lesquelles Peter Peter nous parlait de sa relation avec Hochelaga, de l’été, et de l’autobus 97 sur Mont-Royal.

Après un rappel fort en émotions où il a interprété l’excellente Rien ne se perd, rien ne se crée suivie d’une finale marquée par une guitare brisée façon Jimi Hendrix, Peter Peter a laissé son public ébahi et envoûté par son univers de romantique des temps modernes. Le charme a opéré et plus d’une fois au cours de la soirée. Une première date réussie.

La  tournée de Peter Peter se poursuivra dans plusieurs autres salles de la province, dont le Studio Théâtre de la Salle André-Mathieu, en programme double avec Hôtel Morphée, le 4 avril prochain.

En attendant, vous pouvez réécouter notre entrevue faite avec Peter Peter la semaine dernière.

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