Les meilleurs albums de 2012 – troisième partie

On escalade le palmarès, et on arrive sur les positions 15 à 11 de 2012. Et là, les gros canons sortent.


ariel-pinks-haunted-graffiti-mature-theme#15 Ariel Pink’s Haunted Graffiti
Mature Theme
[4AD]

Mature Themes marque le début d’une nouvelle ère pour Haunted Graffiti. Enfin, les américains sortent de leur studio/sous-sol pour lancer un produit qui ne sonne pas comme s’il était enregistré dans une conserve. Les maîtres du lo-fi ouvrent leurs horizons et offrent un disque produit. Leur son autant pop que macabre fait parfois penser à l’univers du film Rocky Horror Picture Show, spécialement sur la superbe Symphony of the Nymph. Un excellent mélange d’instant classics et morceaux, disons… douteux. –TB

La critique complète, ici.


killer-mike-rap-music#14 Killer Mike
R.AP. Music
[Williams Street]

Des albums de rap paru en 2012, R.A.P Music n’est pas celui dont les gens parleront encore dans 10 ans. Toutefois, l’album de Killer Mike était le plus pertinent à écouter en 2012. C’est précisément pour cela qu’il mérite le titre de meilleur album rap de l’année. Politiquement engagé et socialement explicite. De la critique de la culture de privatisation de la politique américaine à la critique de la culture du business musical du bling-bling o-rap marketing. Killer Mike refuse de rester calme face à la réalité qu’il doit côtoyer. Son rap est le sermon d’une bombe qui tombe, l’oraison de l’effondrement d’une société. -CB


the-xx-coexist#13 The xx
Coexist
[Young Turks]

En 2009, tout le monde parlait de l’abominable chose qu’était The xx sur scène. On adorait l’album, mais on voulait s’enfuir après les deux premières chansons du spectacle. Crystalised arrivait pourtant de nulle part avec une solide expérience du rythme et des harmonies. C’était un son absent du paysage musical du moment, une musique dramatique, lourde et prenante. Sur Coexist, le travail sonore est plus perceptible qu’au premier effort. Le trio britannique est encore plus langoureux et nous berce dans une profonde mélancolie teintée de sons mystérieux et agréables à la fois. Souvent comparée au bon rock mélancolique des années 80 à la The Cure, la musique des deux X nous amène où la musique d’aujourd’hui ne nous amenait plus. Les rythmiques lentes et les voix éthérées en font un son majoritairement lourd, mais des tempos un peu plus relevés témoignent d’un désir d’explorer des avenues différentes lors de prochaines parutions. Les voix angéliques d’Oliver Sim et de Romy Madley qui s’entremêlent valent réellement le détour. La bonne nouvelle c’est que leur présence scénique a subi une métamorphose qui pourra nous permettre d’apprécier autant l’album que le spectacle. -EJ

La critique complète, ici.


mark-lanegan-band-blues-funeral#12 Mark Lanegan Band
Blues Funeral
[4AD]

Qui l’aurait cru? À l’époque où les Nirvana et Soundgarden faisaient fureur autour du globe et que le grunge était non pas un style de musique, mais une religion, Mark Lanegan et son groupe les Screaming Trees terrorisaient, eux aussi, les salles de spectacles. Pourtant, depuis, le chanteur s’est adouci au point où un bouquet de fleurs en est devenu la couverture de son plus récent disque. Certains pourraient se demander si c’est sa relation avec la belle des Belle and Sebastian qui l’a fait déroger de son premier amour. Avec cette dernière, le loup à la voix rauque a enregistré deux albums aux sonorités plus bluegrass qu’herbes magiques. Mais derrière les roses en couverture, se cache un titre plus près des intentions du rockeur original. Blues Funeral marque un nouveau chapitre à la carrière de Mark Lanegan. Il reprend à l’occasion, la douceur de son dernier amour, mais n’oublie pas pour autant la hargne de son passé. En douze chansons, il fait le tour de sa carrière et s’offre un cérémonial funéraire. Le punk est-il mort? S’il existe encore, on peut dire qu’il s’est renouvelé un peu à l’image de Mark Lanegan-WFB

La critique complète, ici.


flying-lotus-until-the-quiet-comes#11 Flying Lotus
Until the Quiet Comes
[Warp]

Chez les amateurs de musique post-électronique et hip-hop, l’expression «J Dilla saves my life» ne relève plus du secret d’État. Indéniablement inspiré par la musique du défunt compositeur, Flying Lotus ne cesse de rentrer dans cette légende. Après le succès critique de Cosmogramma (2010), le producteur californien revient en force avec le très attendu Until The Quiet Comes. Bel amalgame d’expérimentations, de hip-hop, de jazz et d’électronique, il s’agit d’un des albums les plus recherchés, mais également les plus accessibles de 2012. On parle ici d’expérimental, certes, mais d’un expérimental qui nous épargne toutefois les raccourcis surfaits habituels.À la fois accessible et complexe, cette quatrième galette confirme sans contredit la notoriété de l’art multidisciplinaire de Flying Lotus-MAZ

La critique complète, ici.


Pour voir le reste du palmarès, les positions:

25-21
20-16
15-11
10-6
5-1

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